Poursuite de la sismicité sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) // More seismicity on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

La sismicité est encore intense sur la Péninsule de Reykjanes et est en cemoment principalement concentrée sur la montagne Fagradalsfjall. La plupart des événements varient entre M 1.1 et M 3.1, avec des hypocentres entre 1 et 5 km. La montagne est d’origine volcanique ; les dernières éruptions remontant à plus de 12 000 ans. Les séismes sont fréquents dans cette région. Ils sont principalement d’origine tectonique, mais en raison de la configuration géologique de l’Islande, il est parfois difficile de faire la différence entre les essaims tectoniques et magmatiques. La montagne Fagradalsfjall a connu plusieurs essaims sismiques significatifs dans le passé, principalement d’origine tectonique. En mai 2009, un événement d’un tel essaim a atteint une magnitude de M 4,7.

Le 24 février 2021, le Met Office islandais a fait passer au Jaune la couleur de l’alerte aérienne pour le volcan de Krysuvik en raison de la hausse de la sismicité près du volcan. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1340. Le système volcanique Krýsuvík-Trölladyngja a été modérément actif au cours des 8 000 dernières années (Holocène). Le dernier épisode éruptif s’est produit au 12ème siècle avec des coulées de lave qui ont atteint la mer sur les côtes nord et sud de la Péninsule de Reykjanes.

Source : Met Office islandais.

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Seismicity is still intense on the Reykjanes Penisula end mostly cocentrated at the Fagradalsfjall mountain  Most events range between M 1.1 and M 3.1, with hypocentres between 1 et 5 km. The mountain is actually of volcanic origin, with the last eruptions being over 12.000 years ago. Earthquakes are generally common in this region. They are mostly of tectonic origin, but due to the unique geological setup of Iceland, there is a very short step between tectonic and magmatic swarms. Fagradalsfjall mountain has experienced several strong earthquake swarms in the past, mainly tectonic. A powerful swarm occurred in May 2009 with the strongest event reaching a magnitude of M4.7.

On February 24th, 2021, the Icelandic Meteorological Office (IMO) raised the Aviation Colour Code for Krysuvik volcano to Yellow due to increased seismicity near the volcano. The last eruption at this volcano took place in the year 1340.

The Krýsuvík-Trölladyngja volcanic system on the Reykjanes Volcanic Zone has been moderately active in the last 8 000 years (Holocene period). The last eruptive episode occurred in the 12th century with the lava flows reaching the sea on the north and south coast of the peninsula.

Source : Icelandic Met Office.

Source : Icelandic Met Office

Péninsule de Reykjanes (Islande) : Poursuite de l’essaim sismique // The seismic swarm continues

L’essaim sismique sur la Péninsule de Reykjanes continue. La carte du Met Office est impressionnante. Les étoiles vertes montrent les événements d’une magnitude supérieure à M 3,0. Le dernier en date a été enregistré le 25 février 2021à 03h26 à 2 km au nord de Krisuvik. Il avait une magnitude de M 3,4, avec un hypocentre à 4,4 km de profondeur. Il est à noter que tous les événements de l’essaim sismique sont superficiels et sont donc ressentis par la population, jusqu’à Reykjavik la capitale.

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The seismic swarm over the Reykjanes Peninsula continues. The Met Office map is impressive. Green stars show events with a magnitude greater than M 3.0. The most recent was recorded on February 25th, 2021 at 03:26 a.m. 2 km north of Krisuvik. It had a magnitude of M 3.4, with a hypocenter 4.4 km deep. It should be noted that all the events of the seismic swarm are shallow and are therefore felt by the population, as far as Reykjavik the capital.

Source : Icelandic Met Office

Essaim sismique en Islande //Seismic swarm in Iceland

Un essaim sismique est enregistré depuis le milieu de la matinée dans le sud –ouest de l’Islande, avec plusieurs événements d’une magnitude significative : M 4,3 à 10h05, à une profondeur de 7,2 km, puis M 5,7 à 1,1 km de profondeur. D’autres événements ont suivi avec des magnitudes de 4,1, 3,7, 4,9, etc, et des hypocentres généralement compris entre 1 et 5 km de profondeur.

Les secousses ont été ressenties jusqu’à Reykjavik où les vitres et les meubles ont tremblé.

Le Met Office a prévenu que d’autres secousses sont possibles. Ce n’est pas la première fois qu’une telle sismicité est enregistrée dans le SO de l’Islande. Elle est en général liée à la tectonique des plaques dans la région.

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A seismic swarm has been recorded since mid-morning in the south-west of Iceland, with several events of a significant magnitude: M 4.3 at 10:05, at a depth of 7.2 km, then M 5, 7 to 1.1 km deep. Other events followed with magnitudes of 4.1, 3.7, 4.9, etc., and hypocentres typically between 1 and 5 km deep. The tremors were felt as far away as Reykjavik where the windows and furniture trembled. The Met Office has warned that more tremors are possible. This is not the first time that such seismicity has been recorded in SW Iceland. It is generally related to plate tectonics in the region.

Source : Wikipedia

 

Sismicité de 2020 dans la Péninsule de Reykjanes (Islande) // 2020 seismicity in the Reykjanes Peninsula (Iceland)

La sismicité enregistrée sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) en 2020 a soulevé pas mal de questions et beaucoup d’entre elles restent sans réponse.

Un article publié dans l’Iceland Monitor nous rappelle que l’année dernière, 22 000 secousses ont été enregistrées sur la Péninsule de Reykjanes, dans le sud-ouest de l’Islande. La plupart d’entre elles avaient des magnitudes inférieures à M 3,0. Il s’agit toutefois de la plus importante activité sismique depuis le début des mesures numériques en 1991.

L’activité sismique a commencé dans la ville de Grindavík le 26 janvier 2020. Elle a été suivie d’une inflation de la surface, d’abord de quelques centimètres, puis davantage. Les géologues islandais pensent que le phénomène était dû à l’accumulation de magma sous la surface. Cependant, curieusement, il n’y a pas eu d’émissions de gaz détectables pour confirmer cette hypothèse. Au moment du pic de sismicité, les scientifiques ont rappelé que la région est très complexe, avec la cohabitation d’une activité volcanique et tectonique potentielle.

Au début, l’activité sismique de l’année dernière est restée en grande partie concentrée dans une zone allant de la pointe sud-ouest de Reykjanes au lac Kleifarvatn à l’est. Cependant, au cours des derniers mois, la source des événements sismiques s’est déplacée vers l’est, en direction de Krýsuvík. Le 20 octobre 2020, l’épicentre d’un séisme de M 5,6 a été localisé à proximité du lac Djúpavatn. La limite entre les plaques tectoniques sur la Dorsale de Reykjanes s’étire d’ouest en est à travers la Péninsule de Reykjanes. C’est là que la plaque tectonique nord-américaine fait face à la plaque eurasienne, parfaitement visible au niveau du «Pont entre les Continents» près de Sandvík, un endroit très prisé des touristes.

En moyenne, les plaques tectoniques sur la Dorsale de Reykjanes s’écartent l’une de l’autre d’environ un centimètre par an, mais au cours des derniers semestres, l’accrétion dans certains secteurs de Reykjanes a atteint 16 cm.

Il semble que la pression s’accumule sous terre entre le lac Kleifarvatn et les montagnes de Bláfjöll, et cette pression s’évacue par l’intermédiaire d’un ou plusieurs puissants séismes. Deux d’entre eux se sont produits en 1929 et 1968, avec respectivement des magnitudes de M 6,3 et M 6,0. Leurs épicentres étaient situés près des montagnes de Brennisteinsfjöll, à l’est du lac Kleifarvatn.

Même si la sismicité a diminué dans la Péninsule de Reykjanes, la région est constamment sous surveillance. Une phase d’ « incertitude » (le niveau d’alerte le plus bas) restera en place tant que l’activité sismique restera au-dessus de la normale.

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The seismicity recorded on the Reykjanes Peninsula (Iceland) in 2020 raised quite a lot of questions and many of them remain unanswered.

An article in the Iceland Monitor reminds us that last year, a total of 22,000 earthquakes were registered on the Reykjanes peninsula in Southwest Iceland. Most of them had magnitudes less than M 3.0. It was the largest seismic activity since digital measurements began in 1991.

The seismic activity began in the town of Grindavík on January 26th, 2020. It was followed by an inflation of the surface, first by a couple of centimetres, then more. Icelandic geologists believed it was caused by magma accumulating under the surface. However, strangely enough, there were no detectable gas emissions to confirm this hypothesis. At the time of the seismicity, scientists reminded the public that the region was very complex, with a cohabitation of potential volcanic and tectonic activity.

At the beginning, last year’s seismic activity was for the most part concentrated  in the area from the southwestern tip of Reykjanes to Kleifarvatn lake in the east. However, during the past few months, the source of the events has been moving farther east, toward Krýsuvík. On October 20th, 2020, the source of an M 5.6 earthquake was not far from Djúpavatn lake.

The tectonic plate boundary of the Reykjanes Ridge runs from west to east across the Reykjanes peninsula. This is where the North-American tectonic plate faces the Eurasian one, sparking the idea for the so-called ‘Bridge Across Continents’ near Sandvík, a popular spot among tourists.

On average, the tectonic plates at the Reykjanes Ridge move away from each other by about one centimetre a year, but during the past semesters, the movement in certain areas in Reykjanes has been up to 16 cm.

It looks as if pressure is building up in the earth between Kleifarvatn lake and Bláfjöll mountains, and this pressure can only be released in one or several large earthquakes. Two of them occurred in 1929 and 1968, with magnitudes of M 6.3 and M 6.0, respectively. Their epicentres were located near Brennisteinsfjöll mountains, east of Kleifarvatn lake.

Even though the seismicity has declined in the Reykjanes Peninsula, the region is constantly being monitored. A phase of « uncertainty” (the lowest alert phase) will remain in place there while seismic activity is above average.

Zone géothermale à Krisuvik (Photo : C. Grandpey)

Lac  Kleifarvatn (Photo : C. Grandpey)