Kilauea (Hawaii): Pas d’effet de l’ouragan Lane sur le volcan // No effect of Hurricale Lane on the volcano

La tempête tropicale Lane s’est éloignée vers l’ouest, loin de la Grande Ile d’Hawaï où les inondations ont été sévères. Comme on pouvait s’y attendre, l’ouragan a eu peu d’effet sur l’éruption, à l’exception de quelques chutes de pierres au sommet et d’une augmentation des émissions de vapeur au niveau des bouches actives du Pu’uO’o et sur la Lower East Rift Zone (LERZ). Cependant, le HVO a perdu la communication avec plusieurs stations de surveillance dans la partie est de l’île, mais la capacité de l’observatoire à évaluer les conditions volcaniques n’a été que faiblement affectée..
La sismicité et la déformation du sol sont négligeables au sommet du Kilauea. Dans la LERZ, on aperçoit parfois une petite accumulation de lave au fond de la Fracture n° 8. On observe encore quelques petites entrées de lave dans l’océan et quelques petits panaches de brume volcanique. Les émissions de SO2 au sommet et sur la LERZ sont très faibles, avec une quantité totale inférieure à ce qu’elle était )à la fin de l’année 2007. Les émissions de SO2 de la LERZ sont trop faibles pour pouvoir être mesurées.
Source: USGS / HVO.

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Tropical Storm Lane is moving to the west away from the Island of Hawaii where flooding remains a problem. As could be predicted, the hurricane has had little effect on the eruption aside from minor rockfalls at the summit and increased steaming from Pu’uO’o and LERZ vents. However, HVO lost communication with several monitoring stations on the east side of the island, but the losses only slightly reduced the Observatory’s ability to assess volcanic conditions.
Seismicity and ground deformation are negligible at the summit of Kilauea. On the Lower East Rift Zone (LERZ), a small lava pond can occasionally be seen deep within the fissure 8 cone. A few ocean entries are still oozing lava and laze plumes are minimal. SO2 emission rates at both the summit and LERZ are drastically reduced; the combined rate is lower than at any time since late 2007. The SO2 emissions from the LERZ are too low to measure.
Source: USGS / HVO.

Encore un peu d’incandescence au fond de la Fracture n° 8 (Crédit photo: USGS / HVO)

Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée / Papua-New-Guinea)

Selon le site web The Watchers, une violente éruption a eu lieu sur le Manam (sur l’île du même nom) le 25 août 2018 à 06h00 (heure locale). L’événement a propulsé des nuages de cendre jusqu’à 15 km d’altitude et généré des coulées de lave qui ont provoqué la fuite de 2 000 villageois. Selon la population locale, les nuages de cendre étaient si épais que la lumière du soleil est restée totalement bloquée pendant quelques heures. Le directeur du Centre National de Gestion des Catastrophes de Papousie-Nouvelle-Guinée a déclaré que trois villages avaient été directement touchés par les coulées de lave et que les habitants avaient dû être évacués. Les zones les plus touchées sont Baliau et Kuluguma. A cause de la très mauvaise visibilité à cause de la cendre, les gens devaient utiliser des lampes pour se déplacer
Il n’y a pas de blessés, mais il est demandé aux gens de se tenir loin des vallées pour éviter les coulées de boue. Il y a une épaisse couche de cendre sur les flancs du volcan et s’il y a de fortes pluies, il y aura une forte menace de lahars.
Selon l’Observatoire Volcanologique de Rabaul, la phase initiale de l’éruption est maintenant terminée mais une nouvelle bouche s’est ouverte, ide sorte que l’on peut s’attendre à une poursuite de l’activité.
Source: The Watchers.

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According to the website The Watchers, a powerful eruption took place at Manam volcano (on the island with the same name) on August 25th, 2018 at 06:00 (local time). The event sent volcanic ash up to 15 km above sea level and produced lava flows that forced 2 000 villagers to flee. According to the local population, the ash was so thick that sunlight was totally blocked for a few hours. The director of the PNG National Disaster Center said three villages were directly impacted by the lava flows and residents had to be evacuated.The most affected areas were Baliau and Kuluguma and due to the very poor visibility caused by the ash fall, people were using torchlight to move around.
There are no casualties but people are told to keep away from valleys for risk of mudflows. There is a heavy thick blanket of ash on the flanks of the volcano and if there is heavy rainfall, there will be a high threat of lahars..
According the the Rabaul Volcano Observatory, the initial phase of the eruption is now over but a new vent had opened, indicating more activity could be expected.
Source: The Watchers.

Activité éruptive à Manam (Crédit photo/ Wikipedia)

Etna (Sicile / Italie): Belle activité mais restrictions d’accès // Nice activity but restricted access

Après une longue période de repos, l’Etna semble avoir repris goût à la vie. Depuis quelques semaines, on observe un regain d’activité dans les cratères sommitaux. En ce moment, les plus actifs sont la Bocca Nuova et le Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE), en particulier au niveau de la bouche qui s’est ouverte fin novembre 2017 sur le flanc E de ce cratère. Le matin du 24 août 2018, le NCSE a émis pendant environ une heure un volumineux panache de cendre produit probablement par des effondrements à l’intérieur des conduits. Boris Behncke indique que l’on observe deux petites coulées de débordement, peu alimentées. De nombreuses photos illustrent cette activité éruptive sur sa page Facebook :

https://www.facebook.com/boris.behncke?fb_dtsg_ag=Adxo1mL_gVvS0E2U1kgySN669dka5v4YAJWNiJvTYWeHHw%3AAdz7lshyvpwVDaja9dUqT25cjKy-JsTpcsLRUtfOiWIP2g

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Suite à l’activité actuelle de l’Etna, le Maire de Nicolosi a publié le 24 août 2018 une ordonnance définissant l’accès au volcan (voir ci-dessous):

  • Accès libre jusqu’à 2600 mètres d’altitude.
  • Entre 2600 et 2750 mètres d’altitude, accompagnement obligatoire par les guides alpins ou à compétence volcanologique.
  • L’accès est interdit au-dessus de 2750 mètres d’altitude.

Ces restrictions d’accès ne concernent pas la Protection Civile, les scientifiques de l’INGV, les forces de l’ordre, les servives de secours, les Guides de l’Etna…

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After a long period of quiescence, Mt Etna seems to have become active again. In recent weeks, there has been new activity in the summit craters. At this time, the most active are the Bocca Nuova and the New South-East Crater (NSEC), especially at the vent which opened at the end of November 2017 on the E side of this crater. In the morning of 24 August, the NSEC produced a voluminous ash plume that lasted about one hour. It was probably triggered by collapses inside the conduits. Boris Behncke indicates that there are two short-lived lava overflows. Many photos illustrate this eruptive activity on his Facebook page:
https://www.facebook.com/boris.behncke?fb_dtsg_ag=Adxo1mL_gVvS0E2U1kgySN669dka5v4YAJWNiJvTYWeHHw%3AAdz7lshyvpwVDaja9dUqT25cjKy-JsTpcsLRUtfOiWIP2g

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Due to the current activity of Mt Etna, the Mayor of Nicolosi released on August 24th, 2018 an ordinance defining the access to the volcano (see below):
– Free access up to 2600 meters a.s.l.
– Between 2600 and 2750 meters a.s.l., mandatory accompaniment by alpine or volcanological guides.
– Access is prohibited above 2750 meters above sea level.

These restrictions do not concern the Civil Defense, INGV scientists, the police forces, the emergency services, the Guides of MtEtna…

Crédit photo: Boris Behncke

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Datation de l’éruption de Santorin (Grèce) // Dating the Santorini eruption (Greece)

Il y a plus de 3400 ans, une éruption majeure a eu lieu sur l’île grecque de Santorin. Ce fut l’un des plus grands événements volcaniques de l’histoire de la Terre. L’éruption a creusé une vaste caldeira et enfoui la colonie d’Akrotiri sous une couche de cendre d’une quarantaine de mètres d’épaisseur. Les séismes et les tsunamis qui ont suivi ont dévasté les îles voisines et ont eu des impacts en Méditerranée jusqu’en Egypte et en Turquie. De nombreux historiens pensent que l’éruption de Santorin a contribué au déclin, voire à la disparition, de la civilisation minoenne.
Les chercheurs ont longtemps montré des désaccords sur la date de l’éruption car leurs méthodes de datation archéologique et par le radiocarbone – ou Carbon 14 – montraient des résultats différents. Aujourd’hui, une étude basée sur l’observation des cernes des troncs d’arbres et publiée dans la revue Science Advances apporte un éclairage nouveau.
La datation précise de l’éruption de Santorin pourrait également permettre de dater avec plus de précision l’histoire de la région. Cette précision dans la datation de l’éruption est très importante pour l’archéologie méditerranéenne. Si l’on peut dater l’éruption avec précision, cela signifie que chaque fois que l’on trouve des preuves de cet événement sur un site archéologique, on obtient immédiatement un point de repère très précis. C’est essentiel pour analyser les interactions humaines et environnementales au cours de cette période.
Des preuves de l’éruption à partir d’artefacts humains tels que des documents écrits et des poteries récupérées lors de fouilles avaient laissé supposer que l’éruption avait eu lieu entre 1570 et 1500 avant notre ère. Cependant, la datation au radiocarbone de morceaux d’arbres, de graines et de légumineuses découverts sous la couche de cendre volcanique à Santorin indique que l’éruption a eu lieu vers 1600 avant J.C. Au cours de la dernière étude, les chercheurs ont utilisé les dernières techniques de datation sur des arbres aux États-Unis et en Irlande qui existaient avant, pendant et après l’éruption de Thera (de 1500 à 1700 av. J.-C.). Ces arbres ajoutent un cerne – ou anneau de croissance – chaque année. Chaque cerne contient des traces d’isotopes de carbone radioactif qui se désintègrent à un rythme constant et peuvent être détectés par des techniques de datation. Cela signifie que ces anneaux d’arbres agissent comme une sorte de capsule temporelle de l’histoire environnementale qui remonte à des milliers d’années.
Les éruptions majeures comme celle de Santorin envoient tellement de matériaux dans l’atmosphère qu’elles peuvent refroidir la Terre. Au cours des années exceptionnellement froides, les arbres testés par l’équipe scientifique – les chênes irlandais et les pins de Bristlecone (pins à cônes épineux) – ont ajouté des cernes de croissance plus étroits que d’habitude. En analysant des échantillons de ces anneaux plus étroits susceptibles d’indiquer une éruption majeure, les scientifiques ont daté celle de Santorin entre 1600 et 1525 avant J.C.
Les chercheurs de l’Université d’Arizona espèrent que les recherches futures pourront déterminer avec encore plus de précision l’année de l’éruption.
Source: Université d’Arizona.

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More than 3,400 years ago, a major eruption took place on the Greek island of Santorini. It was one of the largest volcanic events in Earth’s recorded history. The eruption blew a huge caldera and buried the settlement at Akrotiri in a layer of ash 40 metres deep. Related earthquakes and tsunamis devastated nearby islands and there were impacts in the Mediterranean, as far as Egypt and Turkey. Many historians believe that the event contributed to the decline and even the end of the Minoan civilization.
Researchers have long argued over when the eruption took place, with archaeological and radiocarbon dating methods differing in their results. But now, a study of tree rings, published in the journal Science Advances, has cast new light on the debate.
The accurate dating of the Santorini eruption could have important implications for tying together the history of the region. In fact, narrowing down when it happened is critical to Mediterranean archaeology. If one can date precisely when the eruption occurred, then whenever you find evidence of that moment at any archeological site, you suddenly have a very precise marker point in time. This is really important for examining human/environmental interactions around that time period.
Evidence from human artifacts such as written records and pottery retrieved from digs had suggested the eruption occurred somewhere between 1570 and 1500 B.C. However, the radiocarbon dating of pieces of trees, grains and legumes found just below the layer of volcanic ash on Santorini indicated that the eruption took place around 1600 B.C. For the latest study, the researchers used the most sophisticated radiocarbon techniques on trees in the United States and Ireland that were alive before, during and after the time that Thera was thought to have erupted (the period 1500 to 1700 B.C.). These trees add a growth ring every year, each of which contains traces of radioactive carbon isotopes which decay at a steady rate and can be detected by dating technologies. This means these tree rings act as a kind of time capsule of environmental history stretching back thousands of years.
Massive eruptions like the one at Santorini eject so much material into the atmosphere that they can cool the Earth. In exceptionally cold years, the type of trees that the team tested – Irish oaks and bristlecones – produce growth rings that are narrower than usual. By analyzing instances of these narrower rings, which could indicate a huge eruption, the researchers dated the Santorini event to someplace between 1600 B.C. and 1525 B.C.
Unversity of Arizona researchers hope that future research will be able to more accurately pin down a particular year for the eruption.
Source: University of Arizona.

Crédit photo: NASA