Le tourisme volcanique et ses risques // Volcano tourism and its risks

Un rapport récemment publié par la Royal Geographical Society confirme que de plus en plus de personnes prennent l’avion dès qu’elles entendent parler d’une éruption volcanique. L’Islande est une destination particulièrement prisée en raison de sa riche activité géologique. Le pays a connu une augmentation spectaculaire du nombre de visiteurs étrangers qui est passé de 488 622 en 2010 à 2 224 074 en 2017!
Les services de secours islandais sont inquiets car de plus en plus de touristes ignorent les interdictions ou désobéissent aux instructions officielles dans leur recherche d’une expérience unique. Il y a des exemples d’approches très risquées d’éruptions volcaniques, en particulier lors de la dernière qui a eu lieu dans l’Holuhraun (en 2014-15). Les autorités avaient interdit tout accès au site ; malgré cela, certaines personnes ont payé des pilotes d’hélicoptère pour les conduire en secret et de nuit vers la zone éruptive.
Cette difficulté à gérer à la fois la sécurité des gens et leur appétit de sensations fortes a entraîné des décès en Islande et ailleurs. En 2010, deux touristes sont morts de froid en tentant d’atteindre l’éruption de l’Eyjafjallajökull au col de Fimmvörðuháls. En 2017, un garçon de 11 ans est décédé après être tombé dans une mare de boue dans le cratère de la Solfatara à Pouzzoles (Italie) ; ses parents sont également décédés après avoir tenté de le sauver.
La plupart des touristes ne sont pas préparés à ces situations à risque, ce qui accroît la pression sur les services d’urgence confrontés à la difficulté de porter secours à des personnes se trouvant dans des zones pas évidentes à atteindre. Dans une telle situation, ces secouristes doivent soit abandonner les personnes bloquées à leur triste sort, soit pénétrer dans la zone dangereuse, avec tous les risques que cela implique. En Islande, la question est devenue tellement préoccupante que les autorités réfléchissent sérieusement à la question de savoir s’il faut alerter le public quand une éruption se produit. [NDLR : Cette hypothèse me semble difficilement réalisable dans la mesure où de nos jours l’information se répand à la vitesse de la lumière. Les personnes désireuses de se rendre sur le site d’une éruption seront vite informées d’une manière ou d’une autre et il sera très difficile de les empêcher de s’y rendre.]
Le tourisme volcanique comporte des risques, en particulier lorsque les personnes n’ont pas ou peu d’expérience  de l’activité volcanique et de ses répercussions sur les environs. Très souvent, elles se mettent involontairement en danger en s’approchant de la zone sensible. Il y a le risque de projections et de retombées de matériaux et de bombes de lave, ainsi que le risque de se retrouver dans des nuages de poussière ou de vapeurs toxiques. Il existe également le risque de se faire piéger par des coulées de lave, ce qui a failli arriver à des habitants d’Hawaii lors de la dernière éruption du Kilauea.
La forte augmentation du tourisme volcanique peut être aussi attribuée à la prolifération des smartphones et des réseaux sociaux, car les touristes désirent réaliser des auto-portraits dans des paysages spectaculaires et des zones volcaniques actives. Comme je l’ai déjà écrit plus haut, le problème est que, lorsque les choses tournent mal pour les touristes sur des volcans, ils mettent également en péril la vie les sauveteurs.
Un volcan peut devenir un danger réel sans prévenir, comme a pu s’en rendre compte une équipe de la BBC, ainsi que des dizaines de touristes sur l’Etna en 2017 lorsque le volcan est soudainement entré en éruption pendant le tournage d’une séquence.
Dans le but d’empêcher les amateurs de selfies les plus téméraires de se mettre en danger, les autorités indiennes ont interdit les selfies dans les lieux touristiques populaires où des accidents ont déjà eu lieu, tels que le sommet de falaises.
Source: CNN.

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A report just published by the Royal Geographical Society suggests an increasing number of people are flying around the world as soon as they hear about a volcanic eruption. Iceland is a particularly popular spot thanks to its abundance of geological activity. The country has seen a dramatic increase in the number of foreign visitors, from 488,622 in 2010 to 2,224,074 in 2017!

Icelandic emergency services have become increasingly concerned about tourists disobeying the rules in their search for a unique experience. There have been examples of reckless attempts to get dangerously close to erupting volcanoes, especially during the last eruption in Holuhraun (in 2014-15) when authorities closed all access to the area. Nonetheless, some people paid local helicopter pilots to take them in secret after dark.

This tension between safety concerns and the appetite for thrills has resulted in deaths in Iceland and elsewhere. In 2010, two tourists froze to death attempting to reach a volcanic eruption at Iceland’s Fimmvörðuháls pass that caused a spike in visitor numbers. In 2017, an 11-year-old boy died after falling into the Solfatara Crater in Pozzuoli, Italy, and his parents also died when they tried to save him.

Most tourists are unprepared for these risky situations, which increases pressure on emergency services which face the difficulty of dealing with people in restricted areas. In such a situation, emergency services have to either leave the stranded people or come into a hazardous area themselves. In Iceland, the issue has become such a concern that Icelandic authorities have to think carefully about whether or not to alert the public about an eruption.

“Volcano tourism” carries with it a number of risks, especially when those visitors have little experience of how volcanic activity can impact the surrounding area. Very often, they unwittingly place themselves in danger by getting up close to this formidable force of nature. The dangers include getting hit by falling rocks and lava bombs, becoming enveloped in choking dust, or being overcome by poisonous fumes. There is also the risk of becoming trapped by lava flows, which almost happened to folks in Hawaii during Kilauea’s last eruption.

The strong increase in “volcano tourism” can be partly attributed to the proliferation of smartphones and social media, with people keen to photograph or record video of themselves in dramatic, active landscapes. As I put it before, the problem is that when things go wrong for tourists who are close to volcanoes, it puts the lives of rescuers at risk, too.

A volcano can become a real danger without warning as a BBC production crew, along with dozens of tourists, could realise and had a lucky escape on Mount Etna in 2017 when the volcano suddenly erupted while the crew was filming.

In a bid to prevent the more reckless selfie enthusiasts from harming themselves, the authorities in India have been banning selfies in popular tourist spots where accidents have occurred in the past, such as the top of cliffs.

Source: CNN.

  L’approche d’une zone volcanique demande une bonne connaissance du terrain (Photo : C. Grandpey)

Yellowstone: La bêtise humaine n’a pas de limites ! // Yellowstone: Human stupidity has no limits !

drapeau-francaisQuatre Canadiens vont devoir rendre des comptes pour avoir piétiné les abords particulièrement fragiles du Grand Prismatic dans le Parc National de Yellowstone. Des vidéos réalisées par des témoins montrent les quatre individus en train de déambuler au bord du bassin hydrothermal.
https://youtu.be/wwZVr0VQvrU?t=2 

Les quatre personnes ont été identifiées et des mandats d’arrêt ont été émis. Depuis le délit, les membres du groupe ont écrit sur Facebook qu’ils « parcourent le monde pour vivre, s’amuser et réaliser des vidéos de leurs aventures. » Ils commercialisent aussi une ligne de vêtements et publient les photos sur les réseaux sociaux.
Le groupe a par la suite reconnu que la décision de marcher sur le sol écologiquement sensible du Grand Prismatic était une «erreur regrettable» et a présenté ses excuses sur Facebook. Leurs propres photos les montrant en train de déambuler sur le site ont été retirées, mais de nombreux autres clichés réalisés par des personnes présentes ont été partagés en ligne.
On ne sait pas encore quelles sanctions seront prises contre les quatre Canadiens. Cependant, un journal du Wyoming rappelle qu’un touriste hollandais qui a fait s’écraser un drone dans le Grand Prismatic en 2014 a été condamné à une amende de 1000 dollars et a dû payer une somme supplémentaire de 2 200 dollars pour récupérer son engin.
Le Grand Prismatic est l’une des sources hydrothermales les plus populaires à Yellowstone. Un sentier en caillebotis a été aménagé pour que les visiteurs soient en sécurité et afin de protéger le site. De nombreux panneaux invitent à ne pas quitter le sentier.
Un porte-parole du Parc a par ailleurs déclaré que le groupe n’avait pas de permis de filmer sur le site, ce qui est obligatoire si le film est destiné à des fins commerciales. Filmer sans permis dans ces conditions à Yellowstone est un délit passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 5000 dollars.
Cet incident à Yellowstone est le dernier d’une série montrant ce que l’on ne doit pas faire dans un parc national. La semaine dernière, des touristes ont embarqué un bébé bison dans leur 4X4 et sont repartis avec l’animal parce qu’ils pensaient qu’il avait froid. L’animal a ensuite été euthanasié. Il y a également de nombreux cas de blessures de touristes qui s’étaient approchés trop près de bisons pour réaliser des selfies.

Quand je vous dis que la bêtise humaine n’a pas de limites…
Source: The Huffington Post.

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drapeau-anglaisFour Canadians face criminal charges for stomping on the ecologically sensitive grounds of Yellowstone National Park’s Grand Prismatic Spring. Footage taken by eyewitnesses showed the four people walking on the delicate grounds of the spring.

https://youtu.be/wwZVr0VQvrU

They have been identified and warrants have been issued for their arrest.

The group wrote on Facebook that they “travel the world for a living and make fun and adventurous videos.” They also sell a line of clothing and post photos on social media.

The group later called the decision to walk on the ecologically sensitive grounds of the Grand Prismatic Spring an “unfortunate error” and apologized on Facebook. They also removed the photos of themselves walking on the spring, but many images of them off the trail were shared online:

It’s not yet clear what penalties the four Canadians will face. However, a Wyoming newspaper reported that a Dutch tourist who crashed a drone into the spring in 2014 was fined $1,000 and had to pay an additional $2,200 in restitution.

The Grand Prismatic is one of the most popular features in Yellowstone. It has a boardwalk to keep visitors safe and protect the grounds, and there are numerous signs warning people not to venture out of it.

In addition, a park spokesman said that the group didn’t have a permit to film on the location, which is required for commercial efforts. Filming without a permit is a misdemeanour with a potential fine of up to $5,000.

This incident was the latest in a string of examples at Yellowstone showing exactly what you shouldn’t do in a national park. Last week, tourists pulled a baby bison into their SUV and drove off with it because they thought it was cold. The animal was later euthanized.

There have also been a series of injuries caused by tourists getting too close to bison to pose for selfies.

Source: The Huffington Post.

Grand Prismatic blog 01

Grand Prismatic blog 02

Grand Prismatic blog 03

Grand Prismatic blog 04

Le Grand Prismatic: Une merveille de la Nature.

Drone

Il est interdit de faire voler des drones à Yellowstone et dans tous les parcs nationaux aux Etats Unis.

(Photos: C. Grandpey)