Glissements de terrain en série // A series of landslides

Nous sommes en décembre mais il ne fait pas froid dans les hautes latitudes. En conséquence, le sol est à peine gelé ou pas du tout. Lorsque de fortes pluies s’abattent sur ces régions, elles peuvent déclencher d’importants glissements de terrain. C’est ce qui vient de se passer en Colombie-Britannique au Canada, dans l’est de l’Islande et en Alaska

Un glissement de terrain majeur a frappé Bute Inlet en Colombie-Britannique. Tel un tsunami, le flot de débris a causé des ravages dans la forêt, détruisant au passage l’habitat de nombreux animaux. En arrivant dans la mer, le flot de boue a mis en danger le trafic maritime dans la région. On pense que le glissement de terrain s’est produit fin novembre, à la suite de fortes pluies. A la source, le glissement de terrain a probablement été provoqué par un bloc de glace qui s’est détaché d’un glacier et a terminé sa course dans le lac glaciaire. Ce dernier, à son tour, a éventré la moraine qui le retenait et propulsé une énorme vague de boue, d’arbres et de débris en aval. L’événement a complètement modifié le cours de la rivière Southgate qui est un refuge pour de nombreux animaux comme les saumons, les grizzlys, les lynx et les wapitis.

Source: CBC.CA

Une alerte a été déclenchée le 15 décembre 2020 à Seyðisfjörður, dans les Fjords de l’Est de l’Islande, en raison de glissements de terrain. L’alerte est également valable pour le reste des fjords de l’Est. Cinquante maisons ont été évacuées suite à des glissements de terrain à Seyðisfjörður. Le sol en partie gelé sur le flanc des montagnes est complètement saturé après six journées inhabituelles de fortes pluies. De nouvelles précipitations sont prévues, probablement sous forme de neige en montagne. Quelque 120 personnes ont dû évacuer leurs maisons. Aucun blessé n’a été signalé et il est difficile de savoir pour le moment s’il y a eu des dégâts importants.

Source: Iceland Monitor.

La semaine dernière, un glissement de terrain majeur s’est produit à Haines (Alaska) après que de fortes pluies aient frappé la région. Deux personnes sont toujours portées disparues et des centaines d’autres ont dû être évacuées. Plusieurs maisons ont été détruites par la boue.

Source : Anchorage Daily News.

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We are in December but it is not cold in high latitudes so that the ground is not frozen or only half frozen. When heavy rains fall on these regions, they may trigger significant landslides. This is what has just happened in Canada’s British Columbia, in eastern Iceland and in Alaska

A massive landslide hit Bute Inlet in British Columbia, triggering a wave of debris that caused a lot of destruction to the forest, wiping out critical habitat for many animals, and causing hazards for marine traffic in the area. The landslide is believed to had happened in late November, following heavy rains that struck the region.

The landslide probably originated with a block of glacier that crashed into the glacial lake. This in turn caused the lake to break the moraine that retained it and send a huge flow of mud, trees and debris downslope. The event completely changed the course of the Southgate River which is a refuge to many animal populations such as salmon, grizzly bears, bobcats, and elk.

Source: CBC.CA

An alert phase was declared on December 15th, 2020 in Seyðisfjörður, East Fjords (Iceland), due to landslides. A warning was also issued for the rest of the East Fjords for the same reason. Fifty houses were evacuated after landslides occurred in Seyðisfjörður. The partly frozen soil in the mountain slopes is completely saturated after six days of unusually heavy rain. There is more precipitation in the forecast, which will likely be in the form of snow in the mountains.

About 120 people had to evacuate their homes. No injuries have been reported and it is unclear whether there has been damage to property.

Source: Iceland Monitor.

Last week, a major landslide occurred in Haines (Alaska) after heavy rains impacted the region. Two persons are still reported missing and hundreds had to be evacuated. Several houses were destroyed by the mud.

Source : Anchorage Daily News.

Photo: C. Grandpey

Islande :Ce n’est qu’un début! // Iceland : It’s just the beginning!

Pour la plupart d’entre nous, l’Islande est le symbole de la Nature à l’état pur, une espèce de temple qui ne saurait être profané. Malheureusement, cela ne semble pas être l’opinion de tout le monde. En lisant la presse islandaise, on apprend que « les robots et l’énergie géothermique devraient permettre à une entreprise canadienne d’extraire de l’or «de façon écologique» dans ce pays. »

La société St-Georges Eco-Mining étudie la possibilité d’extraction de l’or sur plusieurs sites en Islande, notamment à Þormóðsdalur, à 20 km à l’est de Reykjavík. La société insiste sur le fait que l’accent sera mis sur la protection de l’environnement.

Des études sont encore nécessaires pour savoir si les gisements d’or islandais sont suffisamment rentables pour pouvoir être exploités. La société prévoit d’investir plus de 3 millions d’euros dans ces études au cours des prochaines années et ajoute que les travaux n’affecteront que très peu l’environnement. Par exemple, à Þormóðsdalur, les gens se rendront à peine compte que l’activité minière a commencé. St-Georges Eco-Mining prévoit de réutiliser tous les matériaux extraits du sol pendant l’exploitation minière. Ils seront utilisés dans la construction et pour la fabrication du béton. La société a annoncé dans un communiqué de presse le mois dernier qu’elle avait acquis tous les permis d’exploitation minière en Islande, ce qui lui donne l’exclusivité  dans le pays. Outre l’or, St-Georges Eco-Mining détient également des droits d’exploration pour l’argent et le cuivre. Les licences minières couvrent une superficie de plus de 4 600 kilomètres carrés à travers le pays, par exemple à Vopnafjörður dans le nord-est de l’Islande; à Öxnadalur dans le nord du pays, et à Þormóðsdalur.

Source: Iceland Review.

Je crains fort que ce qui est censé être une « exploration minière écologique » au début devienne rapidement une exploitation minière à grande échelle en Islande et dans l’Arctique dans son ensemble avec la fonte de la glace et le dégel du pergélisol. Plusieurs pays ont déjà exprimé leur intérêt pour les minéraux qui se cachent sous la calotte glaciaire du Groenland. Outre l’or, St-Georges Eco-Mining prévoit également l’extraction du cuivre et de l’argent. Des exemples ailleurs dans le monde montrent que ces mines sont loin d’être respectueuses de l’environnement!

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Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule. Le site Iceland Review nous apprend que la montagne de Hjörleifshöfði et la plage de sable noir qui l’entoure ont été vendues à deux sociétés, une islandaise et une allemande. Elles prévoient d’extraire et de vendre du sable destiné au décapage et à la fabrication de ciment. Le matériau sera principalement exporté à la vente. Les anciens propriétaires du terrain disent avoir tenté à plusieurs reprises et sans succès de vendre cette terre historique à l’État islandais qui n’a manifesté aucun intérêt.

Hjörleifshöfði est une montagne de 221 mètres de haut qui domine une plaine de sable noir, près de la pointe sud de l’Islande, à environ 15 kilomètres à l’est de la ville de Vík í Mýrdal. Son nom est celui de l’un des premiers colons islandais, Hjörleifr Hróðmarsson, qui s’y installa à la fin du 9ème siècle, et on dit qu’il y serait enterré.

La zone (d’une superficie de plus de 11 000 hectares) achetée par les deux sociétés comprend les montagnes de Hjörleifshöfði et Hafursey. Elle s’étend depuis le glacier Kötlujökull jusqu’à la mer et se compose principalement d’étendues de sable. La Route n°1, traverse le site. Les sociétés prévoient d’ouvrir deux mines de sable pour commencer, et peut-être plus par la suite. Elles ont déjà conclu des accords avec d’autres propriétaires fonciers de la région concernant le traitement de la matière première.

Les deux compagnies affirment qu’elles donneront la priorité à l’environnement. Elles disent avoir l’intention de développer le tourisme sur place afin d’attirer les Islandais et les étrangers. A voir!

Source: Iceland Review.

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To most of us, Iceland is the symbol of pure Nature, a sort of temple that should not be desecrated. Unfortunately, this does not seem to be everybody’s opinion. Reading the Icelandic newspapers, we learn that robots and geothermal energy are expected to help a Canadian company produce “eco-friendly” gold in this country.

St-Georges Eco-Mining is exploring the possibility of gold mining at several locations in Iceland, including at Þormóðsdalur, 20 km east of Reykjavík. The company insists that their emphasis will be put on the protection of the environment

Research is still needed to find out whether Iceland’s gold deposits are large or concentrated enough to be mined. The company expects to spend more than 3 million euros over the next few years on finding out and adds the operation would be “minimally invasive.” For instance, they say that in Þormóðsdalur, people will hardly see when mining activity starts. The company plans to make use of all materials extracted from the ground during mining. After the gold is extracted, the remaining material will be used in building material and concrete.

St-Georges Eco Mining announced in a press release last month that it had acquired all Icelandic mineral licences in Iceland, giving it total control over all the mineral rights in the country. Besides gold, the company also holds exploration rights for silver and copper in Iceland. The mining licences cover a total area of over 4,600 square kilometres in locations across the country, including Vopnafjörður, Northeast Iceland; Öxnadalur, North Iceland; and Þormóðsdalur.

Source: Iceland Review.

I do fear that what will be alled eco-friendly mining at the beginning will rapidly become large-scale mining in Iceland and the Arctic as a whole with the melting of the ice and the thawing of permafrost. Several countries have already expressed interest in the minerals hidden beneath Greenland’s ice cap. Beside gold, St-Georges Eco-Mining also expects to mine copper and silver. Examples elsewhere in the world show that these mines are far from being eco-friendly!

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Bad news never comes alone. The Iceland Review website informs us that Hjörleifshöfði Mountain and the black sand beach surrounding it have been sold to two companies, one Icelandic and one German. They plan to mine and sell sand from the location for use in sandblasting and cement making. The material will mostly be exported for sale. The land’s previous owners say they made several unsuccessful attempts to sell the historic property to the Icelandic state which did not show any interest.

Hjörleifshöfði is a 221-metre tall mountain located on a black sand plain, near the southernmost tip of Iceland, some 15 kilometres east of the town of Vík í Mýrdal. It was named by one of the first legendary settlers of Iceland, Hjörleifr Hróðmarsson, who settled there at the end of the ninth century, and he is said to be buried on it.

The land area (over 11,000 hectares) bought by the two companies includes both Hjörleifshöfði and Hafursey mountains. It stretches from Kötlujökull glacier down to the sea and consists mostly of sand plains. The Ring Road, or Route 1, passes through the land.

The companies plan to set up two sand mines on the land to begin with, though possibly more in the future. They have already made agreements with other landowners in the area regarding processing of the raw materials.

The companies assert that environmental considerations are paramount. They say they have plans to develop tourism at the location to attract local and foreign tourists. Wait and see!

Source: Iceland Review.

Après la géothermie, l’Islande sera-t-elle livrée à l’industrie minière? (Photo : C. Grandpey)

Un immense parc national en Islande // Huge national park in Iceland

Ceux qui aiment l’Islande – j’en fais partie – seront heureux d’apprendre qu’ils pourront bientôt visiter un nouveau parc national dans le pays.

La région des hautes terres du centre de l’île – Central Highland region – est appelée à devenir le plus grand parc national d’Europe. Il aura une superficie de 40 000 km² sur les 103 000 km² de l’Islande, soit environ 30% de la superficie du pays.

Le projet de loi présentant la création du parc a été introduit au Parlement par le ministre islandais de l’Environnement le 30 novembre 2020. Ne soyons pas dupes ; les autorités islandaises ont bien compris les avantages économiques et financiers du projet ! Il est clair que la création du parc national dans les Highlands stimulera le tourisme et, par voie de conséquence, l’économie nationale dans son ensemble.

La région des hautes terres du centre de l’Islande est l’une des plus grandes régions non habitées d’Europe et un important lieu de reproduction pour les oiseaux. Environ la moitié de la superficie envisagée pour le parc national est déjà protégée, avec notamment le parc national du Vatnajökull, le glacier Hofsjökull et le Landmannalaugar. Le parc renfermera les zones déjà protégées et les élargira pour créer un unique parc national.

Il est prévu que le parc soit divisé en six régions administratives qui seront gérées conjointement par les autorités municipales et étatiques. Une entité spéciale sera créée pour superviser la gestion du parc, avec des représentants locaux et étatiques ainsi que d’autres parties intéressées.

Contrairement à ce qui se passe aux États-Unis par exemple, l’accès aux parcs nationaux en Islande est actuellement gratuit. Cependant, des droits de stationnement sont exigés dans le parc national de Þingvellir et le parc national de Skaftafell, une partie du parc national de Vatnajökulsþjóðgarður. Dans ces deux parcs, il y a des panneaux avec les informations de paiement. La redevance pour chaque parc (750 ISK pour une voiture familiale jusqu’à 5 places, par exemple) dépend de la durée de stationnement d’un véhicule déterminée par la reconnaissance de la plaque d’immatriculation. Vous trouverez toutes les informations nécessaires en cliquant sur ce lien:

https://www.bluecarrental.is/useful-information/road-tolls/

 Il est fort probable que la même politique sera appliquée dans le nouveau parc national. Avec le très grand nombre de touristes prévu,  il sera une belle source de revenus pour l’économie islandaise!

Source: Revue d’Islande.

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Those who love Iceland – I am one of them – will be pleased to learn that they will soon visit a new National Park in the country.

The Central Highland region is set to become the largest national park in Europe, covering around 30% of Iceland. This would also make it the national park that represents the highest percentage of the total area of a country, with over 40,000 km² of the total 103,000 km² surface area of Iceland. A bill outlining the park’s establishment was introduced in Parliament by Iceland’s Minister for the Environment on November 30th, 2020.

Let’s not be mistaken; Icelandic authorities see advantages in the project. It is clear that the establishment of the Highland National Park would boost tourism and, as a result, the national economy as a whole.

Iceland’s Central Highland region is one of the largest unpopulated regions in Europe and an important breeding ground for birds. Around half of the proposed area of the park is already protected, including under Vatnajökull National Park, Hofsjökull glacier, and Landmannalaugar.

The proposed park would unite already protected areas and expand them to create a single, unified Highland National Park. The park is to be separated into six administrative regions to be jointly managed by municipal and state authorities. A special board will be established to oversee the park’s management, consisting of local and state representatives as well as other interested parties.

Contrary to what happens in the United States for instance, access to the national parks in Iceland is currently free. However, drivers need to pay Entrance Fee / Parking Fee in Þingvellir National Park and Skaftafell National Park, a part of Vatnajökulsþjóðgarður National Park. In both parks there are signs and payment information which nobody should miss. The charge at each park (750 ISK for a family car with up to 5 seats, for example) is based on length of stay of a vehicle determined by license plate recognition. You will find all the necessary information by clicking on this link :

https://www.bluecarrental.is/useful-information/road-tolls/

It is highly likely that the same policy will be used in the new national park, which will be geed news for Iceland’s national economy!

Source: Iceland Review.

La région de Skaftafell est déjà un parc national (Photo: C. Grandpey)

Covid-19 : A lire avant d’aller en Islande // Covid-19 : Read this before you travel to Iceland

Si vous avez décidé de vous rendre en Islande dans les prochaines semaines, vous allez devoir faire face à certains obstacles à cause de la crise sanitaire de Covid-19.

Tous les passagers arrivant en Islande ont le choix entre une quarantaine de 14 jours OU une double procédure de test COVID avec une quarantaine de 5 à 6 jours (avec des exemptions pour les enfants, les passagers en transit et les voyageurs avec un certificat d’infection antérieure au COVID-19 qui répond aux critères gouvernementaux).

Le premier test COVID s’effectue à l’arrivée et le second 5 à 6 jours plus tard. Entre les 2 tests, les arrivants doivent se mettre en quarantaine.

Une fois en Islande, vous devez savoir qu’un nouveau système de codage couleur COVID-19 vient d’être introduit dans le pays. Selon le nouveau système, le nombre de personnes autorisées à se rassembler en Islande ne dépassera jamais 100 pendant la pandémie. La règle de distanciation sociale de deux mètres s’applique également à tous les codes de couleur.

Actuellement, le code d’alerte le plus élevé, Rouge, est en vigueur. Ce code signifie que seulement 5 à 20 personnes peuvent se rassembler à la fois. Les masques sont obligatoires lors de l’utilisation des transports en commun, dans les magasins, lors du passage d’une zone de prévention des maladies à une autre et pour les services qui nécessitent une proximité. Le public est invité à ne passer du temps qu’avec un nombre limité de personnes.

Le niveau suivant est Orange. Entre 20 et 50 personnes peuvent se rassembler à ce stade, et des masques sont nécessaires pour les transports en commun et pour les services qui nécessitent une proximité. Le public est invité à entrer en contact avec un nombre limité de personnes et à faire preuve de prudence envers ceux qui appartiennent à des groupes fragiles (personnes âgées par exemple).

Le code Jaune signifie que 50 à 100 personnes peuvent se rassembler. Les masques sont obligatoires pour les transports en commun et pour les services nécessitant une proximité.

La nouvelle norme est représentée par un code de couleur Gris. Dans ce cas, 50 à 100 personnes peuvent se rassembler à la fois et les masques ne sont plus nécessaires.

Comme indiqué ci-dessus, la règle de distanciation sociale de deux mètres s’applique à toutes les couleurs, même grise.

Source: Icelandair et le gouvernement islandais.

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If you have decided to travel to Iceland in the next few weeks, you will have to face some obstacles because of the Covid-19 sanitary crisis.

All passengers arriving in Iceland must choose a 14-day quarantine OR a double COVID-testing procedure along with quarantine for 5-6 days (with exemptions for children, transit passengers, and travellers with a certificate of previous COVID-19 infection that meets the government criteria).

The first COVID test is at the border on arrival and the second 5-6 days later. In between the 2 tests, arrivals must go into quarantine.

Once in Iceland, you need to know that a new COVID-19 colour coding system has just been introduce d in the country. According to the new system, the number of people allowed to gather in Iceland will never exceed 100 during the pandemic. The two-meter social distancing rule will apply as well for all colour codes.

At present, the highest alert code, Red, is in effect. This code applies when only 5-20 people may gather at once. Face masks are required when using public transportation, in stores, when going from one disease prevention area to another, and for services that require proximity. The public is asked to spend time only with a limited number of people.

The next level below is Orange. Between 20 and 50 people may gather at this stage, and face masks are required for public transportation and for services that require proximity. The public is asked to spend time with a limited number of people and to exercise caution around those who belong to sensitive groups.

The Yellow code is in effect when 50-100 people may gather at once. Face masks are required for public transportation and for services that require proximity.

The new norm is represented with a Grey colour code. Here, 50-100 people may gather at once, and face masks are no longer required.

As stated above, the two-meter social distancing rule applies for all stages, even for the gray one.

Source : Icelandair and Icelandic government.

Source : Gouvernement islandais