Le Kilauea (Hawaii) de 2018 à 2022 // Kilauea Volcano (Hawaii) between 2018 and 2022

Le 3 mai 2022 a marqué le 4ème anniversaire du début de l’éruption spectaculaire du Kilauea en 2018. La lave a envahi une grande partie du District de Puna, avec des coulées qui ont détruit quelque 700 structures. L’événement a également été remarquable par l’effondrement du plancher du cratère de l’Halema’uma’u au sommet du volcan. Dans un nouvel article Volcano Watch, le Hawaiian Volcano Observatory (HVO) rappelle au public les événements qui ont émaillé les 4 dernières années. Dans le même temps, les scientifiques du HVO essayent de comprendre ce que les changements récents peuvent signifier pour l’activité du Kilauea dans les prochaines années.
En 2018, Kilauea était en éruption depuis 1983, donc 35 ans, au niveau du cratère du Pu’uO’o, au coeur de l’East Rift Zone. Le cratère de l’Halemaʻumaʻu a, lui aussi, repris du service et, de 2008 à 2018, il a hébergé un lac de lave qui a attiré des touristes du monde entier; J’étais l’un d’eux en 2011.

Photo : C. Grandpey

Alors que l’équipement du HVO enregistrait des changements sur le Kilauea en 2018, le premier événement majeur s’est produit le 30 avril 2018 avec l’effondrement soudain du Pu’uO’o.

Crédit photo : HVO

Quelques jours plus tard, le 3 mai 2018, l’activité sismique a migré vers les Leilani Estates où des fissures se sont ouvertes. 24 fissures ont été observées à la fin du mois de mai, 24 fissures et des coulées de lave ont envahi une partie du District de Puna jusqu’en septembre.

Crédit photo : HVO

Le cratère sommital de l’Halema’uma’u a également subi des changements majeurs avec, en particulier, la disparition du lac de lave. Des effondrements majeurs se sont accompagnés de séismes qui ont secoué l’ensemble du sommet. Au final, les effondrements ont abaissé le fond du cratère de plus de 500 m.

Crédit photo : HVO

La fin de l’éruption de 2018 et les événements d’effondrement de la caldeira ont été suivis d’une période de calme que le Kilauea n’avait pas connue depuis plus de 35 ans. Un nouveau changement est ensuite intervenu sur le volcan.
Pour la première fois dans l’histoire, une pièce d’eau est apparue au fond de la cavité en entonnoir de Halemaʻumaʻu. Observée pour la première fois en juillet 2019, l’eau a continué à remplir lentement le cratère au cours de l’année et demie suivante et a atteint une cinquantaine de mètres de profondeur.

Crédit photo : HVO

Dans la nuit du 20 décembre 2020, l’Halema’uma’u est entrée dans une nouvelle phase éruptive qui a fait s’évaporer le lac d’eau en moins de deux heures. En moins d’une journée, le niveau de la lave a dépassé le niveau précédent de l’eau et le lac a continué à croître et à remplir le cratère jusqu’en mai 2021.

Crédit photo : HVO

Après quelques semaines de repos, l’Halemaʻumaʻu a commencé une nouvelle éruption en septembre 2021 et elle continue à ce jour.

Les deux éruptions ont rempli l’Halemaʻumaʻu avec une hauteur de plus de 320 m de lave.

Crédit photo : HVO

Une activité de lac de lave presque continue s’est produite pendant des décennies au sommet du Kilauea au 19ème siècle. Toutefois, les scientifiques savent que le comportement du volcan peut changer rapidement d’un jour à l’autre. Une question importante est de savoir ce que les récents changements laissent présager pour l’avenir. L’apparition du lac d’eau au sommet en 2019 a rappelé le risque explosif sur le Kilauea. Aujourd’hui, on peut se demander si le volcan est en train de revenir à une période d’activité prolongée au sommet, comme ce fut le cas dans les années 1800, ou si l’activité ressemblera à celle des trois décennies qui ont précédé le début de l’éruption du Pu’uO’o. Même si le Kilauea est truffé d’instruments de mesure, personne n’est en mesure de répondre à ces questions.
Source : USGS, HVO.

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May 3rd, 2022 marked the 4th anniversary of the start of Kilauea’s dramatic 2018 eruption that destroyed much of lower Puna with lava flows that destroyed 700 structures or so. The event was also remarkable with the collapse of Halema’uma’u’s crater floor at the summit of the volcano. In a new Volcano Watch article, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) reminds the public of the events of the past 4 years. At the same time, HVO scientists consider what these recent changes might mean for future activity at Kilauea.

Kilauea had been erupting for 35 years (1983–2018) at Pu’uO’o on the middle East Rift Zone. The summit crater of Halemaʻumaʻu joined the action, and from 2008 to 2018 hosted a lava lake that drew people from around the world; I was among them in 2011.

While HVO equipment was recording the beginning of changes at Kilauea in 2018, the first major visible sign that something special was happening occurred on April 30th, 2018 with the sudden collapse at Pu’uO’o. (see photo above)

Just a few days later, on May 3rd, 2018, seismic activity migrated beneath Leilani Estates and fissures opened. Before May was over, 24 fissures erupted and lava flows inundated parts of lower Puna until September. (see photo above)

The summit crater of Halemaʻumaʻu also underwent major change, and its lava lake disappeared This meant that ava flows in lower Puna were draining the summit magma reservoir, Halemaʻumaʻu underwent 62 collapses (some with explosive eruptions). Each collapse was marked by earthquakes that were felt throughout the summit. In the end, the collapses lowered the crater floor by more than 500 m. (see photo above)

The end of the 2018 eruption and caldera collapse events were followed by a period of quiescence that had been unknown at Kilauea for over 35 years. It also brought a new and interesting change to the volcano.

For the first time in history, a water lake formed within the deepened pit of Halemaʻumaʻu. First noticed in July 2019, the water continued to slowly fill the crater over the next year and a half until it was about 50 m deep. (see photo above)

On the night of December 20th, 2020, the water lake boiled away within an hour or two as Halemaʻumaʻu burst into eruption again. Within less than a day the new lava lake was deeper than the water lake had been, and it continued to grow and fill in the crater until May 2021. (see photo above)

After a few weeks’ rest, Halemaʻumaʻu began a new eruption in September 2021; the eruption continues to this day. These two eruptions have filled Halemaʻumaʻu with over 320 m of lava. (see photo above)

Nearly continuous lava lake activity occurred for decades at Kilauea’s summit in the 19th century. Scientists know that the volcano has the potential to change quickly from one day to the next. An important question is to know what the recent changes portend for Kilauea’s future. The appearance of the water lake at the summit in 2019 renewed attention on Kilauea’s explosive potential. One may wonder whether the volcano is returning to a period of prolonged summit activity similar to the 1800s, or whether future activity will be more similar to that in the three decades prior to the start of the Pu’uO’o eruption. Even though measuring instruments have been set up everywhere on Kilauea, no one is able to answer these quaestions.

Source: USGS, HVO.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

De récentes mesures aériennes de gaz effectuées au-dessus du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) ont confirmé les importantes émissions de gaz, ainsi qu’un niveau élevé du tremor volcanique. Dans le même temps, la température du lac de cratère a marqué une hausse et atteint actuellement 38 °C.
Les scientifiques néo-zélandais n’ont pas changé d’avis dans leurs pronostics pour les prochaines semaines. Ils confirment qu’il ne devrait pas y avoir d’éruption, ou juste une éruption mineure limitée à la zone sommitale. De telles petites éruptions peuvent générer des lahars, en particulier dans le lit de la rivière Whangaehu.
Source : GNS.

 

Le 3 mai, on pouvait voir un panache de vapeur s’élever au-dessus du cratère ((Source: GeoNet)

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) continue dans le cratère de l’Halema’uma’u. Des sorties de lave sporadiques se produisent en bordure cratère. L’activité reste confinée à l’intérieur du cratère et aucune coulée de lave n’est observée ailleurs sur le volcan. Aucun changement significatif n’a été noté au sommet ou sur l’East Rift Zone.
Depuis le début de l’éruption le 29 septembre 2021, le niveau du cratère s’est élevé d’environ 99 mètres par accumulation de la lave. Le volume émis depuis le début de cette éruption était d’environ 66 millions de mètres cubes le 6 avril 2022.
Source : HVO.

Vidéo montrant l’activité dans le cratère de l’Halema’uma’u le 26 avril 2022. La caméra se trouvait sur la lèvre NO du cratère :

https://www.usgs.gov/media/videos/lava-lake-kilauea-summit-april-26-2022

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Un important épisode éruptif a été observé au niveau du volcan Garet sur l’île de Gaua (Vanuatu) le 2 mai 2022.L’explosion a généré un épais panache de cendres. Les dernières analyses indiquent que l’activité est susceptible de se poursuivre comme en ce moment ou de devenir une éruption mineure justifiant un niveau d’alerte 3. Les agences de tourisme, les autorités locales, les habitants de Gaua et le grand public sont informés que la zone de danger se situe au niveau du cône volcanique.
Le niveau d’alerte reste à 2. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 2011, avec un VEI 1.
Source : Vanuatu GeoHazards.

 

Le Mt Garet sur l’île de Gaua (Source: Smithsonian Institution)

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Une anomalie thermique était visible sur le Karymsky (Kamtchatka) sur les images satellite presque tous les jours à la fin du mois d’avril 2022. Les explosions généraient des panaches de cendres qui s’élevaient jusqu’à 5 km au-dessus du niveau de la mer. et même 10 km le 28 avril. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Rouge puis abaissée à l’Orange lorsque le volcan a cessé d’émettre de la cendre.
Source : KVERT.

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Seuls quelques panaches de gaz blancs s’élevaient au-dessus de l’Anak Krakatau (Indonésie) dans les derniers jours d’avril et les premiers jours de mai 2022. Les images satellites montraient des coulées de lave incandescente dans et autour du cratère, jusque dans la mer. Les habitants et les touristes doivent rester à au moins 2 km du volcan. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : CVGHM.

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Sur l’île d’Ambae (Vanuatu), le cône du lac Voui émet toujours des panaches de vapeur et de cendre. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km autour des bouches actives dans le lac Voui,
Sur l’île d’Ambrym (Vanuatu), on pouvait voir de l’incandescence à l’intérieur du cratère du Benbow fin janvier et début février suite à l’apparition d’une coulée de lave à partir d’une nouvelle bouche dans la partie nord-ouest du plancher du cratère. Cependant, des observations récentes indiquent que les émissions de gaz et de cendres ont disparu dans le cratère. La sismicité a diminué et s’est stabilisée. Le niveau d’alerte a été abaissé à 1 (sur une échelle de 0 à 5) le 28 avril 2022.
L’activité du Yasur (Vanuatu) se poursuit à un niveau élevé. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 sur une échelle de 0 à 4. Des émissions de cendres et de gaz ainsi que de fortes explosions sont toujours enregistrées, avec des bombes qui retombent dans et autour du cratère.
Source : GéoHazards.

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L’éruption du Semeru (Indonésie) se poursuit. Des panaches de cendres presque quotidiens sont toujours visibles; ils s’élèvent jusqu’à 300-700 m au-dessus du sommet. Une coulée pyroclastique s’est détachée du front de coulée de lave le 1er mai 2022. Elle a produit des panaches de cendres qui se sont élevés jusqu’à 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : CVGHM.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Recent airborne gas measurements over Mt Ruapehu ( New Zealand) confirmed continued high levels of gas emissions, along with strong volcanic tremor. Meanwhile, Crater Lake temperature has risen to 38 °C.

NZ scientists have not chnaged their minds about the next weeks. They confirm that the most likely outcome of this unrest episode is no eruption, or a minor eruption that is confined to the summit area. Small eruptions may generate lahars, especially in the Whangaehu River.

Source: GNS.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii), within Halemaʻumaʻu crater, continues. Sporadic breakouts continue along the margins of the crater, All recent activity has been confined to the crater and no active lava can be seen elsewhere on the volcano. No significant changes have been noted in the summit or East Rift Zone.
Since the beginning of this eruption on September 29, 2021, the crater floor has seen a total rise of about 99 meters. The volume of lava effused since the beginning of this eruption was approximately 66 million cubic meters, as measured on April 6, 2022.

Source: HVO.

Video showing activity within Halema’uma’u Crater on April 26th, 2022 :

https://www.usgs.gov/media/videos/lava-lake-kilauea-summit-april-26-2022

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A significant eruptive episode occurred at Garet volcano on Gaua Island (Vanuatu) on May 2nd, 2022. It generated a thick ash plume. New analyses suggest that activity is likely to continue at this same level or increase to the minor eruption state (Level 3). All tourism agencies, local authorities, people of Gaua, and the general public are warned that the danger area remains at the volcanic cone.

The volcanic Alert Level remains at Level 2. The last known eruption of this volcano took place in 2011, with a VEI 1.

Source: Vanuatu GeoHazards.

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A thermal anomaly over Karymsky (Kamchatka) was visible in satellite images on most days at the end of April. Explosions produced ash plumes that rose as high as 5 km a.s.l. and 10 km on April 28th. The Aviation Color Code was raised to Red and later lowered to Orange when ash was no longer being emitted by the volcano.

Source: KVERT.

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Only white gas plumes were rising above Anak Krakatau (Indonesia) in the last days of April and early days of May 2022. Satellite images showed incandescent lava flows in and around the crater and advancing into the sea. Residents and tourists should stay at least 2 km from the volcano, The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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At Ambae (Vanuatu) the cone in Lake Voui continues to produce steam and ash emissions. The alert level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay outside the 2-km radius dangers zone around the active vents in Lake Voui,

Incandescence from Ambrym’s Benbow Crater (Vanuatu) was visible during late January and early February from a lava flow that had effused from a new vent on the NW part of the crater floor. However, recent observations indicate that gas and ash are no longer being emitted from the crater. Seismicity has decreased and stabilized. The alert level was lowered to 1 (on a scale of 0-5) on April 28th, 2022.

Activity at Yasur (Vanuatu) continues at a high leve. The alert level is kept at 2 on a scale of 0-4. Ash-and-gas emissions and loud explosions are still recorded, with bombs falling in and around the crater.

Source: GeoHazards.

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The eruption at Semeru (Indonesia) continues. Almost daily ash plumes are visible, rising 300-700 m above the summit. A pyroclastic flow from the end of the lava flow descended the SE flank at on May 1st, 2022 and produced ash plumes that rose as high as 500 m above the summit. The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Origine des dépôts de tephra sur la Grande Ile d’Hawaii // Origin of tephra deposits on Hawaii Big Island

Le Mauna Loa et le Kilauea sont les deux volcans les plus actifs de la Grande Ile d’Hawaï et leurs histoires éruptives se chevauchent. Ils sont situés à faible distance d’un de l’autre; leurs cratères sommitaux ne sont éloignés que d’environ 34 kilomètres.De plus, une partie du Kilauea s’est édifiée sur le flanc sud-est du Mauna Loa, le plus ancien des deux volcans.
Le Mauna Loa et le Kilauea produisent des coulées de lave qui peuvent parcourir plusieurs kilomètres depuis la source. De plus, ils émettent des panaches de tephra qui peut monter haut dans l’atmosphère et parcourir de longues distances en étant poussés par le vent. C’est pourquoi il peut parfois être difficile de déterminer quel volcan est responsable d’une coulée de lave ou d’un dépôt de tephra.
Connaître la source des matériaux émis, qu’il s’agisse du Mauna Loa ou du Kilauea, est important pour évaluer les risques volcaniques sur la Grande Ile d’Hawaï. Les géologues se tournent vers les événements du passé, qu’ils soient effusifs ou explosifs, pour comprendre la fréquence des éruptions volcaniques. Le calcul des intervalles de récurrence permet de déterminer la fréquence à laquelle des événements effusifs ou explosifs se produisent, et cela peut aider à prévoir quand ils sont susceptibles de se produire à l’avenir.
Par exemple, si les géologues observent un affleurement dans lequel six couches de tephra sont prises en sandwich entre une coulée de lave supérieure datée d’il y a 800 ans et une coulée de lave inférieure datée d’il y a 2 000 ans – donc avec une période de temps de 1 200 ans entre les deux coulées – ils peuvent conclure que l’intervalle de récurrence minimum serait de 200 ans (1 200 ans divisés par six éruptions explosives). Cela signifie qu’un événement éruptif explosif s’est produit, en moyenne, tous les 200 ans au cours de cette période de 1 200 ans. Si on sait qu’il y a six couches de tephra, mais si on ne sait pas si elles proviennent du Mauna Loa ou du Kilauea, il est difficile de comprendre à quelle fréquence les éruptions se sont produites à partir de chacun de ces volcans.
Par exemple, si une seule des couches de tephra provient du Mauna Loa, l’intervalle de récurrence minimum est de 240 ans pour le Kilauea et de plus de 1 200 ans pour le Mauna Loa. Mais si trois des couches de tephra proviennent du Mauna Loa, l’intervalle de récurrence minimum est de 400 ans pour le Kilauea et de 400 ans pour le Mauna Loa.
Afin de déterminer quel volcan a produit telle coulée ou tel couche de tephra, les géologues ont recours à plusieurs méthodes. Ils utilisent souvent une cartographie détaillée. En effet, une éruption explosive laisse généralement des dépôts plus épais près de la source et ils s’amincissent en s’éloignant de cette même source.
Les géologues peuvent également avoir recours à la géochimie pour déterminer si un produit éruptif particulier provient du Mauna Loa ou du Kilauea. Des études ont montré que les deux volcans ont des signatures géochimiques différentes. Par exemple, les laves du Mauna Loa contiennent généralement plus de silice (Si) et moins de calcium (Ca), de titane (Ti) et de potassium (K) à une teneur donnée en magnésium (Mg) que les laves du Kilauea.
Par ailleurs, les deux volcans et leurs prédécesseurs plus anciens ont généralement des concentrations d’éléments traces et des signatures isotopiques différentes. Les géochimies définissent deux familles différentes le long de l’archipel hawaiien. Sur la Grande Ile d’Hawaï, le Mauna Loa et le Hualalai forment une famille, tandis que le Kilauea, le Mauna Kea et le Kohala en forment une autre. On pense que les différences chimiques proviennent du panache du point chaud et démontrent que les systèmes magmatiques des deux volcans ne sont pas interconnectés.
Une nouvelle étude a appliqué ces différences chimiques entre le Mauna Loa et le Kilauea pour comprendre la source volcanique des couches dans un dépôt de tephra de deux mètres d’épaisseur sur le flanc sud-est du Mauna Loa. Le dépôt de tephra se trouve à environ 19 kilomètres au sud de Moku’āweoweo, la caldeira sommitale du Mauna Loa, et à 35 kilomètres au sud-ouest de l’Halema’uma’u, le cratère sommital du Kilauea. En raison de la variation des directions du vent, l’un ou l’autre des volcans pourrait potentiellement être la source du dépôt de tephra. Les premières analyses chimiques d’éclats de verre volcanique prélevés dans les couches de tephra laissent supposer que des tephra du Kilauea et du Mauna Loa sont présents sur le site. Les tephra de l’ancienne éruption du Keanakākoʻi et de celle du Kulanaokuaiki, émis par le Kilauea, semblent être présents, ainsi qu’au moins une couche de tephra en provenance du Mauna Loa.
Les nouvelles données ainsi obtenues seront importantes pour déterminer les calculs d’intervalle de récurrence pour les événements explosifs sur le Mauna Loa et le Kilauea et permettront aux scientifiques du HVO de fournir des évaluations des risques plus fiables pour la Grande Ile d’Hawaï.
Source : USGS, HVO.

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Mauna Loa and Kilauea are the two most active volcanoes on the Island of Hawaii, and they have overlapping eruption histories. They are located in close proximity, with their summit craters only about about 34 kilometers apart. In fact, part of Kilauea is built on the southeast flank of Mauna Loa, which is the older of the two volcanoes.

Both volcanoes produce lava flows that can travel many kilometers from the volcanic vent. Additionally, they produce tephra that can rise high into the atmosphere and travel long distances by wind. With this in mind, it can sometimes be difficult to determine which volcano is responsible for a specific lava flow or tephra layer.

Knowing the source of the erupted material, whether from Mauna Loa or Kilauea, is important for assessing volcanic hazards on Hawaii Big Island. Geologists look to past eruptions, both effusive and explosive, to understand the frequency of volcanic eruptions. Recurrence intervals can be calculated to determine how often effusive or explosive events occur, which can help forecast when they may occur in the future.

For example, if geologists observe an outcrop with six tephra layers sandwiched between an upper lava flow dated at 800 years ago and a lower lava flow dated at 2,000 years ago – a time period of 1,200 years preserved between the two flows – the minimum recurrence interval would be 200 years (1,200 years divided by six explosive eruptions). This means that an explosive eruptive event occurred, on average, every 200 years within that 1,200 year time period. If we know that there are six tephra layers, but we don’t know if they erupted from Mauna Loa or Kilauea, it is difficult to understand how often eruptions occurred from the individual volcanoes.

For example, if only one of the tephra layers were from Mauna Loa, the minimum recurrence interval would be 240 years for Kilauea and over 1,200 years for Mauna Loa. But if three of the tephra layers were from Mauna Loa, the minimum recurrence interval would be 400 years for Kilauea and 400 years for Mauna Loa.

In order to determine which volcano produced a certain flow or tephra, geologists resort to several methods. They often use detailed mapping. An explosive eruption, for example, will generally have thicker deposits near the source and thin out away from the source.

Geologists can also use geochemistry to determine if a particular eruptive product is from Mauna Loa or Kilauea. Studies have shown that the two volcanoes have different geochemical signatures. For example, Mauna Loa lavas generally have higher silica (Si) and lower calcium (Ca), titanium (Ti), and potassium (K) at a given magnesium (Mg) content than Kilauea lavas.

The two volcanoes and their older predecessors generally have different trace element concentrations and isotope signatures as well, with the geochemistries defining two different families along the island chain. On the Island of Hawaii, Mauna Loa and Hualalai form one family, while Kilauea, Mauna Kea, and Kohala form another. The chemical differences are thought to originate in the hotspot plume and demonstrate that the magma systems for the two volcanoes are not interconnected.

A new study is applying these geochemical differences between Mauna Loa and Kilauea to understand the volcanic source of individual layers within a two-meter-thick tephra exposure on the southeast flank of Mauna Loa. The exposure is located approximately 19 kilometers south of Moku‘āweoweo, the summit caldera of Mauna Loa, and 35 kilometers southwest of Halema’uma’u, the summit crater of Kilauea. Due to varying wind directions, either volcano could potentially be the source of the tephra.

Initial geochemistry obtained from fresh glass shards found in the tephra layers suggests that tephra from both Kilauea and Mauna Loa are present at the field site. Tephras from both the Keanakākoʻi Ash (circa 1500–1820 CE) and the Kulanaokuaiki Tephra (circa 400–1000 CE), which erupted from Kilauea, appear to be present, as well as at least one tephra layer from Mauna Loa.

The new data will be important for constraining recurrence interval calculations for explosive events on Mauna Loa and Kilauea and will help the USGS Hawaiian Volcano Observatory provide more robust hazard assessments for the Island of Hawaii.

Source : USGS, HVO.

Sommet du Mauna Loa (Crédit photo : USGS)

Caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo : C. Grandpey)

Caldeira sommitale du Kilauea en 2006 (Photo: C. Grandpey)

Caldeita sommitale du Kilauea après l’éruption de 2018 (Crédit photo: HVO)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Un puissant épisode éruptif a débuté sur le volcan Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée) le 17 avril 2022. Selon le VAAC de Darwin, le panache de cendres s’est élevé jusqu’à 15 km d’altitude. Les images satellitaires acquises le 18 avril montrent que le panache de cendre s’était dissipé.
La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.
Plusieurs éruptions similaires ont déjà eu lieu à Manam les 8 et 9 mars 2022.

Episode éruptif sur l’île Manam (Source: NASA)

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L’éruption sommitale du Kīlauea (Hawaï) se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave se répand sur le plancher du cratère à partir d’une bouche dans la partie ouest du cratère. Elle s’écoule également à partir d’ouvertures à la base de la paroi N-NE du cratère, et d’une plus petite ouverture à la base de la paroi sud.
Source : HVO.

Image thermique montrant l’activité au fond du cratère de l’Halema’uma’u (Source: HVO)

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Une hausse de l’activité sismique a été enregistrée sur le Ruang – à ne pas confondre avec le Raung- (Indonésie) durant le mois d’avril, obligeant les autorités à relever le niveau d’alerte à 2. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 2002, avec un VEI 4.
Le Ruang est le volcan le plus au sud des îles Sangihe, au nord de l’île de Sulawesi.
Un nombre élevé de séismes d’origine volcanique a été enregistré, probablement à cause d’une intrusion magmatique. Selon le CVGHM, cette hausse de l’activité volcanique est susceptible d’être suivie d’une éruption.
Les archives historiques du Ruang montrent des événements explosifs accompagnés de projections de matériaux pyroclastiques dans toutes les directions, avec des coulées pyroclastiques, principalement vers l’est, le sud-est, le sud et le sud-ouest.
Il est conseillé à la population et aux touristes de ne mener aucune activité dans un rayon de 1,5 km du cratère et de 2,5 km à l’est, au sud-est, au sud et au sud-ouest.
Source : CVGHM.

Source: VSI

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L’activité sismique semble diminuer sur la Péninsule de Reykjanes (Islande). Cependant, le Met Office islandais continue de surveiller la zone étroitement.
Dans la matinée du 16 avril 2022, trois séismes d’une magnitude supérieure à M 3,0 ont été enregistrés dans la zone à l’est-nord-est de l’île d’Eldey sur la Dorsale de Reykjanes. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 3,5. Dans les 48 heures qui ont suivi, seuls cinq séismes supérieurs à M 2,0 ont été enregistrés sur la Péninsule de Reykjanes.
S’agissant du risque volcanique, les volcanologues islandais sont forcés d’admettre qu’il est impossible de dire si du magma s’accumule dans la région. De la même manière, il est impossible de prévoir ce qui se passera dans les prochains jours concernant la sismicité. Un géophysicien a déclaré qu’il y avait 50% de chances qu’une éruption démarre sur la Péninsule de Reykjanes d’ici la fin de l’année. Bien sûr, une telle affirmation n’appartient pas au domaine de la prévision volcanique! Le scientifique ajoute qu’une telle éruption pourrait se produire sur terre, comme l’éruption dans la Geldingadalir l’année dernière, ou dans l’océan près de la côte de Reykjanes. Autrement dit, personne ne sait! La prévision sismique ou volcanique reste au niveau zéro!
Source : Iceland Monitor, Iceland Review.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste soutenue sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande), avec des épisodes significatifs de tremor volcanique. La température du lac de cratère s’est maintenant stabilisée à 37°C. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Le lac de cratère présente une couleur grise avec des remontées d’eau dans la zone nord. Aucun débordement n’est observé. Des nappes de soufre sont également présentes à la surface du lac. Tous ces phénomènes sont habituels au cours d’une montée en chaleur du Ruapehu. Ils sont le signe de processus provoqués par l’interaction du magma avec le système hydrothermal à l’intérieur du volcan.
Les volcanologues néo-zélandais restent persuadés que la situation actuelle ne se soldera pas par une éruption.
Source : GNS Science.

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Au Kamtchatka, l’éruption effusive du Bezymianny se poursuit, avec de l’incandescence au niveau du dôme de lave, des avalanches de matériaux sur le flanc SE et des émissions de vapeur et de cendres. La couleur de l’alerte aérienne reste Jaune.
Une anomalie thermique au niveau du Karymsky était visible sur les images satellites entre le 9 et le 11 avril 2022. Le 20 avril, des explosions ont produit des panaches de cendres qui se sont élevés à 10 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge pendant l’événement, puis a été abaissée à l’Orange.
La couleur de l’alerte aérienne pour le Sheveluch est maintenue à l’Orange.
Source : KVERT.

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Plusieurs épisodes d’émissions de cendres ont été observés sur la webcam de l’Anak Krakatau (Indonésie) et ont été confirmés par des observateurs à la mi-avril. Les panaches s’élevaient jusqu’à 2 km au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 2 km du cratère.
Source : CVGHM.

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Des émissions de gaz à basse température sont toujours observées sur le Poás (Costa Rica). L’eau du lac, de couleur gris clair, continue de montrer des convections depuis l’explosion phréatique du 6 avril 2022 au niveau de l' »Orange Fumarola » le long de la paroi interne N du cratère. Une concentration plus élevée de SO2 a provoqué une gêne respiratoire comme des éternuements, de la toux et un essoufflement chez certains habitants.
Source : OVSICORI.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A powerful eruptive episode started at Manam volcano (Papua New Guinea) on April 17th, 2022. According to the Darwin VAAC, the ash plume rose up to 15 km above sea level. Satellite imagery acquired on April 18th indicated that the ash from the volcano has dissipated.

The Aviation Color Code was raised to Red.

Several similar eruptions already took place at Manam on March 8th and 9th, 2022

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The summit eruption of Kīlauea (Hawaii) continues within Halemaʻumaʻu Crater. Lava is flowing on the crater floor from the west vent region. It is also flowing from breakouts along the N-NE margins of the crater, and a smaller one to the south.

Source: HVO.

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Seismic activity under Ruang – not to be confused with Raung- (Indonesia) increased during the month of April, forcing authorities to raise the alert level to 2. The last eruption of this volcano took place in 2002, with a VEI 4.

Ruang is the southernmost volcano in the Sangihe Island arc, north of Sulawesi Island.

A high number of volcanic earthquakes wasrecorded, suggesting magma intrusion from the interior of the volcano. According to CVGHM, this increase in volcanic activity may be followed by an eruption.

Historical records of its eruptions show explosive events accompanied by ejections of pyroclastic materials in all directions and pyroclastic flows, mainly towards the east, southeast, south, and southwest.

People are advised not to carry out any activity within a radius of 1.5 km from the crater and 2.5 km to the east, southeast, south, and southwest.

Source: CVGHM.

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Seismic activity appears to be subsiding on the Reykjanes Peninsula (Iceland). However, the Icelandic Met Office keeps monitoring the area closely.

In the morning of April 16th, 2022, three earthquakes with magnitudes above M 3.0 were recorded in the area east-northeast of Eldey island on the Reykjanes Ridge. The largest event measured M 3.5. In the following 48 hours, only five quakes above M 2.0 were registered on the Reykjanes peninsula.

As far as the volcanic hazard is concerned, Icelandic volcanologists are forced to admit that it is impossible to tell if magma is accumulating in the area. In the same way, it is impossible to predict what will happen in the coming days about seismicity. A geophysicist said there was a 50/50 chance that an eruption would begin on the Reykjanes peninsula by the end of the year. Of course, one cannot say this is volcanic prediction! The scientist adds such an eruption might occur on land, like last year’s Geldingadalir eruption, or out in the ocean near the Reykjanes coast. Actually, nobody knows. Seismic or volcanic prediction is nil.

Source: Iceland Monitor, Iceland Review.

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Elevated volcanic unrest continues at Mt Ruapehu (New Zealand), with strong volcanic tremor. The Crater Lake temperature has now stabilized at 37°C. The Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Color Code at Yellow.

The crater lake evinces a grey color with upwellings only at the northern vents area and no overflow. Sulphur slicks are also present on the lake surface. All these characteristics are usual for Ruapehu crater lake during a heating phase.

The sustained nature of the volcanic unrest, with the volcanic tremor signals, elevated gas output and hot lake remain indicative of processes being driven by magma interacting with the geothermal system within the volcano.

New Zealand volcanologists think the most likely outcome of this unrest episode within the next four weeks is still that no eruptive activity occurs.

Source: GNS Science.

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In Kamchatka, the effusive eruption at Bezymianny continues, along with incandescence at the lava dome, avalanches descending the SE flank, and steam-and-ash emissions. The aviation color code remains at Yellow.

A thermal anomaly over Karymsky was visible in satellite images between April 9th and 11th, 2022. On April 20th, explosions produced ash plumes that rose to 10 km above sea level. The aviation color code was raised to Red during the event, then lowered to Orange.

Tha aviation color code for Sheveluch is kept at Orange.

Source: KVERT.

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Several ash emissions from Anak Krakatau (Indonesia) were visible in webcam images and described by observers by mid-April. The plumes rose up to 2 km above the summit.

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 2 km away from the crater.

Source: CVGHM.

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Fumaroles at Poás (Costa Rica) continue to produce low-temperature gas emissions. The lake water continues to convect, and has been light gray in color since the phreatic explosion that occurred on April 6th, 2022 at “Orange Fumarola” located along the inner N crater wall. A higher concentration of SO2 caused some residents to report respiratory discomfort such as sneezing, coughing, and shortness of breath.

Source: OVSICORI.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm