Lacs et légendes sur le Kilauea (Hawaii) // Lakes and legends on Kilauea Volcano (Hawaii)

Après la dernière éruption du Kilauea en 2018, un lac d’eau souterraine est apparu au fond du cratère de l’Halema’uma’u et a remplacé le lac de lave qui existait depuis plusieurs années. Le HVO explique qu’il s’agit du premier lac d’eau souterraine observé au fond du cratère depuis près de 200 ans. Afin d’en savoir plus sur de tels lacs dans l’histoire du volcan, le personnel du HVO s’est tourné vers les légendes hawaiiennes susceptibles de faire état d’un lac de cratère, et a essayé de comprendre si un tel lac était associé à des éruptions explosives.
L’existence d’un lac n’est pas mentionnée explicitement dans les légendes hawaiiennes, mais les Hawaiiens racontent des histoires où Pelehonuamea redoutait la noyade de ses épanchements de lave sur le Kilauea.

Dans l’une des légendes, Pele et sa sœur Namakaokaha’i, l’aînée d’une famille de nombreux frères et sœurs, étaient dotées de pouvoirs différents; Pele régnait sur les volcans et les éruptions alors que Namakaokaha’i régnait sur les mers et les plages.
Namaka, comme ses amis l’appelaient, détestait quand Pele répandait de la lave sur les plages et pénétrait dans l’océan. Pele n’appréciait pas non plus que Namaka essaie de retirer la lave des côtes. Elles se battaient fréquemment. Même aujourd’hui, on peut voir ces deux sœurs continuer à se battre au travers des explosions spectaculaires chaque fois que la lave pénètre dans l’océan.

Kamapua’a, la divinité porcine d’O’ahu, qui s’est rendue un jour sur le Kilauea pour courtiser Pele et la prendre pour épouse, est au centre d’une autre légende dans laquelle l’eau est présente. Pele a constamment rejeté les avances de Kamapua’a, l’insultant et essayant même de le tuer. L’empressement de Kamapua’a s’est transformé en colère et le porc a inondé d’eau le cratère de Pele, dans l’espoir d’y éteindre le feu du volcan. Heureusement, le frère de Pele avait caché les bâtons de feu et les a utilisés pour faire réapparaître la lave.

Certaines versions de cette légende décrivent Pelé en train de poursuivre Kamapua’a jusqu’à la mer sous la forme d’une coulée de lave ou d’une projection de roches incandescentes; d’autres récits font se terminer le conflit par un bref mariage.

Une légende plus connue est celle qui fait entrer Hi’iakaikapoliopele, la plus jeune sœur de Pele. Il s’agit d’une longue histoire en grande partie centrée sur le voyage de Hi’iaka entre le cratère du Kilauea et Kaua’i où elle avait l’intention de retrouver Lohi’au, l’amant de Pele et de le prendre pour époux. En chemin, Hi’iaka est devenue une femme puissante.
Le voyage a été long et Pelé craignait que Lohi’au lui soit infidèle. Elle avait raison de ressentir cette crainte. Quand Hi’iaka est arrivée au bord du cratère du Kilauea en compagnie de Lohi’au, son nouveau mari, Pele est entrée dans une colère noire et a ordonné à ses frères et sœurs de tuer Lohi’au en guise de punition. Hi’iaka s’est mise elle aussi en colère et elle a décidé de récupérer l’esprit de son époux pour le ramener à la vie ; Elle décida aussi de se venger et de détruire Pele en inondant le cratère du Kilauea avec de l’eau.
Hi’iaka est entrée sur le plancher du cratère et, ne trouvant pas l’esprit de son mari, elle a violemment frappé le sol du pied, faisant s’ouvrir la première couche du Kilauea. Elle regarda dans l’ouverture qui s’était formée et, ne voyant toujours pas son mari, elle frappa de nouveau le sol. Elle traversa plusieurs couches sans trouver l’esprit de Lohi’au. Les secousses produites par les piétinements répétés de Hi’iaka pour s’enfoncer à l’intérieur du cratère ressemblent étrangement à la forte activité sismique qui a accompagné l’effondrement de l’Halema’uma’u en 2018. Hi’iaka a finalement atteint la cinquième couche, celle qui retenait l’eau qui, si elle était libérée, inonderait le cratère et transformerait le Kilauea en un lac qui éteindrait à jamais le feu de Pelé. Au dernier moment, Hi’iaka a décidé de ne pas mettre à exécution son projet destructeur et elle s’est finalement réconciliée avec sa sœur.
Hi’iaka cherchait l’eau souterraine, la même que l’on peut voir aujourd’hui au fond de l’Halema’uma’u. Des études géophysiques au cours des 30 à 40 dernières années ont montré la présence d’une nappe phréatique à environ 600-800 mètres au-dessus du niveau de la mer, sous le plancher de la caldeira. Les scientifiques du HVO sont persuadés que le lac actuellement en formation est alimenté par cette eau souterraine qui revient à son ancien niveau après l’effondrement sommital de 2018.
Les géologues du HVO pensent que la légende de Hi’iaka et de Pele peut avoir été inspirée par un effondrement de la caldeira du Kilauea vers l’année 1500. Bien que dans la plupart des versions de ces légendes – que ce soit le déluge de Kamapua’a qui n’a pas provoqué d’explosions, ou la courroux d’Hi’iaka qui n’a jamais fait déferler d’eau souterraine – l’’étude géologique des dépôts de matériaux après l’effondrement de l’Halema’uma’u laisse supposer qu’il y a eu au moins une fois la présence intermittente d’un lac dans le cratère.

Ces légendes ne sont que quelques exemples de la richesse de la littérature hawaïenne sur Pelehonuamea et ses volcans. Parallèlement aux études géologiques, ces récits peuvent aider à mieux comprendre le paysage volcanique en constante évolution sur le Kilauea.
Source: USGS / HVO.

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After Kilauea’s last eruption in 2018, a groundwater lake appeared at the bottom of Halema’uma’u Crater and replaced the lava lake that existed for several years. HVO explains it is the first lake of groundwater observed on the crater floor in nearly 200 years. In order to know more about similar lakes in the volcano’s history, HVO staff looked to Hawaiian chants for mention of a crater lake and tried to understand whether it was associated with explosive eruptions.

A lake is not mentioned explicitly in Hawaiian legends, but Hawaiians did tell a few stories where Pelehonuamea faced the threat of water drowning her volcanic fires at Kilauea.

In one of the legends, Pele and her older sister Namakaokaha’i, the eldest in a family of many siblings, were imbued with different powers; Pele reigned over volcanoes and eruptions wheras Namakaokaha’i ruled the seas and beaches.

Namaka, as her friends used to call her, hated when Pele spread lava over beaches and intruded land into the ocean. Pele did not appreciate either Namaka trying to remove lava from the coasts. They fought frequently. Even today, we can see these two sisters continuing to fight with spectacular explosive displays each time lava enters the ocean.

Another Pele story involving water features Kamapua’a, the pig deity from O’ahu, who travelled to Kilauea to woo Pele and take her for his wife. Pele persistently spurned his advances, insulting him and even trying to kill him. Kamapua’a’s infatuation turned into anger, and the pig-man flooded Pele’s crater with water to put out her volcanic fires.

Fortunately, Pele’s brother hid her firesticks and used them to reignite the volcanic flames. Some versions of this story describe Pele chasing Kamapua’a to the sea as either a lava flow or ejected hot rocks; other versions resolve the conflict in a brief marriage.

A better-known story is the saga of Hi’iakaikapoliopele, Pele’s youngest sister. It’s a long story mostly focused on Hi’iaka’s journey from Kilauea Crater to Kaua’i to retrieve Pele’s lover, Lohi’au. Along the way, Hi’iaka developed into a powerful woman.

The journey was long, and Pele became suspicious that Lohi’au was being unfaithful to her.

When Hi’iaka arrived at the Kilauea Crater rim with her new husband, Lohi’au, Pele was incensed and ordered her siblings to kill him as punishment. This enraged Hi’iaka and she decided to retrieve Lohi’au’s spirit to revive him, and to seek revenge and destroy Pele by flooding Kilauea Crater with water.

Hi’iaka jumped down to the crater floor, and not finding the spirit of her husband, stomped her feet and the first layer of Kilauea cracked open. She looked down, but still not seeing her husband, she stomped again. She continued stomping through several layers without finding her husband’s spirit. The described effects of Hi’iaka repeatedly stomping to get deeper beneath the crater floor are eerily like the continuous strong shaking of the 2018 collapse events. Hi’iaka finally got down to the fifth layer that was holding back water, which, if released, would rise and flood the crater, turning Kilauea into a lake and putting out Pele’s fires forever. At the last instant, Hi’iaka was dissuaded from her destructive task and reconciled with her sister.

Hi’iaka was seeking groundwater like that which can be seen in Halema’uma’u today. Geophysical studies over the past 30-40 years showed the presence of a water table, elevated about 600-800 m above sea level, beneath the caldera floor. HVO scientists hypothesize that the currently growing lake is an exposure of this groundwater returning to its former level following the 2018 summit collapse.

HVO geologists think this Hi’iaka story may have been inspired by an earlier Kilauea caldera collapse about 1500 CE. Although in most versions of the story Kamapua’a’s deluge did not result in explosions and Hi’iaka never unleashed subterranean water, geologic study of post-collapse explosive deposits suggests at least an intermittent presence of a lake.

These legends are but a few from the rich Hawaiian literature on Pelehonuamea and her volcanoes. Along with geologic studies, they can provide insight to understanding the ever-changing volcanic landscape of Kilauea.

Source: USGS / HVO.

Photos: C. Grandpey

Etats-Unis : Les 20 volcans les plus dangereux // United States : The 20 most dangerous volcanoes

Le gouvernement fédéral américain a établi en 2018 – pour la première fois depuis 2005 – un classement des volcans les plus menaçants pour les Etats Unis. Au final, le vainqueur est le Kilauea à Hawaii. C’est le volcan censé pouvoir causer le plus de dégâts.
Chaque volcan a reçu deux évaluations: une concernant la menace globale et une concernant la menace pour l’aviation.
L’évaluation de menace globale prend en compte 24 facteurs, notamment la fréquence éruptive, la puissance de ses éruptions, la taille des populations à proximité et le nombre de personnes tuées ou évacuées dans le passé.
L’évaluation de menace pour l’aviation se concentre sur des facteurs tels que la proximité d’un volcan avec les aéroports et les couloirs aériens.

Voici les 20 volcans états-uniens qui présentent le plus de risques:

1: Kilauea, Hawaii. Menace globale (MG): 263. Menace pour l’aviation (MA): 48.

2: Mont St. Helens, Washington. MG: 235. MA: 59.

3: Mont Rainier, Washington. MG: 203. MA: 37.

4: Mont Redoubt, Alaska. MG: 201. MA: 48.

5: Mont Shasta, California. MG: 178. MA: 39.

6: Mont Hood, Oregon. MG: 178. MA: 30.

7: Three Sisters, Oregon. MG: 165. MA: 30.

8: Akutan Island, Alaska. MG: 161. MA: 47.

9: Makushin, Alaska. MG: 161. MA: 47.

10: Mont Spurr, Alaska. MG: 160. MA: 48.

11: Lassen, California. MG: 153. MA: 32.

12: Augustine, Alaska. MG: 151. MA: 48.  .

13: Newberry, Oregon. MG: 146. MA: 30.

14: Mont Baker, Washington. MG: 139. MA: 15.

15: Glacier Peak, Washington. MG: 135. MA: 37.

16: Mauna Loa, Hawaii. MG: 131. MA: 4.

17: Crater Lake, Oregon. MG: 129. MA: 37.

18: Long Valley, California. MG: 129. MA: 29

19: Mont Okmok, Alaska. MG: 117. MA: 47.

20: Iliamna, Alaska. MG: 115. %A: 34.

Le Kilauea occupe la première place car l’éruption de 2018 a été particulièrement destructrice. On se souvient que la lave a enseveli quelque 700 habitations et autres structures. Sans cette éruption, le Kilauea, malgré la durée très longue de son éruption, n’aurait probablement pas été en tête du peloton. D’autres volcans américains – explosifs ceux-là – comme le Mont Rainier peuvent détruire des habitations, mais aussi tuer des gens sous des coulées pyroclastiques ou des lahars.

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The US federal government has produced a ranking of which volcanoes pose the most threat to the country. The ranking was updated last year for the first time since 2005, and concluded that Hawaii’s Kilauea volcano could cause the most damage.

Each volcano gets two scores: an overall threat score and an aviation threat score.

The overall threat score looks at 24 factors including how often it erupts, how powerful its eruptions are, the nearby population size, and how many people have been killed or evacuated before.

The aviation threat focuses on factors like how close a volcano is to airports, and which flight paths go nearby.

Here are the 20 U.S. volcanoes that post the biggest risk:

1: Kilauea, Hawaii. Threat Score: 263. Aviation Threat: 48.

2: Mount St. Helens, Washington. Threat Score: 235. Aviation Threat: 59.

3: Mount Rainier, Washington. Threat Score: 203. Aviation Threat: 37.

4: Redoubt volcano, Alaska. Threat Score: 201. Aviation Threat: 48.

5: Mount Shasta, California. Threat Score: 178. Aviation Threat: 39.

6: Mount Hood, Oregon. Threat Score: 178. Aviation Threat: 30.

7: Three Sisters, Oregon. Threat Score: 165. Aviation Threat: 30.

8: Akutan Island, Alaska. Threat Score: 161. Aviation Threat: 47.

9: Makushin Volcano, Alaska. Threat Score: 161. Aviation Threat: 47.

10: Mount Spurr, Alaska. Threat Score: 160. Aviation Threat: 48.

11: Lassen volcanic center, California. Threat Score: 153. Aviation Threat: 32.

12: Augustine Volcano, Alaska. Threat Score: 151. Aviation Threat: 48.  .

13: Newberry Volcano, Oregon. Threat Score: 146. Aviation Threat: 30.

14: Mount Baker, Washington. Threat Score: 139. Aviation Threat: 15.

15: Glacier Peak, Washington. Threat Score: 135. Aviation Threat: 37.

16: Mauna Loa, Hawaii. Threat Score: 131. Aviation Threat: 4.

17: Crater Lake, Oregon. Threat Score: 129. Aviation Threat: 37.

18: Long Valley Caldera, California. Threat Score: 129. Aviation Threat: 29

19: Mount Okmok, Alaska. Threat Score: 117. Aviation Threat: 47.

20: Iliamna Volcano, Alaska. Threat Score: 115. Aviation Threat: 34.

Kilauea is in first place because the 2018 eruption was particularly destructive. Lava buried some 700 homes and other structures. Without this eruption, Kilauea, despite the very long duration of its eruption, would probably not have been ahead of the pack. Other American volcanoes – explosive ones – like Mount Rainier can destroy homes, but also kill people under pyroclastic flows or lahars.

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Voici des photos des 5 volcans censés être les plus dangereux aux Etats Unis.

Here are images of the 5 volcanoes supposed to be the most dangerous in the U.S.

Kilauea

St Helens

Rainier

Redoubt

Shasta

  (Photos: C. Grandpey)

Stromboli (Sicile)

L’activité du Stromboli (Sicile) était encore assez intense dans les derniers jours de décembre. Elle se caractérisait par la poursuite de l’activité explosive, principalement à partir de trois bouches dans la zone cratérique nord et au moins trois bouches dans la zone cratérique centre-sud. Le 27 décembre, la lave a commencé à s’échapper d’une bouche  de la zone centre-sud et a parcouru quelques centaines de mètres dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. Des explosions d’intensité variable se produisaient à raison de 3 à 17 événements par heure dans la zone nord, avec des projections de lapilli et de bombes jusqu’à 80-150 mètres de hauteur. Des explosions d’intensité moyenne à forte dans la zone centre-sud se produisaient à un rythme de 6 à 12 événements par heure et éjectaient des matériaux parfois à plus de 150 mètres de hauteur.
Source: INGV, relayé par GVN.

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Activity of Stromboli (Sicily) was still quite intense in the last days of December. It was characterized by ongoing explosive activity mainly from three vents in the north crater area  and at least three vents in the south central crater area. On December 27th, lava began effusing from a vent in the south-central area and travelled a few hundred meters in the upper part of the Sciara del Fuoco. Variable-intensity explosions occurred at a rate of 3-17 events per hour in the north crater area and ejected lapilli and bombs up to 80 – 150 metres above the vents. Medium- to- high-intensity explosions from the south-central area occurred at a rate of 6-12 events per hour and ejected material sometimes higher than 150 metres above the vents.

Source : INGV, relayed by GVN.

Photo: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité éruptive dans le monde. Elle est relativement calme en ce moment.

Le 28 décembre 2019, j’ai reçu le message suivant de l’AVO: «Au cours des derniers jours, l’activité sismique a augmenté sur le Pavlof (Aléoutiennes / Alaska). Aucune activité éruptive et aucune émission sommitale  n’ont été observées. Cependant, l’activité sismique est en hausse par rapport à la normale et nous faisons donc passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique à ‘Advisory’ (surveillance conseillée). Cela ne signifie pas qu’une éruption est probable ou imminente. Cependant, on sait que les éruptions passées du Pavlof se sont produites sans prévenir ou presque. »

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S’agissant des autres volcans des Aléoutiennes, une faible activité éruptive continue sur le Shishaldin. Bien que la sismicité ait diminué, des températures de surface partivulièrement élevées sont détectées au sommet, ce qui confirme la présence d’une coulée de lave (voir image ci-dessous). Aucune émission de cendre n’a été détectée.

Aucune activité significative n’est actuellement observée dans les données sismiques du Semisopochnoi. Aucune explosion n’a été observée dans les données locales. Aucune activité n’a été détectée dans l’imagerie satellitaire.

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Comme cela se produit de temps en temps, un épisode éruptif a été observé sur le Klyuchevskoy (Kamchatka) le 29 décembre 2019. Le nuage de cendre s’est élevé jusqu’à 6 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Le problème avec l’activité éruptive des volcans du Kamtchatka est qu’elle peut affecter le trafic aérien dans la région.
Source: KVERT.

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Les observations effectuées au cours des trois derniers mois (octobre à décembre 2019) montrent que le Krakatau (Indonésie) reste actif. La hauteur de la colonne éruptive atteignait 150 à 200 m depuis le fond du cratère entre octobre à la mi-novembre 2019. Il y a eu une augmentation de la hauteur du panache les 30 et 31 décembre 2019 ; il a alors atteint 1000-2000 m de hauteur. La blancheur du nuage éruptif montre qu’il contenait essentiellement du gaz et de la vapeur d’eau.

Source : VSI.

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Au moindre soubresaut du Piton de la Fournaise, les « fous furieux du volcan » s’agitent sur l’île de la Réunion. Le réseau de capteurs GPS enregistre depuis quelques jours une petite hausse de l’inflation, aussi bien dans la zone sommitale que dans le champ lointain. Comme l’écrit l’OVPF dans ses bulletins quotidiens, cette hausse de l’inflation correspond à la mise sous pression de zones superficielles et profondes. Les concentrations en CO2 dans le sol sont toujours en augmentation depuis la fin de l’éruption du 25-27 Octobre. Elles sont en accord avec une remontée profonde de magma. La sismicité n’est pas significative. Si une éruption devait avoir lieu dans le court terme, il y a fort à parier que ce serait à nouveau un événement mineur. Il va donc falloir que les « fous furieux du volcan » fassent preuve d’un peu de patience… !!!

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Here is some news about eruptive activity around the world. It is rather quiet these days.

On December 28th, 2019, I received the following message from AVO: «  Over the past several days seismic activity has increased at Pavlof (Aleutians / Alaska). No eruptive activity or emissions from the summit have been observed. However, the seismic activity represents an increase from background levels and we are thus increasing the the Aviation Color Code and Alert Level to YELLOW/ADVISORY. This does not mean that an eruption is likely or imminent. However, past eruptions of Pavlof occurred with little or no warning. »

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As far as the othe Aleutian volcanoes are concerned, the low-level eruption at Shishaldin. Although seismicity has decreased, strongly elevated surface temperatures are detected at the summit, indicating ongoing lava effusion (see image below). No ash emissions have been detected.

Nothing significant is currently observed in seismic data at Semisopochnoi. No small explosions have been observed in local data. No activity has been detected in satellite imagery.

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As this happens from time to time, an eruptive episode was observed on Klyuchevskoy (Kamchatka) on December 29th, 2019. The ash cloud rose up to 6 km a.s.l. The aviation colour code remains at Orange.

The problem with eruptive activity at Kamchatka volcanoes is that it may affect air traffic in the region.

Source: KVERT.

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Observations performed in the past three months (October to December 2019) show that Krakatau (Indonesia) remains active. The height of the eruptive column reached 150 to 200 m from the bottom of the crater between October to mid-November 2019. There was an increase in the height of the plume on December 30th and 31st, 2019; it then reached 1000-2000 m in height. The whiteness of the eruptive cloud shows that it mainly contained gas and water vapour.
Source: VSI.

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At the slightest jolt from Piton de la Fournaise, the « volcano’s crazy folks » get nervous on Reunion Island. The network of GPS sensors has recorded a small increase in inflation in recent days, both in the summit area and in the far field. OVPF indicates in its daily updates that this rise in inflation is the result of pressure in both deep and shallow areas. CO2 concentrations in the ground have been increasing since the end of the October eruption, in accordance with deep magma ascent. Seismicity is not significant. Should an eruption occur in the short term, it would probably be a minor event. As a consewquence the  » the volcano’s crazy folks » will have to be patient … !!!

Image satellite  du Shishaldin le 26 décembre 2019 (Source : Sentinel-2 / ESA)