Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

drapeau-francaisDepuis le 7 octobre, on observe une tendance au gonflement du Kilauea. Comme cela se produit habituellement, le lac de lave dans la bouche active du cratère de l’Halema’uma’u réagit à cette tendance et le niveau de la lave monte dans la bouche. Le 12 octobre, la lave se trouvait à seulement 12 mètres sous la lèvre, avant de redescendre à une vingtaine de mètres le lendemain car le Kilauea amorçait un dégonflement. Depuis la mi-journée du 13 octobre, on observe une nouvelle tendance à l’inflation. Il est pratiquement certain que la lave va remonter et il se pourrait bien qu’elle finisse par déborder dans les prochaines heures ou les prochains jours. L’activité n’a pas évolué de manière significative sur les autres zones actives, que ce soit le Pu’uO’o ou la coulée 61g qui continue à entrer dans l’Océan Pacifique sur le site de Kamokuna.

Source : HVO.

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drapeau-anglaisSince October 7th, Kilauea volcano has been showing a slow but steady inflation. As usually happens, the lava lake in the active vent of Halema’uma’u crater is responding to this trend and the level of lava rises in the vent. On October 12th, lava was only 12 meters below the rim, before dropping to twenty meters the next day because Kileaua had started deflating. Since mid-day on October 13th, a new inflationary trend has been observed. It is almost certain that lava will rise again and it might eventually overflow in the next few hours or the next few days. Activity has not changed significantly in the other active areas, whether Pu’uO’o or the 61g lava flow which keeps entering the Pacific Ocean at Kamokuna.
Source: HVO.

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Déformation du Kilauea au cours des derniers jours (Source: HVO)

Le HVO et les séismes // The Hawaiian Volcano Observatory and the earthquakes

drapeau-francaisComme il le fait de temps à autre, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) vient de publier un article très intéressant sur les séismes, les techniques de mesure et leur interprétation.
L’Observatoire explique aux lecteurs de l’article que, lorsque la terre tremble, les ondes sismiques sont captées par des sismomètres installés un peu partout à Hawaii. Ces données sont envoyées quasiment en temps réel vers le HVO où des ordinateurs avec des logiciels adaptés contrôlent l’activité sismique 24 heures sur 24. Lorsque quatre stations sismiques ou plus détectent un séisme, l’ordinateur détermine automatiquement la localisation et la magnitude de l’événement. Si cette dernière est supérieure à M 3,0, l’ordinateur envoie l’information vers le site du HVO sans aucune intervention humaine. L’Earthquake Notification Service (service se signalement des séismes) alerte alors ses abonnés. Le processus intervient généralement dans les cinq minutes qui suivent le séisme.
Les sismologues du HVO passent ensuite ces données au crible. Ils recalculent les paramètres du séisme et, si nécessaire, modifient les données qui ont été communiquées précédemment de manière automatique. Pour les séismes d’une magnitude supérieure à M 4,0, les scientifiques effectuent leur propre vérification dans les deux heures et émettent un nouveau bulletin d’information. Les événements inférieurs à  M 4,0 sont examinés régulièrement en quelques jours.
Après examen par un sismologue, la magnitude du séisme peut être augmentée ou diminuée de quelques dixièmes. D’autres organismes que le HVO, tels que le Pacific Tsunami Warning Center et le National Earthquake Information Center peuvent, eux aussi, apporter de légères modifications.
La notion de magnitude sismique remonte à 1935, lorsque Charles Richter a mis au point une méthode de comparaison des tailles relatives des séismes dans le sud de la Californie. Il a mesuré la façon dont l’amplitude des secousses diminue avec la distance par rapport au lieu où s’est produit le séisme. En utilisant le logarithme de l’amplitude maximale, Richter a pu établir une échelle montrant le vaste éventail de magnitude des séismes. Par exemple, sur cette échelle, la magnitude d’un séisme de M 4,0 est dix fois plus élevée que celle d’un événement de M 3,0.
Aujourd’hui, il existe de nombreux types de magnitude sismique qui tirent parti des progrès de l’instrumentation et ils couvrent une vaste gamme de situations. Pour les séismes supérieurs à environ M 5,5, la mesure de grandeur la plus utilisée est la magnitude de moment (Mw) qui rend compte du processus physique à l’origine de l’émission de l’énergie sismique à la source. Elle dépend de la taille de la rupture et du glissement opérée sur la faille. Pour chaque augmentation de 0,2 de la magnitude de moment, l’énergie double. Par exemple, un séisme de M 6,2 libère environ deux fois plus d’énergie qu’un événement M 6,0.
Pour les séismes mineurs, comme ceux qui se produisent quotidiennement à Hawaii, le HVO calcule deux types de grandeur basés soit sur la durée, soit sur l’amplitude de la secousse enregistrée par les sismomètres. La magnitude de durée a tendance à être mieux adaptée aux petits séismes (inférieurs M 2,0) qui se situent à une profondeur inférieure à 20 km. La prise en compte de l’amplitude, qui est une formulation moderne de la magnitude selon Richter, convient davantage aux séismes locaux qui ont des magnitudes comprises entre M 2,0 et M 5,5.
La magnitude obtenue est en fait une moyenne des valeurs calculées par chaque sismomètre. Ces valeurs varient en fonction de la distance, de la direction, de l’instrument et du type de matériau traversé par l’onde sismique. Les sismologues du HVO déterminent quelles sont les stations sismiques qui fournissent les estimations de magnitude les plus fiables et les plus objectives ; ils déterminent ensuite une moyenne et choisissent la durée ou l’amplitude la plus adaptée pour déterminer la magnitude de chaque événement.
Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisAs it does from time to time, the Hawaiian Volcano Observatory has just posted a very interesting article about earthquakes, the way they are measured and interpreted by the Observatory.

The readers of the article are explained that when the earth shakes, seismic waves are picked up seismometers which are located across Hawaii. This seismic data is relayed in near real-time to HVO, where computers trained to look for earthquake patterns keep watch around the clock. When four or more stations detect an earthquake, the computer automatically estimates the location and magnitude of the event. If the earthquake magnitude is above M 3.0, the computer posts the information to HVO’s website without any human intervention. The USGS Earthquake Notification Service then alerts subscribers. This generally happens within five minutes of the earthquake.

HVO’s seismologists then spring to action to review the data. They recalculate the earthquake parameters and, if needed, overwrite the previously posted automatic ones. For M 4.0 and higher earthquakes, the scientists complete their manual review within two hours and issue a news release. Events smaller than  M4.0 events are reviewed routinely within a few days.

Upon review by a seismologist, the earthquake’s magnitude can go up or down by a few tenths. Different groups, such as the Pacific Tsunami Warning Center and the USGS National Earthquake Information Center, might also report slightly different magnitudes.

The concept of earthquake magnitude dates back to 1935, when Charles Richter created a way to compare the relative sizes of earthquakes in southern California. He measured how the amplitude of shaking recorded by seismometers decreased with distance from an earthquake. Using the logarithm of the maximum amplitude, Richter was able to derive a scale that conveyed the wide range of earthquake sizes, which can vary by several orders of magnitude. For example, on this scale, the amplitude of an M 4.0 earthquake is ten times higher than that of an M 3.0 event.

Today, there are numerous types of earthquake magnitudes that take advantage of advances in seismic instrumentation and cover a wide range of situations. For earthquakes higher than about M 5.5, the most common measure of magnitude is called moment magnitude (Mw), which relates fundamentally to the energy released by an earthquake’s fault motion. For every 0.2 increase in moment magnitude, the energy doubles. For example, an M 6.2 earthquake releases roughly twice as much energy as an M 6.0 event.

For smaller earthquakes, like those that happen daily in Hawaii, HVO computes two types of magnitude based on either the duration or amplitude of the shaking recorded by seismometers. Duration magnitude tends to work better for smaller earthquakes (less than about M 2.0) that are located shallower than 20 km beneath the surface. Amplitude magnitude, which is a modern-day formulation of Richter’s magnitude, works better for local earthquakes with magnitudes between about M 2.0 and M 5.5.

Any reported magnitude is actually an average of values computed for each seismometer that recorded the earthquake. These values vary depending on distance, direction, instrument, and the type of material along the seismic wave’s path. HVO seismologists evaluate which stations provide the most reliable and objective magnitude estimates, average them together, and select either duration or amplitude as the preferred magnitude type for each event.

Source : USGS / HVO.

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Sismographes à Hawaii (Photo: C. Grandpey)

Vidéo de l’Halema’uma’u (Hawaii)

drapeau-francaisL’US Geological Survey  (USGS) a mis en ligne une superbe vidéo réalisée avec une caméra 4K qui a permis d’obtenir des images d’une très haute résolution.
La vidéo propose des séquences de l’éruption sommitale du Kilauea qui a débuté en mars 2008. Elle se concentre sur le lac de lave actif à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u. Contrairement à ce que certaines revues volcanologiques amateur pourraient laisser penser, la zone autour de l’Halema’uma’u est fermée au public en raison des risques volcaniques évidents.
Voici les points forts de la vidéo de 11 minutes:
– Des gros plans sur le lac de lave actif dans le cratère de l’Halema’uma’u.
– Des gros plan et des vues grand angle de l’activité du lac de lave, avec les bulles de gaz qui éclatent à sa surface.
– Prises de vues aériennes du sommet du Kilauea.
– Scientifiques de l’USGS travaillant sur le terrain et à l’intérieur de l’Observatoire (HVO).

Vous verrez la vidéo en cliquant sur ce lien:
https://www.usgs.gov/media/videos/k-lauea-volcano-halema-uma-u-crater-summit-vent-lava-lake-4k

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drapeau-anglaisThe U.S. Geological Survey has produced a great video, filmed using a 4K camera, the highest resolution images of the volcano that USGS has ever produced for the public.

The high-definition video offers images of Kīlauea Volcano’s summit eruption, which began in March 2008. It focuses on the active lava lake within Halema’uma’u Crater. Contrary to what some amateur volcanological reviews might suggest, that area is closed to the public due to obvious ongoing volcanic hazards.

Highlights of the 11-minute footage include:

– Close ups of the active lava lake within Halema’uma’u Crater.

– Close up and wide angle views of lava lake activity, such as gas bubble bursts and spattering.

– Aerial shots of the summit of Kilauea volcano.

– USGS scientists working in the field and inside the Observatory.

You will see the video by clicking on this link :

https://www.usgs.gov/media/videos/k-lauea-volcano-halema-uma-u-crater-summit-vent-lava-lake-4k

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/wp-content/uploads/2016/09/kila-02.jpg

Vue du lac de lave de l’Halema’uma’u (Crédit photo: USGS / HVO)

Nouvelles du Kilauea (Hawaii / Etats Unis) // News of Kilauea volcano (Hawaii / United States)

drapeau-francaisL’éruption du Kilauea continue au sommet et sur l’East Rift Zone.

Les inclinomètres au sommet ont enregistré une nouvelle tendance au gonflement de l’édifice volcanique, mais depuis quelques heures on observe une tendance à la déflation. Avec le gonflement du volcan, le niveau du lac de lave est monté jusqu’à une dizaine de mètres sous la lèvre de l’Overlook Crater. Cependant, comme la déflation a commencé, la lave devrait redescendre.

Aucun changement significatif n’apparaît dans le Pu’uO’o sur les images de la webcam. On continue d’observer une incandescence persistante au niveau des ouvertures habituelles dans le cratère.

La coulée de lave 61g continue d’entrer dans l’océan sur le site de Kamokuna. L’entrée la plus à l’est était active vendredi tandis que celle à l’ouest était inactive. Des sorties de lave ont lieu sur la plaine côtière à environ 2 km en amont du site d’entrée de la lave dans l’océan. Au cours d’une sortie sur le terrain vendredi, les scientifiques du HVO ont indiqué que la lave avançait très lentement et que cette activité de surface était en passe de cesser.
Les photos publiées par le HVO montrent qu’il est dangereux de s’aventurer sur la coulée de lave active sur la plaine côtière. La croûte est parfois très mince et peut céder sous le poids d’un homme. Une chute dans la lave qui avance rapidement à l’intérieur d’un tunnel ne serait pas vraiment une expérience agréable !
Un autre danger réside dans le delta formé par l’accumulation de la lave au pied de la falaise côtière. S’aventurer sur ce delta serait stupide. Une photo du HVO montre des fractures parallèles à la falaise. Le delta mesure environ 350-400 mètres de large et il s’étend sur environ 150 mètres à partir de la falaise. Il est évident qu’il est instable et peut s’effondrer à tout moment.

Source: HVO.

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drapeau-anglaisKilauea Volcano continues to erupt at its summit and on its East Rift Zone.

Summit tiltmeters continued to record the inflationary tilt that began on Thursday, although the rate of tilt is getting lower. The lava lake surface has continued to rise and currently stands at roughly 10 metres below the rim of the Overlook Vent due to a new inflation episode. However, as deflation has started, lava should go down within the vent.

No significant changes are visible at Pu’uO’o on webcam images, with persistent glow continuing at long-term sources within the crater.

The 61g lava flow continues to supply lava to the ocean at Kamokuna. The easternmost of the coastal entries was active Friday and the western one, inactive. Active breakouts occurred on the coastal plain about 2 km inland from ocean entry during the past week. Friday’s HVO field crew, however, reported that the breakouts were very sluggish and that this inland activity appeared to be dying out.

Photos released by HVO show the dangers of walking on the active lava flow on the coastal plain. The crust is sometimes very thin and might collapse under the weight of visitors. Falling into the swiftly moving lava stream in the tube would not be a pleasant experience!.

Another danger lies with the lava formed by the accumulation of lava at the bottom of the cliff. Venturing on this delta would be stupid. An HVO photo of the eastern delta shows the cracks parallel to the sea cliff. The delta is about 350-400 metres wide and it extends about 150 metres out from the cliff. It is obvious that it is unstable, and prone to collapse.

Source: HVO.

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La voûte des tunnels de lave sur la plaine côtière est parfois très mince. Danger!

(Photo: USGS / HVO)

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Fractures dans le delta de lave: Danger!  (Photo: USGS / HVO).