Au cas où le Mont Fuji (Japon) entrerait en éruption… // In case Mt Fuji (Japan) should erupt…

Le mont Fuji (3776 m) sur l’île de Honshū, est le volcan le plus connu et le plus populaire du Japon. Il s’agit d’un stratovolcan actif dont la dernière éruption s’est déroulée de 1707 à 1708. L’événement a déposé quelques centimètres de cendres sur Edo (aujourd’hui Tokyo) et a formé un grand cratère sur le flanc est. Le mont Fuji a été ajouté à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que site culturel le 22 juin 2013. Selon l’Organisation, le mont Fuji a « inspiré des artistes et des poètes et fait l’objet de pèlerinages depuis des siècles »
Le volcan se trouve à la triple jonction entre la plaque de l’Amour, la plaque d’Okhotsk et la plaque des Philippines qui forment respectivement la partie occidentale du Japon, la partie orientale du Japon et la péninsule d’Izu.
Aucune activité éruptive n’a été observée sur le mont Fuji depuis 1708. Les Japonais craignent que le volcan se réveille soudainement, entraînant des problèmes pour les régions environnantes, jusqu’à Tokyo qui se trouve à une centaine de kilomètres au nord-est du volcan. C’est la raison pour laquelle l’Agence de Police Nationale japonaise (NPA) a commencé à lancer une campagne de préparatifs pour le cas où le mont Fuji se réveillerait.
Une simulation réalisée par le Conseil de gestion des catastrophes en avril 2020 a montré que si une éruption semblable à celle de 1707-1708 (avec un VEI 5) devait se produire aujourd’hui, la ville de Tokyo pourrait se retrouver complètement paralysée en seulement trois heures, avec d’importantes perturbations de l’électricité, de l’eau potable et de la circulation.
En juin 2021, la Commission nationale de la sécurité publique et la NPA ont révisé les mesures à prendre en cas de catastrophe, en ajoutant pour la première fois l’achat d’équipements nécessaires au traitement des cendres volcaniques. En conséquence, la NPA a l’intention d’acheter environ 95 000 masques anti-poussière et environ 6 000 lunettes de protection destinés aux services de police lors des opérations de secours. La NPA a estimé que quelque 36 000 policiers seraient mobilisés.
La police de la préfecture de Kanagawa a prévu deux chargeuses sur pneus pour éliminer les cendres volcaniques des routes, tandis que les services de police métropolitaine de Tokyo ont prévu d’augmenter le nombre de groupes électrogènes à utiliser pendant les pannes d’électricité. Les services de police préfectoraux de Kanagawa, Yamanashi et Shizuoka ont également prévu des exercices en vue d’une éventuelle éruption du mont Fuji.
L’éruption du mont Fuji de 1707-1708 a commencé 49 jours après un séisme de M 8,6 le 28 octobre, le plus puissant événement au Japon avant le séisme de Tohoku de 2011. Bien qu’il n’y ait eu aucun décès associé directement à l’éruption, de nombreuses personnes sont mortes (certaines estimations indiquent 20 000 décès) en raison de la quantité de cendres (environ 800 millions de mètres cubes) vomie par le volcan. Le secteur agricole a été décimé, ce qui a provoqué de la famine. Les cendres se sont également retrouvées dans les ruisseaux et les rivières, jusqu’à les obstruer et former des barrages. En août 1708, certains de ces barrages se sont rompus, provoquant des inondations de boue et de cendres volcaniques qui ont recouvert les régions en aval.
Il convient de noter qu’à la suite du séisme et du tsunami destructeurs de Tohoku en 2011, plusieurs volcanologues japonais craignaient que l’événement n’augmente la pression sur le mont Fuji et ne déclenche une éruption. Aucun événement de ce type ne s’est produit jusqu’à présent…
Source : The Watchers.

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Mount Fuji (3776 m) on the island of Honshū, is Japan’s best known and most popular volcano. It is an active stratovolcano that last erupted from 1707 to 1708. The event deposited a few centimeters of ash on Edo (today’s Tokyo) and formed a large new crater on the east flank. Mount Fuji was added to the World Heritage List as a Cultural Site on June 22, 2013. According to UNESCO, Mount Fuji has « inspired artists and poets and been the object of pilgrimage for centuries »

The volcano is located at the triple junction where the Amurian Plate, the Okhotsk Plate, and the Philippine Sea Plate meet. Those plates form the western part of Japan, the eastern part of Japan, and the Izu Peninsula, respectively.

No eruptive activity has been observed since 1708. Japanese fear the volcano might wake up suddenly and cause problems to surrounding areas, as far as Tokyo which is located 100 km to the north-east. This is the reason why Japan’s National Police Agency (NPA) has started making comprehensive preparations for a possible eruption of Mount Fuji.

A simulation made by the government’s Central Disaster Management Council in April 2020 showed that if an eruption similar to the one that occurred in 1707/08 (with a VEI 5) were to happen today, Tokyo could end up completely paralyzed within just three hours, with major power, drinking water, and traffic disruptions.

In June 2021, the National Public Safety Commission and the NPA revised their disaster countermeasures, adding for the first time the procurement of equipment needed for dealing with volcanic ash. As a result, NPA is now looking to purchase about 95 000 dust masks and roughly 6 000 goggles for distribution to local police departments for rescue and relief activities. NPA estimated that some 36 000 police officers would be mobilized.

The Kanagawa Prefectural Police have secured two wheel loaders for removing volcanic ash from roads, while Tokyo’s Metropolitan Police Department has increased the number of power generators for use during outages. The Kanagawa, Yamanashi and Shizuoka prefectural police departments have also conducted drills in preparation for a possible eruption of Mount Fuji.

The 1707-1708 Mount Fuji eruption started 49 days after an M8.6 earthquake on October 28th, Japan’s largest earthquake before the 2011 Tohoku earthquake. While there were no direct deaths associated with the eruption, many people died (some estimates suggest 20 000) as a consequence of the massive amount of ash (an estimated 800 million cubic meters) released by the volcano.The agricultural sector was decimated, causing many people to starve to death. Ash also ended up in streams and rivers, filling them up and even damming them. In August 1708, these dams broke, causing a flood of mud and volcanic ash, which blanketed the downstream regions.

It should be noted that in the wake of the destructive 2011 Tohoku earthquake and tsunami, several Japanese volcanologists feared that the event might raise pressure on Mt Fuji and trigger an deruption. No such event has occurred so far.

Source : The Watchers.

Le mont Fuji a inspiré les artistes japonais comme Katsuhika Hokusai et ses Trente-six vues du Mont Fuji (Source: Wikipedia)

Fort risque sismique en Méditerranée?

C’est bien connu, la presse a ses marottes, avec des sujets qui ressortent de temps à autre, histoire de titiller les angoisses des lecteurs. Ces derniers jours, Le Figaro titrait :  » Le volcanisme sous-marin, menace oubliée en Méditerranée »; La Croix annonçait qu’ en Méditerranée, il y avait « un risque certain de tsunami dans les trente ans », information confirmée par le journal Libération. A l’heure où nous ne sommes pas fichus de prévoir, même à très court terme séismes et éruptions volcaniques, de telles affirmations prêtent à sourire, voire carrément à rire. Comme disait ma grand-mère, c’est gratuit et ça ne coûte pas cher.

On notera au passage que personne n’a vu venir les deux séismes de M 5,9 et M 4,5 qui ont tué plus d’un millier de personnes en Afghanistan le 22 juin 2022 !

C’est une déclaration en provenance de l’Unesco qui a déclenché cette avalanche d’articles. L’institution nous rappelle que le risque sismique est très peu considéré autour de la Méditerranée et qu’il est ignoré par beaucoup de personnes. Pourtant, le 16 octobre 1979, un raz-de-marée a été déclenché par un glissement de terrain à Nice. Il faut toutefois remarquer que cet événement était lié à l’effondrement d’une partie de l’extension de l’aéroport en cours de travaux. Le tsunami avait donc une cause largement humaine. Il a frappé la côte niçoise, faisant une dizaine de morts. D’autres événements similaires, mais d’origine naturelle, ont eu lieu en Algérie en 2003, et sur l’île grecque de Samos en 2020.

Selon un scientifique mandaté par l’UNESCO, «il y a 100 % de chances qu’un tel phénomène ait lieu en Méditerranée au cours des trente prochaines années.» Face à cette menace, l’institution onusienne a appelé, le 21 juin 2022, les pouvoirs publics à mettre en œuvre des mesures de sensibilisation, d’alerte et de prévention afin de s’assurer que les communautés côtières soient prêtes à réagir face à de tels phénomènes.

Il est indéniable que le risque tsunami existe en Méditerranée, tout comme le risque volcanique auquel il peut être lié, comme on l’a vu à Stromboli en décembre 2002. D’autres volcans se cachent sous la mer à proximité de la Sicile et de la côte italienne. Ils ont pour noms Panarea, Marsili – le plus grand volcan sous-marin d’Europe et de Méditerranée, dans la mer Tyrrhénienne entre Palerme et Naples – ou Empedocle dans le Canal de Sicile – entre la Sicile et la Tunisie -, un volcan sous-marin d’une trentaine de kilomètres de diamètre à sa base et dont le Ferdinandea n’est que l’un des cônes éruptifs. Dans une note publiée le 23 janvier 2022, je rapportais les paroles de Boris Behncke (INGV Catane) à propos de ce volcan dont le système éruptif a été décrit par les scientifiques comme « un grand relief sous-marin qui s’élève sur les fonds marins à une profondeur de 250 à 500 m, et sur lequel sont implantés des dizaines d’édifices volcaniques bien structurés de dimensions très variables, souvent alignés selon l’orientation NNO du Canal de Sicile. » Selon Boris, s’il n’y a pas de danger imminent, il est également vrai qu’il y a toujours la possibilité d’une forte éruption sous-marine avec un risque significatif de tsunami.

Dégâts causés par le tsunami de 2002 à Stromboli (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une puissante éruption a eu lieu sur le Sheveluch (Kamtchatka) à 20h52 (UTC) le 19 juin 2022, avec un panache de cendres qui est monté jusqu’à 8,2 km d’altitude. Dans le même temps, la croissance du dôme de lave se poursuit, La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange, de même que pour le Bezymianny et le Karymsky.
Source : KVERT, VAAC de Tokyo.

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Le Bulusan (Philippines) reste bien actif avec des émissions de cendres s’élevant de 100 à 500 m au-dessus du sommet. Les émissions de SO2 atteignent 660 à 1 255 tonnes par jour. La sismicité est encore élevée. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5). Le public est prié de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanente (PDZ) de 4 km de rayon ni dans la zone de danger étendue (EDZ) de 2 km sur le flanc SE.
Source : PHIVOLCS.

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De petites explosions phréatiques sont observées sur l’Ebeko (île de Paramushir / Russie). Elles génèrent des panaches de cendres jusqu’à 2,5 km de hauteur. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune le 17 juin 2022.
Source : KVERT.

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La situation est redevenue calme sur l’Etna (Sicile) où aucune émission de lave n’est actuellement observée.
Source : INGV.

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L’éruption du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit. Des températures de surface élevées appraissent dans les données satellitaires, en relation avec des émissions de lave. La sismicité est faible avec plusieurs petits séismes locaux détectés par le réseau de surveillance. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Vigilance.
Source : AVO.

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Sur le Kilauea (Hawaii), la lave continue d’être émise par une bouche au pied de la paroi Ouest du cratère de l’Halema’uma’u. La surface du lac de lave est continuellement active, avec des sorties de lave presque continues sur les bordures. Le 17 juin 2022, le volume total de lave émise était estimé à 93 millions de mètres cubes. La surface du lac s’est élevée de 120 m depuis le 29 septembre 2021.
Source : HVO.

Source: HVO

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Plusieurs événements éruptifs ont été enregistrés sur l’Anak Krakatau (Indonésie) ces derniers jours. Ils ont généré des panaches de cendres qui se sont élevés de 300 à 600 m au-dessus du sommet. Les images de la webcam montrent parfois des projections de matériaux incandescents. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 5 km du cratère
Source : CVGHM.

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A l’attention de celles et ceux qui ont prévu de se rendre à Yellowstone (Etats Unis) dans les prochaines semaines, voici une carte montrant l’état des voies de circulation. Comme indiqué précédemment, les entrées dans le Parc sont régies par le système de plaques d’immatriculation paires et impaires. La partie nord de Yellowstone reste fermée mais de gros moyens sont mis en oeuvre pour que la situation s’améliore le 4 juillet, jour de la Fête Nationale aux Etats Unis. La fermeture du Parc représenteun gros manque à gagner pour le gouvernement américain !

Source: National Park Service

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A powerful eruption took place at Sheveluch (Kamchatka) at 20:52 (UTC) on June 19th, 2022, ejecting ash up to 8.2 km above sea level. Meanwhile, growth of the lava dome continues, The Aviation Color Code remains at Orange, as well as for Bezymianny and Karymsky.

Source: KVERT, Tokyo VAAC.

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Bulusan (Philippines) remains quite active with ash emissions rising 100-500 m above the summit. SO2 emissions reach 660-1,255 tonnes per day. Seismicity is still elevated. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5). The public is asked not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ) nor the 2 km Extended Danger Zone (EDZ) on the SE flank .

Source: PHIVOLCS.

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Small phreatic explosions are observed at Ebeko (Paramushir Island / Russia). They generate ash plumes up to 2.5 km. The Aviation Color Code was raised to Yellow on June 17th, 2022.

Source: KVERT.

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The situation has become quiet on Mt Etna (Sicily) where no lava effusion is currently observed.

Source: INGV.

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The eruption at Great Sitkin (Aleutians / Alaska)continues. Elevated surface temperatures are identified in satellite data, consistent with lava effusion. Seismicity is low with several small local earthquakes detected by the seismic network. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: AVO.

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In Hawaii, lava continues to be emitted by a vent in the lower W wall of Kilauea’s Halema`uma`u Crater. The surface of the lava lake is continuously active, with nearly continuous breakouts along the margins. By June 17th, 2022, the total volume of erupted lava was an estimated 93 million cubic meters, and the lake had risen 120 m since September 29th, 2021.

Source: HVO.

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Several eruptive events have been recorded at Anak Krakatau (Indonesia) in recent days. They produced ash plumes that rose 300-600 m above the summit. Webcam images sometimes showed incandescent material. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 5 km away from the crater

Source: CVGHM.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Hawaii : l’effondrement sommital du Kilauea en 1916 // Hawaii : Kilauea’s summit collapse in 1916

Le 23 juin 2018 à 16h32 (heure locale) après environ 17 heures de forte sismicité, une explosion accompagnée d’un impressionnant effondrement s’est produite dans le cratère de l’Halema’uma’u au sommet du Kīlauea. L’énergie libérée par l’événement était équivalente à un séisme de magnitude M 5,3.
Bien que spectaculaire, cet événement n’est pas unique. Un effondrement similaire avait déjà eu lieu entre le 5 et le 7 juin 1916. Selon les témoins, il s’agit de l’un des événements les plus spectaculaires jamais observés sur le Kilauea.
Une décennie avant l’événement de 1916, un lac de lave permanent était réapparu dans l’Halema’uma’u depuis un effondrement qui avait eu lieu en 1894. L’activité relativement stable du lac s’est poursuivie jusqu’au 5 juin 1916. Ce jour-là, le niveau du lac a chuté de 12 mètres par rapport à la veille où sa surface se trouvait à 91 mètres sous la lèvre du cratère. De 8h30 à 15h le 5 juin, le niveau de lave a encore chuté de 61 mètres.
En se retirant, la lave a laissé une profonde cavité dans l’Halemaʻumaʻu, avec autour une banquette formée par les débordements antérieurs du lac contre les parois du cratère. Au fur et à mesure que la vidange du lac de lave s’est poursuivie, des morceaux de la banquette ont commencé à basculer dans ce qui restait du lac. Ces effondrements ont généré des nuages ​​de poussière marron.
Les effondrements n’ont pas vraiment affecté la solidité des parois extérieures du cratère, de sorte que le personnel du HVO a pu observer le spectacle. On peut lire dans le bulletin hebdomadaire émis par le HVO à l’époque : « Les effondrements des parois intérieures du cratère du côté sud devenaient fréquents et spectaculaires car la banquette édifiée par les débordements récents, était rouge à l’intérieur; elle se brisait ou s’émiettait comme des morceaux de fromage à pâte dure. Parfois, cette matière s’écoulait somme du sucre d’orge. »
Ces effondrements ont finalement eu raison de la totalité de la banquette autour du lac de lave. Lorsque ces grosses masses de roche ont basculé dans le lac, sa surface a été parcourue de vagues qui ont frappé les berges sur plusieurs mètres de hauteur. Cela a également généré des mouvements de convection à l’intérieur du lac de lave.
Le niveau de la lave avait chuté de 40 mètres supplémentaires à midi le 6 juin 1916. Par la suite, les effondrements ont considérablement ralenti et le dernier nuage de poussière provoqué par un effondrement a été observé vers 11 heures le 7 juin. La lave a commencé à remplir le cratère dans les jours qui ont suivi, faisant disparaître la plupart des preuves de l’effondrement de 1916.
Les scientifiques du HVO ont tenté de comprendre ce qui avait provoqué la vidange rapide du lac de lave dans l’Halema’uma’u au début du mois de juin 1916. Les données géophysiques relatives aux décennies précédentes avaient montré qu’une dépressurisation importante au sommet était généralement associée à une intrusion ou à une éruption ailleurs sur le volcan, par exemple le long des zones de rift. L’effondrement sommital de 2018 et l’éruption dans la Lower East Rift Zone constituent un exemple de ce processus.
Le HVO ne disposait pas d’un vaste réseau de surveillance géophysique en 1916, mais un sismomètre près du sommet du Kilauea a enregistré une augmentation de la sismicité lointaine lors de l’effondrement. Une analyse tend à montrer que ces séismes se sont peut-être produits le long de l’une des zones de rift suite à la migration du magma depuis le lac de lave sommital comme cela s’est produit quelques années plus tard au moment de l’effondrement majeur de l’Halemaʻumaʻu en 1924.
Source : USGS, HVO.

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On June 23rd, 2018 at 4:32 p.m. (local time) after approximately 17 hours of elevated seismicity, an impressive collapse explosion occurred in Halema’uma’u Crater at the summit of Kīlauea. The energy released by the event was equivalent to a magnitude 5.3 earthquake.

Although spectacular, this event was not unique. A series of collapse events had already taken place place between June 5th and 7th, 1916. Observers described it as one of the most spectacular occurrences they had ever witnessed at Kīlauea.

A decade before these events, a continuous lava lake re-appeared within Halemaʻumaʻu for the first time since a collapse in 1894. Relatively steady lake activity continued until June 5th, 1916. On that day, the level of the lava lake drpeed 12 meters compared to the day before, when its surface was 91 meters below the crater rim. From 8:30 a.m. to 3 p.m. on June 5th, the lava level dropped another 61 meters.

The receding lava formed an inner pit within Halemaʻumaʻu, surrounded by a bench of earlier lake overflows against the crater walls. As draining continued, sections of this bench began to topple into the dropping lake. These collapses sent billowing clouds of brown dust into the air.

Fortunately, the collapses did not seriously affect the integrity of the outer crater walls, allowing HVO staff to observe the entire spectacle. As described in HVO’s weekly bulletin at that time: “Falls from the south inner cliffs became frequent and spectacular, as the bench matter, made of recent overflows, was red hot within, and broke or crumbled like masses of hard cheese. Sometimes this material flowed in a sugary fashion.”

These collapses eventually consumed the entirely of the bench on all sides of the lava lake. When these great masses of rock toppled into the molten lake, the lava sloshed back and forth in waves that lapped up the margins by several meters vertically. This resulted in constantly changing circulation patterns within the lava lake.

The lava level had dropped another 40 meters by midday on June 6th, 1916. However, the rate and severity of the collapses dramatically slowed, and the last substantial dust cloud from a collapse was observed around 11 a.m. on June 7th. Lava began refilling the crater in the days that followed, eventually erasing most of the evidence of the 1916 collapse.

HVO scientists tried to understand what caused the Halemaʻumaʻu lava lake to drain so quickly in early June 1916. Geophysical monitoring in previous decades had shown that significant summit depressurization was typically associated with intrusion or eruption elsewhere on the volcano, such as along the rift zones. The 2018 summit collapse and lower East Rift Zone eruption stands as an example of this process.

Though HVO did not have an extensive geophysical monitoring network in 1916, a seismometer near the summit of Kilauea recorded an increased number of distant earthquakes during the collapse. Basic analysis suggested that they may have occurred along one of the rift zones, perhaps indicating magma transport from the summit lava lake, similar to the sequence of earthquakes that accompanied the major 1924 collapse of Halemaʻumaʻu.

Source: USGS, HVO.

 

Vue – depuis le côté sud – des parois de l’Halemaʻumaʻu lors de l’effondrement du cratère du 5 juin 1916. Le lac de lave est visible en bas à gauche tandis que les parois extérieures du cratère sont en haut. Dans le cratère, on peut voir la banquette de débordement qui marque le niveau de la lave avant que le lac commence à se vidanger. Une partie importante de la banquette s’est récemment effondrée; la ligne blanche en pointillé marque son ancienne position. (Source : USGS)

Panache généré par l’effondrement de l’Halema’uma’u en 2018 (Crédit photo: HVO)

Le cratère de l’Halema’uma’u après l’éruption de 2018 (Crédit photo: HVO)