Bilan éruptif du mois de mai 2021 // Eruptive activity in May 2021

L’activité éruptive du mois de mai 2021 a été ponctuée par plusieurs événements marquants.

En fin d’après-midi le 22 mai, le Nyiragongo (RDC)  a décidé de se débarrasser de son lac de lave et d’envoyer des coulées vers le Rwanda et vers Goma, comme il l’avait fait en 1977 et 2002. De nombreuses maisons ont été détruites, en particulier dans le quartier de Buhene. Au final, le bilan s’élève à quelque 35 morts. Ces personnes ont, pour beaucoup, perdu la vie pendant l’évacuation de la ville. Environ 400 000 personnes ont fui Goma. Au Rwanda voisin, devant l’afflux de réfugiés congolais, le président Kagame a fait appel à l’aide internationale face à la crise humanitaire. On craignait que la lave s’échappe par les fractures qui se sont ouvertes dans Goma et atteigne le lac Kivu. Au moment où j’écris ces lignes, rien de tel ne s’est heureusement produit. Une caméra a été placée dans le cratère du Nyiragongo afin de permettre un bon suivi de l’évolution de l’activité volcanique. A noter que l’éruption du Nyiamuragira était une fausse information.

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Après une longue agonie, l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) a pris fin le 24 mai 2021. Aucune nouvelle explication n’a été fournie sur la mort des deux jeunes étudiants. La version officielle – chaleur de la lave et gaz toxiques – confortera forcément la politique de fermeture de l’Enclos par la Préfet au moment des éruptions.

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L’éruption se poursuit en Islande sur le péninsule de Reykjanes. Elle est toutefois moins spectaculaire et esthétique qu’à ses débuts. Comme je l’indiquais précédemment, la baisse d’intensité du tremor est probablement due à une modification de la morphologie de la bouche éruptive. La lave a franchi les digues de terres édifiées pour freiner sa progression dans la vallée. Elle continue à avancer lentement vers la route 427 (ou Suðurstrandarvegur) dont elle est distante d’environ 2 km. La construction de nouvelles digues de terre est envisagée.

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L’Etna (Sicile) s’est lancé dans une nouvelle série de crises éruptives ou « paroxysmes » à répétition. Le tracé du tremor éruptif est impressionnant. Tous les événements se déroulent selon le même processus : activité strombolienne suivie de fontaines et de coulées de lave. Pour le moment, chaque paroxysme se termine aussi rapidement qu’il a commencé.

Toujours en Sicile, le Stromboli a essayé d’imiter l’Etna avec une belle activité strombolienne dans les zones Nord et Centre-Sud de la terrasse cratèrique. Une coulée de lave est descendue le long de la Sciara del Fuoco jusqu’au littoral avant de remonter à mi pente. Des blocs se détachaient fréquemment du front de coulée et roulaient jusque dans la mer. L’INGV indique que depuis le 28 mai la situation est redevenue normale sur le volcan.

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La situation est relativement calme à La Soufrière de St Vincent où des panaches de vapeur s’échappent toujours du cratère. Les satellites détectent des anomalies thermiques et les sismomètres continuent à enregistrer des événements volcano-tectoniques. Toutefois, aucune activité explosive n’a été observée depuis le 22 avril 2021.

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A Hawaii, l’éruption du Kilauea a pris fin le 26 mai 2021, ou « marqué une pause » comme se plaisent à le dire les scientifiques du HVO. L’accumulation de lave (il ne s’agissait pas d’un lac de lave au sens où on l’entend habituellement) n’était plus alimentée par la bouche qui s’était ouverte dans le flanc interne NO de l’Halema’uma’u.

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En Indonésie, l’éruption du Sinabung continue, avec des coulées pyroclastiques pouvant atteindre 3 km de longueur et des panaches de cendres montant parfois jusqu’à 3.5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3, avec les zones d’exclusion définies précédemment.

De la même façon, les dômes de lave du Merapi continuent leur processus d’extrusion qui déclenche des coulées pyroclastiques d’environ 2 km de longueur sur les flancs du volcan. Le niveau d’alerte est maintenu à 3.

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Dans un message spécial diffusé le 15 mai, l’INSIVUMEH a indiqué que l’éruption du Pacaya (Guatemala) avait pris fin. L’activité explosive se concentre désormais dans le cratère sommital avec des projections d’une centaine de mètres de hauteur.

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Le Sangay (Équateur) a connu un nouvel épisode éruptif le 22 mai 2021 avec des fontaines de lave atteignant 500-1000 m au-dessus du cratère. La couleur de l’alerte aérienne est momentanément passée au Rouge avant d’être ramenée à l’Orange.

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L’AVO signale périodiquement un regain d’activité sur les volcans des Aléoutiennes comme le Great Sitkin ou le Semisopochnoi. Si ces volcans ne présentent pas un danger pour les zones habitées, leur surveillance est nécessaire car ils se trouvent au niveau de couloirs aériens entre l’Amérique et l’Asie.

C’est pour une raison identique que le KVERT surveille attentivement le comportement des volcans du Kamchatka où la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Sheveluch et le Karysmsky.

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The eruptive activity of May 2021 was punctuated by several significant events.

In the evening of May 22nd, Nyiragongo (DRC) decided to get rid of its lava lake and send lava flows towards Rwanda and Goma, like in 1977 and 2002. Many houses were destroyed, especially in the Buhene neighborhood. In the end, the death toll rises to 35. Many of these people lost their lives during the evacuation of the city. About 400 000 residents have fled Goma. In neighbouring Rwanda, confronted with the influx of Congolese refugees, President Kagame has aked for international help to face the humanitarian crisis. It was feared that lava might come out of fissures that opened in Goma and reach Lake Kivu. As of this writing, nothing specialhas happened. A camera has been set up in the crater in order to observe the activity. The news of a Nyiamuragira eruption was false.

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After a long agony, the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) ended on May 24th, 2021. No new explanation has been provided for the deaths of the two young students. The official version – lava heat and toxic gases – will necessarily support the Prefect’s policy of closing the Enclos when an eruption occurs.

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The eruption continues in Iceland on the Reykjanes Peninsula. However, it is less spectacular and beautiful than when it started. As I indicated previously, the decline of  intensity of the tremor is probably due to a change in the morphology of the eruptive vent. The lava climed over the dikes built to slow down its progress in the valley. It continues to move slowly towards Highway 427 (or Suðurstrandarvegur) which is distant of about 2 km. The construction of new earth dams is planned.

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Mt Etna (Sicily) has started a new series of repeated eruptive crises or « paroxysms ». The outline of the eruptive tremor is impressive. All events unfold through the same process: Strombolian activity followed by lava fountains and lava flows. Right now, each paroxysm is ending as quickly as it started.

Also in Sicily, Stromboli tried to imitate Mt Etna with a nice Strombolian activity in the North and Center-South areas of the crater terrace. A lava flow descended the Sciara del Fuoco to the coast before stopping halfway. Blocks frequently detached from the flow front and rolled into the sea. INGV reports that since May 28th the situation has returned to normal on the volcano.

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The situation is relatively calm at St Vincent’s La Soufrière where steam plumes are still coming out of the crater. Satellites detect thermal anomalies and seismometers continue to record volcano-tectonic events. However, no explosive activity has been observed since April 22nd, 2021.

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In Hawaii, the Kilauea eruption ended on May 26th, 2021, or « paused » as HVO scientists like to say. The accumulation of lava (it was not really a lava lake) was no longer fed by the vent which had opened in the inner NW flank of Halema’uma’u.

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In Indonesia, the Sinabung eruption continues, with pyroclastic flows as long as 3 km and ash plumes sometimes rising up to 3.5 km above the summit. The alert level remains at 3, with the exclusion zones defined previously.

Likewise, the lava domes of Mt Merapi continue their extrusion process which triggers pyroclastic flows of about 2 km in length on the flanks of the volcano. The alert level is kept at 3.

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In a special message released on May 15th, 2021, INSIVUMEH indicated the eruption of Pacaya (Guatemala) had ended. The explosive activity is now concentrated in the summit crater with projections up to hundred meters high.

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Sangay (Ecuador) went through a new eruptive episode on May 22nd, 2021 with lava fountains reaching 500-1000 m above the crater. The aviation colour code was momentarily raised to Red before being lowered to Orange.

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AVO periodically reports an increase in activity on Aleutian volcanoes such as Great Sitkin or Semisopochnoi. If these volcanoes are not really a danger to inhabited areas, their monitoring is necessary because they are on air corridors between America and Asia.

It is for the same reason that KVERT is closely monitoring the behaviour of volcanoes in Kamchatka where the aviation colour code remains Orange for Ebeko, Sheveluch and Karysmsky.

Vue de l’activité sur la péninsule de Reykjanes (Islande)

Kilauea (Hawaii) : arrêt momentané… ou définitif de l’éruption // A pause or a definitive stop of the eruption

Le HVO a essayé de retarder la nouvelle le plus longtemps possible (le volcan attire les touristes sur la Grande Ile) mais il a bien fallu se rendre à l’évidence : la bouche qui s’était ouverte dans la paroi interne NO de l’Halema’uma’u s’est tarie et n’alimente plus l’accumulation de lave (ce n’était pas vraiment un lac de lave au sens où on l’entend habituellement) dont la surface est devenue désespérément inerte et froide.

L’Observatoire parle d’une « pause » dans l’éruption et indique que « l’éruption pourrait reprendre bientôt. »  A Hawaii comme ailleurs, malgré le grand nombre d’instruments disséminés sur les volcans, on ne sait pas prévoir…

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HVO has tried to delay the piece of news as long as possible (the volcano attracts tourists to the Big Island) but local geologists had to face the facts: the vent that had opened in the inner NW wall of Halema’uma’u has dried up and no longer feeds lava into the lake (actually it wasn’t really a lava lake but rather an accumulation of lava) whose surface has become hopelessly inert and cold . The Observatory speaks of a « pause » in the eruption and indicates that « the eruption may resume soon. » In Hawaii as elsewhere, despite the large number of instruments scattered over volcanoes, they cannot predict eruptions …

Source : HVO

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

 En Islande, rien n’indique que l’éruption sur la péninsule de Reykjanes est en passe de s’arrêter. L’Université d’Islande indique que débit éruptif a augmenté d’environ 70%. Comme je l’ai écrit précédemment, les projections des fontaines de lave ont déclenché des incendies de végétation à proximité de l’éruption.

Selon les données recueillies le 10 mai 2021, le débit de lave émis par l’éruption dans la Geldingadalur a considérablement augmenté la semaine dernière ; il est passé de 8 mètres cubes par seconde à près de 13. L’éruption est maintenant deux fois plus intense qu’elle ne l’a été jusqu’à présent  Le volume de lave émis atteint plus de 30 millions de mètres cubes et couvre une superficie de près de 1,8 km2.

L’éruption peut être divisée en trois phases: La première, qui a duré environ deux semaines, a été marquée par un débit de lave régulier, mais avec une tendance à la baisse ; il est passé de 7-8 m3 par seconde à 4-5 m3 par seconde. La deuxième phase, qui a également duré deux semaines, a été marquée par l’ouverture de nouvelles bouches au nord des premiers cratères. Le débit éruptif était compris entre 5 et 8 m3 par seconde. Au cours de la troisième phase, qui a débuté il y a trois semaines, un seul cratère est resté actif. Le débit éruptif a augmenté ces derniers temps, en particulier la semaine dernière. Cependant, par rapport à d’autres éruptions en Islande, l’intensité de l’éruption reste relativement faible. L’éruption dans la Geldingadalur est toutefois remarquable. En effet, l’intensité de la grande majorité des éruptions diminue après leur début, ce qui n’est pas le cas avec l’éruption actuelle. Selon le Met Office, « il n’y a aucun moyen de prévoir combien de temps durera l’éruption ou si le débit éruptif continuera d’augmenter. »

Le plus grand danger sur le site éruptif reste le chemin d’accès en raison de la présence de randonneurs relativement inexpérimentés. Les autorités craignent qu’il y ait davantage d’accidents avec l’arrivée de plus de touristes pendant l’été. La première partie du sentier, très pentue, a été modifiée pour la rendre moins raide. D’autres aménagements devraient faciliter le parcours. Un nouveau parking, plus proche de l’éruption que l’aire de stationnement actuelle, raccourcira également le trajet à pied de 1,2 à 1,3 kilomètre dans chaque sens. L’éruption sur la péninsule de Reykjanes est vraiment pour touristes !

Source : presse islandaise.

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) débutée le 9 avril 2021 se poursuit. L’amplitude du tremor continue sa lente décroissance qui a débuté le 2 mai. Son amplitude reste cependant encore significative et se situe à environ 30% de l’amplitude maximum observée au début de l’éruption, le 13 avril.

Les deux cônes sont toujours actifs, avec un dégazage qui est toujours plus marqué et des projections de lave toujours présentes au niveau du cône le plus en aval.

L’écoulement de la lave à la sortie des bouches éruptives, se fait essentiellement en tunnels jusqu’à la limite supérieure des Grandes Pentes, où des résurgences de lave sont visibles en surface. Le front de coulée continue sa lente progression dans les Grandes Pentes. Le dernier relevé du 7 mai révélait que la coulée se situait à environ 1200 m d’altitude.

La légère inflation de la zone sommitale semble s’être arrêtée.

Source : OVPF.  

Photo : Christian Holveck

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Au Guatemala, on observe sur le Pacaya une activité fumerollienne dans le cratère Mackenney. L’activité effusive se poursuit avec des coulées de lave atteignant 2300 mètres de longueur sur le flanc sud-ouest où le front de lave s’est actuellement stabilisé. La lave s’accumule et forme des promontoires de plusieurs mètres de hauteur. Des épisodes de tremor associés à l’ascension du magma et au déplacement des coulées de lave restent enregistrés.

Des explosions d’intensité variable, parfois fortes, sont observées sur le Fuego, à raisonde 5 à 9 événements par heure, avec des colonnes de cendres qui montent à 4500 et 4800 mètres d’altitude. Des retombées de cendres sont signalées à Morelia, Santa Sofía, Panimache et d’autres localités dans cette région. Comme d’habitude, certaines explosions génèrent des grondements et des ondes de choc. Des avalanches fréquentes de blocs dévalent plusieurs ravines. Les pluies abondantes génèrent des lahars dans ces ravines il est demandé à la population d’être vigilante.

On observe de faibles explosions sur le dôme Caliente du Santiaguito, avec des colonnes de cendres qui atteignent une altitude de 2800 mètres. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs localités. L’’extrusion de lave continue au sommet, avec des chutes de blocs et des avalanches de matériaux en raison de l’instabilité du cratère. Il y a également un risque de coulées pyroclastiques et il est demandé à la population d’éviter le lit et les berges des rivières près des pentes du volcan, d’autant plus que le risque de lahars subsiste en période de fortes pluies.

Source : INSIVUMEH. .

Dôme de lave du Santiaguito (Photo : C. Grandpey)

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La situation reste inchangée à Hawaï. L’éruption du Kilauea continue. L’activité est confinée à l’Halema’uma’u où la lave est émise par une bouche sur le côté nord-ouest du cratère. Le lac de lave (qui est plutôt une accumulation de lave) présente actuellement une profondeur de 228 m. Il est immobile et rigide sur sa moitié Est. Les émissions de SO2 atteignent 200 tonnes par jour.

Source: HVO.

Crédit photo : HVO

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Dans sa dernière mise à jour du 10 mai 2021, l’UWI SRC indique que l’activité sismique à La Soufrière de St Vincent  est restée faible depuis l’explosion et l’émission de cendres du 22 avril. Au cours des dernières 24 heures, seuls séismes longue période ont été enregistrés. Des mesures de SO2 sur le volcan ont été effectuées depuis un bateau au large de la côte ouest avec l’aide des garde-côtes. Le volcan émet en moyenne 208 tonnes par jour et reste actif. Une intensification de l’activité peut encore avoir lieu avec pas ou peu de signes précurseurs.

Il est demandé aux habitants d’être prudents lorsqu’ils traversent les ravines en raison du risque élevé de lahars pendant les périodes de pluie sur le volcan.

La Soufrière est maintenue en alerte ORANGE.

Source: UWI.

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La situation reste inchangée au Kamchatka où le Karymsky, le Sheveluch  et l’Ebeko sont toujours en alerte aérienne de couleur Orange, tandis qu’elle est Jaune pour le Bezymianny. Ell est Verte pour les autres volcans d la région.

Source : KVERT.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

There are no signs the ongoing eruption on Iceland’s Reykjanes peninsula will stop soon.  Lava flow at the site has increased by around 70% according to the latest data release by the University of Iceland. As I put it before, projections from the lava fountains have started brush fires in the vicinity of the eruption.

According to data gathered on May 10th, 2021, the lava flow at the Geldingadalir eruption increased significantly last week, from 8 cubic metres per second to nearly 13. The eruption is now twice as powerful as it has been for most of the active period. The volume of the lava expelled by the eruption has now reached over 30 million cubic metres and covers an area of nearly 1.8 km2.

The eruption can be divided into three phases:

The first one, which lasted about two weeks, was characterized by a steady, but slowly decreasing lava discharge, which went from 7-8 m3 per second to 4-5 m3 per second.

The second phase, which lasted two weeks as well, was characterized by the opening of new vents north of the original craters. The lava discharge was between 5 and 8 m3 per second.

During the third phase, which began three weeks ago, one main crater has been active, producing nearly all the lava. During this time, the lava discharge has increased, especially the past week.

However, compared to other eruptions, the intensity of the eruption is limited. The Geldingadalir eruption is exceptional in that the vast majority of eruptions decrease in strength after they begin. According to the Met Office, “there is no way to predict how long the eruption will last or whether lava flows will continue to increase.”

The biggest danger at the eruption site seems to be the hiking path itself due to the presence of relatively inexperienced hikers. Authorities fear there will be more accidents wiyh the arrival of more tourists during the summer. The first slope on the path was modified to make it less steep. Other modifications are expected that should make the trail easier for hikers. A new parking lot, closer to the eruption site, will also shorten the hike by 1.2-1.3 kilometres in each direction. The eruption on the Reykjanes Peninsula is definitely for tourists!

Source: Icelandic news media.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) that started on April 9th, 2021 continues. The amplitude of the tremor continues its slow decrease which began on May 2nd. However, its amplitude still remains significant and is about 30% of the maximum amplitude observed at the start of the eruption on April 13th.

The two cones are still active, with a degassing which is still quite high and projections of lava at the cone farther down the slope.

Lava mainly flows in tunnels down to the upper limit of the Grandes Pentes, where resurgences can be seen on the surface. The flow front slowly advances in the Grandes Pentes. The last observationson May 7th revealed that the flow had reached an altitude of around 1,200 m.

The slight inflation of the summit area seems to have stopped.

Source: OVPF.

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In Guatemala, fumarolic activity is observed on Pacaya in the Mackenney crater. Effusive activity continues with lava flows travelling as far as 2,300 meters on the southwest flank where the lava front has currently stabilized. Lava accumulates and forms promontories several metres high. Tremor episodes associated with the ascent of magma and the displacement of lava flows remain recorded.

Explosions of varying intensity, sometimes strong, are observed on Fuego, with 5 to 9 events per hour, with columns of ash which average 4500 and 4800 meters above sea level. Ashfall is reported in Morelia, Santa Sofía, Panimache and other municipalities in this region. As usual, some explosions generate rumblings and shock waves. Frequent rock avalanches travel down several ravines. The heavy rains may generate lahars. The population is asked to be vigilant.

Weak explosions are observed on the Caliente dome of Santiaguito, with ash columns reaching an altitude of 2800 metres. Ashfall is reported in several municipalities. Lava extrusion continues at the summit, with rockfalls and avalanches of material due to the instability of the crater. There is also a risk of pyroclastic flows and people are asked to avoid river beds and river banks near the slopes of the volcano, especially as the risk of lahars remains high during periods of heavy rains.

Source: INSIVUMEH. .

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The situation remains unchanged in Hawaii. Kilauea is erupting. Lava activity is confined to Halema’uma’u with lava erupting from a vent on the northwest side of the crater. The lava lake (or rather the lava accumulation) is currently 228 m deep and remains stagnant over its eastern half. SO2 emission rates have been measured at 200 tonnes per day.
Source: HVO.

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In its latest update of May 10th, 2021, the UWI SRC indicates that seismic activity at St Vincent’s La Soufrière has remained low since the explosion and ash emission of April 22nd.

In the last 24 hours, only a few long-period earthquakes have been recorded, and measurements of the SO2 flux at the volcano were carried out by boat off the west coast with the assistance of the coastguard. They revealed an average of 208 tons per day, The volcano continues to be in a state of unrest, and escalation in activity can still take place with little or no warning.

Residents are asked to be cautious when crossing river valleys due to the increased risk of lahars during periods of rainfall on the volcano.

La Soufriere is kept at alert level ORANGE.

Source: UWI.  .    .

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The situation remains unchanged in Kamchatka where the aviation colour code for Karymsky, Sheveluch and Ebeko is still Orange, while it is Yellow for Bezymianny. It is Green for the other volcanoes in the region.

Source: KVERT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Les lacs de lave du Kilauea, Ambrym et Nyiragongo // Kilauea, Ambrym and Nyiragongo lava lakes

En 2018, la pression du magma a entraîné la hausse de niveau du lac de lave au sommet du Kilauea (Hawaii). Cette forte pression magmatique a débouché sur une très spectaculaire éruption qui a provoqué la vidange rapide du lac de lave et l’effondrement du cratère sommital du Kilauea

La même séquence d’événements s’est également produite en 2018 à Ambrym, un volcan très actif au Vanuatu. On note beaucoup de points communs avec l’éruption du Kilauea. Avant 2018, la caldeira sommitale d’Ambrym hébergeait cinq lacs de lave. Dans les semaines précédant l’éruption, la lave dans au moins l’un des lacs a montré une hausse significative, comme cela a été observé avant l’éruption du Kilauea en 2018.

Source : GeoHazards

Une hausse de la sismicité a été enregistrée au sommet le 14 décembre à Ambrym et très vite le magma est entré dans la zone de rift sud-est, provoquant une fracturation importante du sol. En deux jours, les cinq lacs se sont vidangés et les cratères se sont effondrés, tandis que des panaches de cendres s’élevaient du sommet.

Le 17 décembre, la migration du magma s’est arrêtée à Ambrym. Peu de temps après, les habitants ont observé de la pierre ponce en train de dériver sur le rivage, preuve qu’une éruption sous-marine s’était produite plus loin dans la zone de rift. Au sommet, un lac d’eau a rapidement remplacé l’un des lacs de lave dans le cratère effondré.

La fracturation du sol à Ambrym a causé des dégâts aux bâtiments en 2018, mais l’éruption aurait pu être plus dévastatrice si elle s’était produite sur terre.

En 1913, un schéma d’activité identique s’est produit à Ambrym, avec une éruption sur terre qui a détruit un hôpital. Une étude sur l’éruption d’Ambrym en 2018 souligne que l’élévation du niveau du lac de lave avant l’éruption était probablement due à une accumulation de pression dans la chambre magmatique sommitale. Les auteurs de l’étude notent que ce processus a été décrit en détail pour le Kilauea qui dispose d’un réseau de surveillance plus performant.

En conclusion, on peut dire que les lacs de lave sommitaux sont de bons indicateurs de la pression qui règne dans la chambre magmatique sous-jacente, et jouent le rôle de baromètres à liquide.

L’analyse de la lave a montré que le dyke magmatique d’Ambrym avait, sur son parcours le long de la zone de rift, rencontré une poche périphérique de magma plus ancien. Ce mélange de magmas a également eu lieu lors de l’éruption dans la Lower East Rift Zone du Kilauea en 2018, avec des conséquences sur les débits éruptifs et les risques associés.

Les observations des éruptions d’Ambrym et du Kilauea indiquent que l’élévation rapide du niveau des lacs de lave sommitaux pourrait être un bon indicateur des prochaines éruptions latérales de ces volcans.

Ce processus éruptif a des implications pour les risques associés au Nyiragongo, en République Démocratique du Congo. Le volcan héberge un grand lac de lave actif depuis des décennies. L’élévation du niveau de ce lac de lave a précédé de grandes éruptions latérales en 1977 et 2002. L’éruption de 1977 du Nyiragongoa produit des coulées de lave particulièrement rapides qui ont tué des dizaines de personnes. Les coulées de lave de l’éruption de 2002 ont envahi une grande partie de la ville de Goma, laissant 120 000 personnes sans abri et en déplaçant de nombreuses autres. Actuellement, le lac de lave du Nyiragongo a un niveau élevé, semblable à celui d’avant les éruptions de 1977 et 2002. Une étude récente, menée par une équipe internationale de scientifiques, a conclu que la situation actuelle sur le Nyiragongo pourrait déboucher sur une nouvelle éruption latérale dans plusieurs années.

Source : Wikipedia

S’agissant du Kilauea, il convient de noter que le lac de lave actuel qui a commencé à se former en décembre 2020 dans le cratère de l’Halema’uma’u est très différent de celui que l’on pouvait observer avant 2018. Le lac actuel est formé par accumulation de la lave qui coule passivement au fond du cratère. Il ne se trouve pas directement au-dessus du conduit en provenance de la chambre magma. Cela signifie que les changements de son niveau ne peuvent pas être utilisés comme indicateurs de la pression magmatique.

Lac de lave avant l’éruption du Kilauea en 2018 (Source : HVO)

‘Lac’de lave actuel sur le Kilauea (Source: HVO

Au fil des ans, les pentes du Kilauea, d’Ambrym et du Nyiragongo ont été dévastées par des éruptions alimentées par un magma s’écoulant depuis leurs sommets. Les scientifiques espèrent aboutir à une meilleure compréhension de ces éruptions latérales et de leurs signes avant-coureurs. Ils pourront ainsi utiliser ces connaissances pour réduire les risques et améliorer la prévision éruptive.

Source: USGS / HVO.

Pour ceux qui possèdent l’ouvrage, des descriptions des éruptions tragiques d’Ambrym et du Nyiragongo se trouvent dans mon livre Killer Volcanoes, aujourd’hui épuisé.

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In 2018, rising summit lava lake levels, caused by building magmatic pressure, culminated in a large eruption of Kilauea (Hawaii) which abruptly drained the summit lava lake and initiated crater collapse.

The same sequence of events also occurred in 2018 on Ambrym, a highly active volcano in Vanuatu, with that paralleled those on Kilauea. Prior to 2018, the summit caldera on Ambrym hosted five lava lakes. In the weeks prior to the eruption, at least one of the lava lakes showed a significant rise, similar to what happened before Kilauea’s 2018 eruption.

Earthquakes began at the summit on December 14th, and soon magma intruded along Ambrym’s southeast rift zone, creating extensive ground cracking. Within two days, all five lakes had drained and the craters collapsed inwards, as ash plumes rose from the summit.

On December 17th, the magma migration stopped. Soon after, residents observed pumice drifting onshore, signaling that a submarine eruption had occurred far down the rift zone. At the summit, a water lake soon replaced one of the lava lakes in the collapsed crater.

Although ground cracking at Ambrym produced damage to buildings in 2018, the eruption could have been more hazardous if it had happened onshore. In 1913, a similar pattern of activity occurred at Ambrym, producing an onshore eruption that destroyed a hospital.

A study on the 2018 Ambrym eruption highlights that the rising lake level prior to the eruption was a likely sign of building pressure in the summit magma chamber. The authors note that this pattern has been documented in detail at Kilauea, which has a more extensive monitoring network.

In essence, summit lava lakes are giant pressure gauges of the underlying magma chamber, akin to a liquid barometer. Analysis of the lava chemistry showed that the magmatic dike at Ambrym had intersected a peripheral, isolated pocket of older magma on its route along the rift zone. This mixing of new and old magma also occurred during the 2018 lower East Rift Zone eruption of Kīlauea, with implications for eruption rates and hazards.

The Ambrym and Kīlauea observations suggest that rapidly rising summit lava lakes may be a common harbinger of upcoming flank eruptions.

This process has implications for hazards at Nyiragongo, in the Democratic Republic of the Congo, which hosts a large summit lava lake that has been intermittently active for decades.

Rising lake levels preceded large flank eruptions in 1977 and 2002 at Nyiragongo. The 1977 eruption produced unusually fast lava flows, killing scores of people. Lava flows from the 2002 eruption covered a large portion of the city of Goma, leaving 120,000 people homeless and displacing many more. Currently, the Nyiragongo lake has risen to a high level, roughly similar to that before the 1977 and 2002 eruptions. A recent study, by a different international team of scientists, has forecast that this could lead to a new flank eruption in several years.

It’s worth noting that the current lava lake at Kilauea, which started forming in December 2020, is fundamentally different from the lake that was present before 2018. The current lake is lava that is passively ponding at the bottom of the Halema’uma’u crater and is not situated directly over the conduit that rises from the magma chamber. This means its lava level changes can’t be used as a pressure gauge in the same manner.

Over the years, communities on Kilauea, Ambrym, and Nyiragongo have been devastated by eruptions fed by magma draining from their summits. Scientists hope to develop a better understanding of these flank eruptions and their precursors and use that knowledge to reduce risk and improve forecasts in the future.

Source: USGS / HVO.