Kilauea (Hawaï) : Épisode 52 !

29 janvier 2026 – 8 heures (heure française) : L’Épisode 52 de l’éruption du Kilauea vient de commencer avec un peu de retard par rapport aux prévisions initiales du HVO.

Comme d’habitude, l’événement a été précédé de plusieurs signes annonciateurs. Il y a quelques jours, des flammes jaillissaient de la bouche éruptive sud.

Le 28 juillet 2026 en début de journée, l’Observatoire signalait un important débordement de lave au niveau de la bouche nord.

Les fontaines de lave ont finalement commencé à jaillir de cette même bouche à 19h10 (heure locale) le 28 juillet avec une trentaine de mètres de hauteur.

Images webcam de l’éruption

Il est fort probable que l’événement va s’intensifier au cours des prochaines heures.

Le HVO a élevé les différents niveaux d’alerte du Kilauea.

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29 janvier 2026 – 12 h 00 (heure française) : L’éruption du Kilauea se poursuit au moment de la rédaction de ce bulletin. Les fontaines de lave atteignent une hauteur maximale proche de 150 mètres. Le débit effusif culmine également à 270 mètres cubes par seconde. Le radar du National Weather Service indique que le panache a atteint une hauteur maximale de 5 700 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le panache s’élève actuellement à la verticale, de sorte qu’aucune retombée de téphras n’affecte les points d’observation situés à proximité immédiate des bouches éruptives dans le cratère de l’Halema’uma’u.
Source : HVO.

Capture d’image webcam

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29 juillet 2026 – 15 h 30 (heure française) : L’Épisode 52 de l’éruption du Kilauea a pris fin le 29 juillet à 2 h 36 (heure locale), après 7 heures et demie d’activité de fontaines de lave. Les quatre dernières minutes ont été marquées par des jets de gaz et des flammes s’échappant de la bouche éruptive nord. La bouche sud n’a pas produit de fontaines de lave au cours de cet épisode, mais a émis des flammes à la fin de celui-ci.

Le débit effusif a atteint un pic d’environ 270 mètres cubes par seconde, avec une moyenne de 190 mètres cubes par seconde sur l’ensemble de l’activité de fontaines de lave. Le volume de lave émis est estimé à 4,7 millions de mètres cubes. La lave a couvert environ 40 à 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
Le passage soudain d’une déflation à une inflation sommitale à la fin de l’Épisode 52, indique qu’un nouvel épisode de fontaines de lave est probable d’ici quelque temps.
Source : HVO.

Capture d’image webcam

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29 January 2026 – 8:00 a.m. (French time) : Kilauea’s Episode 52 has just begun, slightly later than the HVO’s initial forecasts.
As usual, the event was preceded by several precursory signs. A few days ago, flames were shooting from the south eruptive vent.
Early on July 28, 2026, the Observatory reported significant lava overflow at the north vent.
Lava fountains finally began erupting from that same vent at 7:10 p.m. (local time) on July 28, reaching heights of around thirty meters.
It is highly likely that the event will intensify over the coming hours.
The HVO has raised Kilauea’s alert levels.

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29 January 2026 – 12:00 pm (French time):The eruption of Kilauea continues as of this notice. Fountains are close to peak height of about 150 meters. Effusion rate is also peaking at 270 cubic meters per second..

The National Weather Service radar shows the maximum plume height reached 5,700 meters above sea level. The plume is currently rising vertically so that no tephra is falling on the overlooks closest to the Halema’uma’u vents.

Source : HVO.

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29 July 2026 – 15:30 (French time) : Episode 52 of the Kilauea eruption ended abruptly at 2:36 a.m. (local time) on July 29 after 7.5 hours of continuous lava fountaining. The last 4 minutes were marked by gas jetting and flames from the north vent. The south vent never fountained during this episode but did emit flames at the end of the episode.

The instantaneous effusion rate peaked at about 270 cubic meters per second, with an average effusion rate of 190 cubic meters per second for the entire fountaining episode. An estimated 4.7 million cubic meters of lava erupted and covered about 40-50% of the Halemaʻumaʻu crater floor.

The abrupt switch from summit deflation to inflation at the end of Episode 52 indicates that another lava fountaining episode is likely.

Source : HVO.

Vers un débordement du cratère de l’Halema’uma’u (Kilauea / Hawaï) ? // Will Halema’uma’u Crater (Kilauea / Hawaii) overflow some day ?

Le cratère de l’Halema’uma’u, au sommet du Kilauea, a beaucoup changé ces dernières années. Voici à quoi il ressemblait dans les années 2000 :

et en 2011 :

Photos: C. Grandpey

Plus de 50 épisodes ont été observés au sein du cratère de l’Halema’uma’u depuis le début de l’éruption actuelle du Kilauea, le 23 décembre 2024. D’énormes volumes de lave se sont déversés sur le plancher du cratère. Lors de l’Épisode 51, le volume de lave émise a été estimé à 5,1 millions de mètres cubes, couvrant environ 50 % du fond du cratère. On peut se demander si toute la lave émise au cours des différents épisodes — et ceux à venir — pourrait finir par remplir le cratère et même déborder. La réponse du HVO est qu’il est difficile de fournir une réponse précise.
L’Observatoire explique que la topographie de la caldeira sommitale présente plusieurs étages, avec une série de gradins situés à différentes altitudes. La partie la plus profonde s’est effondrée en 2018 (voir mes publications à ce sujet).

Vue du cratère effondré de l’Halema’uma’u en 2018 (Crédit photo : HVO)

Le volume restant dans la caldeira après les effondrements de 2018 était d’environ 83 km³, et le fond du cratère de l’Halemaʻumaʻu se situait à une altitude de 517 mètres. Cela signifie que la base de l’Halemaʻumaʻu, après l’effondrement de 2018, se trouvait 730 mètres plus bas que la falaise d’Uēkahuna (Uēkahuna Bluff), point culminant du Kilauea avec 1 247 mètres d’altitude.
Cinq éruptions au sein de l’Halemaʻumaʻu entre 2020 et 2023 ont comblé environ 25 % du volume créé par l’effondrement de 2018, ce qui a rehaussé le plancher du cratère de 400 mètres pour atteindre une altitude de 917 mètres.

Cratère de l’Halema’uma’u en 2023 (Crédit photo: HVO)

L’éruption en cours avec ses fontaines de lave a comblé 35 % supplémentaires du volume effondré en 2018 au cours des 18 derniers mois. Le plancher du cratère s’est ainsi trouvé rehaussé de 90 mètres supplémentaires.
Toutefois, l’éruption actuelle a comblé une profondeur pas très importante car la zone effondrée en 2018 avait une forme conique ; ainsi, la partie la plus profonde s’est remplie plus rapidement que le reste de la cavité lors des cinq premières éruptions suivant 2018.

Cratère de l’Halema’uma’u le 16 juillet 2026 (Crédit photo: HVO)

Les coulées de lave de l’éruption actuelle avec ses différents épisodes ont couvert une surface bien plus vaste — 4,5 km² — et gagnent donc en épaisseur plus lentement.
Au total, 60 % du volume effondré en 2018 a été comblé, ce qui a relevé le plancher du cratère de 490 mètres. Si l’éruption sommitale actuelle se poursuit au même rythme que l’année passée (0,16 km³/an) durant les 18 mois à venir, la zone effondrée en 2018 pourrait être presque entièrement comblée d’ici début 2028. Une fois la zone effondrée de 2018 comblée, la lave s’écoulera vers la partie orientale du fond de la caldeira principale. La dernière coulée de lave à cet endroit remonte à plus de 50 ans (juillet 1974).
Le volume nécessaire pour combler la caldeira principale est difficile à calculer car elle présente une rupture topographique au sud-ouest ; la lave s’y déversera donc avant d’atteindre le rebord plus élevé situé au nord. Cependant, comme les volcans effusifs déposent toujours davantage de lave à proximité de leurs sources, ils édifient des structures en bouclier qui finissent par dépasser en hauteur la topographie locale.
Quoi qu’il en soit, il faudra au moins 0,91 km³ de lave supplémentaire pour combler la caldeira, ce qui, au rythme actuel, nécessiterait encore 5 années.

Le débit de lave lors des épisodes éruptifs est impressionnant et la lave parcourt de longues distances à l’intérieur du cratère de l’Halemaʻumaʻu. (Image webcam de l’Épisode 50)

Toutefois, les épisodes de fontaines de lave au sommet ont également montré que le débit effusif varie dans le temps. Certains épisodes ont produit plus de lave que d’autres, en particulier ceux durant lesquels les bouches éruptives nord et sud généraient simultanément des fontaines. D’autres épisodes, impliquant une seule bouche, avec une hauteur de projection moindre, produisent moins de lave. Au final, cette variabilité fait que toute prévision concernant le remplissage du cratère débouche sur une simple estimation approximative.

Fontaine de lave jaillissant de la seule bouche nord lors de l’Épisode 51 (Image webcam)

Un autre facteur important à prendre en compte est l’altitude des bouches éruptives au sein du cratère de l’Halemaʻumaʻu dont le plancher se trouve 65 mètres plus bas que la lèvre du cratère.
Si les bouches venaient à dépasser en hauteur la lèvre du cratère, la lave pourrait s’écouler vers le sud-ouest, à l’intérieur du Parc national des volcans d’Hawaï, sans toutefois représenter une menace pour les zones habitées.
Pour répondre simplement à la question de savoir si la lave débordera de la caldeira, il faut considérer la durée de l’éruption, le débit effusif au fil du temps et la manière dont la lave s’accumule autour des bouches éruptives. Pas facile de faire une prévision fiable ! Bien que rien n’indique pour l’instant un changement dans cette éruption, l’évolution de l’activité éruptive du Kīlauea dans son ensemble entre également en ligne de compte. Le déclenchement d’une nouvelle éruption ailleurs sur le volcan reste toujours une possibilité.

Carte montrant la physionomie actuelle de la caldeira sommitale du Kilauea

Source : HVO.

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Halema’uma’u Crater at the summit of Kiluea has much changed in the past years. More than 50 episodes have been observed during the current Kilauea eruption since December 23, 2024, within Halema’uma’u Crater. Huge volumes of lava have poured onto the crater floor. During Episode 51, the volume of erupted lava was estimated at 5.1 million cubic meters which covered about 50% of the crater floor. One can wonder whether all the lava emitted during the different episodes, with more to come, could fill Halema’uma’u Crater. The HVO’s answer says it is difficult to give an accurate answer.

The Observatory explains that the topography of the summit caldera, is stepped, with a series of ledges at different elevations. The deepest part collapsed downward in 2018 ( see my posts about this event).

Volume of what was left within the caldera after the 2018 collapses was about 83 km3 and the bottom of Halemaʻumaʻu Crater settled at an elevation of 517 meters above sea level. This means the base of Halemaʻumaʻu after the 2018 collapse was 730 meters lower than Uēkahuna Bluff which is the highest point on Kilauea at an elevation of 1,247 meters.

Five eruptions within Halemaʻumaʻu between 2020 and 2023 filled in about 25% of the 2018 collapse volume, raising the crater floor by 400 meters to an elevation of 917 meters.

An additional 35% of the 2018 collapsed volume was filled in by the ongoing eruption and its lava fountains during the past 18 months, and the crater floor is an additional 90 meters higher.

However, the current eruption has filled in less depth because the 2018 collapsed area was cone shaped, so the deepest part filled the fastest during the first five eruptions after 2018 and required less volume of lava to do so.

Lava flows during the ongoing episodic eruption covered a much larger area – 4.5 km2 – and therefore accrue thickness more slowly.

A total of 60% of the 2018 collapsed volume has been filled in, raising the crater floor by 490 meters. Assuming the ongoing summit eruption continues at the same rate is has during the past year – 0.16 km3 – for the next year and a half, the 2018 collapse area could be almost totally filled by early 2028.

Once the 2018 collapsed area fills in, lava will flow onto the east part of the main caldera floor.

The last time lava flowed here was more than 50 years ago (July 1974) when a series of fissures opened on the south caldera rim and floor.

The volume required to fill the main caldera is difficult to calculate because it is topographically “breached” to the southwest, meaning lava will spill out this way before reaching the taller rim on the north side. But since effusive volcanoes always deposit more lava closer to its sources, they build up shields that eventually overcome the local topography.

In any case, at least another 0.91 km3 is required to fill the caldera, which at current rates would take an additional 5 years.

However, fountaining episodes at the summit have also demonstrated, eruption rates vary with time. Some episodes erupted more lava than others, particularly those during which the north and south vents produce fountains. Other episodes, with only one vent erupting at a lower height, produce less lava. This variability makes all filling forecasts very rough estimates.

Another important factor to consider is the elevation of the vents within Halemaʻumaʻu, which remain 65 meters lower than the crater rim.

If the vents grow above the crater rim, this also could send lava downslope to the southwest within Hawai’i Volcanoes National Park, where it would pose no threat to communities.

The easiest answer to the question of whether lava will flow out of the caldera is that it depends on how long this eruption continues, what rate lava erupts through time and where it builds up the area around the vents. While there is no sign of this eruption changing, it also depends on whether eruptive activity at Kilauea changes, as a new eruption beginning elsewhere is always a possibility.

Source : HVO.

Des pièces dans la Chaussée des Géants ! // Coins in the Giant’s Causeway !

On connaissait la tradition consistant à jeter des pièces dans la fontaine de Trevi, à Rome. Cette pratique ayant été interdite par les autorités locales, les touristes semblent s’être reportés sur la Chaussée des Géants, en Irlande du Nord.

Photo: C. Grandpey

Un rituel touristique consiste désormais à coincer des pièces dans les fissures des colonnes de basalte. Le problème est que ce rituel endommage ce site classé au patrimoine mondial, et géré par le National Trust.

Source : National Trust

Alors que le retrait des pièces devrait coûter plus de 30 000 livres sterling, le National Trust appelle les visiteurs à cesser cette pratique afin de protéger ce célèbre site et à respecter le principe de « ne laisser aucune trace » lors de leur visite.
Un rapport du British Geological Survey a conclu que les pièces coincées dans les joints et les fissures de la roche ont un impact néfaste sur le basalte de la Chaussée des Géants, tant sur le plan esthétique que physique. Le rapport révèle que la fracturation et la désagrégation du basalte, au niveau des zones où des pièces ont été insérées, résultent de la « délamination expansive des pièces lors de leur oxydation ». En d’autres termes, les pièces rouillent et gonflent jusqu’à atteindre trois fois leur épaisseur initiale ; elles exercent ainsi une pression considérable sur la roche environnante et provoquent son effritement. Des traces d’oxydes de cuivre, de nickel et de fer tachent également les pierres là où les pièces se corrodent. Il faut savoir que de nombreuses pièces possèdent un cœur en un métal donné, recouvert d’une fine couche d’un autre métal. Depuis 1992, les pièces britanniques dites « en cuivre » sont constituées d’un noyau en acier recouvert d’une mince couche de cuivre, tandis que les pièces de 5, 10 et 20 pence sont en acier nickelé. Lorsque la corrosion s’installe, l’acier se dégrade souvent plus rapidement et se sépare de la couche métallique extérieure. Ce phénomène de délamination provoque l’effritement du basalte. La corrosion des pièces est ici accélérée par l’exposition fréquente aux embruns salins, tandis que la composition bimétallique des pièces favorise leur dégradation rapide.

La Chaussée des Géants attire des visiteurs du monde entier ; la diversité des pièces retrouvées coincées dans les rochers témoigne de cette variété de provenances. Si la plupart des visiteurs viennent du Royaume-Uni ou de la zone euro, d’autres arrivent d’Extrême-Orient, des États-Unis ou d’ailleurs. Le National Trust, en partenariat avec le Causeway Coast and Glens Heritage Trust, a fait appel à des spécialistes pour retirer le plus grand nombre possible de pièces sur dix sites pilotes, sans causer de dommages supplémentaires. L’opération ayant été un succès, le National Trust espère que toutes les pièces restantes seront bientôt retirées et invite désormais les visiteurs à apporter leur aide en s’abstenant d’en déposer de nouvelles.

Photos: C. Grandpey

Il est à noter que les touristes pourront prendre des photos et ainsi signaler via une application dédiée les dépôts de pièces et les traces des dégâts causés. Une fois la photo prise, ils pourront ajouter de nombreuses informations, notamment le type de danger observé. Comme l’écrit le directeur du National Trust, « nous ne voulons pas forcément plus de visiteurs, mais de meilleurs visiteurs. » C’est une manière de responsabiliser les touristes tout en récoltant des données à grande échelle.
Le National Trust est une organisation caritative de conservation du patrimoine qui protège et entretient plus de 40 000 colonnes sur la Chaussée des Géants. Ce site est non seulement le premier d’Irlande du Nord à avoir été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais il bénéficie également d’autres désignations importantes, notamment celles de zone d’intérêt scientifique particulier (ASSI), de zone spéciale de conservation (ZSC) et de réserve naturelle nationale.
Si les géologues affirment que la Chaussée a été formée par une coulée de lave basaltique il y a 60 millions d’années, à l’époque de l’ouverture de l’Atlantique Nord, des légendes attribuent sa création au géant irlandais Finn McCool. Selon l’une d’elles, il aurait construit une chaussée pour traverser la mer d’Irlande et affronter son rival, le géant écossais Benandonner. Ce dernier aurait arraché la majeure partie de la chaussée pour empêcher Finn de retourner en Écosse. Une autre légende raconte que la Chaussée fut bâtie pour permettre à Finn de retrouver une jeune Écossaise dont il était épris.

À noter qu’en Écosse, l’île de Staffa est l’équivalent de la Chaussée des Géants avec en prime la célèbre grotte de Fingal…

Photos: C. Grandpey

Source : The National Trust.

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Une traduction douteuse !

La Chaussée des Géants – Giant’s Causeway en anglais – est un bel exemple d’erreur de traduction par les Français , ou d’une méconnaissance de la grammaire par les Britanniques.

D’un point de vue grammatical, le mot ‘giant’ étant au singulier, la traduction devrait être ‘La Chaussée du Géant’. De toute évidence, les traducteurs officiels se sont référés à la légende mentionnée ci-dessus qui fait intervenir deux géants et ils n’ont pas voulu faire de jaloux.

Dans ce cas, la correction grammaticale aurait été d’appeler le site ‘The Giants’ Causeway. Pour respecter la grammaire anglaise et le génitif saxon (autrefois appelé cas possessif), l’apostrophe aurait dû être placée après ne nom pluriel, et non entre le nom singulier et le s.

Beaucoup vont me dire que je cherche la petite bête. Il est vrai que quand on voit le nombre de fautes de grammaire qui jalonnent les articles de presse anglais et français aujourd’hui, l’erreur de traduction du site irlandais passe inaperçue Et puis, pour respecter le légende, il était plus logique de faire entrer en jeu les deux géants.

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One knew the tradition consisting in throwing coins in the Trevi Fountain of Rom.a. The tradition has been forbidden by local authoritis and it seems tourists are having a revenfr with the Giant’s Causeway in Northern Ireland. A ritual by tourists consists in wedging coins into the cracks in the basalt rock columns of the Causeway. The problem is that the ritual is causing damage to the World Heritage Site which is managed by the National Trust.

With removal of coins expected to cost more than £30,000, the National Trust is appealing to visitors to stop the practice to protect the famous Northern Ireland landmark and to follow advice to “leave no trace” during a visit.

A report by the British Geological Survey has concluded that the coins wedged into the joints and cracks in the rock is having a detrimental impact on the basalt rock of the Giant’s Causeway, both aesthetically and physically. The report has found that fracturing and disintegration of the basalt rock adjacent to joints and cracks into which coins have been inserted is the result of the ‘expansive delamination of the coins upon oxidation’. In other words, the coins are rusting, and expanding to three times their original thickness, which puts huge pressure on the surrounding rock causing it to crumble. Unsightly streaks of copper, nickel and iron oxides are also staining the stones where the coins are corroding. Many coins have a centre of one metal, with a thin coating of another. UK ‘copper’ coins, since 1992, have a steel core with only a thin layer of copper on the outside, while 5, 10 and 20 pence pieces are nickel-plated steel. When coins start to corrode, the steel often corrodes faster and separates from the different metal of the outer layer. This delamination causes the basalt to flake. The coins here also have accelerated corrosion because they are often soaked in saltwater spray and the mixture of metals means they break down faster.

The Giant’s Causeway attracts visitors from all over the world and the coins found wedged in the rocks show the wide range of visitors. Most are from the UK or the Euro-zone , but others are from the far east, USA or elsewhere.

The National Trust, in partnership with Causeway Coast and Glens Heritage Trust employed specialists in stone conservation to remove as many of the coins as they could without causing further damage on ten test locations. The trial was successful, so it is hoped that all the remaining coins will also soon be removed. The National Trust is now appealing to visitors to help by not adding any more. It is worth noting that tourists will now be able to take photos and use a dedicated app to report debris and signs of damage. Once a photo is taken, they can add various details, such as the type of hazard observed. As the director of the National Trust writes, « We don’t necessarily want more visitors, but better visitors. » This is a way to foster a sense of responsibility among tourists while gathering data on a large scale.

The National Trust is a conservation charity which protects and cares for more than 40,000 columns at the Giant’s Causeway, which is not only Northern Ireland’s first UNESCO World Heritage Site but benefits from a number of other important designations. They include being an Area of Special Scientific Interest, a Special Area of Conservation and a Natural Nature Reserve.

While geologists will say that the causeway was created by an outpouring of basalt lava 60 million years ago around the time the North Atlantic was opening up, there are also legends that it was formed by an Irish giant Finn McCool. In one, he created a causeway to get across the Irish Sea to face his rival, the Scottish giant Benandonner, who tore up most of the causeway to prevent Finn from getting back to Scotland. Another legend has it that the causeway was built so Finn could meet a Scottish maid he was enamoured with.

Source : The National Trust.

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A questionable translation !

The *Chaussée des Géants* in French – or « Giant’s Causeway » in English – is a good example of either a translation error by the French or a lack of grammatical understanding on the part of the British.
Grammatically speaking, since the word « giant » is singular, the translation ought to be « La Chaussée du Géant. » Clearly, the official translators were influenced by the aforementioned legend which involves two giants and didn’t want to leave anyone out.
In that case, the grammatically correct name would have been « The Giants’ Causeway. » To adhere to English grammar rules regarding the Saxon genitive (formerly known as the possessive case), the apostrophe should have been placed after the plural noun, rather than between the singular noun and the « s. »
Many might say I am splitting hairs. Admittedly, given the number of grammatical errors found in English and French press articles these days, the translation error regarding the Irish site goes largely unnoticed. Besides, to stay true to the legend, it made more sense to involve both giants.

Des drones à Vulcano (Îles Éoliennes / Sicile) // Drones at Vulcano (Aeolian Islands / Sicily)

Une équipe de chercheurs de l’Université technique de Munich (TUM) et de l’Université de Mayence s’est rendue sur l’île éolienne de Vulcano munie de drones, afin de collecter et d’analyser des échantillons de gaz émis par le volcan. La dernière éruption du Grand Cratère de Vulcano remonte à la fin du 19ème siècle, mais le volcan continue de présenter une activité de dégazage intense. Les scientifiques souhaitaient vérifier si ces appareils pouvaient mesurer les gaz afin de prédire les éruptions.

Un capteur de gaz a été installé sur un trépied, en attente de l’approche du drone. Peu après, le drone s’est positionné dans l’axe du capteur ; ce dernier émet un faisceau laser invisible qui traverse les émissions de gaz volcaniques avant d’être réfléchi par le drone et de revenir vers sa source. Le drone peut se déplacer et changer d’angle pour effectuer des mesures. L’utilisation d’un laser permet au capteur d’éviter le panache de gaz. Comme l’a expliqué un chercheur : « Notre drone vole derrière le panache et notre unité au sol ne se trouve pas non plus à l’intérieur de celui-ci. » Avec une méthode plus traditionnelle, la nature corrosive du panache nécessiterait un recalibrage constant du capteur se trouvant en son sein.

À partir des signaux renvoyés au capteur, un algorithme établit une carte de la concentration en gaz pendant les 10 ou 15 minutes que met le drone à suivre une trajectoire prédéfinie qui peut aller jusqu’à une distance de 60 mètres.

Bien que les drones soient utilisés pour la surveillance des volcans depuis une quinzaine d’années, les scientifiques cherchent désormais à mettre au point des outils de mesure des gaz toujours plus précis et sans risque.

Plus loin sur la lèvre du cratère, une autre équipe scientifique utilisait des capteurs embarqués sur un drone pour mesurer les concentrations de substances chimiques dans l’air. Le drone était équipé d’une série de capteurs mesurant les gaz, les particules et les halogènes — des éléments tels que le chlore, le brome, etc. Les chercheurs affirment que la mesure des gaz et des particules permettra de mieux comprendre l’impact des éruptions et des émissions volcaniques sur l’atmosphère. « Une autre raison est d’anticiper les éruptions volcaniques, car la composition des gaz peut varier avant qu’une éruption ne se produise. Plus la pression exercée par la lave remontant des profondeurs de la Terre vers la surface est élevée, plus la quantité de gaz libérée est importante. »

C’est la première fois que l’équipe de la TUM teste sur un volcan son système de drones, qui est opérationnel jusqu’à 3 000 mètres d’altitude. L’un des principaux atouts de ces appareils réside dans leur grande flexibilité et leur capacité à naviguer dans les zones du panache où les gaz sont plus denses, ainsi qu’à changer rapidement de direction si le panache modifie soudainement sa trajectoire. Grâce au drone, les chercheurs n’ont plus besoin de pénétrer dans la zone d’émission de gaz, une opération périlleuse nécessitant le port de masques et d’autres équipements de protection. Dans les prochains jours, les scientifiques allemands utiliseront le drone sur l’Etna, où une nouvelle éruption vient de se produire.

Source : Yahoo News.

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L’article consacré à la mission allemande sur le cratère de la Fossa de Vulcano, a attiré mon attention, car j’ai moi-même mené plusieurs campagnes d’observation sur ce volcan entre 1990 et 2000. J’ai notamment étudié l’influence de la température et de l’hygrométrie de l’air ambiant sur la densité des panaches de gaz et de vapeur.

J’ai également réalisé plusieurs campagnes de mesure de l’évolution des températures des fumerolles, tant à l’intérieur du cratère que sur sa lèvre.

Dans le cadre d’un projet d’action éducative (PAE) avec le lycée où j’enseignais, j’ai prélevé des échantillons de gaz dans des ampoules sous vide, qui ont ensuite été analysés dans un laboratoire d’Orléans.

Photos: C. Grandpey

Comme le mentionne l’article de presse, la dernière éruption du Vulcano remonte à la fin du 19ème siècle, en août 1888. J’ai consacré une note à cette éruption le 5 février 2020 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/02/05/vulcano-iles-eoliennes-sicile-leruption-de-1888/

Lors de cette éruption, de puissantes émissions de cendres, de scories et de bombes volcaniques ont été observées à quelques heures d’intervalle. Le phénomène était si caractéristique que le terme « éruption vulcanienne » a par la suite été appliqué à des activités éruptives similaires sur d’autres volcans à travers le monde. Deux phases ont été observées au cours de l’éruption, séparées par quelques semaines de calme absolu : une phase initiale, caractérisée par une activité plus intense, a duré environ trois jours, du 3 au 5 août 1888 ; la seconde phase a débuté le 18 du même mois et s’est achevée le 22 mars 1890.

 

Photo prise par Orazio Silvestri et montrant l’éruption le 20 août 1888 (Source :Libreria Trippini Sergio)

L’éruption de 1888 n’a pas constitué un événement majeur, mais l’île n’était pas encore une destination touristique à l’époque. Si un phénomène similaire devait se produire aujourd’hui en pleine saison touristique, la situation serait bien différente.

Ces dernières années, plusieurs alertes ont été lancées à Vulcano suite à une hausse des émissions de CO2 et une augmentation de la température des fumerolles. Au moment où j’écris ces lignes, la situation est revenue à la normale, mais les scientifiques italiens continuent de la surveiller étroitement. Comme me l’expliquait un jour Roberto Clocchiatti : « À Vulcano, les gaz rongent le volcan de l’intérieur. »

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A team of researchers from the Technical University of Munich (TUM) and the University of Mainz have been working on the Aeolian island of Vulcano with drones in order to collect and analyze gas samples from the volcano. The last eruption of Vulcano’sGrand Crater occurred in the late 19th century but the volcano continues to show intense degassing activity.

The scientists wanted to test whether the devices can measure gases to predict eruptions.

A gas sensor was mounted on a tripod, waiting for the drone to draw closer. Soon, the drone positioned itself along the axis of the sensor, which transmits an invisible laser beam that passes through the volcanic gas emissions before being reflected by the drone, and travelling back. The drone can move around and switch angles to take full measurements.

Using a laser allows the sensor to avoid the gas plume. Said one researcher : « Our drone flies behind the plume and also our ground unit is not in the plume. » With a more traditional method, the corrosive nature of the plume would require any sensor inside it to be constantly recalibrated.

Based on the signals sent back to the sensor, an algorithm calculates a map of gas concentration in the 10 or 15 minutes it takes for the drone to follow a predefined path at a distance of up to 60 metres.

Although drones have been used in monitoring volcanoes for about 15 years, scientists are now looking to develop gas measurement tools that are increasingly accurate and risk-free.

Further around the crater, another team of scientists was using sensors carried on a drone to measure concentrations of chemical substances in the air. The drone is equipped with a series of sensors measuring gases, particles and halogens, elements like chlorine, bromine and others. The researchers say that measuring gases and particles will allow to better understand the impact of volcanic eruptions and volcanic emissions on the atmosphere. « Another reason is to anticipate volcanic eruptions, because the gas composition can change before an eruption occurs. »

The greater the pressure exerted by lava rising from inside the Earth towards the surface, the larger the amount of gas released.

It is the first time the team from TUM has tested its drone system — which can work at altitudes up to 3,000 metres — on a volcano. One of the biggest advantages of the drone is its great flexibility and ability to move around more diluted parts of the plume and quickly switch direction if the plume suddenly changes angles.

With the drone, researchers no longer need to carefully enter the area of the gas emissions, a dangerous activity which requires the use of masks and other protection.

In the coming days, the German scientists will use the drone on Mount Etna where a new eruption has just occurred.

Source : Yahoo News.

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The article about the German mission on Vulcano’s Fossa Crater drew my attention as I performed several observation campaigns on this volcano in 1990-2000. I particularly studied the influence of temperature and hygrometry on the density of the gas and steam plumes.

I also made several campaigns to measure the evoluation of temperatures in the fumaroles, both inside the crater and on its rim. During an Educative Acrtion Project with the high school where I taught, I took gas samples in vacuum-sealed ampoules that were later analysed in a laboratory of Orleans.

As mentioned in the press article, the last eruption at Vulcano occurred in the late 19th century, in August 1888. I dedicated a post to this eruption on 5 February 2020 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/02/05/vulcano-iles-eoliennes-sicile-leruption-de-1888/

During this eruption, powerful emissions of ash, scoria, and volcanic bombs were observed at intervals of a few hours. It was so distinctive that the term « Vulcanian eruption » was subsequently applied to similar eruptive activity at other volcanoes around the world.
Two phases were observed during the eruption, separated by a few weeks of absolute calm: an initial phase, characterized by more intense activity, lasted approximately three days, from August 3 to 5, 1888; the second phase began on the 18th of that same month and ended on March 22, 1890.

The 1888 eruption was not a major event but the island was not a tourist destination by that time. Should a similar event occur during the tourist season nowadays, the problem would be much different. Several alerts were observed at Vulcano in recent years with increases in CO2 emissions and higher temperatures at the fumaroles. At the time I’m writing this post, the situation has gone back to normal but Italian scientists are closely monitoring the situation. As Roberto Clocchiatti told me one day : «  At Vulcano, the gases are eating the volcano from the inside ».