Tout simplement grandiose !

Voici une vidéo comme je les aime, pas trop longue et d’une beauté incroyable. Elle a été réalisée en mai 2021 sur le site de l’éruption du Mt Fagradalsfjall par Sigurður Hrafn Stefnisson à l’aide d’un drone DJI Mavic pro2.

Ne pas oublier de se mettre en mode plein écran et d’ouvrir le son. Ça décoiffe !

Katia et Maurice Krafft auraient apprécié ce moment de grande beauté !

https://youtu.be/QPcjlhnYp7w

Capture d’écran de la vidéo

Prévisions sur la coulée de lave en Islande // Predictions about the lava flow in Iceland

Après que la lave ait escaladé la digue édifiée par les bulldozers dans la vallée de Nátthagi, la grande question était:de savoir si elle atteindrait Suðurstrandarvegur (la route le long de la côte sud), si elle menacerait un câble à fibre optique et si elle parviendrait à atteindre la mer.

Un géophysicien de l’Université d’Islande a tenté d’apporter des réponses à ces questions sur le site Internet Iceland Monitor. En supposant que l’éruption de Fagradalsfjall se poursuive, il pense que la lave pourrait prendre trois mois pour remplir la vallée.

Selon les premières estimations des scientifiques, au vu de la morhologie de Nátthagi et de la pente ailleurs sur le  site éruptif, il faudra environ trois mois pour que la vallée se remplisse. Les scientifiques ont cartographié la progression de lave une fois par semaine ; les résultats montrent que la lave semble se comporter de la même manière que dans les vallées de Meradalir. Elle ne couvre pas une longue distance chaque jour. La coulée s’épaissit d’environ un mètre par jour et il lui faut une certaine pente pour avancer. Plus sa longueur de la coulée devient importante, plus la lave devient visqueuse. Elle s’épaissit parfois plus lentement, d’une cinquantaine de centimètres par jour. La progression de la coulée n’est pas constante. Il y a des périodes où la lave s’accumule, puis d’autres où elle stagne parce qu’elle s’écoule dans un autre secteur.

En outre, les scientifiques expliquent que le paysage de la vallée contribue à refroidir la lave. En effet, sa température diminue au fur et à mesure qu’elle s’étale sur la pente. Cela la rend plus visqueuse et plus susceptible de s’accumuler, de sorte qu’elle avance moins vite.

Afin de ralentir la progression de la lave, une nouvelle digue au sud de la vallée de Nátthagi pourrait permettre de gagner du temps. Si un tel édifice atteint dix mètres de hauteur et que la lave s’épaissit de 50 centimètres par jour, il lui faudra 20 jours avant de passer par-dessus le mur de protection.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le sentier A a été interdit d’accès car la lave menace de le recouvrir et d’isoler le point d’observation le plus populaire car le plus facile d’accès. Pour le moment, la coulée de lave n’a pas encore effectué la jonction avec la lave de l’autre vallée, mais son front reste actif.

Source: Iceland Monitor.

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After lava climbed over the protective wall built by the bulldozers in the Nátthagi valley, the big question was : will lava invade Suðurstrandarvegur (the road along the south coast), threaten a fiber optic cable and manage to reach the sea?

A geophysicist at the University of Iceland tried to bring some answers on the Iceland Monitor website. In his opinion, assuming the Fagradalsfjall eruption continues, the lava could take three months to fill the valley.

According to the scientists’ first assessment, based on the size of Nátthagi and the slope of the lava elsewhere, it will take about three months for the valley to fill up. The researchers have been mapping the lava once a week, and lava appears to behave in a similar way as it does in Meradalir valleys. It is not moving a long distance. It thickens by about a metre a day and requires a certain slope to move on. The more extensive it gets, the more viscous, and then one can expect it to thicken more slowly, or by half a metre a day.

However, this development is not continuous. There are periods when the lava accumulates, and then there are periods when it stays still, because it is flowing elsewhere.

Besides, the scientists explain that the landscape in the valley works like a cooling system for the lava. It flows down slopes and its temperature decreases as it spreads. This, in turn, makes the lava more viscous and likelier to accumulate, so that it is moving forward less fast.

In order to slow down the advance of the lava, a new protective wall south of Nátthagi valley could help to save some time. If such a wall is ten metres high and the lava thickens by half a metre a day, it will need 20 days before it flows over a potential protective wall.

As I put it before, Trail A was closed because lava threatens to cover it and isolate the most popular observation point whose access was the easiest. For the moment, the lava flow has not yet made the junction with the lava of the other valley, but its front remains active.

Source: Iceland Monitor.

Faudra-t-il construire une nouvelle digue pour freiner les ardeurs de la lave? (Photo : http://www.ruv.is)

L’Etna remet le couvert ! // New paroxysm on Mt Etna !

Un nouveau paroxysme est en cours sur l’Etna, avec le processus habituel : activité strombolienne suivie de fontaines de lave. Le point culminant de l’événement semble atteint.

Mamma Etna n’est pas très originale! Peut mieux faire….

Les séquelles de l’éruption du Nyiragongo (RDC) // The aftermath of the Nyiragongo eruption (DRC)

Alors que certains habitants ont commencé à revenir dans Goma après l’éruption du Nyiragongo, le nombre de personnes déplacées a été estimé à 415 700 le 1er juin 2021 par l’Organisation Internationale pour les Migration (IOM)

Les personnes évacuées sont réparties dans plus de 10 zones à l’intérieur de la République Démocratique du Congo et au Rwanda voisin.

L’OMI est particulièrement préoccupée par les risques sanitaires liés à l’éruption elle-même, le manque d’accès à l’eau potable et la charge de plus en plus grande qui pèse sur les établissements de santé.

Bien qu’aucune nouvelle éruption n’ait été signalée, Goma a enregistré plus d’un millier de séismes dans le sillage de l’éruption, la plupart mineurs, mais certains suffisamment puissants pour détruire des bâtiments.

La sismicité est à présent moins intense, mais il reste des questions sur la présence de magma sous la ville, avec la crainte qu’il pénètre dans le lac Kivu avec son méthane et son dioxyde de carbone.

Source: Presse congolaise.

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While some residents are starting to return to the city of Goma after the eruption of Nyiragongo, the total number of displaced people was estimated at 415 700 as of June 1st, 2021 by the International Organization for Migration (IOM)

Evacuees are spread across more than 10 areas in the interior of the Democratic Republic of Congo and in neighbouring Rwanda.

IMO is particularly concerned by the health hazards linked to the eruption itself, the lack of access to clean water, and the increased burden placed on health facilities.

Although no new eruption has been reported, Goma has experienced more than a thousand earthquakes following the eruption, most of them small, but some strong enough to destroy buildings. Seismicity has become less intense, but there are still questions about magma beneath the city and the fear of it entering Lake Kivu with its methane ansd carbon dioxide.

Source : Congolese news media.

La coulée de lave du Nyiragongo dans Goma (Source : Virunga Alliance)