Eruption d’un volcan de boue en Colombie // Eruption of a mud volcano in Colombia

Les volcans de boue sont des phénomènes géologiques bien connus. Si vous écrivez ces mots sur le moteur de recherche de ce blog, vous en trouverez plusieurs exemples dans le monde. La dernière éruption d’un volcan de boue s’est produite à Piparo (Trinidad et Tobago) mais il en existe des exemples ailleurs dans le monde, comme en Sicile avec les Maccalube di Aragona.

Le site Web «The Watchers» nous informe qu’une puissante éruption d’un volcan de boue a eu lieu à Necocli, dans le district d’Antioquia, en Colombie, le 30 mai 2021. Une personne a été blessée et 150 autres ont dû quitter le village de Los Palmares Cenizosa (environ

150 personnes ou 26 familles). C’est l’éruption la plus importante de ce volcan de boue depuis 2005. La personne qui a été blessée est tombée de son cheval qui a pris peur sur le site de l’éruption.

De nombreuses fractures sont apparues dans le village. Plusieurs maisons et une route menant à des fermes ont été endommagées.

Voici une courte vidéo de l’événement.

https://youtu.be/gnNfg_AVwEA

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Mud volcanoes are well known geological features. If you write these words on the search engine of this blog, you will find several examples of this phenomenon in the world. The latest eruption of a mud volcano occurred at Piparo (Trinidad and Tobago) but there are examples elsewhere in the world, like in Sicily with the Maccalube di Aragona.

The website “The Watchers” informs us that a large mud volcano eruption took place in the municipality of Necocli, Antioquia Department, Colombia, on May 30th, 2021, injuring one person and forcing 150 to evacuate from the village of Los Palmares Cenizosa (around 150 people or 26 families). This was the most significant eruption of this mud volcano since 2005.

One person was injured after falling from his horse near the eruption site.

Numerous cracks have appeared in the village and several homes and a road to their farms were damaged.

Here is a short video of the event.

https://youtu.be/gnNfg_AVwEA

Volcan de boue dans les Maccalube di Aragona (Photo : C. Grandpey)

Hawaii : le HVO joue avec les mots // HVO is playing with the words

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO, n’arrive visiblement pas à admettre qu’une éruption a pris fin sur le Kilauea; les volcanologues locaux disent chaque fois qu’elle s’est mise en pause ! C’est comme si les scientifiques de l’OVPF à La Réunion avaient refusé d’admettre que l’éruption du Piton de la Fournaise s’était terminée le 24 mai 2021 car ils savaient d’ores et déjà qu’une nouvelle éruption se produirait très probablement à plus ou moins long terme.

Lorsque la lave a cessé de sortir de la bouche qui perçait le flanc nord-ouest du cratère de l’Halema’uma’u, le HVO a écrit que l’éruption au sommet du Kilauea allait entrer dans un «luana iki», autrement dit un peu de repos, une manière poétique d’évoquer une pause dans l’activité éruptive.. Est-ce une honte d’admettre que l’éruption s’est arrêtée ?

Les scientifiques du HVO donnent de nombreuses explications pour justifier l’utiliation du mot «pause» au lieu du mot «arrêt». Les explications convaincront-elles tout le monde? Je n’en suis pas sûr! Voici ce qui a été écrit dans le dernier article «Volcano Watch»:

«Selon le HVO, la cause d’une « pause » est une interruption de l’alimentation magmatique du site éruptif ou de la bouche éruptive. Comment sait-on que l’éruption s’est arrêtée? C’est une question simple qui demande une réponse complexe dans le cas du Kilauea.

La couleur rouge de la lave en fusion est généralement facile à repérer, surtout la nuit, quand elle sort de la bouche éruptive. De la même façon, il est généralement facile de dire quand elle a arrêté de couler. Cependant, dans le cas du lac de lave du Kilauea, la bouche éruptive s’est recouverte d’une croûte avec le temps et la lave n’était plus visible. La meilleure façon de savoir si la lave continue à se déverser dans le cratère (sans pouvoir la voir) est de contrôler si le niveau de lave dans le lac continue de monter. Le cratère a la forme d’un cône inversé mais on ne dispose pas de repères physiques pour mesurer son volume. Le HVO mesure la distance à la surface du lac de lave à l’aide d’instruments télémétriques laser, puis a recours à l’algèbre, la trigonométrie et à l’informatique pour déterminer la profondeur, le volume et le débit d’alimentation.

Un autre paramètre qui montre qu’une éruption s’est arrêtée (mille excuses, s’est «mise en pause»!) est la quantité de SO2 émise par le volcan. Elle était assez élevée lorsque l’éruption a commencé mais elle a diminué rapidement après le 16 avril, moment où le niveau de la lave dans le lac a atteint celui de la bouche éruptive. Cet événement signalait que la lave plus froide et dégazée dans le lac avait recouvert la bouche éruptive.

Dans le même temps, on a observé une baisse du tremor qui est lié au mouvement du magma et au dégazage à l’intérieur du dike d’alimentation.

Pour terminer, la surface du lac de lave s’est recouverte d’une croûte dans sa totalité au moment où l’alimentation en lave a diminué et s’est arrâtée. La dernière activité de surface a été observée le 23 mai 2021.

Afin de trouver un peu d’espoir, les scientifiques hawaïens expliquent que de nombreuses éruptions du Kilauea ont connu de brèves pauses avant une reprise de l’activité sur les mêmes sites. Au vu des statistiques, la plupart des éruptions qui reprennent le font dans les trois mois après la pause. Attendons pour voir comment va se comporter le Kilauea ce coup-ci, mais je continuerai à écrire que l’éruption s’est arrêtée… au moins momentanément!

De la même manière, on est en droit de se demander s’il y avait un lac de lave au fond du cratère de Halema’uma’u. Pour les volcanologues, un lac de lave est une étendue de lave dont la surface est constamment animée par les courants de convection. Les meilleurs exemples sont les lacs de lave de l’Erta Ale (Ethiopie) ou du Nyiragongo (qui vient de se vider en République Démocratique du Congo). Au cours des dernières années, il y avait aussi un beau lac de lave dans le cratère du Pu’uO’o, et même dans l’Halema’uma’u avant l’éruption de 2018.

Le dernier «lac de lave» dans le cratère de l’Halema’uma’u était différent. Je préférerais l’appeler «mare de lave» ou, encore mieux, «accumulation de lave». L’alimentation de ce pseudo lac ne provenait pas du fond du lac, de sorte qu’il n’y avait pas de courants de convection. La surface de l’étendue de lave n’était pas – ou à peine – en mouvement. La lave coulait d’une bouche dans la paroi intérieure nord-ouest du cratère, de sorte que seule la moitié de l’étendue de lave était chaude, mais ne bougeait pas; l’autre moitié étant froide et inerte.

Après tout, comme dirait mon épouse, « lac de lave ou pas, ce n’est que de la lave au fond d’un trou » !

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The Hawaiian Volcano Observatory finds it very difficult to admit that an eruption has STOPPED on Kilauea; local volcanologists always say it has PAUSED. It is just as if the guys at OVPF on Reunion Island had refused to say the eruption of Piton de la Fournaise stopped on May 24th, 2021, knowing that another eruption would likely occur in the short term.

When lava stopped emerging from the vent on the NW flank of Halema’uma’u Crater, the Observatory suggested that Kilauea’s summit eruption was getting ready for a “luana iki” or little rest, a more poetic way of describing a pause in eruptive activity. Would it be a shame to say the eruption has stopped?

HVO scientists give a lot of explanations to justify the word “pause” instead of “stop”. Will the explanations convince everybody? I’m not sure! Here is what they wrote in the latest “Volcano Watch”:

“According to HVO, a “pause” is caused by an interruption in the supply of magma to the eruption site or vent. Now, how do we know the eruption has paused? That’s a deceptively simple question with a surprisingly complex answer in this situation.

Molten lava is glowing red and generally easy to spot erupting from the vent, especially at night. And, likewise, generally easy to tell when it’s stopped. However, in the case of the lava lake, the vent supplying the lava eventually crusted over and lava was no longer visible.

The best way to tell if lava is still filling the crater (without being able to see the lava) is to see if the level of lava in the lake is continuing to rise. The crater forms a natural measuring cup, except that it’s a very strange shape and it has no markings to use to measure volume. We measure the distance to the surface of the lava lake using laser rangefinder instruments and then apply some algebra, trigonometry, and a computer to find the depth, volume, and lava supply rate of the lava lake.”

Another indication that an eruption has stopped (sorry, has “paused”!) is the amount of SO2 emitted by the volcano. It was quite high when the eruption started but it declined precipitously after April 16th, coincident with the level of lava in the lake reaching the level of the vent. This relationship suggests that the colder, degassed lava within the lake essentially drowned the vent.

This period also saw a decrease in seismic tremor related to magma movement and degassing within the dike feeding the vent.

Finally, the top of the lava lake crusted over as the lava supply dwindled and stopped, with the last surface activity seen on May 23rd, 2021.

In order to find some hope, the Hawaiian scientists explain that many Kilauea eruptions undergo brief pauses then resume activity within the same vents. Statistically, most eruptions that resume do it within three months after pausing. Let’s see what happens with Kilauea this time…. But we can definitely say the eruption has STOPPED, at least momentarily !

In he same way, can we say there was a lava lake at the bottom of Halema’uma’u Crater? For volcanologists, a lava lake is an expanse of lava whose surface is constantly moved by convection currents. The best examples were the lava lakes at Erta Ale (Ethiopia) or at Nyiragongo (which has just drained in the Democratic Republic of Congo). In the pas years, there was also a nice lava lake within Pu’uO’o Crater and even in Halema’uma’u before the 2018 eruption.

The last “lava lake” in Halema’uma’u Crater was different. I would rather call it a “lava pond” or “lava accumulation.” The supply of lava was not from the bottom of the lake, so that there were no convection currents and the surface of the expanse of lava was not – or just a little – moving. Lava was pouring from a vent in the NW inner wall of the crater, so that only one half of the expanse of lava was hot, but not moving; the other have was rather cold and inert.

After all, like my wife would say, “Lava lake or not, it’s just lava in a hole”!

L’une des dernières images du pseudo lac de lave dans l’Halema’uma’u (Crédit photo : HVO)

Lac de lave plein à ras bord dans l’Halema’uma’u quelques semaines avant l’éruption de 2018 (Crédit photo : HVO)

Lac de lave dans le Pu’uO’o (Photo : C. Grandpey)

Islande : l’accès à l’éruption se complique // More difficult to get to the eruption

Outre les difficultés pour entrer en Islande avec les restrictions de voyage et les tests PCR obligatoires, les voyageurs seront désormais confrontés un nouvel obstacle s’ils veulent aller voir l’éruption sur la péninsule de Reykjanes.

Il n’est plus possible d’accéder au point de vue depuis la colline qui domine le site de l’éruption et qui offre une vue extrêmement spectaculaire de la bouche active. Le sentier A a été fermé le 30 mai au soir car la lave est sur le point de le recouvrir. Une fois que la lave aura fait son œuvre, la colline sera entièrement entourée de lave et donc inaccessible. Le belvédère a été fermé pour éviter que les touristes se retrouvent piégés, mais tous ne respectent pas l’interdiction mise en place par les autorités. Les webcams ont permis de surprendre des visiteurs en train d’enjamber le ruban installé par la police et de gravir la colline malgré l’interdiction.

La police va donc prendre des mesures plus efficaces pour empêcher les touristes d’escalader la colline. Il semble évident que plus l’éruption se prolongera, plus il sera difficile de s’approcher du cratère actif. Il y a bien sûr d’autres points de vue, mais ce ne sera plus la même chose.

Les scientifiques ne peuvent pas dire avec précision quand la colline sera entièrement entourée de lave, mais c’est probablement l’affaire de quelques jours. Une personne qui se retrouverait piégée sur la colline devrait être secourue par hélicoptère, ce qui coûte cher. [NDLR : il n’est pas précisé qui paiera le sauvetage].

Si la colline est entourée par la lave mais continue d’exister, elle sera connue sous le nom de óbrennishólmi ou óbrynnishólmi en islandais, ce qui peut se traduire littéralement par «île non brûlée.». C’est une zone de terre entourée de coulées de lave plus jeunes. Les Hawaiiens utilisent le mot « kīpuka » pour faire référence à un îlot de végétation entouré de lave. Sur l’Etna c’est une « dagala », un mot tiré de l’arabe.

L’éruption dans la Geldingadalur dure depuis plus de deux mois maintenant et les volcanologues reconnaissant n’avoir aucun moyen de savoir combien de temps elle va durer.

Source: Iceland Review, www.ruv.is.

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Le sentier B (celui à l’ouest) reste accessible pour aller voir l’éruption mais est un peu plus scabreux. Il faut marcher plus de 4 km, avec un passage raide (voir profil ci-dessous) équipé d’une corde. Les autorités islandaises estiment qu’il faut entre 3 et 4 heures à un randonneur en bonne condition pour effectuer l’aller-retour. J’ai lu qu’il est déconseillé d’emprunter le sentier B pour revenir, probablement à cause de la pente. Apparemment, il est possible de rejoindre le sentier A par une vallée plus facile. A vérifier.

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S’agissant de l’éruption proprement dite, les « paroxysmes » duraient aujourd’hui environ une minute trente secondes et étaient séparés de périodes calmes d’environ 9 minutes.

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Beside the difficulties to enter Iceland with the travel restrictions and the mandatory PCR tests, travellers will now be confronted with a new obstacle if they want to go and see the eruption on the Reykjanes Peninsula.

It is no longer possible to get to the hilltop viewpoint closest to the eruption site. Trail A was was closed on May 30th due to encroaching lava. The hill could soon become entirely surrounded by lava. The lookout was closed to prevent visitors from becoming trapped but not all are obeying authorities’ instructions to stay off the hill. Webcams have spotted visitors climbing over the police tape and climbing the hill anyway.

The police says it is going to take measures to prevent tourists from climbing the hill. It seems obvious that the longer the eruption will continue, the harder it will be to come near the erupting crater. There are other good vantage points there but this will change the situation for the tourists.

Local scientists cannot say exactly when the hill will become fully surrounded by lava but they expect it to happen within the next few days. Anyone trapped on the hill would have to be rescued by helicopter, which is expensive. [Nobody says who would pay for the rescue].

If the hill is surrounded but remains uncovered by lava, it will be known as an óbrennishólmi or óbrynnishólmi in Icelandic: an area of land surrounded by younger lava flows (literally “unburned island”). The Hawaiians use the word « kīpuka » to describe such an island of vegetation amidst the lava.

The Geldingadalir eruption has been ongoing for over two months: experts say there is no way to know how long it will continue.

Source: Iceland Review, www.ruv.is.

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Trail B (the one to the west) remains accessible to visit the eruption but is a little more difficult. You have to walk more than 4 km, with a steep passage (see profile below) equipped with a rope. Icelandic authorities estimate that it takes between 3 and 4 hours for a hiker in good condition to complete the round trip. I have read that it is not recommended to walk along trail B to come back, probably due to the incline. Apparently it is possible to reach Trail A through an easier valley. To be checked.

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As far as the eruption is concerned, the « paroxysms » lasted today about one minute thirty seconds, with intervals of about 9 minutes.

Image webcam montrant que les coulées de lave dans les vallées Gelingadalir et Meradalir se rapprochent dangereusement.

Carte montrant les sentiers d’accès à l’éruption (Source : Visit Reykjanes)

Profil du sentier B (Source : Wikiloc)

Bilan éruptif du mois de mai 2021 // Eruptive activity in May 2021

L’activité éruptive du mois de mai 2021 a été ponctuée par plusieurs événements marquants.

En fin d’après-midi le 22 mai, le Nyiragongo (RDC)  a décidé de se débarrasser de son lac de lave et d’envoyer des coulées vers le Rwanda et vers Goma, comme il l’avait fait en 1977 et 2002. De nombreuses maisons ont été détruites, en particulier dans le quartier de Buhene. Au final, le bilan s’élève à quelque 35 morts. Ces personnes ont, pour beaucoup, perdu la vie pendant l’évacuation de la ville. Environ 400 000 personnes ont fui Goma. Au Rwanda voisin, devant l’afflux de réfugiés congolais, le président Kagame a fait appel à l’aide internationale face à la crise humanitaire. On craignait que la lave s’échappe par les fractures qui se sont ouvertes dans Goma et atteigne le lac Kivu. Au moment où j’écris ces lignes, rien de tel ne s’est heureusement produit. Une caméra a été placée dans le cratère du Nyiragongo afin de permettre un bon suivi de l’évolution de l’activité volcanique. A noter que l’éruption du Nyiamuragira était une fausse information.

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Après une longue agonie, l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) a pris fin le 24 mai 2021. Aucune nouvelle explication n’a été fournie sur la mort des deux jeunes étudiants. La version officielle – chaleur de la lave et gaz toxiques – confortera forcément la politique de fermeture de l’Enclos par la Préfet au moment des éruptions.

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L’éruption se poursuit en Islande sur le péninsule de Reykjanes. Elle est toutefois moins spectaculaire et esthétique qu’à ses débuts. Comme je l’indiquais précédemment, la baisse d’intensité du tremor est probablement due à une modification de la morphologie de la bouche éruptive. La lave a franchi les digues de terres édifiées pour freiner sa progression dans la vallée. Elle continue à avancer lentement vers la route 427 (ou Suðurstrandarvegur) dont elle est distante d’environ 2 km. La construction de nouvelles digues de terre est envisagée.

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L’Etna (Sicile) s’est lancé dans une nouvelle série de crises éruptives ou « paroxysmes » à répétition. Le tracé du tremor éruptif est impressionnant. Tous les événements se déroulent selon le même processus : activité strombolienne suivie de fontaines et de coulées de lave. Pour le moment, chaque paroxysme se termine aussi rapidement qu’il a commencé.

Toujours en Sicile, le Stromboli a essayé d’imiter l’Etna avec une belle activité strombolienne dans les zones Nord et Centre-Sud de la terrasse cratèrique. Une coulée de lave est descendue le long de la Sciara del Fuoco jusqu’au littoral avant de remonter à mi pente. Des blocs se détachaient fréquemment du front de coulée et roulaient jusque dans la mer. L’INGV indique que depuis le 28 mai la situation est redevenue normale sur le volcan.

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La situation est relativement calme à La Soufrière de St Vincent où des panaches de vapeur s’échappent toujours du cratère. Les satellites détectent des anomalies thermiques et les sismomètres continuent à enregistrer des événements volcano-tectoniques. Toutefois, aucune activité explosive n’a été observée depuis le 22 avril 2021.

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A Hawaii, l’éruption du Kilauea a pris fin le 26 mai 2021, ou « marqué une pause » comme se plaisent à le dire les scientifiques du HVO. L’accumulation de lave (il ne s’agissait pas d’un lac de lave au sens où on l’entend habituellement) n’était plus alimentée par la bouche qui s’était ouverte dans le flanc interne NO de l’Halema’uma’u.

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En Indonésie, l’éruption du Sinabung continue, avec des coulées pyroclastiques pouvant atteindre 3 km de longueur et des panaches de cendres montant parfois jusqu’à 3.5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3, avec les zones d’exclusion définies précédemment.

De la même façon, les dômes de lave du Merapi continuent leur processus d’extrusion qui déclenche des coulées pyroclastiques d’environ 2 km de longueur sur les flancs du volcan. Le niveau d’alerte est maintenu à 3.

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Dans un message spécial diffusé le 15 mai, l’INSIVUMEH a indiqué que l’éruption du Pacaya (Guatemala) avait pris fin. L’activité explosive se concentre désormais dans le cratère sommital avec des projections d’une centaine de mètres de hauteur.

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Le Sangay (Équateur) a connu un nouvel épisode éruptif le 22 mai 2021 avec des fontaines de lave atteignant 500-1000 m au-dessus du cratère. La couleur de l’alerte aérienne est momentanément passée au Rouge avant d’être ramenée à l’Orange.

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L’AVO signale périodiquement un regain d’activité sur les volcans des Aléoutiennes comme le Great Sitkin ou le Semisopochnoi. Si ces volcans ne présentent pas un danger pour les zones habitées, leur surveillance est nécessaire car ils se trouvent au niveau de couloirs aériens entre l’Amérique et l’Asie.

C’est pour une raison identique que le KVERT surveille attentivement le comportement des volcans du Kamchatka où la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Sheveluch et le Karysmsky.

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The eruptive activity of May 2021 was punctuated by several significant events.

In the evening of May 22nd, Nyiragongo (DRC) decided to get rid of its lava lake and send lava flows towards Rwanda and Goma, like in 1977 and 2002. Many houses were destroyed, especially in the Buhene neighborhood. In the end, the death toll rises to 35. Many of these people lost their lives during the evacuation of the city. About 400 000 residents have fled Goma. In neighbouring Rwanda, confronted with the influx of Congolese refugees, President Kagame has aked for international help to face the humanitarian crisis. It was feared that lava might come out of fissures that opened in Goma and reach Lake Kivu. As of this writing, nothing specialhas happened. A camera has been set up in the crater in order to observe the activity. The news of a Nyiamuragira eruption was false.

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After a long agony, the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) ended on May 24th, 2021. No new explanation has been provided for the deaths of the two young students. The official version – lava heat and toxic gases – will necessarily support the Prefect’s policy of closing the Enclos when an eruption occurs.

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The eruption continues in Iceland on the Reykjanes Peninsula. However, it is less spectacular and beautiful than when it started. As I indicated previously, the decline of  intensity of the tremor is probably due to a change in the morphology of the eruptive vent. The lava climed over the dikes built to slow down its progress in the valley. It continues to move slowly towards Highway 427 (or Suðurstrandarvegur) which is distant of about 2 km. The construction of new earth dams is planned.

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Mt Etna (Sicily) has started a new series of repeated eruptive crises or « paroxysms ». The outline of the eruptive tremor is impressive. All events unfold through the same process: Strombolian activity followed by lava fountains and lava flows. Right now, each paroxysm is ending as quickly as it started.

Also in Sicily, Stromboli tried to imitate Mt Etna with a nice Strombolian activity in the North and Center-South areas of the crater terrace. A lava flow descended the Sciara del Fuoco to the coast before stopping halfway. Blocks frequently detached from the flow front and rolled into the sea. INGV reports that since May 28th the situation has returned to normal on the volcano.

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The situation is relatively calm at St Vincent’s La Soufrière where steam plumes are still coming out of the crater. Satellites detect thermal anomalies and seismometers continue to record volcano-tectonic events. However, no explosive activity has been observed since April 22nd, 2021.

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In Hawaii, the Kilauea eruption ended on May 26th, 2021, or « paused » as HVO scientists like to say. The accumulation of lava (it was not really a lava lake) was no longer fed by the vent which had opened in the inner NW flank of Halema’uma’u.

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In Indonesia, the Sinabung eruption continues, with pyroclastic flows as long as 3 km and ash plumes sometimes rising up to 3.5 km above the summit. The alert level remains at 3, with the exclusion zones defined previously.

Likewise, the lava domes of Mt Merapi continue their extrusion process which triggers pyroclastic flows of about 2 km in length on the flanks of the volcano. The alert level is kept at 3.

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In a special message released on May 15th, 2021, INSIVUMEH indicated the eruption of Pacaya (Guatemala) had ended. The explosive activity is now concentrated in the summit crater with projections up to hundred meters high.

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Sangay (Ecuador) went through a new eruptive episode on May 22nd, 2021 with lava fountains reaching 500-1000 m above the crater. The aviation colour code was momentarily raised to Red before being lowered to Orange.

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AVO periodically reports an increase in activity on Aleutian volcanoes such as Great Sitkin or Semisopochnoi. If these volcanoes are not really a danger to inhabited areas, their monitoring is necessary because they are on air corridors between America and Asia.

It is for the same reason that KVERT is closely monitoring the behaviour of volcanoes in Kamchatka where the aviation colour code remains Orange for Ebeko, Sheveluch and Karysmsky.

Vue de l’activité sur la péninsule de Reykjanes (Islande)