Augmentation de l’activité du Soputan (Indonésie) et d’Ambrym (Vanuatu) // Increased volcanic activity at Soputan (Indonesia ) and Ambrym (Vanuatu)

Selon le site web The Watchers, une intense activité éruptive a débuté sur le Soputan à 17h02 (TU) le 15 décembre 2018. Le volcan émat des fontaines de lave et des colonnes de cendre jusqu’à 8 km au dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne et passée du jaune à l’Orange puis au Rouge.

Dans le même temps, le département GeoHazards du Vanuatu a fait passer le niveau d’alerte d’Ambrym à 3 le 15 décembre 2018. L’éruption a lieu dans la caldera. La zone de danger se limite à environ 2 km autour du Benbow et à 4 km autour des cratères du Marum, notamment le Maben-Mbwelesu, le Niri-Mbwelesu et le Mbwelesu.
Les observations et l’analyse des données sismiques effectuées le 15 décembre confirment une éruption latérale intra-caldérique mineure près du cratère du Marum ; elle a commencé à 06h00 (heure locale). L’activité consiste en coulées et fontaines de lave avec des émissions de cendre et de gaz.

Voici une petite vidéo montrant la nouvelle fracture éruptive: https://youtu.be/q3K4IWZILA4

Le niveau d’alerte à Ambrym était à 2 depuis le 7 décembre 2017.
Source: The Watchers.

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According to the website The Watchers, an intense eruptive phase started at Soputan volcano at 17:02 UTC onDecember 15th. The volcano is producing lava fountains and ash columns up to 8 km above sea level. The Aviation Colour Code has been raised from Yellow to Orange and then to Red.

Meantime, the Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department raised the volcanic alert level for Ambrym volcano to 3 on December 15th, 2018. The eruption is taking place in the caldera area. The danger zone is limited about 2 km around Benbow and 4 kmaround Marum craters, including Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu and Mbwelesu.

Observations and seismic data analysis performed on December 15th confirm a small-scale intra-caldera flank eruption near Marum crater starting at 06:00 (local time). The activity consists of ongoing lava flows and lava fountains with ash and gas emissions.

Here is a short video showing the new eruptive fissure: https://youtu.be/q3K4IWZILA4

The Alert Level for Ambrym volcano had been at level 2 since December 7th, 2017.

Source: The Watchers.

Volcans du monde // Volcanoes around the world

L’activité éruptive n’a pas été très intense dans le monde au cours des derniers jours. Voici quelques-uns des événements les plus significatifs.

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, l’activité de l’Etna (Sicile) est caractérisée par des émissions de gaz au niveau des cratères sommitaux, avec une activité strombolienne périodique faible à modérée au niveau des bouches dans la Bocca Nuova, le cratère nord-est et le nouveau cratère sud-est ( NCSE). En outre, on observe de petites coulées de lave sur environ 500 mètres le long du flanc est du cône dans le NCSE.
De nouvelles restrictions d’accès ont été mises en place par la municipalité de Nicolosi.
Source: INGV. .

Comme indiqué dans une note diffusée il y a quelques jours, une nouvelle activité éruptive a débuté à Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée) le 8 décembre 2018 avec des panaches de cendre s’élevant jusqu’à 5,2 km d’altitude. On a observé des émissions de cendre, des explosions accompagnées de projections au-dessus du cratère, ainsi que de forts grondements. Les panaches de cendre ont atteint 15,2 km d’altitude. L’activité éruptive a ensuite diminué. La population de l’île a fait état d’importantes retombées de cendre. Les habitants de Bokure et de Kolang ont été évacués.
Source: Darwin VAAC.

À Hawaii, la lave a été visible pour la dernière fois le 4 septembre 2018 dans la Fracture N° 8 et a marqué la fin de l’éruption dans la Lower East Rift Zone. C’est également la fin officielle de l’éruption du Kilauea qui avait débuté en 1983.
Source: HVO.

Entre le 30 novembre et le 6 décembre 2018, le dôme de lave dans le cratère du Merapi (Indonésie) a augmenté à raison de 2 200 mètres cubes par jour. Le 6 décembre, le volume du dôme était estimé à 344 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: VSI.

L’activité éruptive est stable sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne de 17 explosions par jour. Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent à 3 km au-dessus du cratère. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne 3 600 tonnes par jour.
Source: INGEMMET, IGP.

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Eruptive activity has not been quite intense around the world during the past days. Here are a few of the most significant events.

As I put it in a previous post, activity at Mt Etna (Sicily) is characterized by gas emissions at the summit craters, with periodic weak to moderate strombolian activity from vents in Bocca Nuova, Northeast Crater (NEC), and New Southeast Crater (NSEC). In addition, lava effusion has become continuous with small overlapping flows travelling about 500 metres down the E flank of the cone in the NSEC.

New access restrictions have been implemented by the municipality of Nicolosi.

Source: INGV. .

As I put it in a previous post, new euptive activity started at  Manam (Papua-New-Guinea) on December 8th, 2018 with ash plumes rising to an altitude of 5.2 km.The eruption was characterized by ash emissions, explosions that ejected lava fragments above the crater, and rumbling and roaring noises. Ash plumes rose as high as 15.2 km. Eruptive activity later decreased. Island residents described heavy ashfall. Residents in Bokure and Kolang evacuated.

Source: Darwin VAAC.

In Hawaii, lava was last visible at Kilauea’s Fissure 8 cone on September 4th, 2018, signalling the end of the Lower East Rift Zone (LERZ) eruption. This is also the end of the Kilauea eruption that began in 1983.

Source: HVO.

Between November 30th and December 6th, the lava dome in Merapi’s crater (Indonesia) grew at a rate of 2,200 cubic metres per day. By December 6th, the volume of the dome was an estimated 344,000 cubic metres. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: VSI.

Eruptive activity is stable at Sabancaya (Peru) with an average of 17 explosions per day. Gas-and-ash plumes rise as high as 3 km above the crater. SO2 emissions reach an average of 3,600 tons per day.

Source: INGEMMET, IGP.

L’éruption du Pu’uO’o qui avait débuté le 3 janvier 1983 est définitivement terminée (Crédit photo: USGS)

La Science peut-elle permettre la détection des nuages de cendre volcanique? // Can Science help detect volcanic ash clouds?

En 2010, l’éruption de l’Eyjafjallajökull en Islande a déclenché une vague de panique dans le ciel et les nuages ​​de cendre ont paralysé le trafic aérien dans une grande partie de l’Europe. Dans les années qui ont suivi, plusieurs tentatives ont été faites pour essayer de trouver des solutions afin d’éviter que semblable problème se reproduise à l’avenir. Cependant, aucun progrès significatif n’a été réalisé dans ce domaine. Si un autre énorme nuage de cendre devait envahir le ciel européen, il est fort probable que les avions seraient de nouveau cloués au sol.
Un article récemment publié sur le site web Science News explique qu’un nouvel algorithme pourrait «permettre de protéger les avions contre les dangereuses cendres volcaniques». On nous dit qu’il faut cinq à dix minutes à la cendre volcanique pour atteindre une hauteur de 11 kilomètres dans le ciel et se trouver ainsi sur les couloirs des vols  commerciaux, avec un risque certain pour les moteurs des aéronefs.
Les scientifiques ont mis au point un nouvel algorithme permettant d’identifier et de suivre rapidement la trajectoire des nuages ​​de cendre produits par les éruptions. Ils expliquent qu’en utilisant des images satellites, le programme peut mesurer la température, la hauteur et la trajectoire des nuages en l’espace de trois minutes environ.
En suivant les panaches de cendre quasiment en temps réel, les scientifiques peuvent alerter les autorités compétentes et leur conseiller de modifier les bulletins d’alerte concernant les cendres volcaniques ou de modifier les trajectoires de vol des avions se dirigeant vers des éruptions potentiellement dangereuses. La nouvelle technologie pourrait être particulièrement utile pour les volcans qui ne sont pas surveillés dans les régions qui se trouvent loin de tout. Il faut savoir que sur environ 1 500 volcans actifs dans le monde, moins de 10% sont surveillés.
L’algorithme numérise les images prises par les satellites météorologiques américains et japonais en orbite autour de l’équateur et qui enregistrent les images de vastes étendues de la Terre toutes les 30 secondes.
La difficulté consiste à faire la différence entre les types de nuages, par exemple entre les nuages éruptifs et la formation de gros nuages d’orages. Dans ce cas, l’algorithme analyse la «température de luminosité». En effet, lorsque des nuages ​​de cendre surchauffés montent dans le ciel, ils refroidissent rapidement à l’approche de la stratosphère.
Les chercheurs ont mis au point l’algorithme en se basant sur 79 éruptions volcaniques observées dans les données satellitaires de 2002 à 2017. Lorsque l’algorithme a utilisé des données de générations précédentes, il a pu identifier avec précision les nuages ​​de cendre dans environ 55% des cas. À l’aide de données provenant de satellites plus récents, le programme a repéré les nuages ​​dans près de 90% des cas.

Source: Science News.

L’article montre que des progrès ont été accomplis, mais mettre face à face la Science et la Nature peut être dangereux car la Nature n’est pas une science exacte. Je ne voudrais pas être dans un avion confronté aux 10% de nuages ​​de cendre qui n’ont pas été détectés par le programme scientifique décrit dans l’article!
Source: Science News.

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In 2010, the eruption of Eyjafjallajökull in Iceland sent a wave of panic in the skies and the ash clouds paralysed air traffic in a large part of Europe. In the years that followed, several attempts were made to try and find solutions in order to avoid similar problems in the future. However, no significant progress has been made. Should another huge ash cloud invade the European skies it is highly likely that the planes will be grounded again.

A recent article released on the website Science News explains us that a new algorithm could “help protect planes from damaging volcanic ash.” We are told that it takes five to ten minutes for volcanic ash to shoot 11 kilometres into the sky  and reach altitudes at which commercial jets cruise, and potentially harm their engines.

Scientists have developed a new algorithm that can identify and track explosive ash clouds soon after volcanoes erupt. They explain that by using satellite imagery, the program can measure the temperature, height and trajectory of the expanding clouds within about three minutes.

By tracking the ash plumes in near real time, scientists can alert aviation authorities if there is a need to alter any volcanic ash advisories or change the flight paths of any planes flying toward hazardous eruptions. The new technology could be especially useful for tracking unmonitored volcanoes in remote regions. Out of the roughly 1,500 active volcanoes across the globe, fewer than 10 percent are monitored.

The algorithm works by scanning images taken by U.S. and Japanese weather satellites that zip around the equator, snapping pictures of large swaths of the Earth as frequently as every 30 seconds.

The challenge is to tell the difference between different types of clouds. To distinguish the eruption of volcanic ash clouds and the formation of large thunderstorms, for example, the algorithm analyzes the “brightness temperature”. Indeed, as superheated ash clouds surge into the sky, they cool quickly as they near the stratosphere.

The researchers trained the algorithm on 79 volcanic eruptions seen in satellite data from 2002 to 2017. When the algorithm used data from earlier satellite generations, it accurately identified ash clouds about 55 percent of the time. Using data from newer satellites, the program spotted the clouds in nearly 90 percent of cases.

Source : Science News.

The article shows us that progress is being made, but confronting Science with Nature can be dangerous as Nature is by no means an exact science. I would not like to be in a plane confronted with the 10 percent of ash clouds that were not spotted by the scientific program described in the article!

Nuage de cendre produit par l’éruption de l’Eyjafjallajökull (Islande) en 2010 (Crédit photo: Wikipedia)

Eruption du Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée) // Eruption at Manam (Papua New Guinea)

Selon le site web The Watchers, une violente éruption a commencé le 8 décembre 2018 vers 03h00 (TU) sur le volcan de l’île Manam, avec d’importantes retombées de cendre sur l’île. Selon le VAAC de Darwin, le panache de cendre s’est élevé à plus de 13 km au dessus du niveau de la mer, obligeant les autorités à faire passer la couleur de l’alerte aérienne au Rouge.
La couverture nuageuse dissimule le sommet du volcan de sorte qu’il est difficile de savoir si les émissions de cendres continuent. Les panaches devraient se dissiper d’ici 3 heures.
La dernière puissante éruption de ce volcan a eu lieu le 25 août 2018.
Source: The Watchers

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According the website The Watchers, a powerful eruption started at Manam volcano around 03:00 UTC on December 8th, 2018, with havy ashfall falling on the island. According to the Darwin VAAC, the ash plumes rose up to more than 13 kilometres above sea level, forcing authorities to raise the Aviation Colour Code to Red.

With meteorological clouds obscuring the summit, it is difficult to determine if ash emissions are ongoing.

The ash is expected to dissipate within the next 3 hours.

The previous high-impact eruption of this volcano took place on August 25th, 2018.

Source : The Watchers

Activité éruptive du Manam en juillet 2009 (Crédit photo: Wikipedia)