Hawaii: Survol de l’éruption // Hawaii: Overflight of the eruption

drapeau-francaisEn cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à une bonne vidéo réalisée le 22 septembre à partir d’un hélicoptère de la compagnie Paradise Helicopters.
https://youtu.be/jgEkFYqQcek

On y voit que de nouvelles lucarnes sont apparues le long de la coulée 61g. A l’intérieur de l’un des tunnels, on se rend compte que la coulée est bien alimentée et que la lave avance rapidement en direction de l’océan.
Toutes les entrées de lave se trouvent à l’intérieur du Parc National. L’entrée la plus à l’est est particulièrement fournie tandis que celle située à l’ouest montre un débit relativement stable.

Les coulées pahoehoe recouvrent la nouvelle route d’accès sur près de deux kilomètres. Elle permet d’accéder à la zone active après une longue marche qui ne présente pas de réelles difficultés.
Les touristes vont assister au spectacle à pied, en bateau, ou en hélicoptère. Bien que la zone active ait été balisée et soit officiellement interdite d’accès, de nombreux photographes et autres curieux franchissent les cordons de sécurité.
Le HVO met constamment en garde les visiteurs contre les dangers qui les attendent sur la zone active, que ce soit la difficulté du terrain ou l’approche des falaises littorales. Il convient de noter que de grandes fractures sont apparues sur le delta de lave le plus à l’est, ce qui annonce probablement un effondrement qui peut se produire à tout moment, avec les dangers que j’ai mentionnés précédemment.
En plus de la coulée de lave et des lucarnes, la virée en hélicoptère permet de jeter un coup d’œil au lac de lave qui s’agite à l’intérieur d’une bouche dans le cratère du Pu’uO’o. Il est moins spectaculaire que le lac de lave de l’Halema’uma’u – dont le niveau se trouve en ce moment à une vingtaine de mètres sous la lèvre du cratère – mais son observation est très intéressante.
Source: Big Island Now.

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drapeau-anglaisBy clicking on the link below, you will have access to a nice video shot from a Paradise helicopter on September 22nd.

https://youtu.be/jgEkFYqQcek

We can see that new skylights have appeared along the 61g lava flow. By peering into one of them, one can see that the flow is well fed and that lava travels quite fast inside the lava tubes.

All ocean entries are within Hawai‘i Volcanoes National Park. The lava entry is strong to the east, but steady to the west as well.

The pahoehoe flows now cover about a mile of the new access road, which now gives visitors a lengthy, but reasonably easy path directly to the ocean entry.

Tourists continue to make their way on foot and by boat to take in the spectacle. Although the safe viewing area has been laid out well back from the active ocean entry, many photographers and curiosity seekers still enter the restricted areas.

The USGS Hawaiian Volcano Observatory keeps cautioning visitors viewing the 61G flow ocean entry as there are additional significant hazards besides walking on uneven surfaces and around unstable, extremely steep sea cliffs.  It should be noted that large cracks have appeared on the eastern lava delta, the likely precursor to a collapse that could occur at any time, with the dangers I mentioned previously.

Beside the lava flow and the skylights, the helicopter tour allows to have a look at the lava lake within a vent in Pu’uO’o crater. It is less dramatic than Halema’uma’u – whose level has dropped to 20 metres below the crater rim – but is quite interesting to observe. .

Source: Big Island Now.

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Photo: C. Grandpey

Le Kilauea et le lac de lave (Hawaii) // Kilauea volcano and the lava lake (Hawaii)

drapeau-francaisComme je l’ai écrit dans des notes précédentes, le niveau du lac de lave au sommet du Kilauea  monte et descend au gré des épisodes d’inflation et de déflation de l’édifice volcanique.

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Au cours du dernier semestre 2015, le niveau du lac de lave a généralement fluctué entre 40 et 70 mètres en dessous de la lèvre de la bouche active. Tout au long de 2016, le niveau du lac a oscillé entre 20 et 40 mètres en dessous de cette même lèvre.

Cependant, à partir du début du mois de septembre 2016, une phase de gonflement du Kilauea a entraîné une hausse du niveau du lac de lave. Le 10 septembre, la lave se trouvait à moins de 5 mètres du rebord de l’Overlook Crater.

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(Crédit photo: HVO)

C’est le plus haut niveau enregistré depuis le débordement d’avril-mai 2015.

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(Crédit photo: HVO)

Depuis cette époque, le niveau du lac fluctue entre 10 et 28 mètres au-dessous de la lèvre, en fonction des épisodes d’inflation et de déflation de l’édifice volcanique. La lave est souvent visible depuis la terrasse du Musée Jaggar, à la grande joie des visiteurs du parc national.

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(Image webcam HVO)

Les scientifiques du HVO essayent de comprendre le comportement du lac de lave, mais il est impossible de savoir exactement ce qui se passe dans le réservoir magmatique. Toutefois, plusieurs scénarios possibles ont été suggérés, sur la base d’observations récentes et d’événements similaires dans le passé.
Ainsi, au vu des tendances sur le long terme et des conditions actuelles du Kilauea, on peut imaginer que l’inflation du sommet et la forte activité sismique vont se poursuivre. L’inflation s’accompagnera probablement d’une hausse du niveau du lac de lave, en sachant qu’un débordement sur le plancher de l’Halema’uma’u ne saurait être exclu.
On peut également s’attendre à des effondrements des parois internes de l’Overlook Crater. La chute de gros blocs dans le lac de lave peut déclencher des explosions qui projettent des roches et des fragments de verre volcanique (cheveux et larmes de Pele). Au cours des dernières explosions, des blocs d’un mètre de diamètre ou plus ont atterri  sur le bord du cratère de l’Halema’uma’u. Ces explosions se produisent sans prévenir, comme celle du 19 septembre. C’est la raison pour laquelle l’ancien belvédère est fermé au public depuis février 2008.
Avec l’inflation du réservoir magmatique sous le sommet du Kilauea, il peut se produire une intrusion dans le sud de la caldeira ainsi que dans les zones de rift. Une telle intrusion magmatique entraînerait probablement une baisse rapide du niveau du lac de lave et pourrait provoquer une nouvelle éruption, comme l’éruption fissurale de Kamoamoa en 2011. Si une augmentation de l’alimentation se produit sur le Pu’uO’o, un tel événement peut aussi affecter la coulée de lave 61g et l’entrée de la lave dans l’océan sur le site de Kamokuna.

Source : HVO.

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drapeau-anglaisAs I put it in previous posts, the summit lava lake rises and falls in concert with summit inflation and deflation of the volcanic edifice (see graph). During the last half of 2015, the lava lake level generally fluctuated between about 40 and 70 metres below the rim of the vent. Throughout 2016, the lava lake level has typically varied between 20 and 40 metres below the rim.

However, starting in early September, the increased rate of inflation resulted in higher lake levels. On September 10th, the summit lava lake rose to within 5 metres of the vent rim (see photo). This is the highest level the lake has reached since it overflowed the vent in April-May 2015, when lava flowed onto the main crater floor (see photo). Since then, the lava lake level has fluctuated between 10 and 28 metres below the rim, rising and falling with periods of inflation and deflation. It could often be seen from the terrace of the Jaggar Museum, to the delight of visitors of the National Park (see photo).

HVO scientists have tried to understand the behaviour of the lava lake, although it is impossible to know the exact outcome of a pressurized magma reservoir. However, possible scenarios have been identified, based on recent observations and past similar events.

For example, given long term trends and current conditions at Kilauea, the summit inflation and elevated earthquake activity are likely to continue. With inflation, periodic high lava lake levels can be anticipated, possibly with lava overflowing the vent rim and spreading across the floor of Halema’uma’u Crater, as happened in April-May 2015 (see photo).

Intermittent rockfalls in the summit vent are also expected. Rocks falling from the vent walls and into the lava lake can initiate explosions that send spatter, solid rock fragments, and bits of volcanic glass (Pele’s hair and Pele’s tears) flying into the air. During past explosions, spatter and solid rocks up to a metre or more in size have been thrown onto the rim of Halema’uma’u Crater. These hazardous explosions occur suddenly and without warning, as recently as September 19th, one reason why the former visitor overlook has been closed to the public since February 2008.

Inflation of Kilauea’s summit reservoir increases the chance of magma intruding into the volcano’s south caldera or upper rift zones. Such an intrusion would likely result in a rapid drop in the summit lava lake, and could cause new breakouts of lava, like the 2011 Kamoamoa fissure eruption. If the magma supplied to Pu’uO’o increases, changes in the 61g lava flow and Kamokuna ocean entry could occur.

Source: HVO.

Le mystère des profondeurs océaniques // The mystery of ocean depths

drapeau-francaisComme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, nous connaissons mieux la surface de Mars ou de Vénus que le fond de nos océans. Il est vrai que les couleurs de ces planètes lointaines sont plus attrayantes que l’obscurité des abysses. Il ne faudrait pourtant pas oublier que de nombreux séismes majeurs sont déclenchés par des processus de subduction qui se déroulent dans les fosses marines et, elles aussi, méritent notre attention.
Récemment, des scientifiques hawaïens à bord du navire de recherche Pisces V ont visité le volcan sous-marin Cook, un « seamount » éteint de 900 mètres de hauteur au fond de l’Océan Pacifique, à plus de 160 km au sud-ouest de la Grande Ile d’Hawaii. Il fait partie d’un groupe de volcans sous-marins connus sous le nom de Geologist Seamounts, vieux d’environ 80 millions d’années et qui pourraient héberger de nombreuses nouvelles espèces animales, ainsi que des éléments tels que le nickel et le cobalt que les sociétés minières pourraient exploiter. (NDLR : Ne serait-ce pas là le but ultime de l’expédition ?)
Les « seamounts » sont des volcans actifs ou en sommeil qui se dressent sur le plancher océanique sans atteindre la surface. Ils sont très fréquentés par la faune marine car ils génèrent une eau riche en éléments nutritifs. Ces volcans sous-marins couvrent probablement une cinquantaine de millions de kilomètres carrés sur la planète.
Le but de l’expédition était d’examiner les caractéristiques géologiques et la riche variété de vie marine. C’était la première expédition d’exploration du volcan sous-marin Cook par un submersible habité.
Les chercheurs de l’Université d’Hawaii et les membres de l’association Conservation International ont pu observer une espèce rare de poulpe doté de grandes nageoires ainsi qu’une nouvelle espèce de corail pourpre qu’ils ont baptisé Purple Haze. Conservation Inter-national espère pouvoir étudier 50 « seamounts » au cours des cinq prochaines années.
Comme l’a fait remarquer un chercheur: «Nous ne savons rien du fond de l’océan. Ce que nous savons, c’est que chacun de ces volcans sous-marins sert de refuge à de nouvelles espèces, mais nous ne savons pas ce qu’ils sont. Nous ne savons pas non plus comment ils ont évolué. Nous ne savons pas quelles sont les leçons que nous pouvons en tirer. »
A mi-chemin vers le sommet du volcan, qui se trouve à 900 mètres sous la surface du Pacifique, aucune lumière ne pénétrait plus à l’intérieur du submersible. La seule lumière visible depuis les hublots était la lueur bleuâtre des phares de l’engin. De temps en temps, des créatures bioluminescentes ornaient l’obscurité. Malgré tout, le spectacle était moins fascinant que celui offert par les collines rouges de la planète Mars!
Quelques minutes avant l’arrivée du submersible au sommet du volcan, la vie commença à apparaître: une étoile de mer accroché à un rocher, rejointe peu après par des anguilles, des requins, des chimères (aussi connues sous le nom de «requins fantômes»), des crevettes, des crabes et deux espèces rares de poulpes. Tout en nageant, l’un des poulpes changeait de couleur, passant du blanc au rose puis au brun rougeâtre. Plusieurs types de coraux ont été observés le long des pentes  abruptes du volcan sous-marin, y compris une espèce à la surprenante couleur pourpre.
Deux autres volcans sous-marins ont été étudiés pendant les trois jours d’expédition: Le McCall, qui héberge un grand nombre de petits requins, et le Loihi, un volcan actif qui a été souvent exploré par des submersibles habités au cours des 30 dernières années. Le Loihi est susceptible de devenir un jour la nouvelle île dans la chaîne volcanique hawaiienne, au fur et à mesure que l’activité volcanique poussera son sommet vers la surface de l’Océan Pacifique.

Voici une vidéo qui illustre l’expédition:
http://www.usatoday.com/videos/news/nation/2016/09/16/90455074/?utm_source=feedblitz&utm_medium=FeedBlitzRss&utm_campaign=usatodaycomnation-topstories

Source: Presse américaine.

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drapeau-anglaisAs I put it several times, we know the surface of Mars or Venus better than the bottom of our oceans. It is true that the colours of these faraway planets are more attractive than the darkness of our ocean abysses. However, we should remember that many major earthquakes are triggered by subduction processes that take place very deep in ocean trenches and they, too, should deserve our attention.

Recently, Hawaiian scientists on board the vessel Pisces V visited Cook seamount, a 900-metre extinct volcano at the bottom of the sea, over 160 km southwest of Hawaii’s Big Island. It is part of a group of undersea volcanoes known as the Geologist Seamounts that are about 80 million years old and could hold many new animal species, as well as elements such as nickel and cobalt that mining companies could extract.

Seamounts are either active or dormant volcanoes that rise dramatically from the bottom of the ocean and never reach the surface. They are hotspots for marine life because they carry nutrient-rich water upward from the sea floor. Seamounts are believed to cover about 50 million square kilometres of the planet.

The purpose of the expedition was to examine its geological features and its rich variety of marine life. It was the first-ever expedition to the Cook seamount by a manned submersible.

Among other things, the researchers from the University of Hawaii and the nonprofit group Conservation International spotted such wonders as a rare type of octopus with big fins and a potentially new species of violet-hued coral they dubbed Purple Haze. Conservation Inter-national hopes to study 50 seamounts over the next five years.

Said one researcher: “We don’t know anything about the ocean floor. What we know is that each one of those seamounts is a refuge for new species, but we don’t know what they are. We don’t know how they’ve evolved. We don’t know what lessons they have for us.”

Halfway to the volcano’s summit, which is 900 metres below the surface of the Pacific, no sunlight penetrated. The only light that could be seen from the submarine’s windows was the bluish glow of the vessel’s own bright lights. Occasionally, bioluminescent creatures drifted past in the darkness. The show is, of course, less fascinating than the red hills of Mars !

Within minutes of the vessel’s arrival at the summit, life began to appear: a starfish clinging to a rock, joined shortly after by eels, sharks, chimaera (also known as “ghost sharks”), shrimp, crabs and two rare species of octopuses. One of the octopuses changed colour from white to pink to reddish brown as it swam by.

Several types of deep-sea corals were found along the seamount’s cliffs, including an astonishing purple one.

Two other seamounts were studied over three days of expeditions: McCall, home to a large number of small deep-sea sharks, and Loihi, an active volcano which has been extensively surveyed by manned submersibles over the past 30 years. Loihi is likely to someday become the newest island in the Hawaii chain as volcanic activity pushes the summit upward.

Here is a video that illustrates the expedition :

http://www.usatoday.com/videos/news/nation/2016/09/16/90455074/?utm_source=feedblitz&utm_medium=FeedBlitzRss&utm_campaign=usatodaycomnation-topstories

Source: U.S. newspapers.

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Situation du volcan sous-marin Loihi.

Kilauea (Hawaii) : La situation et un rappel des risques // The situation and a reminder of the risks

drapeau-francaisL’éruption du Kilauea continue. Suite à un épisode de déflation (une nouvelle phase d’inflation vient de commencer), le niveau du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u a baissé et se trouve actuellement à une vingtaine de mètres au-dessous du plancher du cratère. Il convient de noter que cette chute du niveau de lave a provoqué – comme souvent dans cette situation – plusieurs effondrements des parois du cratère. Ces effondrements peuvent déclencher des explosions et expédier des matériaux à très haute température loin autour de la lèvre du cratère principal.
La lave entre toujours dans l’océan près de Kamokuna. Le HVO rappelle au public les dangers associés à l’entrée de lave.
D’une part, le nouveau delta de lave est extrêmement instable. Des effondrements peuvent se produire sans prévenir, faisant parfois disparaître dans la mer des dizaines d’hectares de delta. Lorsque cela se produit, des explosions peuvent projeter des matériaux sur des centaines de mètres, à la fois vers l’intérieur des terres et vers le large, tout en envoyant d’énormes vagues d’eau chaude sur le littoral.
Les tunnels de lave superficiels représentent un autre danger, surtout à l’intérieur des terres, à proximité de l’entrée de la lave dans l’océan.. En effet, la voûte de ces tunnels peut être structurellement faible par endroits. Il est donc très risqué de marcher à ces endroits, d’autant que les tunnels sont sources d’émissions de SO2.
Un autre danger réside dans le panache en provenance de l’endroit où la lave rencontre l’océan. Cette brume de lave (« laze » – lava haze – en anglais) provient du contact entre la lave et l’eau de mer. Ce nuage de couleur blanche est nocif car il est composé d’un mélange de vapeur d’eau de mer acide, d’acide chlorhydrique et de minuscules éclats de verre volcanique. Les visiteurs doivent éviter ce panache, même en bordure, car il peut provoquer des irritations de la peau et des yeux, ainsi que des problèmes respiratoires. Lorsque soufflent les alizés – normalement pendant environ 80 pour cent de l’année – le panache se dirige, entre la nuit et le petit matin, vers la mer et est donc inoffensif. En revanche, à partir du milieu de la matinée jusqu’à la fin d’après-midi, les alizés qui balayent le flanc sud du Kilauea rabattent le panache vers le rivage, ce qui entraîne une mauvaise qualité de l’air pour les visiteurs du Parc National venus assister au spectacle du mariage de la lave et de l’eau.
Si vous êtes à Hawaii ou avez l’intention d’y aller, prenez soin de vous !

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drapeau-anglaisThe eruption continues at Kilauea volcano. Due to a deflation episode (another inflation phase has just started), the level of the lava lake within Halema’uma’u Crater has dropped to about 20 metres below the crater floor. It should be noted that the dropping lava level triggered several collapses of solidified lava that had adhered to the crater walls. Such collapses may trigger explosions and send hot material around the main crater rim.

Lava is still flowing into the ocean near Kamokuna. HVO reminds the public of the dangers associated with the lava entry.

For one thing, the new lava delta is extremely unstable. Delta collapses occur without warning, sometimes sending tens of hectares of the delta plunging into the sea. When this happens, it can trigger explosions that hurl rocks hundreds of meters, both inland and seaward, and send huge waves of scalding water onto the coastline.

Another danger is the near-surface lava tubes directly inland of the coastal entry, which transport lava to the ocean. The ground surface above them can be structurally weak in spots, which makes it dangerous to walk over them and causes the tubes to leak noxious SO2 gas.

Another danger lies with the ocean entry plume that drifts downwind of where lava meets the sea. This “laze” (short for lava haze) plume, a byproduct of the lava-ocean interaction, is formed as hot lava boils seawater to dryness. The process leads to a series of chemical reactions that result in the formation of a billowing white cloud composed of an irritating mixture of condensed, acidic seawater steam, hydrochloric acid gas, and tiny shards of volcanic glass. Visitors should avoid this plume, as even the wispy edges of it can cause skin and eye irritation and breathing difficulties. During prevailing trade wind conditions –normally greater than about 80 percent of the year – air flow from nighttime through early morning carries this noxious ocean entry plume off shore and out to sea. By contrast, from mid-morning through late afternoon, trade winds that flow on Kilauea’s south flank carries the plume onshore and along the coast, resulting in poor air quality for National Park visitors hoping to catch the ocean entry lava show.

Take care!

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Photo: C. Grandpey