Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

La Fracture n° 8 cntinue d’alimenter une rivière le lave qui s’écoule en chenal en direction de l’océan à Kapoho. On observe toujours de petites débordements dans la partie nord du chenal, dans le secteur de Pohoiki Road. Malgré tout, la surface occupée par le champ de lave n’évolue guère. Une cinquantaine d’hectares sont toutefois venus s’ajouter dans la partie ouest, le long de la côte, depuis le 15 juin. Le front de coulée dans l’océan présente une largeur d’environ 2 km.
On continue d’observer des explosions et une forte sismicité au sommet du Kilauea où le plancher de l’Halema’uma’u continue de s’affaisser en réaction à la déflation que l’on enregistre toujours dans le zone sommitale.
Il est bon de rappeler que l’accès à la zone éruptive est interdit. D’autres personnes ont été surprises en train de prendre des photos de l’éruption et elles ont été arrêtées. Leur nombre atteint 47 depuis le début de l’éruption. En théorie, les contrevenants risquent des peines allant d’amendes de 5000 dollars à une année de prison. Deux des trois dernières personnes arrêtées ont reçu des amendes de 500 dollars et une troisième devra effectuer 50 heures de travaux d’intérêt général.
Source: HVO et presse locale.

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Fissure 8 lava fountains continue to feed lava into the channel that flows to the ocean at Kapoho. Small overflows are observed on the north side of the channel near Pohoiki Road, with one breakout spreading slowly beyond the flow boundary. However, the size and shape of the flow field is virtually unchanged upslope, but an additional 50 hectacres have been added to the western margin of the flow in the coastal area since June 15th. The overall width of the flow boundary at the coast is about 2.5 kilometres across. .
Gas and ash emission from a small subsurface explosions are still observed at Kilauea’s summit, while inward slumping of the rim and walls of Halema’uma’u continues in response to ongoing subsidence at the summit.

More people have been arrested for breaking into the restricted area of the eruption site. In all, the number of citations issued since the eruption began in early May reaches 47. People who are caught in a closed area risk penalties with fines of up to $5,000 and a year in jail. Last week two people cited at Lava Tree State Park were fined $500 each and the third person will serve 50 hours of community service in lieu of a fine.
Source: HVO and local newspapers.

Dernière carte des coulées de lave (Source: USGS / HVO)

Si l’Öræfajökull (Islande) entrait en éruption… // If Öræfajökull erupted in Iceland…

L’Öræfajökull est un volcan sous-glaciaire dans le sud-est de l’Islande. Il est entré deux fois en éruption dans les temps historiques, en 1362 et en 1728. L’éruption en 1362 a provoqué la destruction d’une région connue sous le nom de Litla-Hérað et la cendre volcanique a atteint l’Europe occidentale. Plus de 40 ans se sont écoulés avant que les gens s’installent à nouveau dans la région connue aujourd’hui sous le nom d’Öræfi, ou terre désertique.
Il n’y a actuellement aucun signe qu’une éruption est imminente, mais il y a une dizaine de mois, un regain d’activité a été observé au niveau de l’Öræfajökull. Une hausse de la sismicité a été détectée, ainsi que le creusement d’une dépression à la surface de la glace dans la caldeira, et la présence dans une rivière glaciaire de gaz provenant d’une activité géothermale. À cette époque, on a considéré que l’activité sous l’Öræfajökull était en hausse par rapport aux décennies précédentes.
Selon le Met Office islandais, l’activité sismique  sous l’Öræfajökull a diminué et s’est stabilisée au cours des derniers mois. Les mesures hydrologiques et géochimiques montrent des valeurs stables. Des mesures effectuées à la fin du mois de mars ont indiqué que la production de chaleur due à l’acticité géothermale sous la caldeira avait considérablement diminué. Au final, il n’y a aucun signe d’une éruption imminente.
Toutefois, si une éruption majeure devait se produire sur l’Öræfajökull, elle pourrait paralyser le trafic aérien en Europe pendant plusieurs jours. Tout le monde a encore en tête l’éruption de l’Eyjafjallajökull en avril 2010. Elle a bloqué le trafic aérien en Europe pendant plusieurs jours et a empêché des millions de passagers d’atteindre leur destination. L’éruption a causé la plus grande perturbation du trafic aérien depuis la Seconde Guerre mondiale et entraîné des pertes estimées à 5 milliards de dollars avec plus de 100 000 vols annulés.

Un groupe de chercheurs de l’Université d’Islande a établi deux scénarios d’éruption pour l’Öræfajökull en se basant sur des événements historiques, afin de prévoir les impacts possibles d’éruptions plus importantes que celles survenues sur l’Eyjafjallajökull. Les deux scénarios ont été modélisés en s’appuyant sur les conditions météorologiques de l’éruption de 2010. Le modèle NAME, modèle de dispersion de la cendre mis au point par le VAAC (Volcanic Ash Advisory Centre) de Londres, a été utilisé pour simuler les nuages ​​de cendre dans les deux scénarios.
1) Le premier scénario décrit des éruptions à répétition de l’Eyjafjallajökull avec un volume de cendre similaire à celui de 2010, mais suppose que la durée totale de l’éruption est de six mois, soit quatre fois plus longue qu’en 2010. Des éruptions de cette durée sont possibles, comme l’a montré la dernière éruption dans l’Holuhraun qui a débuté à la fin de l’été 2014 et s’est poursuivie pendant six mois. Un tel scénario aurait principalement un impact sur le trafic aérien à basse altitude et affecterait essentiellement les décollages et les atterrissages.

2) Le deuxième scénario décrit une éruption de l’Öræfajökull en se basant sur l’éruption de 1362, l’une des plus grandes éruptions en Islande depuis l’arrivée des premiers colons. Le scénario propose une importante émission de cendre sur une période assez courte. Il montre qu’une émission de cendre d’une telle ampleur paralyserait le trafic aérien en Europe, affecterait les vols à toutes les altitudes et interromprait tout le trafic pendant plusieurs jours. Les effets de l’éruption dans ce scénario pourraient même atteindre l’Atlantique Nord où elle affecterait également le trafic maritime, comme pendant l’éruption de 1362: A cette époque l’éruption a provoqué l’accumulation d’une épaisse couche de pierre ponce à la surface de l’océan. Un événement de ce genre de nos jours pourrait nuire au trafic maritime et à la pêche.

L’étude sur une possible éruption de l’Öræfajökull montre que «l’infrastructure de gestion des risques qui s’appuie sur les événements de 2010 peut donner une fausse impression de sécurité à l’industrie aéronautique et à d’autres secteurs. […] Des années après cet événement très perturbateur, le manque de sensibilisation au risque d’éruptions accompagnées de cendre volcanique en Europe est flagrant et est en partie dû à des lacunes dans l’échange d’informations entre les différents secteurs. Un plan alternatif est nécessaire. Lorsque les aéronefs ne peuvent pas décoller, le transport des passagers et des marchandises doit être transféré vers les routes, les voies ferrées et les voies maritimes afin de réduire les problèmes et les pertes économiques. Un effort commun des différents secteurs est nécessaire pour anticiper les problèmes et pour établir des plans d’urgence alternatifs.  »
Source: Iceland Review.

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Öræfajökull is an ice-covered volcano in South East Iceland. It has erupted twice in historical times, in 1362 and in 1728.  The eruption in 1362 caused the distruction of a district known as Litla-Hérað and volcanic ash travelled as far as to western Europe. More than 40 years passed before people settled in the area now known as Öræfi which means wasteland.

There are no signs of an imminent eruption, but about ten months ago some unrest was detected in Öræfajökull. Elevated seismicity was detected, as well as the development of a depression in the ice surface within the caldera, and the presence of geothermal gases from a glacial river. At that time, geothermal activity beneath Öræfajökull was assessed to be high relative to previous decades.

According to the Iceland Met Office, seismic activity at Öræfajökull has declined and been stable over the past months. Hydrological and geochemical measurements show stable values. Measurements in late March indicated that the geothermal heat output beneath the cauldron had diminished significantly. On the whole, there are no signs of an imminent eruption.

If a major eruption were to occur in Öræfajökull, this could paralyse all air traffic across Europe for days on end. Everybody has in mind the Eyjafjallajökull eruption in April 2010 which wreaked international havoc. It halted air traffic in Europe for several days and prevented millions of passengers from reaching their destinations. The eruption led to the greatest disruption of air traffic since World War II and caused an estimated worldwide loss of 5 billion dollars with over 100,000 flights cancelled.

A research group at the University of Iceland has formulated two eruption scenarios for Öræfajökull based on historical events to predict possible impacts of eruptions larger than the one that occurred in Eyjafjallajökull. Both scenarios were modelled around the weather conditions from the 2010 eruption. The NAME model, an ash dispersion model used by the London Volcanic Ash Advisory Centre (VAAC), was used to simulate the ash clouds in the eruption scenarios.

1) The first scenario describes recurring eruptions of the Eyjafjallajökull volcano with an ash volume similar to the event in 2010, but assumes a total eruption time of six months, four times longer than in 2010. Eruptions of this duration are feasible, like during the recent eruption in Holuhraun which began in late summer 2014 and continued for six months. This scenario would mostly impact air traffic at low altitudes, affecting take-offs and landings.  2) 2) The second scenario, an eruption in Öræfajökull, is based on the volcano’s eruption in 1362, one of the largest eruptions in Iceland since the settlement. It describes a large ash emission over a rather short period of time. It reveals that such an enormous ash eruption would paralyse air traffic in Europe, affect flights at all altitudes and halt all air traffic for several days. The effects of the eruption in this scenario could even reach across the North Atlantic. Not only would such an eruption affect air traffic, it would also impact maritime traffic, as indicated by records from the 1362 eruption: the eruption caused a thick layer of pumice to collect on the surface of the ocean. An event of this kind today could hinder shipping traffic and fishing.

According to the study about a possible Öræfajökull eruption, “the risk management infrastructure that is based on the parameters of the events in 2010 can provide a false sense of security to the aviation industry and to other sectors. […] Years after the highly disruptive event, the lack of risk awareness of volcanic ash eruptions in Europe is remarkable and is partly due to gaps in information exchange between sectors. An alternative plan is needed. When aircraft cannot take off, the transportation of passengers and goods needs to be transferred to roads, rail and sea passages to reduce inconvenience and economic loss. A call for a communal effort of different sectors is needed in anticipation of what lies ahead and for establishing alternative contingency plans.”

Source: Iceland Review.

Modélisation de la dispersion de cendre pour l’EyjafjallaJôkull et pour l’Öræfajökull (Source: Université d’Islande)

Guatemala & Hawaii: Mort et destruction // Death and destruction

Au Guatemala, les autorités ont mis fin à la recherche des personnes ensevelies par l’éruption du Fuego il y a deux semaines. Les recherches ont été suspendues à San Miguel Los Lotes et El Rodeo car la zone est « inhabitable » et à haut risque. Des pompiers volontaires continuent de chercher deux collègues disparus dans le département de Sacatepequez. Les autorités indiquent qu’il y a 110 décès confirmés suite à l’éruption du 3 juin et 197 personnes sont portées disparues.
L’INSIVUMEH indique que le volcan continue de gronder et émet des colonnes de cendre pouvant atteindre 5 km d’altitude.
12 refuges sont opérationnels dans la ville d’Escuintla où ils accueillent près de 2 800 personnes dont les maisons ont été recouvertes par la cendre, tandis que plus de 770 personnes sont hébergées dans des abris dans les environs.

Sur la Grande Ile d’Hawaii, de grandes quantités de lave continuent de sortir de la Fracture n° 8 et se dirigent vers l’océan où elles génèrent un volumineux panache de brume volcanique qui a envahi une grande partie de l’île au cours des dernières heures. Selon la Protection Civile, la lave a détruit 533 maisons. Un centre d’aide à la population sinistrée, situé dans le gymnase d’un lycée, ainsi que deux centre d’hébergement sont ouverts au public.
Des événements explosifs se produisent régulièrement au sommet du Kilauea et entraînent une sismicité élevée. Un événement de magnitude M 5.3 a encore été enregistré le 17 juin au matin. La déflation du sommet provoque l’affaissement de la lèvre et des parois de l’Halema’uma’u.

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In Guatemala, authorities have ended the search for people buried by the eruption of Fuego Volcano two weeks ago. Searches have been suspended in San Miguel Los Lotes and El Rodeo because the area is « uninhabitable » and high risk. Volunteer firefighters continue to look for two missing colleagues in the Sacatepequez department. Officials say there are 110 confirmed deaths from the June 3 eruption while 197 people are listed as missing.
INSIVUMEH indicates that the volcano is still rumbling, shooting columns of ash nearly 5 kilometres into the sky.

12 shelters are operational in the town of Escuintla for nearly 2,800 people displaced from homes that were swallowed by ash and dirt, while more than 770 people are staying in shelters in nearby areas.

On Hawaii Big Island, lava is still profusely coming out of Fissure 8 and flowing down to the ocean, generating a voluminous plume of volcanic haze that invaded a large area of the island in the past hours. According to the Civil Defense, lava has also destroyed 533 homes. A disaster recovery center, located inside a high school gym, and two shelters are open to the public.

Explosive events occur regularly at the summit with elevated seismicity. An M 5.3 earthquake was still recorded on June 17th in the morning. The subsidence at the summit is causing the rim and walls of Halema‘uma‘u to slump inward.

L’éruption du Fuego (Crédit photo: CONRED)

Fontaines de lave dans la Fracture n° 8 (Crédit photo: USGS)

Kilauea (Hawaii) : Les premières heures de l’éruption // The first hours of the eruption

Alors que la lave continue de couler dans la Lower East Rift Zone du Kilauea, il est intéressant, au travers des images diffusées par l’USGS/HVO, de s’attarder sur les premiers moments de l’éruption.

Cela faisait plusieurs mois que l’on observait une inflation générale de la zone sommitale du Kilauea. Le niveau de la lave était relativement haut dans l’Overlook Crater de l’Halema’uma’u, ainsi que dans celui qui mijotait dans la partie ouest du cratère du Pu’uO’o. Des débordements se produisaient, comme ceux de la fin avril dans l’Halema’uma’u.

 

A noter que depuis plusieurs semaines, l’activité de la coulée 61g avait considérablement diminué et se limitait à quelques bouches éphémères dans la partie haute du champ de lave, à proximité du Pu’uO’o.

Le 27 avril, on constate la fin du débordement de l’Overlook Crater où le niveau du lac chute d’une quinzaine de mètres sous la lèvre du cratère.

Le bulletin du 1er mai du HVO indique que la situation est en train d’évoluer radicalement. Une intrusion a débuté le 30 avril dans l’East Rift Zone, depuis le Pu’uO’o jusqu’à la Highway 130. Dans le même temps, le plancher du Pu’uO’o, s’est effondré, phénomène logique puisque la lave s’est évacuée.

 

Les photos du HVO montrent les fractures ouvertes par l’intrusion magmatique, avec des débordements par endroit. Le système de fractures semble plein à ras bord. La sismicité est élevée dans la région. Le HVO met en garde la population du District de Puna sur de possibles émissions de lave dans la région.

 

Dans le même temps, le lac de lave de l’Overlook Crater ne montre aucune réaction significative à la situation dans l’East Rift Zone et maintient un niveau constant.

Dans son bulletin du 2 mai, le HVO indique que la sismicité reste élevée, avec un risque de sorties de lave dans l’East Rift Zone. Des fractures sont apparues sur certaines routes.

Au sommet, le lac de lave ne réagit toujours pas.

Le 3 mai, on observe une baisse de la sismicité dans l’East Rift Zone, avec ralentissement de la migration des événements vers la partie orientale de la zone de rift.

Au sommet, le lac de lave dans l’Overlook Crater commence à baisser sérieusement et chute d’une trentaine de mètres en 24 heures.

La sismicité reste élevée sur le Pu’uo’o, où se produit bientôt un effondrement du plancher, avec un séisme de M 5 et d’impressionnants panaches de cendre rougeâtre.

 

Le 4 mai, le HVO annonce le début officiel de l’éruption qui a débuté en fin d’après-midi le 3 mai dans les Leilani Estates où au moins trois fractures se sont ouvertes avec des projections et de petites coulées de lave.

 

Le sommet connaît une phase de déflation qui accompagne la baisse de niveau du lac de lave.

Le 5 mai, le HVO confirme la chute de la lave dans l’Halema’uma’u où des effondrements des parois se sont produits, générant des panaches de cendre.

Dans l’East Rift Zone, ouverture de nouvelles fractures. C’est le début de l’éruption qui continue toujours plus d’un mois plus tard avec les dégâts que l’on sait.

 

Dans les jours qui ont suivi, le lac de lave sommital a complètement disparu.

 

Le début de l’éruption donne l’impression que la première lave qui a provoqué l’intrusion dans l’East Rift Zone était celle stockée sous le Pu’uO’o. Ensuite, la lave du lac sommital semble avoir pris le relais. C’est probablement elle qui alimente aujourd’hui la Fracture n° 8 où l’on observe l’activité de fontaines de lave. Je pense qu’en ce moment, c’est le réservoir sommital du Kilauea qui fournit la lave et est peut-être en train de se vider tandis que le Pu’uO’o n’intervient plus dans l’éruption. Celle qui avait débuté le 3 janvier 1983 est, selon moi, bel et bien terminée.

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While lava is still flowing in Kilauea’s Lower East Rift Zone, it is interesting, through images released by USGS/HVO, to dwell on the first moments of the eruption.
A general inflation of Kilauea’s summit area had been for several months. The level of lava was relatively high in Halema’uma’u Overlook Crater, as well as in the smaller lake that was simmering in the western part of the Pu’uO’o crater. Overflows occurred in late April in Halema’uma’u (see photo above)
It should be noted that for several weeks, the activity of the 61g lava flow had decreased considerably and was limited to a few outbreaks in the upper part of the lava field, near Pu’uO’o.
On April 27th , the overflow stopped in the Overlook Crater and the level of the lake dropped about fifteen metres beneath the crater rim.
The May 1st  HVO report indicated that the situation was changing dramatically. An intrusion began on April 30th in the East Rift Zone, from Pu’uO’o down to Highway 130. At the same time, the floor of Pu’uO’o, collapsed, a logical phenomenon since the lava had evacuated. (see photo above).
The HVO photos show that fissures opened during the magma intrusion, with overflows in places. The fissure system seems full to the brim. Seismicity is high in the region. HVO warns the people of Puna District about possible lava emissions in the region. (see photo above)
At the same time, the lava lake in the Overlook Crater showed no significant response to the situation in the East Rift Zone and maintained a constant level.
In its May 2nd bulletin, HVO reported that seismicity remained elevated, with a risk of lava flows in the East Rift Zone. Fissures had opened on some roads.
At the summit, the lava lake still did not react.
On May 3rd, there was a drop in seismicity that slowed its migration toward the eastern part of the rift zone.
At the summit, the lava lake in the Overlook Crater began to drop significantly and dropped by about 30 metres in 24 hours.
Seismicity remained high on Pu’uo’o where a collapse of the floor soon occurred, with an M 5 earthquake and impressive plumes of reddish ash. (see photo above)
On May 4th, HVO announced the official start of the eruption which began in the late afternoon on May 3rd in the Leilani Estates where at least three fissures opened with projections and small lava flows (see photo above)..
The summit experienced an episode of deflation that accompanied the drop of the lava lake.
On May 5th, HVO confirmed the drop of lava in Halema’uma’u where collapses of the walls occurred, generating ash plumes.
New fissures opened along the East Rift Zone. This was the beginning of the eruption that continues a month later with the damage that I mentioned in my different posts. (see photo above).
In the days that followed, the summit lava lake completely disappeared (see photo above).

This situation gives the impression that the first lava that caused the intrusion into the East Rift Zone was the one stored under Pu’uO’o. Then the lava from the summit lake seems to have taken over. It is probably this lava that feeds today Fissure n° 8. I think that at this moment, it is Kilauea’s shallow magma chamber which is emptying and that Pu’uO’o no longer intervenes in the eruption. The one that started on January 3rd, 1983 is, in my opinion, definitely over.