Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Pas d’activité explosive ces jours-ci sur le Sabancaya (Pérou), mais des émissions de cendres, de vapeur et de gaz jusqu’à 1700 mètres au-dessus du volcan. On enregistre également une activité sismique liée à des mouvements de fluides volcaniques et des fracturations à l’intérieur de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte du Sabancaya reste Orange.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Un puissant séisme de magnitude M6,0, enregistré par l’USGS, a frappé l’île d’Hawaï (Big Island), à 13 km au sud de Honaunau-Napoopoo, le 23 mai 2026 à 21h46 (heure locale). L’USGS indique une profondeur de 22,4 km pour l’hypocentre de cet événement. Ce séisme n’a pas engendré de risque de tsunami. On estime que 1 000 personnes ont ressenti de très fortes secousses, 12 000 des secousses fortes, 56 000 des secousses modérées, 210 000 des secousses légères et 102 000 des secousses faibles. La secousse a provoqué des éboulements sur des portions de la Highway 11 et de la Nāpōʻopoʻo Road dans le sud de Kona, de nombreuses fermetures de routes, des pannes de courant, des déplacements de structures sur leurs fondations et d’autres dommages matériels.

Source : USGS.

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On attend toujours les fontaines de lave de l’Episode 48 de l’éruption du Kilauea. De toute évidence, il y a du retard à l’allumage et le HVO repousse régulièrement sa prévision de 24 ou 48 heures. La dernière prévision annonçait les fontaines de lave entre le 28 et le 30 mai 2026, mais au moment où j’écris ces lignes, les signes annonciateurs de l’événement ne sont toujours pas apparus.

En souvenir de l’Episode 47… (Capture d’écran de la webcam)

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Dans un bulletin publié le 26 mai 2026, le Met Office islandais explique que le soulèvement du sol à Svartsengi se poursuit à un rythme constant. Environ 26,6 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés depuis le 16 juillet 2025. L’activité sismique demeure faible. Une éruption reste probable, mais personne ne sait si et quand elle aura lieu ! La prévision éruptive est au plus bas !

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D’après les caméras de surveillance de l’INGV, une activité effusive liée à des débordements de lave a débuté le 26 mai 2026 dans la zone cratèrique nord du Stromboli (Sicile). Cette activité a produit
une coulée de lave qui a parcouru la Sciara del Fuoco. Le 28 mai, la coulée avait beaucoupperdu de sa vigueur.
Du point de vue sismique, l’amplitude moyenne du trémor volcanique est passée de valeurs moyennes à élevées. Aucun changement significatif n’a été observé dans la fréquence et l’amplitude des séismes d’explosion.

Source : INGV.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Dukono (Indonésie). Les panaches de cendres s’élèvent généralement entre 300 et 1 600 m au-dessus du sommet avant de se disperser dans plusieurs directions. Le niveau d’alerte reste à 2, sur une échelle de 1 à 4.

Panache de cendres du Dukono le 8 mai 2026 (Source: réseaus sociaux)

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Toujours en Indonésie, une hausse de la sismicité a débuté sur le Sinabung le 21 mai 2026, lorsque le réseau sismique a enregistré des secousses continues d’une amplitude maximale de 4 mm. Ces secousses ont persisté au moins jusqu’au 22 mai et étaient accompagnées de séismes basse fréquence et hybrides. Des panaches blancs s’élèvent chaque jour jusqu’à 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de se tenir à au moins 2 km du sommet et à au moins 3,5 km sur le flanc sud-est.
Source : PVMBG.

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Les stations de l’Observatorio Volcánico de los Andes del Sur (OVDAS) qui surveillent le Nevado de Longaví (Chili) ont enregistré un séisme volcano-tectonique (VT) le 20 mai 2026, associé à une fracturation de roches à l’intérieur du volcan. Ce séisme a été suivi d’une série de 110 événements au cours des trois heures suivantes. Entre le 20 et le 22 mai, plus de 400 séismes VT ont été enregistrés, dont quatre d’une magnitude supérieure à M3,0 ; le plus important, d’une magnitude de M4,3, a été enregistré le 20 mai. Les données indiquent une source sismique située à 4-5 km au sud-ouest du cratère, à une profondeur d’environ 3 km. Par ailleurs, le réseau sismique a détecté plusieurs événements attribués à des mouvements de fluides. Bien qu’aucune activité éruptive n’ait été observée sur le volcan, le SERNAGEOMIN a relevé le niveau d’alerte au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs). Un périmètre d’accès restreint de 3 km a été établi autour du cratère.

Crédit photo: GVN

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L’éruption du Mayon (Philippines) se poursuit avec des coulées de lave, des nuées ardentes, des chutes de blocs incandescents, des panaches de cendres et de gaz, et parfois une activité strombolienne.
Le PHIVOLCS a capturé la trajectoire d’une météorite en train de passer près du volcan le 25 mai 2026. L »objet s’est désintégré dans l’atmosphère et n’a pas percuté les flancs du volcan, comme pourraient le laisser croire les vidéos de l’événement..
https://cdn.mos.cms.futurecdn.net/QZXATjppRVN6gBYkgcHEeF.gif

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Voir aussi ma note du 28 mai 2026 à propos de l’activité éruptive dans la Mer de Bismarck (Papouasie-Nouvelle-Guinée).

Une éruption sous-marine a débuté le 8 mai 2026 et se poursuit actuellement dans la partie centrale de la mer de Bismarck, à environ 130 km au sud-est de l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cette éruption a révélé un volcan sous-marin jusqu’alors inconnu, provisoirement baptisé Titan Ridge Volcano, dans une zone reculée et tectoniquement active de l’océan Pacifique. L’éruption sous-marine a baissé d’intensité entre le 25 et le 28 mai.
Les données bathymétriques existantes indiquent que le sommet du Titan Ridge Volcano se situait à plus de 400 m sous le niveau de la mer avant l’éruption. La profondeur du plancher océanique dans la zone éruptive varie entre 500 et 800 m.

Source: NASA

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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No explosive activity has been reported at Sabancaya (Peru) in recent days, but ash, steam, and gas emissions have reached up to 1,700 meters above the volcano. Seismic activity related to volcanic fluid movements and fracturing within the volcano is also being recorded. The alert level for Sabancaya remains Orange.

Source : IGP.

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A strong earthquake registered by the USGS as M6.0 hit Hawaii Big Island 13 km south of Honaunau-Napoopoo at 21:46 (local time) on May 23, 2026. The agency is reporting a depth of 22.4 km. There was no tsunami threat from this earthquake. 1 000 people are estimated to have felt very strong shaking, 12 000 strong, 56 000 moderate, 210 000 light and 102 000 weak. The quake caused rock slides on portions of Highway 11 and Nāpōʻopoʻo Road in South Kona, multiple road closures, power outages, structures to shift on their foundation and other property damage.

Source : USGS.

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We’re still waiting for the lava fountains of Episode 48 of the Kilauea eruption. Clearly, there’s a delay, and the HVO is regularly pushing forward its forecast by 24 or 48 hours. The latest forecast predicted the lava fountains between May 28th and 30th, 2026, but as Iam writing this post, the signs of the event have yet to appear.

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In an update released on 26 May 2026, the Icelandic Met Office explains that ground uplift at Svartsengi continues at a steady rate. Approximately 26.6 million cubic metres of magma have accumulated since 16 July 2025. Seismic activity remains low. An eruption remains lokelybut nobody knows when ! Eruptive prediction is at its lowest !

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According to INGV surveillance cameras, effusive activity linked to lava flows began on May 26, 2026, in the northern crater area of Stromboli (Sicily). This activity produced a lava flow that travelled down the Sciara del Fuoco. On 28 May, the lava flow had lost much of its vigour.
From a seismic perspective, the average amplitude of volcanic tremor increased from moderate to high. No significant changes were observed in the frequency and amplitude of explosion earthquakes.
Source: INGV.

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Eruptive activity at Dukono (Indonesia) continues. Ash plumes usually rise 300-1,600 m above the summit before drifting in multiple directions The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4).

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Still in Indonesia, increased seismicity began at Sinabung on 21 May 2026 when the seismic network recorded continuous tremors with a maximum amplitude of 4 mm. The tremors persisted at least through 22 May and were accompanied by low-frequency and hybrid earthquakes. Daily white plumes rose as high as 500 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 2 km away from the summit and 3.5 km on the SE flank.

Source : PVMBG.

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The Observatorio Volcánico de los Andes del Sur (OVDAS) monitoring stations Nevado de Longaví (Chile) recorded a volcano-tectonic (VT) earthquake on 20 May 2026 associated with rock fracturing inside the volcano. The earthquake was followed by a swarm of 110 events over the next three hours. During 20-22 May more than 400 VT earthquakes had been recorded, with four having a local magnitude greater than M3.0 ; the largest VT earthquake was a local M 4.3 recorded on 20 May. The data indicated a seismic source located 4-5 km SW of the crater at a depth of around 3 km. In addition, the seismic network detected several events attributed to fluid dynamics. Though there is no record of observed eruptive activity at the volcano, the SERNAGEOMIN raised the Alert Level to Yellow (the second lowest level on a four-color scale). A 3-km restricted access perimeter was set up around the crater.

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The eruption at Mayon (Philippines) continues with lava effusion, pyroclastic flows, incandescent rockfalls, ash-and-gas plumes, and occasional minor Strombolian activity.

PHIVOLCS captured a meteor streaking near the volcano on 25 May 2026 before later confirming that the object disintegrated in the atmosphere and did not strike the volcano’s slopes.

https://cdn.mos.cms.futurecdn.net/QZXATjppRVN6gBYkgcHEeF.gif

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See also my post of May 28, 2026 regarding eruptive activity in the Bismarck Sea (Papua New Guinea).

A submarine eruption that began on May 8, 2026, continues in the central Bismarck Sea, about 130 km southeast of Manus Island, Papua New Guinea. The eruption revealed a previously unmapped underwater volcano, now provisionally named Titan Ridge Volcano, in a remote and tectonically active area of the Pacific Ocean. The pumice emissions significantly decreased between 25 and 28 May.

Existing bathymetric data indicate the summit of the provisionally named Titan Ridge Volcano lay more than 400 m (1 312 feet) below sea level before the eruption. The surrounding seafloor in the eruption zone ranges from approximately 500 to 800 m (1 640–2 625 feet) in depth.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Mer de Bismarck : Beaucoup de questions sur la dernière éruption // Bismarck Sea : Many questions about the last eruption

Dans ma note du 15 mai 2026 sur l’activité volcanique dans le monde, j’expliquais qu’une émission de cendres volcaniques provenant d’un volcan sous-marin était détectée par le VAAC de Darwin dans la province volcanique de la mer de Bismarck (Papouasie-Nouvelle-Guinée) depuis le 11 mai 2026. Les cendres s’élevaient à environ 4 km au-dessus du niveau de la mer. Des images satellites montraient une décoloration de l’eau à proximité de la zone concernée.

Vue du panache éruptif le 11 mai 2026 – Source : OLI (Operational Land Imager) sur Landsat 9 / NASA

La source de l’émission de cendres se situait probablement à 1 300 m sous le niveau moyen de la mer, aux coordonnées 3°02′S, 147°47′E. Cependant, cette éruption restait entourée de nombreuses incertitudes.
Un article publié sur le site web space.com confirme cette incertitude. On peut y lire que « lorsque les volcanologues ont cherché à étudier l’événement, ils se sont heurtés à un obstacle de taille. » En effet, il n’existe aucune carte haute résolution des fonds marins de cette zone.
Ce manque de données a compliqué la tâche des scientifiques pour déterminer précisément comment l’éruption a remodelé les fonds marins et quelle est la taille de la structure volcanique concernée. De fait, ils ignorent même quelle formation géologique a été affectée par l’éruption.
Ils pensent que l’éruption s’est probablement produite le long de la dorsale de Titan, à environ 16 kilomètres au sud-est d’un site d’éruptions sous-marines datant de 1972.
L’imagerie satellitaire fournie par le satellite Landsat 9 de la NASA permet aux scientifiques d’analyser le panache de cendres de plusieurs kilomètres de hauteur, la coloration de l’eau de mer, les bancs de ponce volcanique émanant de l’événement, et même les phénomènes thermiques capturés par le radiomètre imageur visible et infrarouge (VIIRS) du satellite Suomi NPP de la NASA.
Les observations actuelles laissent supposer (avec une grande incertitude) qu’il existe une bouche éruptive relativement peu profonde. Les chercheurs attendent désormais de voir si une nouvelle île se formera suite à l’éruption. Il faudrait probablement un certain temps avant qu’une telle île se forme, et on ignore combien de temps l’éruption pourrait durer. L’éruption de 1972, survenue à proximité, a par exemple duré quatre jours, tandis qu’une autre éruption, également proche, en 1957, a duré près de quatre ans. De nombreuses questions restent en suspens. Comme je le dis souvent, nous connaissons mieux la surface de la planète Mars que les profondeurs de nos propres océans.
Source : space.com

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In my post of 15 May 2026 about volcanic activity around the world, I explained that a volcanic ash emission from a submarine volcano had been observed by the Darwin VAAC in the Bismarck Sea Volcanic Province (Papua New Guinea) since May 11, 2026. The ash was rising to about 4 km above sea level. Satellite imagery showed water discoloration near the concerned area. (see image above)

The ash emission source was probably 1 300 m below mean sea level at coordinates 3°02′S, 147°47′E. However, there was a lot of uncertainty around this eruption.

An article released on the space.com website confirms this uncertainty. One can read that « when volcanologists looked to study the event, they reached a frustrating wall. » Indeed, there are no high-resolution maps of the seafloor of the area.

That lack of baseline data made it more difficult for scientists to determine exactly how the eruption reshaped the seafloor or how large the volcanic structure may be. In fact, they are not even sure which geological feature even erupted.

Current theories suggest the eruption likely occurred along the Titan Ridge, about 16 kilometers southeast of a 1972 submarine eruption site.

Existing satellite imagery allows scientists to analyze the kilometers-high ash plume, discoloration in the ocean water, rafts of the volcanic rock pumice emanating from the event, and even thermal events captured by the Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS) on NASA’s Suomi NPP satellite.

The current observations suggest (but there is a lot of uncertainty) a fairly shallow eruption vent. Now, researchers are waiting to see if a new island will be born out of the eruption. It would likely take some time for one to form, and it is unclear how long this eruption might last. The nearby 1972 eruption, for instance, lasted four days, whereas another nearby eruption in 1957 lasted just short of four years. Many questions about our own planet. As I often put it. We know the surface of Mars better than the depths of our own oceans.

Source : space.com

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Dans ses dernier bulletins, l’Observatoire volcanologique de l’Alaska (AVO) indique que l’activité sismique du Kupreanof se poursuit, avec plusieurs séismes détectés dans les données sismiques régionales. Le plus important a atteint une magnitude de M2,5. Des émissions de SO₂ sont également observées. Cette activité est probablement due à une intrusion magmatique sous le volcan. L’Observatoire précise que cette hausse de l’activité sismique ne signifie pas qu’une éruption est imminente, ni même probable. Au cours de l’été 2025, le mont Spurr, près d’Anchorage, a connu une hausse d’activité qui semblait annoncer une éruption imminente. Malgré cela, aucune éruption n’a eu lieu et l’activité sismique a depuis diminué.
Bien qu’isolé, le Kupreanof, comme la plupart des volcans d’Alaska, se situe à proximité des routes aériennes transpacifiques, et une éruption pourrait perturber le trafic aérien entre les aéroports nord-américains et l’Asie.
Aucune éruption du Kupreanof n’a été confirmée dans l’histoire. En 2015, un marin a signalé de la « fumée noire au nord-ouest de la baie d’Ivanof », probablement en provenance du Kupreanof. En 1987, un pilote a signalé ce qui pourrait avoir été une petite éruption. La dernière éruption confirmée remonte à environ 570 000 ans.

Source: AVO

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Et si Yellowstone entrait en éruption de nos jours ? // What if Yellowstone erupted today?

À la fin de ma conférence « Volcans et risques volcaniques », certaines personnes me demandent ce qui se passerait si un super volcan comme Yellowstone entrait en éruption aujourd’hui.

Un super volcan est un volcan capable d’émettre au moins 1 000 kilomètres cubes de matériaux lors d’une seule éruption. De ce fait, il est classé au niveau 8 – le maximum – de l’Indice d’explosivité volcanique (VEI). Il est intéressant de noter que Yellowstone n’est pas le seul super volcan au monde. Certains, comme le Taupo (Nouvelle-Zélande) ou le Toba (Indonésie), sont bien connus, mais d’autres super volcans, aujourd’hui inconnus, pourraient se cacher au fond des océans. Comme je le dis souvent, nous connaissons mieux la surface de la planète Mars que les abysses de nos propres océans.
Le Parc national de Yellowstone est un endroit magnifique, avec ses sources chaudes et ses geysers comme l’Old Faithful.

Ce vaste système volcanique est connu sous le nom de Caldeira de Yellowstone, et une seule éruption pourrait plonger le monde dans le chaos. Il y a environ deux millions d’années, d’importantes quantités de magma se sont accumulées sous la croûte terrestre. Poussées par la pression colossale des gaz volcaniques, elles ont déclenché une éruption qui figure parmi les plus importantes de l’histoire de notre planète. Depuis cette époque lointaine, Yellowstone a connu deux autres éruptions volcaniques majeures et de nombreuses éruptions mineures.

Bien que Yellowstone n’ait pas connu de super-éruption depuis des millénaires, on peut se demander si ce super volcan est susceptible d’entrer un jour à nouveau en éruption. Les scientifiques qui étudient Yellowstone estiment qu’une nouvelle éruption est probable et que ce n’est qu’une question de temps. Toutefois, une éruption majeure de Yellowstone ne devrait pas se produire avant des milliers, voire des millions d’années.
Les scientifiques expliquent que le magma sous Yellowstone est majoritairement à l’état solide et ne peut donc pas déclencher une éruption. Une étude montre que ce magma se concentre surtout dans la partie nord-est du volcan et qu’il a tendance à se déplacer dans cette direction. Ce magma pourrait un jour devenir suffisamment liquide pour entrer en éruption. Mais il pourrait aussi perdre de sa chaleur et stagner au contact d’une épaisse couche de roche continentale au sein de la croûte terrestre. Ce ne sont que des suppositions et le conditionnel est de rigueur. En réalité, aucun scientifique n’est capable de prédire l’avenir éruptif de Yellowstone.

Source: USGS / YVO

Selon certains chercheurs, le prochain événement volcanique dans la caldeira de Yellowstone ne sera probablement pas une explosion volcanique. Une puissante éruption hydrothermale est plus probable. Elle proviendrait d’un geyser, avec une activité capable de créer des cratères impressionnants mais dont l’impact serait limité en dehors du Parc.

Explosion du Steamboat Geyser

Une autre possibilité serait une coulée de lave émise par une bouche éruptive. Au final, le danger actuel à Yellowstone réside davantage dans les éruptions hydrothermales ou les séismes, dont beaucoup sont sans lien avec l’activité volcanique.
Tous les scientifiques s’accordent aujourd’hui à dire que si le volcan de Yellowstone entrait en éruption, leurs collègues en poste à l’observatoire le sauraient probablement des semaines, voire des mois à l’avance. Cependant, ils insistent sur le fait que le risque d’une éruption majeure dans la caldeira de Yellowstone est quasiment nul aujourd’hui.

Mais que se passerait-il si Yellowstone entrait en éruption alors que des milliards d’êtres humains peuplent notre planète ? Lors de l’éruption, la zone immédiatement concernée, couvrant des parties du Montana, du Wyoming et de l’Idaho, serait ravagée. D’immenses colonnes éruptives, chargées de cendres et de gaz volcaniques à haute température, s’effondreraient sous leur propre poids et réduiraient la zone en cendres. Les coulées pyroclastiques anéantiraient arbres, habitations et infrastructures sur leur passage.
À l’aide de modèles, les scientifiques de l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone prévoient qu’une super-éruption enverrait des milliers de mètres de cendres dans le périmètre du Parc et recouvrirait des zones habitées s’étendant de Missoula (Montana) à Albuquerque (Nouveau-Mexique).

Simulation d’une éruption à Yellowstone avec l’émission de 330 kilomètres cubes de cendres (Source : USGS)

De plus, une super-éruption du Yellowstone déposerait plusieurs millimètres de cendres sur une grande partie des États-Unis et certaines régions du Canada, avec un impact sur l’agriculture, les ressources en eau et les réseaux électriques. D’énormes quantités de cendres et de gaz atteindraient la stratosphère, générant des aérosols qui bloqueraient la lumière du soleil et plongeraient la Terre dans une longue période de froid et d’obscurité. Le scénario serait probablement semblable à l’éruption du Tambora en 1815 (Indonésie), qui fit des dizaines de milliers de victimes et plongea la Terre dans « l’Année sans été », une longue période de basses températures qui ravagea les récoltes et provoqua des famines et des épidémies à travers le monde.

Cratère du Tambora (Crédit photo: Wikipedia)

Les scientifiques estiment généralement que les effets d’une super-éruption comme celle du Yellowstone pourraient durer de cinq à dix ans. De nombreuses personnes mourraient, mais l’humanité ne disparaîtrait pas. Aucune éruption volcanique explosive n’a jamais été associée à une extinction massive sur Terre.

Source : Popular Science, Observatoire Volcanologique de Yellowstone. Photos du Parc: C. Grandpey

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At the end of my conference « Volcanoes and volcano Hazards », some persons ask me what would happen if a super volcano like Yellowstone erupted today.

Just remember that a super volcano is able to erupt at leaqt 1,000 cubic kilemeters of material during a single eruption. As such it is callsified at level 8 – the maximum – on the Volcanic Explosivity Index (VEI). It is interesting to add that Yellowstone is not the only super volcano in the world. Some of them like taupo (New Zealand) or Toba (Indonesia) are well known but other super volcanoes may also be unknown, lying hidden at the bottom of the oceans. As I say it quite often, we know the surface of Mars better than the abysses of our own oceans.

Yellowstone National Park is a wonderful place to visit with its hot springs and geysers like Old Faithful. This vast volcanic system is known as the Yellowstone Caldera, and with one blast it could plunge the world into chaos.

About two million years ago, large amounts of hot magma accumulated beneath the Earth’s crust, building pressure and volcanic gases that triggered a major eruption. It was among the largest volcanic eruptions in our planet’s history, blanketing large parts of North America with ash. Since then, Yellowstone has seen two more major volcanic eruptions and many smaller ones.

Though Yellowstone hasn’t had a supereruption in millennia, we may wonder:whether the super volcano will ever explode again. Experts studying Yellowstone say it probably will erupt again ; t’s just a matter of time. A major Yellowstone eruption likely won’t happen for thousands, and potentially millions, of years.

Scientists say that the magma underneath Yellowstone is mostly solid and not eruptible. One study suggests the magma is more concentrated underneath the northeast section, and that magma is shifting in that direction. This magma may one day become liquid enough to erupt. But it could also lose heat and stall as it hits thick, continental rock within the Earth’s crust. Actually, no scientist is able to make any prediction about the eruptive future of Yellowstone.

According to some researchers, the next volcanic incident in the Yellowstone Caldera likely won’t be a volcanic explosion. A powerful hydrothermal eruption from a geyser, activity that can create impressive craters but has limited impact outside the park, is more likely. Another possibility is a lava flow emitted by a single eruptive vent. In the end, the hazard in Yellowstone today lies more with hydrothermal eruptions or earthquakes, many unrelated to volcanic activity, in the park.

All scientists agree today to say that if the Yellowstone volcano were to erupt, scientists at the observatory would likely know weeks to months beforehand, but they insist that the chances of a major eruption in the Yellowstone Caldera within the human timeline are close to zero.

But what if Yellowstone did erupt while billions of humans still walked this planet? Upon eruption, the immediate radius, including parts of Montana, Wyoming, and Idaho, would be swept clean. Huge eruption columns, with superheated volcanic ash and gas, would collapse under their own weight and incinerate the land. Pyroclastic flows would wipe out trees, homes, and infrastructure in their path.

Using models, scientists at the Yellowstone Volcano Observatory predict that a supereruption would drop thousands of meters of ash within the park radius, and coat communities stretching from Missoula, Montana, to Albuquerque, New Mexico. What is more, aYellowstone supereruption would drop at least a few millimeters of ash over much of the U.S. and parts of Canada, devastating agriculture, water supplies, and electrical grids. Huge amounts of ash and gas launched into the stratosphere would act as aerosols, blocking sunlight and plunging the Earth into a long period of cold and dark. It would probably look like the 1815 Tambora eruption (Indonesia) which claimed tens of thousands of lives and plunged Earth into the “Year Without Summer”, a prolonged period of low temperatures that ravaged crops and caused widespread famine and disease epidemics around the world.

Scientists usually believe the effects of a supereruption like Yellowstone could last five to 10 years. A lot of people would die, but it would not wipe out humanity. No explosive volcanic eruption has ever been associated with a mass extinction on Earth.

Source : Popular Science, Yellowstone Volcano Observatory.