Nouvelles d’Islande // News from Iceland

Après l’éruption du Fagradalsfjall, on a beaucoup parlé d’un possible réveil de l’Hekla. Aujourd’hui, on assiste au retour du Fagradalsfjall ! Je viens de lire sur le site web Iceland Geology l’article suivant : « Selon un rapport scientifique publié le 16 novembre 2021, une inflation a été détectée en profondeur sous la montagne Fagradalsfjall. Cette inflation laisse supposer qu’une éruption pourrait recommencer à Fagradalsfjall, mais il est impossible de savoir quand une telle éruption pourrait commencer. Il y a beaucoup de choses qui indiquent que cette inflation est due à une accumulation de magma en profondeur sous le Fagradalsfjall. Quand ou si cela entraîne une éruption dans le futur est impossible à savoir. Cette inflation est maintenant suffisamment importante pour être vue sur les images satellites qui surveillent la déformation de la croûte supérieure. »
Source : Iceland Geology.

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Au cours de l’automne, une nouvelle grotte de glace d’une taille inhabituelle a été découverte dans la partie orientale du Langjökull. Un voyagiste a amélioré l’accès à la grotte et s’est assuré que lson plafond ne s’effondrerait pas; un éclairage a été installé car la grotte est trop grande et trop profonde pour que des lampes frontales suffisent à l’éclairer. Aujourd’hui, deux agences de voyages islandaises conduisent leurs clients dans la grotte qui est en passe de devenir une nouvelles attraction touristique.
Source: Iceland Monitor.

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After Fagradalsfjall there was much talk about a possible eruption of Hekla. Today, Fagradalsfjall is back again! I have just read on the website Iceland Geology: « According to a news report today (November 16th, 2021) inflation has been detected deep under Fagradalsfjall mountain. This inflation suggests that an eruption might start again in Fagradalsfjall, but it remains impossible to know when such an eruption might start. There is a lot that suggests this inflation is because of magma collecting at depth under Fagradalsfjall. When or if that results in a eruption in the future is impossible to know.This inflation is now large enough to be seen on satellite images that monitors deformation in the upper crust. »

Source: Iceland Geology.

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Earlier in the fall, a new and unusually large ice cave was discovered on the east side of Langjökull glacier. A tour operator started improving access to the cave and made sure ice wouldn’t collapse from the ceiling; and they designed and installed lighting. The cave is too large and deep for headlights alone to suffice to illuminate it. Today, two Icelandic travel agencies are taking tourists to the cave.

Source: Iceland Monitor.

Le Fagradalsfjall sortira-t-il de sa torpeur pour se donner à nouveau en spectacle (captures écran webcam)

La COP 26 de Glasgow : un échec cuisant ! // COP 26 in Glasgow : a bitter failure !

La COP 26 s’est achevée le 12 novembre 2021 à Glasgow, avec le vote du Pacte de Glasgow pour le Climat par les quelque 200 pays présents. Il faut bien le reconnaître, cette dernière COP est un échec et elle n’a pas fait davantage avancer les choses que les précédentes. Les concentrations de CO2 dans l’atmosphère continueront d’augmenter, le pergélisol continuera d’émettre du méthane, les glaciers et la banquise continueront de fondre et les événements extrêmes se multiplieront à travers notre belle planète.

Avant même qu’elle commence, on savait que cette COP n’aurait pas de résultats dignes de ce nom étant donné que les présidents russe et chinois étaient restés à la maison. De plus, les promesses susceptibles d’être faites au cours de cet événement ne sont pas contraignantes et chaque pays peut faire ce qui lui plaît.

Le texte des déclarations finales a été, avec raison, vivement critiquée par les ONG présentes. Il est toujours loin de refléter l’urgence de la situation climatique. Il y a un énorme décalage entre ce qu’on y lit et ce que dit la science. Selon le GIEC, en l’état actuel, le monde se dirige vers un réchauffement « catastrophique  » de 2,7°C en 2100, et cette prévision est probablement en-deçà de la réalité.

Certes, la réduction de l’utilisation d’énergies fossiles a été mentionnée pour la première fois au cours de la conférence, mais rien n’a été décidé concernant la limite de leurs émissions. Les pays membres sont seulement invités à « accélérer les efforts vers la diminution progressive de l’énergie au charbon sans système de capture [de CO2] et des subventions inefficaces aux énergies fossiles ». L’Inde a obtenu que le terme « disparition progressive » soit remplacé par « diminution progressive ». C’est tout dire!

Un autre chapitre montre l’échec cuisant de la COP 26. Les pays développés, historiquement responsables du réchauffement climatique, s’étaient engagés à verser 100 milliards de dollars par an aux pays qui en subissent les conséquences afin de les aider à faire face. Or, la déclaration finale note « avec grand regret » que cette promesse n’a pas été tenue et les « exhorte » à le faire « urgemment » jusqu’en 2025, date à partir de laquelle cette enveloppe doit être réévaluée à la hausse. Aucune compensation du manque à gagner accumulé par ce retard n’est prévue.

Les participants la COP ont signé des accords à propos de la déforestation, des émissions de méthane, du financement des énergies fossiles à l’étranger, la réduction de la production de pétrole et de gaz. Belles paroles, mais là encore, les accords ne sont pas contraignants et on voit mal comment la situation pourrait évoluer positivement.

Pour des raisons économiques et électorales évidentes, nos gouvernants sont incapables de prendre les bonnes décisions. Ce n’est pas à chaque état d’agir individuellement. Les décisions doivent être prises globalement. Les COP sont censées être l’occasion de le faire, mais elles ne le font pas. Nous allons droit dans le mur.

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COP 26 ended on November 12th, 2021 in Glasgow with the vote of the Glasgow Climate Pact by the 200 or so countries present. This last COP is a failure and it has not made more progress than the previous ones. CO2 oncentrations in the atmosphere will continue to rise, permafrost will continue to emit methane, glaciers and sea ice will continue to melt, and extreme events will multiply across our beautiful planet.
Even before it began, we knew that this COP would not have results worthy of the name given that the Russian and Chinese presidents had stayed at home. In addition, the promises that may be made during this event are not binding and each country can do what it pleases.
The text of the final declarations was, with good reason, strongly criticized by the NGOs present. It is still far from reflecting the urgency of the climate situation. There is a huge gap between what you can read in the final declaration and what science says. According to the IPCC, as it stands, the world is heading for a « catastrophic » warming of 2.7°C in 2100, and this prediction is probably below reality.
While reducing the use of fossil fuels was first mentioned during the conference, nothing was decided on the limit of their emissions. Member countries are only invited to « accelerate efforts towards the gradual reduction of coal-fired energy without [CO2] capture systems and inefficient fossil fuel subsidies ». India has obtained that the term « gradual disappearance » be replaced by « gradual decrease ». That says it all!
Another chapter shows the dismal failure of COP 26. The developed countries, historically responsible for global warming, had pledged to pay 100 billion dollars per year to the countries which suffer the consequences in order to help them cope. However, the final declaration notes « with great regret » that this promise has not been kept and « urges » them to do so « urgently » until 2025, when this envelope must be reassessed upwards. No compensation for the loss of earnings accumulated by this delay is foreseen.
The COP participants signed agreements on deforestation, methane emissions, the financing of fossil fuels abroad, the reduction of oil and gas production. Nice words, but here again, the agreements are not binding and it is difficult to see how the situation could develop positively.
For obvious economic and electoral reasons, our leaders are unable to make the right decisions. It is not up to each state to act individually. Decisions should be taken globally. COPs should be an opportunity to do so, but they are not. We are heading straight for disaster.

Cette image de la Mer de Glace montre, à elle seule, l’urgence de la situation climatique (Photo: C. Grandpey)

COP 26 : Américains et Chinois tiendront-ils leurs promesses? // Will Americans and Chinese keep their promises?

Dans le cadre de la COP 26 qui se tient en ce moment à Glasgow (Ecosse), les États-Unis et la Chine ont signé le 10 novembre 2021 un accord que John Kerry a appelé « une feuille de route pour notre future collaboration » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
John Kerry, envoyé spécial du président Biden pour le climat, et son homologue chinois, Xie Zhenhua, ont fait cette annonce lors d’une conférence de presse, alors que les premiers contacts entre les deux délégations avaient été très froids au début de la COP.

Kerry indique que la déclaration « comprend des déclarations fortes sur l’urgence de la situation climatique, les émissions de gaz à effet de serre, et le besoin urgent d’accélérer les actions pour y remédier ». L’accord engage les deux pays à faire des efforts pour limiter les émissions de méthane et à faire de leur mieux pour réduire progressivement, et aussi vite que possible,le charbon au cours de cette décennie. Cependant, il convient de noter que ni les États-Unis ni la Chine ne se sont engagés, comme l’ont fait 40 autres pays la semaine dernière, à éliminer progressivement le charbon dans les années 2030.
Bien que le président chinois n’ait pas physiquement participé à la COP 26, Kerry a déclaré qu’il avait rencontré régulièrement des représentants de la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. Sans la coopération de la Chine, l’objectif d’empêcher les températures de dépasser 1,5 °C de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels est considéré comme presque impossible. Alors que les États-Unis se sont engagés à atteindre un niveau d’émissions zéro net d’ici 2050, la Chine a déclaré qu’elle le ferait d’ici 2060.
John Kerry a déclaré : « L’effort visant à réduire les émissions de 45% au cours de cette décennie est un défi de taille, et il faudra que toutes les nations s’unissent pour y parvenir. Cette déclaration montre qu’il est impératif de coopérer. Elle identifie la nécessité d’accélérer la transition vers une économie mondiale à émissions zéro. »
Plus tôt lors de la conférence, les États-Unis se sont engagés à réduire les émissions de méthane de 30 % d’ici 2030. Plus de 100 pays ont signé cet engagement, mais la Chine, l’un des principaux émetteurs de méthane au monde, n’en fait pas partie. Toutefois, John Kerry a déclaré que la Chine s’était engagée à mettre sur pied un « plan d’action national complet et ambitieux sur le méthane » d’ici la fin de 2022.
Reste à savoir ce qui va se passer maintenant. Des promesses similaires ont été faites dans le passé, sans aucune action concrète dans leur sillage. Il faut garder à l’esprit que les engagements pris lors des Conférences des Parties ne sont pas contraignants. Il appartient à chaque gouvernement de tenir ses promesses…ou pas!
Source : Yahoo News.

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The United States and China signed an agreement Wednesday at COP 26 in Glasgow that John Kerry called “a road map for our future collaboration” to lower greenhouse gas emissions.

Kerry, President Biden’s special envoy on climate, and his Chinese counterpart, Xie Zhenhua, made the announcement at a press conference following a chilly diplomatic start between the two countries at the conference. Kerry explains that the declaration “includes strong statements about the alarming science, the emissions gap and the urgent need to accelerate the actions to close that gap.” The agreement commits both nations to work to limit methane emissions and use their “best efforts to phase down unabated coal in this decade as fast as is achievable.” However, it should be noted that neither the U.S. nor China signed onto a pledge joined by more than 40 nations last week to phase out coal in the 2030s.

Although the Chinese president did not physically participate in COP 26, Kerry said that he had been meeting regularly at the conference with representatives from China, the world’s leading emitter of greenhouse gases. Without its cooperation, the goal of keeping temperatures from surpassing 1.5°C of warming over preindustrial levels has been seen as almost impossible. While the U.S. has pledged to become net zero on emissions by 2050, China has said it would do so by 2060.

John Kerry said: « The effort to reduce emissions by 45 percent in this decade is a tall order, and it will require all of our nations coming together in order to achieve it. This declaration makes a statement about … the imperative to cooperate. It declares specifically and identifies the need to accelerate the transition to a global net-zero economy. »

Earlier at the conference, the U.S. signed a pledge to cut methane emissions by 30 percent by 2030. More than 100 nations signed that pledge, though China, one of the world’s leading emitters of methane, was not one of them. But Kerry said China had committed to releasing a “comprehensive and ambitious national action plan on methane” by the end of 2022.

Let’s see now what happens next. Similar promises were made in the past, with no concrete action in their wake. One should keep in mind that the pledges made during the Conferences Of Parties are not binding. It is up to each government to keep its promises.

Source: Yahoo News.

Faute de mesures radicales prises lors des COP, la banquise et les glaciers continueront à fondre et les événements extrêmes se multiplieront sur notre belle planète. (Photo: C. Grandpey)

La fonte des glaciers suisses continue // The melting of the Swiss glaciers continues

Selon le dernier rapport de l’Académie Suisse des Sciences Naturelles (SCNAT), le volume des glaciers suisses a diminué de près de 1% en 2021, malgré beaucoup de neige en hiver et un été plutôt frais. Signe évident du réchauffement climatique, au cours de l’été 2021 il y a eu beaucoup de précipitations, mais presque pas de neige fraîche dans les Alpes.

Le déclin des glaciers suisses au cours des trois dernières décennies a été considérable. Les conditions météorologiques étaient réunies en 2021 pour leur donner un peu de répit. Malheureusement, en période de réchauffement climatique, même une « bonne » année ne suffit pas pour les glaciers. La perte s’est donc poursuivie, un peu moins rapidement tout de même, malgré une neige abondante en hiver et un été relativement frais et changeant. Fin avril, la plupart des glaciers n’avaient que des quantités de neige légèrement supérieures à la moyenne. Cependant, le mois de mai a apporté beaucoup de neige supplémentaire en haute montagne. On a parfois observé une épaisseur de neige de près de 7 mètres; c’est la valeur la plus élevée depuis le début des observations en 1914. Les glaciers ont donc été relativement bien protégés par la neige hivernale jusqu’au mois de juillet qui a été pluvieux. Néanmoins, la fonte était considérable fin septembre et environ 400 millions de tonnes de glace ont été perdues dans toute la Suisse au cours des 12 derniers mois, soit près de 1% du volume restant de glace.

Les mesures du réseau des relevés glaciologiques suisse (GLAMOS) révèlent une perte de glace pour les 22 glaciers observés. Bien que les pertes soient moins importantes que ces dernières années, aucun gain n’a été déterminé pour aucun des glaciers. Dans le Nord du Valais (glacier du Rhône, glacier d’Aletsch), la diminution de l’épaisseur moyenne de glace est modérée avec un peu moins de 0,20 mètre. Dans le sud du Valais, le Tessin et le Nord-est de la Suisse (glacier du Findel, glacier de la Silvretta), les pertes sont à peine inférieures à la moyenne des 10 dernières années. Alors que d’importantes réserves de neige ont été mesurées sur les grands glaciers au-dessus d’environ 3200 m en automne, les glaciers de faible altitude se sont dans certains cas complètement asséchés à nouveau et sont donc voués à la disparaître. Même si 2021 affiche la plus faible perte de glace depuis 2013, aucun ralentissement n’est en vue pour le recul des glaciers.

Sur tout le dernier semestre hivernal, les hauteurs de neige en Suisse orientale et dans les Grisons étaient supérieures à la moyenne. Dans le reste de la Suisse, à l’exception des basses altitudes de Suisse romande, elles étaient moyennes. En raison de la fraîcheur des mois d’avril et mai, la disparition du manteau neigeux dans les stations de mesure de haute altitude a eu lieu environ 1 à 2 semaines plus tard que la normale.

Selon MétéoSuisse, les mois d’été 2021 au Nord des Alpes sont parmi les plus humides jamais enregistrés. Les températures étaient dans la gamme de la valeur moyenne des trois dernières décennies, ce qui signifie néanmoins un excès de 1,8°C par rapport à la période standard 1961-1990. L’influence du réchauffement climatique est clairement évidente.

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According to the latest report from the Swiss Academy of Natural Sciences (SCNAT), the volume of Swiss glaciers decreased by almost 1% in 2021, despite a lot of snow in winter and a rather cool summer. A sure sign of global warming, there was a lot of precipitation, but almost no new snow in the Alps during the summer of 2021
The decline of Swiss glaciers over the past three decades has been dramatic. The weather conditions in 2021 might have given them a bit of a break. Unfortunately, in times of global warming, even a “good” year is not enough for glaciers. The loss therefore continued, a little less quickly, despite heavy snow in the winter and a relatively cool and changeable summer. At the end of April, most glaciers had amounts of snow which were only slightly above average. However, the month of May brought a lot of additional snow in the high mountains. Snow was sometimes observed to be nearly 7 meters thick; this is the highest value since observations began in 1914. The glaciers were therefore relatively well protected by winter snow until July, which was rainy. Nevertheless, the melt was considerable at the end of September and around 400 million tonnes of ice have been lost across Switzerland in the past 12 months, or almost 1% of the remaining volume of ice.
Measurements by the Swiss glaciological survey network (GLAMOS) reveal a loss of ice for the 22 glaciers they observed. Although the losses are smaller than in recent years, no gain has been detected for any of the glaciers. In the north of Valais (Rhône glacier, Aletsch glacier), the decrease in average ice thickness is moderate with just under 0.20 meter. In the south of Valais, Ticino and north-eastern Switzerland (Findel glacier, Silvretta glacier), losses are barely below the average of the last 10 years. While large reserves of snow have been measured on large glaciers above about 3200 m in autumn, low-lying glaciers have in some cases dried up completely again and are therefore doomed to disappear. Although 2021 shows the lowest ice loss since 2013, no slowdown is in sight for glacier retreat.
Throughout the last winter semester, snow depths in eastern Switzerland and Graubünden were above average. In the rest of Switzerland, with the exception of the low altitudes of French-speaking Switzerland, they were average. Due to the coolness of April and May, the disappearance of the snowpack at the high altitude measuring stations took place approximately 1 to 2 weeks later than normal.
According to MeteoSwiss, the summer months of 2021 north of the Alps are among the wettest on record. Temperatures were in the range of the average value of the last three decades, which nevertheless means an excess of 1.8°C compared to the standard period 1961-1990. The influence of global warming is clearly evident.

L’absence de végétation sur l’encaissant du glacier montre la rapidité de sa fonte (Photo: C. Grandpey)

Le glacier du Rhône recule d’année en année et la couverture blanche ne suffira bientôt plus pour protéger la grotte de glace (Photo: C. Grandpey)