Les Plages du Débarquement face au réchauffement climatique // D-Day beaches are confronted with global warming

Le 20 février 2023, j’ai publié une note alertant sur l’érosion côtière sur les plages du Débarquement en Normandie. A l’occasion du 80ème anniversaire du Débarquement, de nombreux articles parus dans la presse internationale alertent à nouveau sur l’une des conséquences du réchauffement climatique.
Les plages du Débarquement du 6 juin 1944 attirent des milliers de personnes qui viennent en pèlerinage pour célébrer cet anniversaire de la libération de la France. Près de 150 000 soldats alliés ont débarqué ou ont été parachutés dans la région ce jour-là. Parmi eux, il y avait plus de 14 000 Canadiens. Parmi ces Canadiens, 381 ont été tués, 584 ont été blessés et 131 ont été capturés. A ne jamais oublier.
Le problème pour ces foules de visiteurs, c’est qu’aujourd’hui, en raison de l’érosion côtière, certaines plages du Débarquement disparaissent. Les deux tiers du littoral subissent les assauts des vagues, selon un rapport du GIEC Normandie publié en 2023, et rédigé par des spécialistes et des scientifiques de la région. Le rapport, qui explore les conséquences locales du réchauffement climatique, évoque également les problèmes liés aux inondations. Il fait référence à une étude de l’INSEE publiée en 2020, qui révèle que plus de 122 000 habitants et 54 000 emplois sont « menacés par le risque d’inondation marine ».
En Normandie, on s’inquiète également de l’avenir des monuments, musées et souvenirs qui ornent les plages où les alliés ont débarqué pendant la Seconde Guerre mondiale en 1944. L’Office du tourisme de Normandie a recensé 124 lieux de mémoire dans la région, dont la majorité se trouvent à proximité du trait de côte.
Parmi les solutions possibles pour faire face à l’érosion figurent le renforcement des plages, le déplacement des musées et des monuments loin de la côte et, pour les habitants menacés, la relocalisation définitive des habitations. Le maire de Sainte-Marie-du-Mont, la petite localité qui domine Utah Beach, affirme que des efforts sont prises pour renforcer la plage. Elles consistent notamment à éloigner les touristes des dunes et à planter des d’oyats pour les stabiliser.

Le musée d’Utah Beach face à la mer (image musée)

Des oyats pour stabiliser les dunes…

…mais qui ont parfois bien du mal à résister aux assauts des vagues (Photos: C. Grandpey)

Comme je l’ai écrit dans ma note de février 2023, le musée du débarquement d’Utah Beach est en sécurité pour le moment. Mais l’un de ses sites américains voisins, le Monument des Rangers de la Pointe du Hoc, se trouve au sommet d’une falaise en très mauvais état qui a subi de nombreux glissements de terrain dus à l’érosion naturelle. Le dernier glissement de terrain, survenu en novembre 2023, a entraîné la fermeture d’un des bunkers du site américain.
A 40 kilomètres plus loin le long de la côte, à Juno Beach, lieu du débarquement canadien, la menace n’est pas aussi imminente car la dune gagne sur la mer. Cependant, la directrice du Juno Beach Center affirme que ce n’est qu’une question de temps avant que le centre et ses monuments ne soient inondés. « Il ne s’agit pas de savoir si le Juno Beach Center et tous ses monuments seront inondés, mais quand.» Aujourd’hui, la lutte contre l’érosion côtière à Juno Beach n’est pas très différente de celle menée par les forces alliées il y a 80 ans sur cette même plage. Selon la directrice, « en 1944, les soldats qui sont venus ici luttaient pour la paix et la liberté et contre les dictateurs. Quelle est la principale menace pour la démocratie et la paix dans le monde aujourd’hui, si ce n’est le réchauffement climatique ? »
Source  : CBC via Yahoo Actualités.

Photo: C. Grandpey

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On February 20th, 2023, I released a post alerting to coastal erosion on D-Day beaches in French Normandy. With the 80th anniversary of the landing, numerous articles can be read in the international press alerting again to one consequence of global warming.

The hallowed beaches of the D-Day invasion on June 6th, 1944, are one of the main attractions for the thousands who are making the pilgrimage to the coast of northern France to celebrate the 80th anniversary of its liberation from the Nazis. Nearly 150,000 Allied troops landed or parachuted into the invasion area that day, including more 14,000 Canadians. Of those Canadians, 381 were killed, 584 were wounded, and 131 were captured. We should never forget this.

Those who wish to pay their respects to the sacrifices made along that coastline in 1944 are doing so on borrowed time. As a result of coastal erosion, some of the beaches of D-Day are disappearing.

Two-thirds of the coast is already eroding, according to a 2023 report from the Normandy Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), which is composed of regional specialists and scientists. The report, which explores the local consequences of global warming, also mentions flooding concerns. It references a 2020 study by the national statistics bureau of France (INSEE), which reveals more than 122,000 residents and 54,000 jobs are « threatened by this marine flooding hazard. »

There’s also concern about the future of the monuments, museums, and memorabilia that adorn the beaches where the allies landed during the Second World War in 1944. The Normandy tourism office lists 124 places of remembrance across the region, the majority of which are near the coast.

Some possible solutions to the erosion include reinforcing the beaches, relocating museums and monuments away from the coast, and for those residents whose well-being is at risk, moving away altogether. The mayor of Sainte-Marie-du-Mont, the small community crowned by Utah Beach, says efforts are being made to bolster the beach. They include keeping tourists off the dunes and planting d’oyats to stabilize the sand dunes.

As I put it in the February 2023 post, the Utah Beach Landing Museum is secure for now. But one of its American sister sites, the Pointe du Hoc Ranger Monument, is perched upon a crumbling cliff face that has suffered numerous landslides as a result of natural erosion. The most recent landslide in November 2023 forced the closure of one of the U.S. site’s bunkers.

A further 40 kilometres along the coast, at Juno Beach, the site of the Canadian landing, the threat is not as imminent because the dune is gaining on the sea. However, the director of the Juno Beach Centre says it’s only a matter of time before the centre and its monuments are flooded. « It is not a question of if the Juno Beach Centre and all its monuments will be flooded, but when. » Today, the fight agains coastal erosion in Juno Beach is not too dissimilar from the one taken up by the Allied forces 80 years earlier on the very same beach. She added : « In 1944, the soldiers who came herewere fighting for peace and freedom and against dictators. What is the main threat to democracy and peace in the world today if not climate change? »

Source : CBC via Yahoo News.

L’agonie des glaciers de Glacier National Park (Montana / USA) // The slow death of glaciers in Glacier National Park

Le 8 juillet 2015, j’ai écrit une note à propos du Parc National des Glaciers (PNG) que je venais de visiter dans le Montana, près de la frontière avec le Canada. J’indiquais que, comme en Alaska ou en France, les effets du réchauffement climatique y étaient évidents. « Il ne fait absolument aucun doute que le recul des glaciers est en cours et de nombreux glaciers ont déjà disparu. »

On estime qu’il y avait environ 150 glaciers dans le PNG en 1850, et la plupart étaient encore présents en 1910, lorsque le parc a été créé. En 2010, les scientifiques estimaient qu’il ne restait plus que 25 glaciers de plus de 10 hectares. En 2015, un modèle climatique informatique prévoyait que certains des plus grands glaciers du parc auraient disparu avant 2030. Cela signifiait que tous les glaciers du parc allaient disparaître au cours des prochaines décennies, voire avant, car bon nombre d’entre eux reculaient plus rapidement que prévu.

Vue du Parc National des Glaciers en 2015 (Photo : C. Grandpey)

Aujourd’hui, en 2024, la situation du Parc national des Glaciers ne s’est pas améliorée. Les quelques glaciers restants continuent de fondre. D’ici la fin de ce siècle, il n’en restera plus aucun. Ils sont tout simplement trop petits pour survivre même au niveau de réchauffement climatique le plus bas. Les modèles scientifiques montrent que leur mort est inévitable.
Des études montrent que d’ici 2030, le volume de glace ne sera plus que de moitié environ par rapport à ce qu’il était vers 2017, avant de tendre inexorablement vers zéro d’ici 2100.

Les légendes qui accompagnent le graphique confirment la disparition quasi totale des glaciers du Parc national des Glaciers d’ici 2100. Une analyse de l’USGS montre que certains facteurs tels que l’épaisseur de la glace, la situation à l’ombre et les effets du vent peuvent influer sur le moment exact de la disparition de la glace, mais la petite taille des glaciers fournit peu de protection contre le réchauffement climatique.
Source : Services des parcs nationaux, USGS.

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On July 8th, 2015, I wrote a post about Glacier National Park (GNP) I had just visited in Montana, close to the border with Canada. I indicated that like in Alaska or in France, the effects of global climate change were strikingly clear. « There is absolutely no doubt glacier recession is underway, and many glaciers have already disappeared. »

It has been estimated that there were approximately 150 glaciers in GNP in 1850, and most glaciers were still present in 1910 when the park was established. In 2010, scientists considered there were only 25 glaciers larger than 10 hectares remaining in the Park. In 2015, a computer-based climate model predicted that some of the park’s largest glaciers would vanish by 2030. This meant that all the park’s glaciers could disappear in the next several decades or even earlier, as many of the glaciers are retreating faster than their predicted rates.
Today, in 2024, the situatio at Glacier National Park has not improved. The few remaining glaciers keep melting. By the end of this century, none will be left. They are simply too small to survive even the lowest realistic levels of warming. Scientific models show their deaths are inevitable. Glacier National Parkwill have no glaciers.

Studies show that by around 2030, the volume of ice in the local glaciers will only be around half of what it was in around 2017, before inexorably sloping towards zero by 2100.

Research notes accompanying the chart confirm the near total Glacier National Park glacier disappearance by 2100. USGS analysis shows that localised factors such as ice thickness, shading, and wind effects may mediate the exact timing of ice disappearance, yet the small size of the glaciers provides little buffer against a warming climate.

Source : National park Services, USGS..

Hawaii : éruption éclair du Kilauea ! // Hawaii : flash eruption of Kilauea Volcano !

3 juin 2024, 2 h 11 (heure locale) : Comme on pouvait s’y attendre au vu des derniers événements sismiques et de déformation, une éruption vient de commencer sur le Kilauea. L’événement a débutéé vers 0 h 30 (heure locale) le 3 juin 2024, probablement à environ 1 ou 2 km au sud de la caldeira du Kilauea et au nord du système de failles de Koa’e et de Hilina Pali Road, dans le Parc national des volcans d’Hawaii.
En conséquence, le niveau d’alerte volcanique est passé de WATCH (Vigilance) à WARNING (Danger) et la couleur de l’alerte aérienne d’ORANGE à ROUGE.
Une lueur est visible sur les images de la webcam, indiquant que la lave est actuellement émise par des fissures.

La dernière éruption dans ce secteur a eu lieu en décembre 1974, et n’a duré qu’environ 6 heures. Pour le moment, il n’est pas possible de dire combien de temps durera cette nouvelle éruption.
Source : HVO.

Vue de l’éruption de 1974 (Crédit photo: HVO

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Dans un nouveau rapport publié quelques minutes avant minuit le 3 juin 2024 (heure locale), le HVO indique que l’éruption s’est arrêtée. Toutefois, l’activité reste dynamique et pourrait évoluer rapidement. Les observations visuelles révèlent que l’émission de lave a cessé vers 12h30. (heure locale). Cependant, des zones d’incandescence et d’émissions de gaz volcaniques perdurent. Le tremor volcanique reste bien présent sur les sismomètres au sommet, même si son intensité a légèrement diminué. L’activité sismique a considérablement diminué dans la région sommitale du Kīlauea avec le début de l’éruption. Toute la sismicité des 8 dernières heures se concentre près de Maunaiki, à l’extrémité ouest du système de fissures qui se sont ouvertes lors de cette éruption. La déformation du sol se caractérise par une lente déflation du sommet, ce qui montre que le magma pourrait encore migrer depuis la chambre magmatique sommitale vers le sud-ouest dans la zone de l’éruption. Cette dernière aura été aussi brève qu’en 1974, à moins que Madame Pélé décide autrement…
Source : HVO.

Carte montrant le site de l’éruption. La zone où se sont ouvertes les fractures est entourée en rouge (Source : HVO)

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June 3rd, 2024, 2:11am (local time) : As could be predicted with the latest seismic and deformation events, an eruption has just started at Kilauea Volcano. The event began at approximately 12:30 a.m. (local time) on June 3rd, 2024. likely about 1-2 km south of Kilauea caldera and north of the Koa’e fault system and Hilina Pali Road, within Hawai’i Volcanoes National Park.

Accordingly, the Volcano Alert Level has been raised from WATCH to WARNING and the Aviation Color Code from ORANGE to RED.

Glow is visible in webcam imagery, indicating that lava is currently erupting from fissures. The most recent eruption in this region was during December 1974, which lasted only about 6 hours. At this time, it is not possible to say how long the eruption will last.

Source : HVO.

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In a new report released a few minutes before midnight, HVO indicates that the eruption has paused. However, activity in this region remains dynamic and could change quickly. Visual observations suggest that effusion of lava ceased by approximately 12:30 p.m. (local time). However, areas of incandescence and elevated volcanic gas emissions continue. Volcanic tremor continues to be recorded on summit seismometers though at a slightly decreased intensity. Earthquake activity decreased greatly in the summit region of Kīlauea with the onset of the eruption. All seismicity for the last 8 hours is concentrated near Maunaiki at the western extent of the system of cracks that opened during this eruption. Ground deformation has been characterized by slow summit deflation, suggesting that magma may still be moving from summit storage to the southwest into the eruption area. This eruption looks like the 1974 event…unless Madame Pele decides differently..!

Source : HVO.

Activité volcanique sur Vénus // Volcanic activity on Venus

Une étude publiée dans la revue Nature Astronomy présente une nouvelle analyse des données collectées sur Vénus par la sonde Magellan au cours d’une mission de seulement huit mois au début des années 1990. Les images montrent des changements à la surface de la planète pouvant être attribués à une activité volcanique survenue au cours de la mission. Selon cette étude, l’activité volcanique est non seulement permanente sur Vénus, mais elle se produit également à grande échelle. Cela signifie que toutes les observations susceptibles d’être effectuées sur Vénus doivent prendre en compte la manière dont le volcanisme peut façonner la surface et l’atmosphère de la planète. Cela inclut la détection de phosphine qui a été interprétée comme une biosignature potentielle en 2020. (La phosphine, hydrure de phosphore, phosphure d’hydrogène, ou phosphane est un composé inorganique du phosphore et de l’hydrogène, de formule PH3).

Une équipe de géologues de l’Université d’Annunzio en Italie a découvert que Vénus a connu une activité volcanique semblable à celle sur Terre au cours des 180 millions d’années écoulées, ce qui est bien plus important que ce que l’on pensait, mais pourrait aider les scientifiques à comprendre l’histoire de la planète. Les chercheurs ont découvert que la rétrodiffusion, ou signal de réflexion radar, avait changé au fil du temps dans deux régions volcaniques différentes lorsque la sonde Magellan les avait survolées. Selon les chercheurs, ces changements s’expliquent par la probabilité de nouvelles coulées de lave liées à l’activité volcanique qui a eu lieu pendant la mission de cartographie de Magellan effectuée avec son radar à synthèse d’ouverture.

https://youtu.be/h1BmNjzg41Q

Cette étude fournit une preuve supplémentaire que Vénus est un corps géologiquement actif. La planète, malgré sa relative proximité avec la Terre, n’est pas bien connue. Nous ne possédons que quelques éléments à son sujet : nous savons que sa taille, sa masse et sa composition minérale sont semblables à celles de la Terre, mais elle est très différente à d’autres égards. La température et la pression à sa surface sont respectivement environ 30 fois et 90 fois supérieures à celles de la Terre. De plus, Vénus est entourée d’une épaisse atmosphère composée principalement de dioxyde de carbone.
En raison de ces conditions, Vénus n’est pas aussi propice à l’exploration que la planète Mars, et l’atmosphère épaisse rend très difficile la visualisation de ce qui se passe à la surface. En conséquence, très peu de sondes ont été envoyées sur Vénus, ce qui signifie que nous ne disposons que de peu de données orbitales. Cependant, la sonde Magellan était équipé d’un radar capable de pénétrer à l’intérieur de la couche nuageuse et de cartographier la surface en dessous, pendant ses survols de Vénus de 1990 à 1994. Trente ans plus tard, ce sont toujours les meilleures informations dont disposent les chercheurs. En 2023, elles leur ont permis de faire une nouvelle découverte : au cours d’une période de huit mois en 1991, une bouche volcanique a changé de forme, signe d’une activité volcanique continue.
En étudiant le large éventail de données fournies par la sonde Magellan, les chercheurs ont trouvé d’autres preuves de changements survenus dans deux régions différentes de la planète entre 1990 et 1992. Ils ont observé une profonde modification de la rétrodiffusion des ondes radar sur le flanc d’un volcan bouclier – Sif Mons – et dans une grande plaine volcanique – Niobe Planitia. Les chercheurs ont effectué une analyse détaillée de ces changements et ont exclu des causes telles que des effets atmosphériques ou un changement d’angle de vue. Cela leur a permis de déterminer que la cause la plus probable de cette modification était un remodelage de la surface provoqué par des coulées de lave.
À l’aide de ces informations, les chercheurs ont commencé à calculer le débit d’émission de la lave. Ils ont conclu que Sif Mons a un débit de 25,2 km3 et Niobe Planitia de 37,8 km3 par an. À titre de comparaison, au cours des 180 derniers millions d’années, le débit volcanique moyen sur Terre a été estimé entre 26 et 34 kilomètres cubes par an. Cela laisse supposer que le débit sur Vénus pourrait être du même ordre de grandeur que celui estimé sur Terre, avec au moins quelques éruptions volcaniques par an. Ces découvertes devront être confirmées par de nouvelles missions en orbite autour de la planète.
Source : Yahoo Actualités.

Modifications observées dans la rétrodiffusion radar sur le flanc ouest de Sif Mons. (Nature Astronomy 2024)

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A research published in the journal Nature Astronomy presents a new analysis of data collected over the space of just eight months in the early 1990s by the Magellan orbiter. It shows changes in the Venusian surface that can best be attributed to volcanism that took place during the Magellan mission. The study suggests that volcanic activity is not only ongoing on Venus, but widespread. It means that any observations we make of Venus need to take into account the way volcanism can shape the planet’s surface and atmosphere – including the detection of phosphine gas, interpreted as a potential biosignature, back in 2020.

A team of geologists from the Università d’Annunzio in Italy has found that Venus has a similar volcanic output to Earth over the past 180 million years, which is not only way higher than anyone expected, but can help scientists understand its history. The researchers found that the backscatter, or radar reflection signal, changed over time in two different volcanic regions as Magellan flew overhead. According to the researchers, these changes are most reasonably explained as evidence of new lava flows related to volcanic activities that took place during the Magellan spacecraft’s mapping mission with its synthetic-aperture radar.

https://youtu.be/h1BmNjzg41Q

This study provides further evidence that Venus is a currently geologically active body. The planet, for all its relative proximity to Earth, is not well understood. We know a few things about it : it has similar size, mass, and mineral composition to Earth, but is very different in other ways. Its surface temperature and pressure are about 30 times and 90 times those of Earth, respectively. Moreover, it is surrounded by a thick atmosphere of mostly carbon dioxide.

Because of these conditions, Venus is not conducive to exploration in the same way Mars is, and the thick atmosphere makes it very difficult to see what’s happening on the surface. As a result, very few dedicated probes have been sent to Venus, meaning that we simply don’t have a lot of data from orbit. However, Magellan was equipped with radar that was able to penetrate the cloud layer and map the surface below, as it orbited Venus from 1990 to 1994. Thirty years later, it is still the best information we have. In 2023, it allowed scientists to make a new discovery. Over an eight-month period in 1991, a volcanic vent changed shape, which is the evidence of ongoing volcanic activity.

By studying a wide swath of Magellan data, the researchers found more evidence of changes that took place in two different regions between 1990 and 1992. On the side of a shield volcano called Sif Mons, and a large volcanic lowland called the Niobe Planitia, the way the radar waves reflected off the surface, or backscatter, changed significantly. The researchers made a detailed analysis of these changes, and ruled out alternative explanations such as atmospheric effects or a change in the viewing angle. This allowed them to determine that the most likely cause was a reshaping of the surface due to lava flows.

Using this information, the researchers set about calculating the volume of volcanic output. They found that Sif Mons has a flow rate of 25.2 and the Niobe Planitia of 37.8 cubic kilometers per year. As a comparison, over the past 180 million years, Earth’s average volcanic flow rate has been estimated at 26–34 cubic kilometers per year. This suggests that Venus’ volcanic output might be of the same order of magnitude as that estimated for Earth, with at least a few volcanic eruptions per year. These new findings will need be confirmed by new missions orbiting the planet.

Source : Yahoo News.