Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique à travers le monde:

Le 30 mai 2019, une fissure s’est ouverte à la base nord du Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE) de l’Etna (Sicile / Italie), à environ 3 150 m d’altitude. La fissure a provoqué des explosions stromboliennes et une coulée de lave qui a progressé vers la paroi occidentale de la Valle del Bove. Après quelques dizaines de minutes, la lavel atteint 2 050 m d’altitude près d Monte Simone. Elle avait alors 2 km de longueur. Deux fissures se sont ouvertes quelques heures plus tard à la base SE du NCSE à une altitude d’environ 3 050 m, chacune produisant des coulées de lave qui ont convergé et longé la paroi ouest de la Valle del Bove en direction de Serra Giannicola Grande, en recouvrant partiellement les coulées de lave de 2018. La coulée a atteint 2 260 m d’altitude. L’activité fissurale s’est accompagnée d’émissions de cendres qui étaient intenses au début, mais qui ont diminué par la suite et cessé tard dans la soirée. La coulée de lave a atteint le fond de la Valle del Bove aux premières heures du 31 mai. Elle avait alors une longueur d’environ 3 km.
La lave continuait d’être émise par les deux fissures lors d’une inspection visuelle le matin du 1er juin et un phénomène de spattering était observé sur une fissure à la base SE de NCSE. À 19 h 30, la coulée de lave à la base N du cratère n’était plus alimentée et refroidissait. Lors d’une inspection du site éruptif le 2 juin, des volcanologues ont confirmé l’activité explosive sur une portion de la fissure à 2 850 m d’altitude et la poursuite de l’émission de lave. La lave avançait le long de la paroi ouest de la Valle del Bove en recouvrant les écoulements des jours précédents.
Source: INGV.

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L’Alaska Volcano Observatory indique qu’une petite éruption phréatique a été détectée à 21h40 (heure locale) le 1er juin 2019 sur le Great Sitkin (Iles Aléoutiennes / Alaska) au vu des données sismiques locales. Aucun autrevsignal n’a été observé dans les données infrasoniques locales ou les observations satellitaires, mais la couverture nuageuse était dense. Une hausse de activité sismique a été observée juste avant et après l’événement. Suite à cette activité, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune.
Le Great Sitkin est contrôlé à l’aide d’un réseau sismique local en temps réel, ce qui permet à l’AVO de détecter les changements d’activité susceptibles de déboucher sur une éruption.

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Une séquence éruptive sur le Merapi (Indonésie) a généré un panache de cendre qui est monté à 3 700 mètres d’altitude le 3 juin 2019. Le volcan a déjà émis 72 colonnes de cendre depuis son entrée dans une nouvelle phase éruptive le 29 janvier 2019. Il est demandé à la population de rester à l’extérieur la zone d’exclusion de 3 km.
Les volcanologues indonésiens craignent que l’effondrement du dôme de lave du Merapi déclenche une avalanche de 458 000 mètres cubes de matériaux qui dévéleraient le lit de la rivière Gendol sur 3 kilomètres.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 sur une échelle de 4. Une zone d’exclusion de 3 km de rayon du cratère reste en place autour du volcan.

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On attend toujours une éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion), mais la magma ne semble pas pressé de percer la surface. Le volcan continue de gonfler mais la sismicité a décru ces derniers jours. Les émissions de CO2 sont en hausse.

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Dans son dernier bulletin, l’IGP indique qie l’activité du Sabancaya (Pérou) reste à un niveau modéré On enregistre en moyenne une vingtaine d’explosions par jour. Les panaches de cendre montent jusqu’à environ 3,5 km de hzuteur au-dessus du cratère.

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De fortes explosions ont eu lieu sur le Popocatepetl (Mexique) le 3 juin 2019 à 14h19 et à 14h47 (heure locale). Elles ont généré des colonnes de cendres qui sont montées jusqu’à 11 km au dessus du niveau de la mer. Des retombées de cendre était prévues dans de nombreuses localités. Le niveau d’alerte reste à Jaune, Phase deux.
Source: CENAPRED.
Les explosions sont probablement causées par la désintégration du dôme de lave dans le cratère sous la pression des gaz. Il serait intéressant de voir de nouvelles photos du cratère afin de se endre compte si le dôme de lave a beaucoup grandi. Tant qu’il restera comme sur les dernières photos, il n’y aura aucun danger pour les zones peuplées, à l’exception des retombées de cendre très désagréables.

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Voici un autre exemple de la situation environnementale catastrophique de notre planète. En 2018, l’éruption du Kilauea a envoyé d’énormes quantités de lave dans la Lower East Rift Zone, et détruit au passage plus de 700 maisons en se dirigeant vers la mer. En se jetant dans l’Océan Pacifique, la lave a ajouté plusieurs hectares de terre à la Grande île et a presque réduit à néant la rampe de mise à l’eau de Pohoiki. Maintenant, à la place de la rampe de mise à l’eau, il y a une belle plage de sable noir de 300 mètres de longueur qui s’est formée lorsque la lave chaudeest entrée dans l’océan froid, et a été pulvérisée en une multitude de grains de sable sombres.Cependant, cette nouvelle plage vierge n’est pas restée vierge pendant très longtemps! Un biologiste marin de l’Université d’Hawaï à Hilo a mesuré l’infiltration de microplastiques sur quelques plages de la Grande île. Il a découvert que Pohoiki était victime de pollution plastique, au même titre que des plages moins récentes comme Hapuna et Hilo Bay…
Source: SunHerald.

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A partir du 1er juillet 2019, les touristes qui visitent les Iles Eoliennes devront payer un droit d’entrée (il s’agit en fait d’une taxe) de 5 euros avant d’accéder au sommet du Stromboli et de la Fossa di Vulcano. Avec l’argent ainsi récolté, de meilleurs sevices pourront être proposés, ce qui évitera la surcharge d’un trop grand nombre de visiteurs sur les sommets de ces deux magnifiques sites naturels.
Cette décision a forcément ses partisans et ses détracteurs, mais il ne fait guère de doute que les touristes désireux de visiter les deux volcans accepteront de mettre la main au porte-monnaie. En fait, c’est un peu comme acheter un billet d’entrée dans un musée et il faut bien reconnaître que les Iles Eoliennes sont un grand musée à ciel ouvert. De la même façon, il existe de nombreux projets pour relancer le tourisme environnemental dans les îles, comme la reconstruction des anciens chemins d’Alicudi. Récemment, la Calabre a proposé à l’UNESCO de faire entrer au patrimoine mondial le coucher de soleil sur le Stromboli, spectacle unique vu depuis certaines parties de la péninsule. Dans le même ordre d’idée, un guide de randonnée qui travaille dans les îles Éoliennes a mis sur pied une série d’excursions destinées à admirer les couchers de soleil dans certaines îles les plus sauvages comme Alicudi, Filicudi et Salina.
Source: Sicilia Weekend.

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Here is some new of volcanic activity around the world.

On May 30th, 2019, a fissure opened at the N base of Mount Etna’s New South-East Crater (NSEC) at about 3,150 m elevation. The fissure produced strombolian explosions and a lava flow that advanced towards the western wall of the Valle del Bove. After a few tens of minutes,it reached 2,050 m elevation near Monte Simone. The flow was 2 km in length. Two fissures opened a few hours later at the SE base of NSEC at an elevation of about 3,050 m, each producing lava flows that converged and traveled along the western wall of the Valle del Bove towards Serra Giannicola Grande, partially covering the 2018 lava flows. The flow reached 2,260 m elevation. The fissure activity was accompanied by ash emissions which were intense starting at the beginning but then decreased and almost stopped late in the evening. The lava flow reached the bottom of the valley in the early hours of May 31st and had a length of about 3 km.
Lava continued to effuse from both fissures during a visual inspection in the morning of June 1st and vigorous spatter was occurring at a fissure on the SE base of NSEC. By 19:30 the lava flow from the N base was no longer being fed and was cooling. During a visual inspection of the eruption site on June 2nd, volcanologists confirmed explosive activity at a fissure segment at 2,850 m and continuing lava effusion. The lava travelled along the western wall of the Valle del Bove, overlapping flows from previous days.
Source: INGV.

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The Alaska Volcano Observatory indicates that a small steam explosion was detected at 21:40 (local time) on June 1st, 2019 at Great Sitkin Volcano (Aleutians / Alaska)in the local seismic data. No corresponding signal was seen in regional infrasound data or satellite observations. Low-level seismic activity was elevated just before and after the event. In response to this activity, AVO raised the aviation colour code to Yellow.
Great Sitkin is monitored with a local real-time seismic network, which allows AVO to detect changes in activity likely to lead to an eruption.

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An eruption at Mount Merapi (Indonesia) produced an ash column up to 3 700 metres above sea level on June 3rd, 2019. The volcano had emitted 72 ash columns since it entered a new effusive eruption phase on January 29th, 2019. Residents are warned to remain outside the 3 km exclusion zone.
Indonesian volcanologists fear that the collapse of Mt Merapi’s lava dome might trigger an avalanche of 458 000 cubic metres that would travel over 3 km down the Gendol River..
The volcanic alerte level remains at 2 on a scale of 4. A 3-kilometre radius exclusion zone from the crater remains in place..

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We are still waiting for an eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island), but the magma shows no hurry to pierce the surface. The volcano is still inflating but seismicity has decreased in the past days. CO2 emissiosns are rising.

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In its latest update, IGP ndicates that activity at Sabancaya (Peru) maintains moderate levels. An average of about 20 explosions is recorded every day, with ash plumes rising about 3.5 km above the crater.

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Strong explosions took place at Popocatepetl (Mexico) at 14:19 and 14:47 (local time) on June 3rd, 2019. They generated ash columns up 11 km above sea level. Ashfall was expected in many municipalities.The alert level remains at Yellow, Phase Two.
Source: CENAPRED.
The explosions rae probably caused by the disintegration of the lava dome within the crater under the pressure of the gases. It wold be interesting to see new photos of the crater in order to see if the lava dome as grown. As long as it remains like in the last photos, there will be no danger to populated areas, except the very unpleasant ashfall.

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Here is another example of the disastrous environmental state of our planet. In 2018, the eruption of the Kilauea volcano sent huge amounts of lava in the Lower East Rift Zone, destroying more than 700 homes on its way to the sea. While flowing into the pacific Ocean, lava added more acre to the Big island and nearly detroyed the Pohoiki boat ramp. Now, at the place the the boat ramp, there is a nice new 300-metre black sand beach which formed when hot lava flowing into the cold ocean exploded, leaving dark grains of sand in its wake.However, that pristine new beach has not been pristine for a long time! A marine science student at the University of Hawaii in Hilo has measured the infiltration of microplastics on a handful of beaches across the Big Island. He found that Pohoiki is already littered with plastic pollution, just like the older Hapuna and Hilo Bay beaches…
Source: SunHerald.

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From July 1st, 2019, tourists visiting the Aeolian Islands will have to pay an entrance fee (it is actually a tax) of 5 euros before reaching the summits of Stromboli and Fossa di Vulcano . With the money raised, better sevices can be proposed, which will avoid the overload of too many visitors on the summits of these two beautiful natural sites.
This decision necessarily has its supporters and detractors, but there is little doubt that tourists wishing to visit the two volcanoes will agree to put their hands in the wallet. In fact, it’s a bit like buying a ticket to a museum and you have to admit that the Aeolian Islands are a big open-air museum. In the same way, there are many projects to revive environmental tourism in the islands, such as the reconstruction of Alicudi’s old lanes. Recently, Calabria proposed to UNESCO to bring the world heritage sunset on Stromboli, a unique show seen from some parts of the peninsula. In the same vein, a hiking guide who works in the Aeolian Islands has set up a series of excursions to admire the sunsets in some of the wildest islands like Alicudi, Filicudi and Salina.
Source: Sicilia Weekend.

  Great Sitkin Volcano (Crédit photo: AVO)

Impacts des éruptions volcaniques sur la formation des ouragans // Impact of volcanic eruptions on the formation of hurricanes

On peut lire sur le site web de The Weather Network un article très intéressant sur l’impact des éruptions volcaniques sur la formation des ouragans. Jusqu’à une étude récente, les scientifiques ne savaient pas exactement comment les deux phénomènes naturels interagissaient.
L’étude, dirigée par des chercheurs de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université Columbia, montre pour la première fois dans quelle mesure les grandes éruptions volcaniques ont non seulement un impact immédiat sur la saison des cyclones tropicaux, mais également sur les années suivantes.
Il a fallu pas mal de temps aux chercheurs pour établir le lien entre les deux phénomènes naturels. En effet, la plupart des éruptions majeures de l’histoire récente se sont produites simultanément avec des événements El Niño ou La Niña (l’oscillation australe El Niño ou ENSO) qui ont eux-mêmes un impact sur les saisons cycloniques tropicales à travers le monde.
Cette étude, basée sur des simulations de dernière génération, s’est efforcée d’étudier les événements éruptifs majeurs indépendamment de tout impact ENSO, et les chercheurs ont réussi a obtenir un schéma très révélateur. Ils ont découvert que des éruptions importantes dans les hémisphères nord et sud avaient pour effet d’éloigner la zone de convergence intertropicale (ZCIT) de sa position habituelle – plus loin dans l’hémisphère sud en cas d’éruption de l’hémisphère nord et inversement, lors d’une éruption. au sud de l’équateur.
La ZCIT est la bande proche de l’équateur où convergent les alizés. Elle a été baptisée «pot au noir» par les marins parce que les vents à la surface de l’océan sont calmes à ce point de convergence. Cette région joue un rôle clé dans la formation de cyclones tropicaux lorsque la frontière se déplace vers le nord ou vers le sud au niveau du « pot au noir », et se dirige vers des régions plus propices au développement de cyclones, qu’il s’agisse d’ouragans pour l’Atlantique ou de typhons pour le Pacifique.
Une puissante éruption dans les régions tropicales de l’hémisphère nord entraîne un déplacement de la zone de convergence intertropicale vers le sud. Cela se traduit par une augmentation de l’activité des ouragans entre l’équateur et la latitude 10º N et une diminution plus au nord. Le déplacement de la zone vers le sud a d’autres effets dans l’hémisphère sud, car cela entraîne une baisse de l’activité sur les côtes australiennes, indonésiennes et tanzaniennes, tandis que Madagascar et le Mozambique connaissent une augmentation. En bref, une éruption majeure dans l’hémisphère nord pousse la ZCIT vers le sud et les ouragans font de même. L’inverse est également vrai. Les chercheurs ont remarqué que les effets ont persisté pendant quatre ans après l’éruption, ce qui signifie que même après que le volcan se soit calmé, la saison cyclonique tropicale reste perturbée.
Si l’on considère que les cyclones tropicaux provoquent des dizaines de milliards de dollars de dégâts chaque année, l’amélioration des prévisions est essentielle pour atténuer les conséquences des prochaines catastrophes. Si les chercheurs parviennent à mieux comprendre les différents paramètres qui déterminent l’évolution des tempêtes – qu’il s’agisse des éruptions volcaniques ou des événements El Niño – les prévisions s’en trouveront forcément améliorées. .
Source: The Weather Network, PNAS.

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One can read on the website of The Weather Network a very intersting article about the impact of volcanic eruptions on the formation of hurricanes. Until a recent study, scientists were not sure how the two interacted.

The study, led by researchers at The University of Quebec in Montreal and Columbia University, shows for the first time how large volcanic eruptions have impacts that echo through not just the tropical cyclone season following the eruption, but for years afterward.

It took quite a lot of time to find the link between the two natural phenomena because most of the major eruptions in recent history have occurred during El Niño or La Niña events (the El Niño Southern Oscillation, or ENSO), which themselves impact tropical cyclone seasons around the globe.

This study, based on sophisticated simulations, seeks to isolate major eruption events from any ENSO impact, and a distinct pattern emerged. The researchers found that large eruptions in either the northern or southern hemispheres served to push the Intertropical Convergence Zone (ITCZ) away from its usual position — further into the southern hemisphere in the case of a northern hemisphere eruption, and the opposite for an eruption south of the Equator.

The ITCZ is the band near the Equator where the trade winds converge, known as the ‘doldrums’ — so named by sailors because the surface winds are calm at this convergence point. This region plays a key role in the formation of tropical cyclones when the boundary drifts north or south out of the doldrums and into regions more favourable for cyclone development, be they Atlantic hurricanes or Pacific typhoons.

A large eruption in the tropical regions of the Northern Hemisphere leads to a southward shift of the Intertropical Convergence Zone. This results in an increase in hurricane activity between the Equator and the 10ºN line, and a decrease further north. The zone’s southward shift has further effects in the Southern Hemisphere, causing a decrease in activity on the coasts of Australia, Indonesia, and Tanzania, while Madagascar and Mozambique experience an increase. To put it briefly, a major eruption in the northern hemisphere pushes the ITCZ south, and the hurricanes go with it. The reverse is also true. More than that, the effects lingered for four years following the eruption, meaning even after the volcano has quieted, the tropical cyclone season was still altered.

With tropical cyclones generating tens of billions of dollars in damages every year, improved forecasting is one key to lessening the blow from future disasters. The more researchers can understand about the ingredients that go into determining the evolution of the storms – whether they are volcanic eruptions or strong El Niño events – the better future forecasts will be.

Source: The Weather Network, PNAS.

L’image ci-dessus montre l’évolution possible de l’intensité cyclonique, ou la force des tempêtes qui se développent, suite à des éruptions dans l’hémisphère Nord (en haut) et dans l’hémisphère Sud (en bas). [Source: Proceedings of the National Academy of Sciences ].

La vie à Dallol et dans le Danakil ‘Ethiopie) // Life at Dallol and Danakil (Ethiopia)


Au cours des dernières années, plusieurs vidéos ont montré que des bactéries, des vers et des crevettes sont capables de survivre dans l’environnement très hostile des « fumeurs noirs » au fond des océans. Ces évents sous-marins émettent de l’eau très chaude et des gaz acides qui ne sont pas censés favoriser la vie.
De la même manière, des échantillons de liquide ont été prélevés à Dallol et sur le Danakil dans le nord de l’Éthiopie et les chercheurs ont pu constater que eux aussi hébergeaint de la vie, malgré un contexte très défavorable. Dallol est un volcan dans la dépression du Danakil, au nord-est de la chaîne de montagnes où se trouve l’Erta Ale. Il a été formé par une intrusion magmatique basaltique dans des dépôts de sel du Miocène et par une activité hydrothermale ultérieure. Des éruptions phréatiques ont eu lieu en 1926, donnant naissance au volcan Dallol. De nombreux autres cratères parsèment le désert de sel à proximité. Dallol est alimenté par de l’eau portée à haute température par la chambre magmatique peu profonde sous le volcan. C’est l’un des endroits les plus beaux, mais aussi des plus inhospitaliers de la planète.
L’analyse des échantillons prélevés par une équipe scientifique internationale a révélé la présence de microbes de très petite taille qui montrent comment la vie aurait pu se développer sur la planète Mars. Les résultats de l’étude ont été publiés dans les Scientific Reports.
Les chercheurs ont découvert une souche de bactéries capables de vivre à une température de 89°C et une acidité extrême avec un pH de 0,25. Ces conditions sont similaires à celles rencontrées sur la Planète Rouge lors de sa formation.
La région de Dallol et du Danakil est saturée en différents sels, parmi lesquels le chlorure d’argent, la sphalérite, le sulfure de fer et des sels minéraux, qui forment un paysage fantastique où cohabitent les jaunes, les rouges, les verts et les bleus. L’équipe scientifique a recueilli de fines couches de dépôts de sel et les a transportées en Espagne dans des flacons stériles et scellés. Ils ont été analysés par microscopie électronique, analyse chimique et séquençage de l’ADN. Les chercheurs ont découvert que les minuscules structures sphériques dans les échantillons de sel étaient en fait de minuscules microbes (Nanohaloarchaeles) vivant en colonies compactes. Chaque microbe est 20 fois plus petit que la moyenne des bactéries.
Une étude approfondie des sites de Dallol et du Danakil permettra de mieux comprendre les limites de la vie sur Terre et apportera des informations sur la recherche de la vie sur Mars et ailleurs dans l’univers. La géochimie inhabituelle du site a beaucoup de points communs avec de possibles environnements hydrothermaux découverts sur la Planète Rouge, y compris le cratère Gusev, où a atterri le Spirit Mars Exploration Rover, module d’exploration de la Nasa. Même si la planète Mars est sèche et désertique aujourd’hui, de plus en plus de recherches démontrent qu’elle était probablement recouverte de vastes étendues d’eau il y a trois ou quatre milliards d’années.
Source: The Independent.

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In the past few years, several videos have shown that bacteria , worms and shrimps are able to survive in the very hostile environment of the « black smokers » at the bottom of the oceans. These submarine vents emit very hot water and acid gases that are not supposed to favour life.
In the same way, samples of liquid have been collected from the Dallol volcano and Danakil Depression in northern Ethiopia.Researchers were suprised to see that life was present despite unfavorable conditions. Dallol is a cinder cone volcano in the Danakil Depression, northeast of the Erta Ale Range. It has been formed by the intrusion of basaltic magma into Miocene salt deposits and subsequent hydrothermal activity. Phreatic eruptions took place here in 1926, forming Dallol Volcano; numerous other eruption craters dot the salt flats nearby. It is fuelled by water that has been heated by the shallow magma reserve beneath the volcano. It is one of the most beautiful and the most inhospitable places on Earth.
The analysis of the samples by an international scientific team revealed the presence of ultra-small microbes which show how life could have once thrived on Mars. The results of the study have been published in Scientific Reports.
The researchers have found a strain of bacteria living in temperatures of 89°C and an extreme acidity with a pH 0.25. Such conditions are similar to those found on the Red Planet when it first formed.
The Dallol and Danakil area is saturated in various salts, including silver chloride, zinc iron sulphide and rock-salt which produce a landscape of yellows, reds, greens and blues. The team collected thin layers of salt deposits and transported them to Spain in sterile, sealed vials. They were analysed using electron microscopy, chemical analysis and DNA sequencing. The team found tiny, spherical structures within the salt samples were tiny microbes (Nanohaloarchaeles) living in compact colonies. Each microbe was 20 times smaller than the average bacteria.
In-depth study of the characteristics of Dallol and Danakil sites will improve the scientific understanding of the limits of life on Earth and bring information about the search for life on Mars and elsewhere in the universe. The sites’ unusual geochemistry makes it very similar to hydrothermal environments that would have been found on the Red Planet, including the Gusev Crater, where Nasa’s Spirit Mars Exploration Rover landed. While the Mars is mostly dry and desolate today, a growing body of research shows it was probably covered in large bodies of water between three and four billion years ago.
Source: The Independent.

Les couleurs de Dallol (Source: Wikipedia)

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, avec référence à la mise à jour hebdomadaire de la Smithsonian Institution.

Etna (Sicile / Italie)
Selon Boris Behncke (INGV Catania), une nouvelle éruption a débuté près du sommet de l’Etna le 30 mai 2019 (UTC). Deux nouvelles fissures éruptives se sont ouvertes sur les versants nord et sud-est du Nouveau Cratère Sud-est, avec une activité strombolienne modeste et de petites coulées de lave. Aucun nuage de cendre n’a été détectée par le VAAC de Toulouse. La couleur de l’alerte aérienne est Orange. Comme d’habitude quand une éruption se produit sur l’Etna, des restrictions d’accès ont été mises en place.

Mt Hakone (Japon)
La sismicité a augmenté sur le Mont Hakone le 18 mai 2019 et est restée élevée jusqu’au 27 mai. Les épicentres étaient concentrés autour de la rive ouest du lac Ashinoko et de Komagatake. Les systèmes GPS ont continué à indiquer une inflation du volcan. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 5).
Source: JMA.

Volcans du Kamchatka (Russie): La couleur de l’alerte aérienne pour le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch restent inchangée, à Orange.

Une nouvelle violente séquence éruptive a eu lieu sur l’Agung à 11h42 (heure locale) le 31 mai 2019. Selon le VAAC de Darwin, le panache de cendre s’est élevé à environ 9,1 km au dessus du niveau de la mer. La culeur de l’alerte aérienne a été portée au Rouge.
Source: VSI.
Il serait très intéressant d’avoir des photos de l’intérieur du cratère de l’Agung afin de voir si le dôme de lave a grossi ou si les dernières éruptions ne sont dues qu’à la libération de la pression des gaz accumulée sous le dôme.

Sinabung (Indonésie):
Une éruption a été enregistrée sur le Sinabung le 25 mai 2019. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent. De nouveaux événements éruptifs ont été enregistrés les 27 et 28 mai. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km et des extensions à 5 km sur le secteur SE et à 4 km sur le secteur NE.
Source: PVMBG.

Anak Krakatau (Indonésie).
Le réseau sismique d’Anak Krakatau a détecté 26 événements éruptifs du 20 au 26 mai. Aucun événement n’a été suivi d’émissions de cendres visibles à l’oeil nu. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1-4). Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km autour du cratère.
Source: PVMBG.

Merapi (Indonésie).
Le 11 mai 2019, le dôme de lave du Merapi avait un volume estimé à 458 000 mètres cubes qui est resté stable au moins jusqu’au 26 mai. La morphologie du dôme n’a pas vraiment évolué. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: PVMBG.

Selon l’agence de voyages Volcano Discovery, une nouvelle éruption fissurale pourrait avoir lieu sur le flanc inférieur ESE de l’Erta Ale, en Éthiopie. Le responsable d’une expédition organisée par l’agence a signalé une explosion dans la dépression du Danakil aux alentours de 1h47 (heure locale) le 27 mai 2019. Le rapport mentionne une fracture dans une zone située au nord du volcan Afdera et au sud du massif de l’Erta Ale, près de la zone de contact entre le désert de sel et le massif volcanique.
Une image satellite prise le 29 mai montre un nouveau point chaud sur le flanc SE, à environ 12 km de la caldera sommitale.
Source: The Watchers

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Here is some news of volcanic activity around the world, referring to the Smithsonian Institution’s weekly update.

Mt Etna (Sicily / Italy)
According to Boris Behncke (INGV Catania), a new eruption started near the summit of Mt Etna on early May 30th, 2019 (UTC). Two new eruptive fissures opened on the northern and southeastern sides of the New Southeast Crater, producing modest strombolian activity and small lava flows. No volcanic ash has been detected by the Toulouse VAAC. The Aviation Color Code is Orange. As usual when an eruption occurs on Mt Etna, access restrictions have been implemented.

M Hakone (Japan)
Seismicity increased on Mt Hakone on May 18th, 2019 and remained elevated through May 27th. The epicenters were centered around the west bank of Lake Ashinoko and around Komagatake. GPS systems continued to indicate an inflation of the volcano. The alert level remains at 2 (on a scale of 5).
Source: JMA.

Volcanoes of Kamchatka (Russia): The aviation colour codes for Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch remain unchanged, at Orange.

A new powerful eruption took place at Mt Agung volcano at 11:42 (local time) on May 31st, 2019. According to the Darwin VAAC, the ash plume rose to about 9.1 km above sea level. The aviation colour code was raised to Red.
Source: VSI.
It would be very interesting to have photos of the inside of Mt Agung’s crater in order to see if the lava dome has grown, or whether the last eruptions are only due to the release of gas pressure accumulated beneath the dome.

Mt Sinabung (Indonesia):
An eruption was recorded at Mt Sinabung on 25 May, 2019. Ashfall was reported in several downwind areasIn the morning of 27 May, a dense gray ash plume about 6 kilometres above sea level, rose 2.5 km above the crater rim. More eruptive events were recorded on 27 May and on 28 May. The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km on the SE sector and 4 km in the NE sector.
Source: PVMBG.

Krakatau (Indonesia).
Anak Krakatau’s seismic network detected 26 eruptive events during 20-26 May. None of the events were followed by visible ash emissions. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4). The public is warned to remain outside the 2-km radius danger zone from the crater.
Source: PVMBG.

Merapi (Indonesia).
On 11 May, 2019, the lava dome at Merapi had an estimated volume of 458,000 cubic metres, and remained unchanged at least through 26 May. The dome morphology remains relatively unchanged. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside the 3-km exclusion zone.
Source: PVMBG.

According to the Volcano Discovery travel agency, a new fissure eruption might be taking place on the lower ESE flank of Erta Ale in Ethiopia.The leader of an expedition organised by the agency reported an explosion in the Danakil Depression around 01:47 (local time) on May 27th, 2019. The report mentions a fissure in the area north of Afdera volcano and south of the Erta Ale range, near the contact between the salt plain and the volcanic range.
A satellite image taken on May 29th shows a new hot spot on the SE flank, about 12 km from the summit caldera.
Source: The Watchers.

Image fournie par le satellite Sentinel le 29 mai 2019 et montrant le site possible de l’éruption à proximité de l’Erta Ale