Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Le 30 décembre 2023, le réseau de surveillance du Stromboli (Sicile) a enregistré à 21h53 (UTC,) une explosion majeure, suivie, à 21.54, d’un deuxième événement explosif de moindre intensité. Les explosions ont expulsé une importante quantité de matériaux dont les retombées ont affecté la Sciara del Fuoco jusqu’au littoral.
Les signaux sismique et de déformation ont retrouvé un niveau normal immédiatement après ces événements explosifs qui justifient l’interdiction d’accès au sommet du volcan.

Source : INGV.

Photo: C. Grandpey

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En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une belle vidéo (en anglais) intitulée « The eruption’s aftermath ». Le document présente les conséquences de l’éruption du 18 décembre 2023 sur la péninsule de Reykjanes (Islande), la menace pour la centrale de Svartsengi, le Blue Lagoon et la bourgade de Grindavik On voit les digues de terre en cours d’édification pour protéger ces sites. Une carte nous montre les points névralgiques. N’hésitez pas à regarder cette vidéo en plein écran. Les images hivernales de la péninsule de Reykjavik sont très belles.

https://youtu.be/-2Pt8LdYIPU

Sur le terrain, on enregistre toujours une activité sismique. Le sol continue à se soulever dans le secteur de Svartsengi où se situe probablement la source de l’intrusion magmatique, mais l’inflation s’est stabilisée. La prévision éruptive s’arrête là. Pour la suite des événements, c’est la Nature qui décide.

Un lecteur de mon blog s’est rendu à Grindavik le 28 décembre 2023. Il m’explique que, malgré l’autorisation de retourner chez eux, les habitants désertent leurs foyers, peut-être par peur. La bourgade ressemble à une ville fantôme (il règne une atmosphère de fin du monde). Les commerces sont fermés et seuls quelques ouvriers sont là pour colmater les fissures. L’accès à Grindavik est toujours interdit aux non-résidents et 3 postes de sécurité sont en place sur les 3 routes menant à la ville. Par ailleurs le Blue Lagoon est toujours fermé.

Grindavik sous la menace d’une éruption (Crédit photo: Iceland Review)

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Une hausse de la sismicité a été observée sur le Lewotobi (Île de Flores / Indonésie) le 12 décembre 2023. Elle a été suivie d’une séquence de séismes de type « tornillo » indiquant des mouvements de fluides en profondeur. Une éruption s’est produite le 23 décembre dans le cratère Laki-laki et a duré environ 24 minutes. Une fracture de 160 m de long sur le flanc supérieur NO émettait des panaches blancs denses qui s’élevaient à 300 m de hauteur. Le 1er janvier 2024, l’amplitude du tremor a augmenté et une nouvelle bouche s’est ouverte le long d’une fracture située sur le flanc supérieur SSE. Elle a produit un panache de cendres qui s’est élevé de 1 à 1,5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte a été porté à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 3 km des cratères Perempuan et Laki-laki et à 4 km des flancs NNW et SSE du cratère Laki-laki.

Sur l’île de Sumatra (Indonésie), l’activité éruptive du Marapi se poursuit, même si le brouillard et la pluie empêchent parfois de bonnes observations visuelles du sommet. Le 27 décembre 2023, un panache dense de cendres s’est élevé à 1,5 km au-dessus du sommet. D’autres panaches de cendres s’élevaient de 500 à 700 m au-dessus du sommet entre le 31 décembre 2023 et le 1er janvier 2024. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 3 km du cratère sommital.
Source : CVGHM.

Séquence éruptive sur le Marapi en décembre 2023

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Du 29 décembre 2023 au 2 janvier 2024, le réseau sismique de Bulusan (Philippines) a enregistré 116 séismes volcaniques. Parmi ceux-ci, 110 étaient des événements volcano-tectoniques associés à la fracturation des roches à des profondeurs de 2 à 6 km sous le flanc S du volcan ; les six autres étaient des événements basse fréquence associés au mouvement de fluides. Les données de déformation du sol continuent d’enregistrer une inflation sur le flanc S depuis février 2023. Le niveau d’alerte reste à 1. Il est rappelé au public de ne pas entrer dans la zone de danger permanente (PDZ) d’un rayon de 4 km.
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: Wikipedia

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Une séquence éruptive strombolienne a débuté sur le Klyuchevskoy (Kamchatka) le 27 décembre 2023 et une anomalie thermique a été identifiée sur des images satellite. Le 30 décembre, un panache de cendres s’élevait jusqu’à 6 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne a été portée à Orange. Le 31 décembre, des explosions généraient des panaches de cendres qui ont atteint 6,5 km d’altitude. Une anomalie thermique a persisté jusqu’au 1er janvier, même si aucune explosion n’a été détectée. La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Jaune.
Source : KVERT.


Crédit photo: KVERT

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De petites éruptions phréatiques sont toujours observées sur le Poás (Costa Rica). Elles éjectent des matériaux à 50 m au-dessus de la surface du lac. Le 27 décembre 2023, un petit événement phréatique a éjecté un panache d’eau et de sédiments à 100 m au-dessus du lac, avec un panache de vapeur et de gaz qui s’est élevé à 500 m de hauteur. D’autres événements phréatiques ont été enregistrés les 29 et 30 décembre, avec des projections de sédiments, d’eau et de gaz ne dépassant pas 200 m au-dessus du lac.
Source : OVSICORI.

Crédit photo: OVSICORI

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

On December 30th, 2023, the Stromboli (Sicily) monitoring network recorded, at 9:53 p.m. (UTC), a major explosion, followed, at 9:54 p.m., by a second explosive event of less intensity. The explosions expelled a large quantity of material whose fallout affected the Sciara del Fuoco all the way to the coast.
The seismic and deformation signals returned to a normal level immediately after these explosive events which justify the access ban to the summit of the volcano.
Source: INGV.

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By clicking on the link below, you will see a nice video (in English) entitled “The eruption’s aftermath”. The document presents the consequences of the eruption of December 18th, 2023 on the Reykjanes Peninsula (Iceland), the threat to the Svartsengi power plant, the Blue Lagoon and the town of Grindavik We can see the earthen dikes being built to protect these sites. A map shows us the hotspots. Feel free to watch this video in full screen. The winter images of the Reykjavik peninsula are very beautiful.
https://youtu.be/-2Pt8LdYIPU

On the field, seismic activity is still recorded. The ground continues to rise in the Svartsengi area where the source of the magma intrusion is probably located, but the inflation is now more stable. Eruptive prediction does not go any further. For the next events, Nature will decide.

A follower of my blog went to Grindavik on December 28th, 2023. He explains that, despite the authorization to return to their homes, residents are deserting them, perhaps out of fear. The town looks like a ghost town (there is an atmosphere of the end of the world). The businesses are closed and only a few workers are there to seal the fissures in the ground. Access to Grindavik is still prohibited to non-residents and 3 security posts are in place on the 3 roads leading to the town. Furthermore, the Blue Lagoon is still closed.

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Seismicity at Lewotobi (Flores Island / Indonesia) increased on 12 December 2023 and was followed by the emergence of “tornillo” earthquakes indicating fluid movement at depth. An eruption occurred on 23 December at the Laki-laki crater and lasted about 24 minutes. A 160-m-long fissure on the upper NW flank was visible afterwards and it emitted dense white plumes that rose 300 m. On 1 January, 2024, the amplitude of the tremor increased. A new vent opened along a fissure located on the upper SSE flank and produced an ash plume that rose 1-1.5 km above the summit. The Alert Level was raised to 3 (on a scale of 1-4) and the public was asked to stay 3 km away from the Perempuan and Laki-laki craters and 4 km from the NNW and SSE flanks of Laki-laki.

On Sumatra island (Indonesia), eruptive activity at Marapi continues, though fog and rain occasionally prevent visual observations of the summit. On 27 December, 2023 a dense ash plume rose 1.5 km above the summit. More ash plumes were rising 500-700 m above the summit during 31 December 2023-1 January 2024. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3 km away from the summit crater.

Source : CVGHM.

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From 29 December 2023 to 2 January 2024, the seismic network at Bulusan (Philippines) recorded a total of 116 volcanic earthquakes. Out of those, 110 were volcano-tectonic events associated with rock fracturing at depths of 2-6 km beneath the S flank of the volcano; the other six were low-frequency events associated with fluid movement. Ground deformation data have continued to record inflation at the S flank since February 2023. The Alert Level remains at 1. The public is reminded not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

Source : PHIVOLCS.

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An explosive Strombolian eruption began at Klyuchevskoy (Kamchatka) on 27 December 2023 and a thermal anomaly was identified in satellite images. On 30 December an ash plume rose as high as 6 km above sea level. The Aviation Color Code was eaised to Orange. On 31 December explosions generated ash plumes that rose to 6.5 km a.s.l. A thermal anomaly persisted through 1 January, though explosions were not detected. The Aviation Color Code was lowered to Yellow.

Source : KVERT.

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Small phreatic eruptions are still observed at Poás (Costa Rica). They eject material 50 m above the lake surface. On 27 December 2023, a small phreatic event ejected a plume of water and sediment 100 m above the lake and produced a steam-and-gas plume that rose 500 m. More phreatic events were recorded on 29 December and 30 December, with the ejection of sediment, water, and gas no higher than 200 m above the lake.

Source : OVSICORI.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Pas-de-Calais : alerte climatique

C’est toujours la même rengaine : « Du jamais vu ! «  avec des scènes de désolation devant les dégâts et des scènes de désespoir au sein de la population. Début janvier 2024, le Pas-de-Calais est à nouveau en état d’alerte face aux risques d’inondations et de crues. L’alerte rouge a de nouveau été déclenchée et des renforts ont été envoyés pour aider les équipes locales.

Crédit photo: AFP

Les médias attirent l’attention du public sur le plus spectaculaire, mais je n’ai guère entendu de reportages mettant le doigt sur la cause de ces inondations : le réchauffement climatique. La hausse globale des températures amènera de telles situation à se reproduire de plus en plus souvent.

Le nouvel An à peine fêté, voilà que ressurgissent les traumatismes de 2023. Le 2 janvier, neufs départements du quart nord-ouest de la France étaient placés en vigilance Orange « pluie et inondations ». Le Pas-de-Calais, quant à lui, est passé en vigilance Jaune pour les inondations et Rouge pour les crues. Météo France prévoyait un nouveau renforcement des pluies, parfois accompagné d’orages. Selon Vigicrues, plusieurs cours d’eau risquaient de sortir à nouveau de leur lit. Ces inondations avaient déjà touché plus de 260 communes en 2023, transformant les rues en torrents et affectant quelque 5 849 logements.

 

Il est intéressant de noter que ces inondations ont lieu avec de faibles coefficients de marée, autour de 40 actuellement. Des coefficients de plus de 100 sont annoncés pour les prochaines semaines, ce qui aura forcément un impact sur le comportement des fleuves côtiers et ralentira leur évacuation vers la mer.

La situation générée par les inondations se complique quand surviennent des restrictions d’eau, des coupures d’électricité et des fermetures d’écoles. La grande question est la suivante : que faut-il faire pour s’adapter ? Avec le réchauffement climatique, on sait que les précipitations vont devenir de plus en plus abondantes. Certains diront qu’il n’y a pas urgence à agir car ce ne sont que deux épisodes d’inondations ponctuels. C’est vrai, mais tous les climatologues de la planète s’accordent pour dire que les inondations des zones côtières sont amenées à se multiplier, et pas seulement dans le Pas-de-Calais. A l’échelle de la planète, on sait que des villes comme Miami, New York ou Hong Kong auront un jour les pieds dans l’eau.

 

Photo: C. Grandpey

L’un des principaux phénomènes physiques expliquant cette situation trouve son origine dans le réchauffement des océans : plus l’eau est chaude, plus l’évaporation est importante et plus l’atmosphère se charge en humidité. Puis toute cette vapeur d’eau passe à nouveau à l’état liquide et s’abat à la surface de la Terre. Le CNRS explique qu’en comparant les modèles d’événements similaires entre 1979 et 2000, on note une augmentation de 1 à 3 millimètres de pluie par jour, soit 15 à 30 % de précipitations supplémentaires. A cela s’ajoute la dilatation des océans dont le volume augmente avec les températures et provoque la hausse de leur niveau. Sans oublier, bien sûr, la fonte de la banquise et des glaciers.

 

D’après Météo-France, le Pas-de-Calais sera l’un des départements les plus touchés par la hausse des précipitations, avec entre 20 et 50 mm de cumuls supplémentaires par an.

Alors quoi faire ? Il est clair que les zones côtières du Pas-de-Calais sont en sursis. Si des inondations majeures devaient se reproduire plusieurs fois par an, il faudrait partir et relocaliser les villages les plus menacés à l’intérieur des terres, à l’abri des eaux.

Le Pas-de-Calais n’est pas le seul département dans ce cas. Les délocalisations de maisons qui se trouvent dans des zones à risque d’inondations sont appelées à augmenter, Même si cette option peut apparaître très dispendieuse, au final, elle pourrait être moins coûteuse pour les gouvernements, les villes, les assureurs et les ménages si l’on tient compte de toutes les répercussions directes et indirectes qu’entraînent les dommages occasionnés par les grandes crues sur les bâtiments, le portefeuille des familles et le moral des occupants.

Les enrochements de plus en plus visibles le long de nos côtes (métropole et outre-mer) montrent la fragilité de nos littoraux. Ainsi, face à l’inéluctable avancée de l’océan qui grignote le trait de côte, la commune de Lacanau (Gironde) repense son littoral et ses usages pour maintenir ses activités.

Lacanau, un site menacé par l’océan (photo: C. Grandpey)

Je suis conscient que ce texte ne plaira pas à tout le monde, en particulier aux négationnistes du réchauffement climatique qui rôdent en grand nombre sur les réseaux sociaux. Il ne fait guère de doute – j’espère, bien sûr, me tromper – que de nouvelles inondations à répétition se produiront dans le nord de la France. D’autres littoraux – en Normandie, par exemple – seront confrontés au recul du trait de côte. Si rien n’est fait pour mettre les populations sinistrées à l’abri de ces événements, la situation ne se limitera plus à des dégâts matériels. La santé mentale des populations sera durement affectée Alors, mieux vaut anticiper une catastrophe annoncée.

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Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, en visite à Thérouanne (Pas-de-Calais), a déclaré : « On ne pourra pas partout se dire que c’est en rehaussant chaque année les digues de quelques centimètres, que ça suffira à lutter contre les épisodes climatiques. Regarder la réalité en face, ça peut consister à dire qu’il y a des endroits où il faut qu’il n’y ait (…) plus d’habitations. Ça s’est fait ailleurs en France ». Le ministre aurait-il compris l’urgence de la situation climatique? Même si ce sera une nécessité, force est de reconnaître que vider toute une zone de ses habitations ne sera pas chose facile, pour des tas de raisons. (Source: France Info)

La fonte du Groenland (suite) // The melting of Greenland (continued)

Les participants à la COP 28 et les autres hommes politiques se moquent éperdument du réchauffement climatique. Joe Biden vient d’autoriser l’exploitation pétrolière dans le nord de l’Alaska et un permis de forage pétrolier vient d’être accordé à Parentis-en-Born (France). C’est tout dire. Pendant ce temps, l’Arctique fond et les glaciers du Groenland disparaissent. .
Une professeure de l’Université d’État de l’Arizona a prélevé dans les Archives nationales danoises conservées à Copenhague de vieilles photos de glaciers du Groenland datant des années 1930, et elle les a ensuite numérisées. La scientifique et son équipe ont comparé ces photos anciennes à des images satellite du Groenland en 2022 pour mesurer à quel point les paysages ont changé. Le résultat des travaux a été publié en décembre 2023 dans la revue Nature Climate Change.
La comparaison entre les deux séries d’images montre que les glaciers du Groenland connaissent une vitesse de recul très inquiétante. Elle s’est accélérée au cours des deux dernières décennies. La vitesse de recul au cours du 21ème siècle a été deux fois plus rapide qu’au 20ème siècle. Cela met vraiment en évidence le rythme auquel l’Arctique est en train de se réchauffer et de se modifier. Comme je l’ai déjà écrit, au cours des dernières décennies, l’Arctique s’est réchauffé quatre fois plus vite que le reste du monde. Pour la première fois, il a plu au sommet du Groenland au cours de l’été 2021. Début décembre 2023, des scientifiques ont découvert que les immenses glaciers du nord du Groenland, longtemps considérés comme relativement stables, ont commencé à fondre, avec des conséquences inévitables sur le niveau des océans.
La professeure espère que le travail de son équipe attirera l’attention sur la fonte rapide du Groenland et sur la menace qu’elle représente pour les côtes dans le monde avec l’élévation du niveau de la mer.
Source : CNN.

Voici l’un des ensembles de photos des années 1930 et 2022 pour illustrer la fonte et le retrait des glaciers au Groenland.

Vous trouverez plus d’images à cette adresse :

https://edition.cnn.com/2023/11/12/climate/greenland-glaciers-before-after-climate/index.html?utm_campaign=Hot%20News&utm_medium=email&_hsmi=282466683&_hsenc=p2ANqtz-85DxMLm0BPwG8Vcy1pQqd79GPozeL-k3FEW3JLF9_RQwKQLB6ikQVriw7cQ0UVm3XZ8lJFYtY7ICz-FToxXV2PoEXiJg&utm_content=282466683&utm_source=hs_email

Voici une photo de la même zone que j’ai prise en 2016. On peut voir à quelle vitesse les glaciers fondent.

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The participants in COP 28 and other world leaders don’t care a straw about global warming. Joe Biden has just allowed oil exploitation in northern Alaska and an oi drilling permei has just been awarded in Parentis -en-Born France. In the meantime, the Arctic is melting and glaciers in Greenland are disappearing. .

A professor at Arizona State University collected in Copenhagen old photos of Greenland glaciers dating back to the 1930s in the Danish National Archives and digitized them. The scientist and her team combined these ancient photos with satellite images of Greenland in 2022 to measure how much its frozen landscape has changed. The study was published in December 2023 in the journal Nature Climate Change.

The comparison between the two sets of images found Greenland’s glaciers have experienced an alarming rate of retreat that has accelerated over the last two decades. The rate of retreat during the 21st century has been twice as fast as the retreat in the 20th century. It really highlights the fast pace at which the Arctic is warming and changing.”

As I put it before, over the past several decades, the Arctic has warmed four times faster than the rest of the world. For the first time on record, it rained at the summit of Greenland during the summer of 2021. In early December 2023, scientists found that northern Greenland’s huge glaciers, which were long thought to be relatively stable, now pose potentially “dramatic” consequences for sea level rise.

The professor hopes the team work will draw attention to the rapidly melting territory and the threat it poses to the world’s coastlines as sea level rises.

Source : CNN.

You can see above one set of photos from the 1930s and 2022 to illustrate glacial melting and retreat in Greenland. You will find more images at this address :

https://edition.cnn.com/2023/11/12/climate/greenland-glaciers-before-after-climate/index.html?utm_campaign=Hot%20News&utm_medium=email&_hsmi=282466683&_hsenc=p2ANqtz-85DxMLm0BPwG8Vcy1pQqd79GPozeL-k3FEW3JLF9_RQwKQLB6ikQVriw7cQ0UVm3XZ8lJFYtY7ICz-FToxXV2PoEXiJg&utm_content=282466683&utm_source=hs_email

I have also posted a photo of the same area I took in 2016. One can see how fast glaciers are melting.

Prévision éruptive et sismique : il reste beaucoup à faire ! // Eruptive and seismic prediction : much remains to be done !

L’éruption du 18 décembre 2023 en Islande nous a montré que la prévision volcanique est loin d’être parfaite. La lave a percé la surface quelques heures après que le Blue Lagoon ait été autorisé à rouvrir et après que la Protection civile ait déclaré que les habitants de Grindavik seraient autorisés à rentrer chez eux pour Noël.
Le 1er janvier 2024 au Japon nous a montré les faiblesses de la prévision sismique
Les scientifiques japonais ont du mal à comprendre les forces qui ont généré le séisme M-7.6 dans la région de Noto, dans la préfecture d’Ishikawa. Le fait que ce puissant événement se soit produit lors d’un essaim sismique a surpris les sismologues. En général, un essaim sismique ne produit pas de séisme d’une magnitude supérieure à M 6,0. Les japonais ont également remarqué que le séisme du 1er janvier était plus puissant que le grand séisme de Hanshin qui a frappé la région de Kobe en 1995 et coûté la vie à environ 6 400 personnes.
Les sismologues japonais pensent que l’une des causes du dernier séisme est la montée d’eau et de vapeur sous forte pression depuis les profondeurs, ce qui avait déjà déclenché un séisme de M 6,5 le 5 mai 2023.
Compte tenu de l’intensité et de l’ampleur de la dernière série de séismes, les habitants ont été invités à rester vigilants car des événements violents pourraient se produire au cours de la semaine prochaine et surtout au cours des deux à trois prochains jours. Les habitants dont les maisons ont été endommagées ont été invités à les évacuer le plus rapidement possible. Les personnes vivant dans les zones côtières ont été invitées à rester vigilantes car un tsunami dans la Mer du Japon atteint rapidement la côte après un puissant séisme.
On sait que la zone au large de la péninsule de Noto est une ligne de faille active. Cependant, même si le mécanisme qui a déclenché le dernier séisme était similaire aux séismes précédents survenus dans la péninsule de Noto, les scientifiques japonais n’ont jamais imaginé qu’un séisme d’une telle ampleur pourrait se produire dans cette zone.
Lorsque le séisme et le tsunami de Tōhoku se sont produits en 2011 sur la côte est de Honshu, avec les conséquences que l’on sait pour la centrale de Fukushima, juste en face de la préfecture d’Ishikawa sur la côte ouest, les scientifiques japonais craignaient que l’événement perturbe le Mont Fuji et provoque une éruption. Là encore, ils se sont trompés puisque aucune éruption du Mont Fuji ne s’est produite à ce jour. Aucune mention n’a été faite du Mont Fuji après le séisme du 1er janvier 2024…
Source  : médias d’information japonais.

 

Les dégâts du séisme du 1er janvier à Noto, dans la Préfecture Ishikawa, le 1er janvier 2024 (Crédit photo : Yoshinori Doi)

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The 18 December 2023 eruption in Iceland showed us that volcanic prediction is far from perfect. Lava pierced the surface a few hours after the Blue Lagoon had been allowed to reopen and after the Civil Defense said Grindavik residents would be allowed to go baxk home for Christmas.

The 1 January 2024 in Japan showed usthe weaknesses of seismic prediction.

Japanese scientists were puzzled by the forces that generated the M-7.6 earthquake in the Noto region of Ishikawa Prefecture. The fact that the powerful event occurred during an earthquake swarm caught seismologists by surprise.Generally speaking, an earthquake swarm does not produce a quake with a magnitude over M 6.0. They also noted it was stronger than the Great Hanshin Earthquake that hit the Kobe area in 1995 and claimed around 6,400 lives.

One cause of the latest earthquake is believed to be water and steam rising under intense pressure from deep underground, which triggered an M 6.5 earthquake on May 5th, 2023.

Given the intensity and magnitude of the latest series of quakes, residents were urged to be on their guard against strong events over the next week and especially over the next two to three days. Residents whose homes were damaged were urged to evacuate as soon as possible. People living in coastal areas were asked to remain vigilant as tsunami in the Sea of Japan reach shorelines quickly after a big earthquake.

The area off the coast of Noto Peninsula is known as an active fault line. However, while the latest quake mechanism was similar to past quakes in the Noto Peninsula, Japanese scientists never thought a quake of such large magnitude would occur there,

When the Tōhoku earthquake and tsunami occurred in 2011 on the eastern coast of Honshu, right in front of the Ishikawa Prefecture on the western coast, Japanese scientists feared it might disturnb Mount Fuji ansd cause an eruption. Here again, they were wrong to think so as no eruption of Mt Fuji has occurred yet since that time. No mention was made of Mt Fuji after the 1 January 2024 quake…

Source : Japanese news media.