Découverte d’un nouveau volcan sur Io // Discovery of a new volcano on Io

Io est la troisième plus grande lune galiléenne et celle ayant l’orbite la plus proche de Jupiter. Elle est légèrement plus grande que notre Lune. Par sa position, elle est coincée entre Jupiter et ses autres lunes, Europe et Ganymède. Les forces gravitationnelles engendrées par cette situation tirent sur l’intérieur d’Io, générant une chaleur de frottement et une activité volcanique sur toute la surface de la lune. On pense que les éruptions éjectent du soufre fondu et ses composés. Les différents survols par des engins spatiaux de la NASA ont montré qu’Io a des centaines de volcans à sa surface. En tant que tel, c’est le monde le plus actif d’un point de vue volcanique dans tout le système solaire.
Des chercheurs viennent de repérer un énorme nouveau volcan actif sur Io en comparant des images prises par deux missions de la NASA à plus de 25 ans d’intervalle. Les résultats ont été présentés au congrès scientifique Europlanet (EPSC) à Berlin début septembre 2024.
Les images du nouveau volcan ont été prises par le vaisseau spatial Juno* de la NASA et sa JunoCam** alors qu’il survolait Io le 3 février 2024. Les images ont été capturées sur la face nocturne d’Io, éclairée uniquement par la lumière solaire réfléchie par Jupiter.
La comparaison avec les images du vaisseau spatial Galileo de la même zone, juste au sud de l’équateur d’Io, prises en novembre 1997, a révélé qu’il n’y avait auparavant aucune activité volcanique à cet endroit, ce qui signifie que l’activité éruptive est apparue au cours des 27 dernières années. Ces observations confirment que Io est très active sur le plan volcanique.
L’image de la JunoCam montre une zone teintée de rouge sur le flanc est du volcan, probablement due à la présence de soufre éjecté dans l’espace et qui est ensuite retombé sur la surface d’Io. À l’ouest, deux coulées de lave sombres parcourent une centaine de kilomètres, tout en étant entourées de deux dépôts circulaires gris.
La JunoCam a observé neuf panaches associés à une activité volcanique sur Io, ainsi que d’autres phénomènes, tels que de nouvelles coulées de lave et d’autres dépôts de surface, lors de trois survols en 2023 et 2024.

* Le vaisseau spatial Juno a été lancé en 2011 et a atteint Jupiter en 2016. Il a terminé sa mission principale en juillet 2021, mais continuera d’être opérationnel jusqu’en septembre 2025.
** Les données de la JunoCam sont publiées sur les pages Web de la mission.
Source : space.com.

La comparaison des données fournies par la JunoCam en février 2024 avec celles de la sonde Galileo (incrustation en noir et blanc) pour la même zone de Io en novembre in 1997 montre l’apparition d’une nouvelle activité volcanique (Source : NASA)

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Io is the innermost and third-largest of Jupiter’s four Galilean moons. It is slightly larger than Earth’s moon ; it is caught between the colossal Jupiter and its fellow Galilean moons Europa and Ganymede. These gravitational forces tug on Io’s interior, generating frictional heat, and resulting in widespread volcanic activity across its surface. The eruptions are thought to eject molten sulfur and its compounds. The different flybys by NASA’s spacecraft have shown Io is covered in hundreds of volcanoes. As such, it is the most volcanically active world in the Solar System.

Researchers have just spotted a huge new active volcano on the moon by comparing images taken by two NASA missions more than 25 years apart. The findings were presented at the Europlanet Science Congress (EPSC) in Berlin in early September 2024.

The images of the new volcano were taken by NASA’s Juno spacecraft* and its JunoCam** as it made a flyby of Io on February 3rd, 2024. The images were captured on the nightside of Io, illuminated only by reflected sunlight from Jupiter.

Comparison with Galileo spacecraft imagery of the same area, just south of Io’s equator, taken in November 1997, revealed that there was previously no volcanic activity in that location, meaning the eruptive activity has appeared some time during the last 27 years. The findings do confirm that Io is highly volcanically active.

The JunoCam image shows an area on the eastern side of the volcano stained red, thought to be sulfur first ejected into space and which then descended back onto Io’s surface. On the west, two dark streams of lava travel over about 100 kilometers in length and are encompassed by two grey circular deposits.

JunoCam observed a total of nine plumes associated with active volcanic features on the moon, as well as other changes, such as new lava flows and other surface deposits, during three flybys in 2023 and 2024.

* The Juno spacecraft was launched in 2011 and reached the Jupiter system in 2016. The spacecraft completed its primary mission in July 2021 but is conducting an extended mission until September 2025.

** JunoCam data are published on the mission’s web pages.

Source : space.com.

Glissement de terrain et tsunami géant au Groenland // Landslide and major tsunami in Greenland

En septembre 2023, des sismologues du monde entier ont détecté un événement différent de ceux auxquels ils étaient habitués. Il s’agissait d’une vibration longue durée (elle a duré neuf jours) semblant provenir du Groenland..
Peu après le début de la vibration en question, un navire de croisière qui naviguait près des fjords du Groenland a remarqué que l’île d’Ella, une base utilisée pour la recherche scientifique et par l’armée danoise pour les patrouilles de chiens de traîneau, avait été détruite. L’événement a attiré une équipe internationale de sismologues, de militaires danois et d’océanographes. Ils voulaient comprendre ce qui s’était passé sur l’île et quelle en était la cause.
Le 12 septembre 2024, les chercheurs ont publié leurs conclusions dans la revue Science. L’île avait été frappée par l’un des plus puissants tsunamis jamais enregistrés, avec des vagues qui ont laissé une empreinte d’environ 195 mètres de hauteur.
Les observations sur le terrain ont montré que l’événement était le résultat d’événements en cascade déclenchés par le réchauffement climatique. La phase initiale s’est produite lorsque la hausse des températures a provoqué l’effondrement d’une langue glaciaire en train de s’amincir. Cela a déstabilisé un versant abrupt de la montagne et envoyé une avalanche de roches et de glace s’écraser dans le fjord Dickson, un bras de mer profond du Groenland. La chute de matériaux a déplacé un très important volume d’eau, si bien qu’une vague imposante a traversé l’étroit fjord, qui mesure environ 2,5 km de large.
Les vagues du tsunami, dont certaines étaient au moins aussi hautes que la Statue de la Liberté à New York, sont allées frapper les parois rocheuses abruptes bordant le fjord. Comme le glissement de terrain s’est produit avec un angle de près de 90 degrés, les vagues ont rebondi sur les parois du fjord pendant neuf jours, phénomène que les scientifiques appellent une seiche.
Il a fallu un an aux scientifiques pour étudier les phénomènes complexes qui ont accompagné l’effondrement glaciaire et le tsunami qui a suivi. Ils ont conclu que l’île d’Ella, à environ 72 kilomètres du glissement de terrain, a été frappée par un tsunami d’au moins 4 mètres de haut.
Quelques jours seulement avant cet événement spectaculaire, des bateaux de croisière étaient là, avec des touristes sur une plage de l’île. Heureusement que personne ne s’y trouvait lorsque le tsunami s’est produit. La seiche a été la plus longue jamais observée par les scientifiques. En général, les tsunamis provoqués par des glissements de terrain génèrent des vagues qui se dispersent en quelques heures.
Les scientifiques font remarquer que les tsunamis causés par des glissements de terrain sont plus courants qu’on ne le pense et ils représentent un danger pour les personnes vivant ou travaillant dans certaines régions de l’Arctique et du subarctique. En 2017, quatre personnes ont été tuées et 11 maisons ont été détruites lorsqu’un glissement de terrain a déclenché un tsunami qui a frappé le village de Nuugaatsiaq dans l’ouest du Groenland. La vague était probablement haute d’au moins 90 mètres. Deux villages ont été abandonnés après l’événement.
Les tsunamis causés par des glissements de terrain sont susceptibles de devenir plus fréquents avec la hausse des températures. Les régions arctiques et subarctiques se réchauffent deux à trois fois plus vite que le reste de la Terre. En effet, à mesure que la glace fond, les surfaces plus sombres absorbent davantage de lumière solaire. Le réchauffement entraîne trois dynamiques qui peuvent favoriser les glissements de terrain dans les régions glaciaires. La première est que les températures plus élevées provoquent le dégel et donc l’érosion du pergélisol dans les formations rocheuses, ce qui peut affaiblir les pentes et les rendre plus susceptibles de s’effondrer. Ensuite, le réchauffement climatique amincit les glaciers qui soutiennent parfois les pentes rocheuses. Le retrait de cette glace peut provoquer un effondrement soudain. Enfin, le réchauffement climatique augmente le risque de précipitations extrêmes, un facteur de risque majeur de glissements de terrain, car les roches et les sols saturés sont plus susceptibles de glisser. Des dizaines de sites ont été identifiés en Alaska et ils devraient faire l’objet d’études plus approfondies. Certains sites exposés à des effondrements se trouvent à proximité de zones habitées et pourraient causer des catastrophes s’ils se déstabilisaient. En août 2024, l’U.S. Geological Survey a signalé un tsunami de 17 mètres de haut dans la lagune de Pedersen en Alaska ; des visites du site ont révélé que le tsunami était plus important que les estimations initiales.
Source : NBC News via Yahoo News.

 

Image satellite (Sentinel-2) du site groenlandais après le glissement de terrain

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In September 2023, seismologists around the world detected a seismic event different from those they were used to. A monotonous vibration seemed to be emanating from Greenland. It lastes nine days.

Soon after the vibrations began, a cruise ship sailing near fjords in Greenland noticed that on the remote Ella Island, a base used for scientific research and by the Danish military for sled dog patrols, had been destroyed., The event drew an international group of seismologists, the Danish military and oceanographers into the mystery. They wanted to undrestand what had struck the island, and where it came from.

On Septaember 12th, 2024, the researchers released their conclusions in the journal Science. The island had been hit by one of the biggest tsunamis ever recorded, with waves that left a watermark about 195 meters high.

The event was the result of a series of rare, cascading events set in motion by global warming.

The initial trigger came when warming temperatures caused the tongue of a thinning glacier to collapse. That destabilized a steep mountainside, sending a rock and ice avalanche crashing into Greenland’s deep Dickson Fjord. That displaced a massive volume of water, so a towering wave traveled across the narrow fjord, which is about 2.5 km wide.

The tsunami waves, some at least as tall as the Statue of Liberty, ran up the steep rock walls lining the fjord. Because the landslide struck the waterway at a nearly 90-degree angle, waves bounced back and forth across it for nine days, a phenomenon scientists call a seiche.

The findings about the collapse and the ensuing tsunami are the result of a complex, yearlong investigation. The scientific team determined that Ella Island, about 72 kimometers from the landslide, was battered by a tsunami at least 4 meters tall.

Just a couple of days before the event, cruise ships were there and they were on the beach. It was really, really lucky that no one was there when the tsunami happened. This seiche was the longest scientists have ever observed. Previously, tsunamis caused by landslides typically created waves that died out within a few hours.

Tsunamis caused by landslides are more common than many people realize and dangerous for people living or working in some regions of the Arctic and subarctic. In 2017, four people were killed and 11 houses were destroyed after a landslide triggered a tsunami that struck the village of Nuugaatsiaq in west Greenland. The wave was likely at least 90 meters tall. Two villages were abandoned after the event.

Landslide tsunamis are a growing problem and these events are likely to become more prevalent with rising teemperatures. Arctic and subarctic regions are warming at two to three times the rate of the rest of the Earth because as ice melts away, the darker surfaces that get revealed absorb more sunlight. The warming is driving three dynamics that can make landslides more common in glaciated regions. The first is that higher temperatures are causing permafrost within rock formations to erode, which can weaken slopes and make them more likely to collapse. Second, warming is thinning glaciers that sometimes hold up rock slopes. Removing that ice can cause sudden collapse. Third, global warming increases the chances of extreme rainfall, a top risk factor for landslides because saturated rocks and soils are more prone to slide. Dozens of sites have been identified in Alaska that should need further investigation. Some are near populated areas and could spell catastrophe if they slid. In August 2024, the U.S. Geological Survey reported a 17-meter landslide tsunami in Alaska’s Pedersen Lagoon, but visits to the site revealed that the tsunami was larger than initial estimates.

Source : NBC News via Yahoo News.

Nouvelles des incendies en Californie // News of the wildfires in California

En raison des vagues de chaleur et de la sécheresse sévère qui sévissent actuellement dans l’Ouest américain, les feux de forêt font rage dans plusieurs États, plus particulièrement en Californie.
Dans le sud de cet État, la ville de montagne de Running Springs a été évacuée car elle est sous la menace d’un incendie majeur. C’est l’un des trois incendies majeurs qui ont englouti les montagnes à l’est de Los Angeles, détruisant des dizaines de maisons et obligeant l’évacuation de milliers de personnes. Alors que la Californie n’est confrontée qu’à présent au pic de la saison des feux de forêt, l’État a déjà près de trois fois plus de superficie brûlée que pendant toute l’année 2023. Aucun décès n’a été signalé, mais au moins une douzaine de personnes, principalement des pompiers, ont été soignées pour des blessures, principalement liées à la chaleur.
L’étendue complète des dégâts causés par les feux de forêt n’a pas encore été estimée. Les trois incendies sont :
— L’Airport Fire dans le comté d’Orange, qui a brûlé plus de 93 kilomètres carrés de végétation. Le feu était contenu à 5 % le 12 septembre et aurait été déclenché par des ouvriers utilisant des équipements lourds dans la région. L’incendie a été difficile à maîtriser en raison du terrain escarpé et de la sécheresse.
— Le Line Fire dans la Forêt nationale de San Bernardino était contenu à 18 % le 12 septembre et a menacé plus de 65 000 maisons.
— Le Bridge Fire à l’est de Los Angeles, qui a décuplé en une journée et a brûlé 207 kilomètres carrés, a détruit au moins 33 maisons et forcé l’évacuation de 10 000 personnes. La cause de l’incendie n’est pas encore connue. Il était contenu à 0 % le 12 septembre
Dans le nord du Nevada, le pire semble être passé près de Reno où un feu de forêt sur le front est de la Sierra a obligé 20 000 évacuations au cours du week-end. L’incendie a entraîné la fermeture de toutes les écoles pendant quatre jours ; il a menacé de franchir les montagnes et d’atteindre la région du lac Tahoe. La plupart des 8 000 habitantss ont été autorisés à rentrer chez eux.
Source : Médias d’information américains.

Source: U.S. Forest Service

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Because of the heatwaves and the severe drought that are currently observed in the U.S. West, wildfires are raging in several sates, more particularly in California.

In the Southern California the mountain town of Running Springs has been evacuated because it is under the threat of a major wildfire. The blaze is one of three major wildfires that have ravaged the mountains east of Los Angeles, destroying dozens of homes and forcing the evacuations of thousands of people. While California is only now confronting the height of wildfire season, the state already has seen nearly three times as much area burn than during all of 2023. No deaths have been reported, but at least a dozen people, mainly firefighters, have been treated for injuries, mostly heat-related.

The full extent of the damage caused by the wildfires remains unclear. The three blazes are:

The Airport Fire in Orange County, which has burned more than 93 square kilometers. The fire was 5% contained on September 12th and was reportedly sparked by workers using heavy equipment in the area. The fire has been difficult to tame because of the steep terrain and dry conditions.

— The Line Fire in the San Bernardino National Forest, which was 18% contained on September 12th and has threatened more than 65,000 homes.

The Bridge Fire east of Los Angeles, which grew tenfold in a day and has burned 207 square kilometers, torched at least 33 homes and forced the evacuation of 10,000 people. The cause of the fire is not yet known. It remained zero percent contained on September 12th

In northern Nevada, the worst danger appears to have passed near Reno where a wildfire on the Sierra’s eastern front forced 20,000 evacuations over the weekend. The blaze closed all schools for four days and threatened to burn over the top of the mountains into the Lake Tahoe basin. Most of the 8,000 residents have been allowed to return to their homes.

Source : U.S. news media.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

La zone volcanique de la péninsule de Reykjanes et le glacier Vatnajökull (Islande) figurent sur la liste des 100 sites géologiques du patrimoine mondial de l’Union Internationale des Sciences Géologiques (International Union of Geological Sciences – IUGS). Cette liste a été présentée lors d’une conférence internationale qui s’est tenue récemment à Busan, en Corée du Sud.
L’objectif de la publication d’une liste de sites géologiques est d’attirer l’attention sur leur importance pour l’éducation et la connaissance, et de promouvoir la préservation de sites archéologiques significatifs.
C’est la deuxième fois que l’IUGS établit une liste de sites géologiques importants. Il est prévu qu’il y ait trois listes, la troisième étant publiée en 2026. Pour figurer sur la liste des sites géologiques de l’IUGS, ces derniers doivent avoir une grande valeur scientifique internationale.
La zone volcanique de la péninsule de Reykjanes a été choisie pour figurer sur la liste des sites géologiques de l’IUGS en raison de sa connexion avec la dorsale médio-atlantique.

Activité éruptive sur la péninsule de Reykjanes (Image webcam)

L’Association Internationale des Ingénieurs Paysagistes (International Association of Landscaping Engineers) a désigné le Vatnajökull comme site géologique d’importance internationale en raison de l’interaction entre les glaciers et l’activité volcanique. La cohabitation des coulées de lave et des sables glaciaires est un phénomène rare, et on peut en trouver des exemples parmi les meilleurs dans le monde au glacier Vatnajökull. Le glacier Vatnajökull est un parc national et un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Source : Iceland Monitor.

Glacier Vatnajökull (Photo: C. Grandpey)

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Selon la compagnie nationale islandaise pour les catastrophes naturelles, le total des dégâts subis par les structures de Grindavík lors des séismes et de l’éruption de novembre-décembre 2023 pourrait s’élever à 16-17 milliards de couronnes [ISK], soit 106-112 millions d’euros. Les dommages aux habitations sont estimés à 6,5 milliards d’ISK (43 millions d’euros). L’évaluation des dégâts aux infrastructures telles que les lignes électriques, installations portuaires et bâtiments commerciaux reste à faire.

Source : Iceland Monitor.

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Une hausse de l’activité et des émissions très élevées de SO2 (jusqu’à 9 985 tonnes/jour) sur le Kanlaon (Philippines) ont entraîné l’évacuation d’environ 300 personnes vivant à moins de 4 km du volcan le 10 septembre 2024. Le même jour, 337 séismes d’origine volcanique ont été enregistrés et un volumineux panache est monté jusqu’à 1 000 m au-dessus du sommet. On sait que l’exposition au SO2 peut provoquer des problèmes respiratoires, en particulier chez les personnes vulnérables. Il a été conseillé à la population de rester à l’intérieur et de porter des masques de protection. Selon la presse locale, les cours ont été suspendus dans quatre communes autour du volcan.
Le Kanlaon reste au niveau d’alerte 2, avec un risque d’augmentation de son activité. Il est fortement conseillé aux visiteurs et à la population d’éviter la zone de danger permanent de 4 km.
Le Kanlaon, point culminant de l’île de Negros aux Philippines, est un grand stratovolcan andésitique. Le sommet présente une caldeira de 2 km de large avec un lac de cratère et une bouche active, le cratère Lugud, au sud de la caldeira. Depuis 1866, les éruptions sont généralement phréatiques de faible à modérée, avec de petites retombées de cendres.
Source : PHIVOLCS, Manila Bulletin.

 

Vue du Kanlaon le 10 Septembre 2024 (Crédit photo : PHIVOLCS)

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Au Kamchatka, un niveau modéré d’activité est observé sur le Karymsky. Une anomalie thermique a été détectée sur les images satellite. Une série de six explosions le 30 août 2024 a généré des panaches de cendres qui se sont élevés jusqu’à 7 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne a été brièvement relevée au Rouge, puis abaissée à nouveau à l’Orange le même jour.

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L’extrusion de lave se poursuit sur le nouveau dôme du Sheveluch en croissance sur le flanc sud-ouest de l’ancien Sheveluch et au niveau d’une nouvelle bouche qui s’est ouverte lors des événements explosifs des 17 et 18 août. Des anomalies thermiques sont identifiées quotidiennement au-dessus des dômes actifs. L’activité explosive génère des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 8 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.

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La couleur de l’alerte aérienne pour le Klyuchevskoy a été abaissée au Vert (le niveau le plus bas sur une échelle de quatre couleurs) le 7 septembre 2024. La sismicité a retrouvé un niveau normal et aucun signe d’activité éruptive n’a été identifié sur les images satellite.

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La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange sur l’Ebeko.

Source : KVERT.

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L’activité éruptive se poursuit et reste globalement inchangée sur le Fuego (Guatemala). Des explosions quotidiennes génèrent des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du bord du cratère. Elles éjectent des matériaux incandescents à 100-200 m au-dessus du sommet et produisent des avalanches de matériaux qui descendent sur les flancs du volcan, atteignant parfois des zones de végétation. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent. Dans la soirée du 19 septembre 2024, des lahars ont dévalé plusieurs ravines en charriant des branches et des troncs d’arbres, ainsi que des blocs de 1,50 m de diamètre.
Source : INSIVUMEH.

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L’activité éruptive se poursuit au niveau du cratère Laki-laki du Lewotobi (Indonésie). Des panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet. Une image webcam du 5 septembre 2024 a capturé une zone d’incandescence sur le flanc du volcan et la présence d’éclairs dans la partie inférieure du panache. Un article de presse informe le public que depuis deux mois, l’activité est au point mort à l’aéroport Frans Seda Maumere (60 km à l’ouest-sud-ouest du volcan) en raison de retombées de cendres sur les pistes. L’article indique également que l’aéroport d’Ende a été fermé pendant plusieurs jours. Le niveau d’alerte reste à 3 (niveau 2 sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion mise en place par les autorités.
Source : PVMBG.

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Une activité éruptive soutenue se spoursuit sur le Sangay (Équateur) avec de nombreuses explosions quotidiennes. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent généralement à 400-600 m au-dessus du sommet. Des matériaux incandescents sont éjectées à 500 m au-dessus du sommet et descendent dans la ravine SE jusqu’à 1,5 km du sommet. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Reykjanes and Vatnajökull glacier (Iceland) are on the International Union of Geological Sciences (IUGS)’s list of 100 geological heritage sites on the planet.This was presented at an international conference that was held recently in Busan, South Korea.

The aim of publishing a list of geological monuments is to draw attention to their importance for education and knowledge, and to promote the preservation of significant archaeological sites.

This is the second time that the IUGS has compiled a list of important geological sites. It is planned that there will be three IUGS lists, and the third one will be published in 2026. To be on the IUGS list of geological monuments, geological sites must have a high international scientific value.

The Reykjanes volcano was designated to be on the IUGS list of important geological monuments due to its connection to the Mid-Atlantic Ridge.

The International Association of Landscaping Engineers designated Vatnajökull as an internationally important geological site due to the interaction between glaciers and volcanic activity. Glacier runs and sands are a rare phenomenon in the world, and at Vatnajökull glacier you can find examples of them that are among the best. Vatnajökull glacier is a national park and a UNESCO World Heritage Site.

Source : Iceland Monitor.

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According to Iceland’s National Disaster Management Agency, the total damage to structures in Grindavík from the November-December 2023 earthquakes and eruption could amount to 16-17 billion Icelandic crowns [ISK], or €106-112 million. Damage to homes is estimated at 6.5 billion ISK (€43 million). Damage to infrastructure such as utilities, port facilities and commercial buildings has yet to be assessed.
Source: Iceland Monitor.

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Increased activity and very high SO2 emissions (up to 9 985 tonnes/day) at Kanlaon (Philippines) forced approximately 300 residents living within 4 km from the volcano to evacuate on September 10th, 2024. On the same day, 337 volcanic earthquakes were registered and a voluminous plume reached 1 000 m above the summit. It is well known that SO2 exposure can cause respiratory issues, especially for vulnerable groups. Residents have been advised to stay indoors and wear protective masks.

Kanlaon remains at Alert Level 2, with potential for increased volcanic activity. Visitors and the population are strongly advised to avoid the 4 km Permanent Danger Zone. A news report noted that both public and private schools suspended classes in four barangays.

Kanlaon volcano, the highest point on Negros Island in the Philippines, is a large andesitic stratovolcano. The summit features a 2-km-wide caldera with a crater lake and an active vent, Lugud crater, to the south. Since 1866, eruptions have typically been small-to-moderate phreatic explosions, resulting in minor local ashfall.

Source : PHIVOLCS, Manila Bulletin.

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In Kamchatka, moderate levels of activity are observed at Karymsky. A thermal anomaly is identified in satellite images. A series of six significant explosions on 30 August generated ash plumes that rose as high as 7 km above sea level. The Aviation Color Code was briefly raised to Red and then lowered back to Orange that same day.

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Lava extrusion continues at Sheveluch’s new dome that is growing on the SW flank of Old Sheveluch and at a new vent that formed during the 17-18 August explosive events. Daily thermal anomalies over the domes are identified in satellite images. Explosive activity generates ash plumes that rise as high as 8 km a.s.l. The Aviation Color Code remains at Orange

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The Aviation Color Code for Klyuchevskoy was lowered to Green (the lowest level on a four-color scale) on 7 September 2024. Seismicity had decreased to background levels and no signs of eruptive activity were identified in satellite data.

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The Aviation Color Code remains at Orange at Ebeko.

Source : KVERT.

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Eruptive activity continues and remains globally unchanged at Fuego (Guatemala). Daily explosions generate gas-and-ash plumes that rise as high as 1.1 km above the crater rim. They eject incandescent material 100-200 m above the summit and produce avalanches of material that descended the flanks, sometimes reaching vegetated areas. Ashfall has been reported in several downwind areas. During the evening of 19 Septrmber 2024, lahars descended several drainages, carrying tree branches, trunks, and blocks as large as 1.5 m in diameter.

Source : INSIVUMEH.

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Eruptive activity continues at Lewotobi’s Laki-laki crater (Indonesia). Ash plumes rise as high as 1.2 km above the summit. A webcam image on 5 September 2024 captured an area of incandescence on the flank and possible lightning in the lower part of the plume. A news article noted that for the past two months operations have been suspended at the Frans Seda Maumere Airport (60 km WSW) because ashfall on the runways. The report also noted that the airport in Ende had been closed for several days. The Alert Level remains at 3 (level 2 on a scale of 1-4) and the public is asked to stay outside the exclusion zone.

Source : PVMBG.

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High levels of eruptive activity continue at Sangay (Ecuador) with numerous daily explosions. Gas-and-ash plumes usually rise 400-600 m above the summit. Incandescent material is ejected 500 m above the summit and descends the SE drainage as far as 1.5 km. The Alert Level is kept at Yellow (level 2 on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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