Les concentrations de CO2 et les décisions de l’Administration Trump affolent les scientifiques américains // CO2 concentrations and the Trump Administration’s decisions are alarming American scientists

La NOAA vient de lancer une nouvelle mise en garde en indiquant que l’atmosphère terrestre présente les concentrations de CO2 les plus élevées de tous les temps. Comme je l’ai expliqué dans une note précédente, pour la première fois, elles ont dépassé 430 parties par million (ppm) en mai 2025. Cela représente une hausse de plus de 3 ppm par rapport à 2024. Cela confirme aussi que nos gouvernements ne font quasiment rien pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

On le sait depuis longtemps : le dioxyde de carbone, comme les autres gaz à effet de serre, retient la chaleur du soleil et peut rester dans l’atmosphère pendant des siècles. De ce fait, de fortes concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère contribuent à la hausse des températures et à d’autres conséquences négatives du réchauffement climatique, notamment l’élévation du niveau de la mer, la fonte des glaces et l’augmentation de la fréquence et de la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes.
Il y a plusieurs décennies, on aurait pensé que franchir le seuil des 400 ppm était une chose inimaginable. Cela signifiait que pour 1 million de molécules de gaz dans l’atmosphère, plus de 400 étaient du dioxyde de carbone. La planète a franchi ce cap sinistre en 2013. Aujourd’hui, les scientifiques préviennent que les niveaux de CO2 pourraient atteindre 500 ppm d’ici 30 ans. La dernière fois que la planète a connu des niveaux aussi élevés de dioxyde de carbone dans l’atmosphère remonte probablement à plus de 30 millions d’années, bien avant l’arrivée des humains sur Terre et à une époque où le climat était radicalement différent.

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Dans le même temps, les scientifiques de la NASA sont profondément inquiets car l’Administration Trump vient de proposer un budget qui supprimerait l’un des principaux laboratoires climatiques des États-Unis, le Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA. Certaines de ses fonctions seraient transférées dans un organisme plus vaste de modélisation environnementale au sein de l’agence.

La NASA estime que la fermeture définitive du laboratoire va compromettre son rôle de leader en matière de climatologie dans le monde. Les contributions fondamentales du GISS à la recherche et aux applications ont un impact direct sur la vie quotidienne car elles révèlent les aspects du système terrestre qui influencent l’air que nous respirons, notre santé, les aliments que nous cultivons et les villes où nous vivons.
Le laboratoire, fondé en 1961, est reconnu mondialement pour ses modélisations informatiques de la planète, qui permettent aux scientifiques de réaliser des projections sur l’impact potentiel du réchauffement climatique sur les températures, les précipitations, les phénomènes météorologiques extrêmes et d’autres variables. Les quelque 125 scientifiques qui y travaillent sont également connus pour leur suivi des températures de la planète. Les archives du GISS servent de référence indépendante pour les observatoires internationaux qui surveillent le réchauffement climatique.
Source : Médias américains.

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NOAA warns that Earth’s atmosphere has the highest C02 concentrations ever observed. For the first time, they exceeded 430 parts per million (ppm) in May 2025. The new readings represented an increase of more than 3 ppm over 2024. This confirms that hardly anything is done by our governments to limit greenhouse gas emissions.

Carbon dioxide, like other greenhouse gases, traps heat from the sun and can remain in the atmosphere for centuries. As such, high concentrations of greenhouse gases in the atmosphere contribute to higher global temperatures and other negative consequences of global warming, including rising sea levels, melting polar ice, and more frequent and severe extreme weather events.

Decades ago, crossing the 400 ppm threshold was unthinkable. That meant that for every 1 million molecules of gas in the atmosphere, more than 400 were carbon dioxide. The planet hit that grim milestone in 2013. And now, scientists have warned that levels of CO2 could reach 500 ppm within 30 years.

The last time the planet had such high levels of carbon dioxide in the atmosphere was likely more than 30 million years ago, long before humans roamed Earth and during a time when the climate was vastly different.

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In the meantime, NASA scientists are deeply worried after the Trump administration proposed a budget that would eliminate one of the United States’ top climate labs – the NASA Goddard Institute for Space Studies, or GISS. In its place, it would move some of the lab’s functions into a broader environmental modeling effort across the agency.

NASA says that closing the lab for good could jeopardize its value and the country’s leadership role in global climate science. Fundamental contributions in research and applications from GISS directly impact daily life by showing the Earth system connections that impact the air we breathe, our health, the food we grow, and the cities we live in.

The lab, founded in 1961, is still known worldwide for its computer modeling of the planet that enable scientists to make projections for how global warming may affect global temperatures, precipitation, extreme weather events and other variables. The about 125 scientists who work there are also known for tracking global temperatures, with GISS’ records serving as one of the independent checks on other labs around the world monitoring global warming.

Source : U.S. News media.

Kilauea (Hawaï) : L’éruption de 2018 a déclenché la plus grande prolifération de phytoplancton du Pacifique // Kilauea (Hawaii) : The 2018 eruption triggered the biggest Pacific phytoplankton bloom

En mai 2018, le Kīlauea (Hawaï) est entré en éruption*, avec un panache de cendres de près de 8 km de hauteur. Cette éruption, parmi les plus importantes depuis plus de 200 ans, a émis environ 50 kilotonnes de dioxyde de soufre et 77 kilotonnes de dioxyde de carbone par jour.

Crédit photo: USGS

Soufflant de l’est, les alizés ont transporté les cendres vers l’ouest et les ont déposées dans le gyre subtropical du Pacifique Nord, pauvre en nutriments, à environ 2 000 km du volcan. [NDLR : Un gyre océanique (gyre : du grec « rotation ») est un gigantesque tourbillon d’eau océanique formé d’un ensemble de courants marins. Ces vortex sont provoqués par la force de Coriolis. Le gyre subtropical du Pacifique nord est situé entre l’équateur et la latitude 50° N et occupe une surface d’environ 3,4 millions de km². Son courant suit le sens des aiguilles d’une montre. ]
Une étude menée par des scientifiques de l’Université d’Hawaï à Mānoa, de l’Universiti Malaya et de l’Université océanique nationale de Taïwan, publiée en mars 2025 dans le Journal of Geophysical Research: Oceans, fournit des informations sur cet événement qui a déclenché une très importante prolifération de phytoplancton.
Des observations satellitaires ont révélé une importante prolifération de phytoplancton en juin 2018, sur une surface de 1,5 million de km². Cette prolifération, identifiée par les changements de couleur de l’océan, a culminé en juillet et s’est poursuivie jusqu’au début août. À titre de comparaison, la superficie de la prolifération avait environ 5 fois la taille de la Malaisie ou cinquante fois celle de Taïwan.

Les cendres du Kilauea (image du haut) se sont déposées dans la zone où la prolifération de phytoplancton a eu lieu (image du bas) [Source : Université d’Hawaï à Mānoa]

Les cendres ont apporté des nutriments essentiels, notamment du fer et du phosphate, qui ont stimulé la croissance du phytoplancton. Les microbes fixateurs d’azote, capables de survivre sans sources externes d’azote, ont été les principaux responsables de la prolifération. Les eaux pauvres en nutriments du gyre subtropical du Pacifique Nord, combinées à l’apport de cendres, ont créé des conditions favorables à l’événement.
Les facteurs atmosphériques, notamment les précipitations, ont favorisé le dépôt de cendres dans l’océan. Les précipitations locales et les régimes de vent ont influencé la répartition des cendres, contribuant à l’apparition de la prolifération de phytoplancton, à environ 5° au nord de la zone où les cendres s’étaient déposées.
Les conditions océaniques ont également contribué au maintien de la prolifération qui a eu une influence significative sur le cycle du carbone océanique. Les estimations satellitaires ont indiqué qu’elle a produit 1,91 Tg de carbone net, dont 0,34 Tg exporté de la zone euphotique vers des eaux plus profondes. Cette exportation a éliminé près de la moitié du dioxyde de carbone initialement émis par l’éruption, le séquestrant dans l’océan. [NDLR :1 téragramme (Tg) = 1012 grammes ou 106 tonnes.]

Les précédentes éruptions du Kīlauea n’avaient pas provoqué d’efflorescences phytoplanctoniques en haute mer, malgré une activité volcanique régulière au cours des 40 dernières années. Des recherches ont montré que la lave de l’éruption de 2018 a réchauffé les eaux profondes riches en nutriments près de la Grande Île d’Hawaï, déclenchant également un panache phytoplanctonique à proximité. Le transport de cendres sur de longues distances a caractérisé l’événement de 2018.

Source : Journal of Geophysical Research : Oceans – 15 mars 2025, relayé par le site web The Watchers.

*[NDLR : L’éruption de 2018 fut très spectaculaire, mais frustrante pour les volcanophiles. Jugée trop dangereuse par les scientifiques, son accès a été interdit. La plateforme d’observation promise par les autorités n’a jamais existé.]

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Dernière minute : Le HVO vient de m’envoyer un message indiquant que l’activité annonciatrice de l’Episode 24 a débuté dans l’Halemaʻumaʻu le matin du 3 juin 2025. Un dégazage important de SO2, une lueur nocturne et une activité de spattering dans la bouche nord indiquent que le magma est proche de la surface. L’Episode 24 devrait commencer aujourd’hui ou demain.

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In May 2018, Kīlauea volcano (Hawaii) erupted, releasing a plume of ash nearly 8 km high. The eruption, among the largest in over 200 years, emitted about 50 kilotons of sulfur dioxide and 77 kilotons of carbon dioxide per day. The easterly trade winds transported the ash westward, depositing it into the nutrient-poor North Pacific Subtropical Gyre, approximately 2 000 km from the volcano. [Editor’s note: An ocean gyre (from the Greek « rotation ») is a gigantic whirlpool of ocean water formed by a set of ocean currents. These vortices are caused by the Coriolis force. The North Pacific Subtropical Gyre is located between the equator and latitude 50° N and occupies an area of ​​approximately 3.4 million km². Its current follows a clockwise direction.]

A study by scientists from the University of Hawaiʻi at Mānoa, Universiti Malaya, and National Taiwan Ocean University, published in March 2025 in the Journal of Geophysical Research: Oceans, gives information about the event which triggered a massive phytoplankton bloom.

Satellite observations revealed a large phytoplankton bloom in June 2018, covering 1.5 million km2. The bloom, identified by changes in ocean color, peaked in July and continued until early August. As a comparison, researchers reported that the bloom’s area was approximately five times that of Malaysia or 50 times that of Taiwan.

The ash provided essential nutrients, particularly iron and phosphate, which stimulated phytoplankton growth. Nitrogen-fixing microbes, capable of surviving without external nitrogen sources, were primarily responsible for the bloom. The nutrient-poor waters of the North Pacific Subtropical Gyre, combined with the ash input, created favorable conditions for the event.

Atmospheric factors, including precipitation, aided the deposition of ash into the ocean. Local rainfall and wind patterns influenced ash distribution, contributing to the bloom’s occurrence about 5° north of the deposition site.

Oceanic conditions also contributed to the bloom’s maintenance. The bloom significantly influenced the ocean’s carbon cycle. Satellite estimates indicated it produced 1.91 Tg of net carbon, with 0.34 Tg exported from the euphotic zone to deeper waters. This export removed nearly half of the carbon dioxide initially emitted by the eruption, sequestering it in the ocean.

Prior eruptions of Kīlauea had not been connected to open ocean phytoplankton blooms, despite regular volcanic activity over the past 40 years. However, previous research found that lava from the 2018 eruption warmed nutrient-rich deep waters near Hawaiʻi Island, initiating a local phytoplankton plume. The long-distance transport of ash distinguished the 2018 event.

Source : Journal of Geophysical Research: Oceans – March 15, 2025, relayed by the website The Watchers.

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Breaking news : HVO has just sent me a message indicating that Episode 24 precursory activity started within Halemaʻumaʻu during the morning of June 3 2025. Vigorous SO2 degassing, nighttime glow, and intermittent lava spattering in the north vent indicate that magma is close to the surface. Episode 24 is likely to begin today or tomorrow.

La nouvelle vie des ours polaires // The new life of polar bears

Avec la hausse des températures en Arctique, plus rapide qu’ailleurs dans le monde, la banquise disparaît, ce qui affecte le mode de vie des animaux de cette partie du monde. L’ours polaire est l’espèce la plus menacée. Avec le manque de glace, les plantigrades sont de plus en plus souvent obligés de vivre sur terre et de changer leur régime alimentaire. J’ai indiqué dans des articles précédents qu’ils se nourrissent d’oies polaires, par exemple. Une équipe de biologistes canadiens s’est rendue à Churchill, au Manitoba, surnommée la « capitale de l’ours polaire », en novembre 2018, où ils ont commencé une étude sur les ours polaires de la région.

Ours polaire (Photo: C. Grandpey)

Le projet des biologistes canadiens visait à « mieux comprendre comment le réchauffement climatique, la captivité et les altérations alimentaires affectent le microbiome intestinal, le régime alimentaire et la santé globale des plantigrades. » Pour ce faire, ils devaient recueillir, via leurs excréments, le microbiome fécal, c’est-à-dire les microbes qui digèrent la nourriture. Ce sont de bons indicateurs de la santé des ours polaires en captivité et dans leur milieu naturel. Il suffit ensuite de comparer les excréments de ces deux univers.
Les scientifiques ont également recueilli des échantillons d’algues sur le rivage dans les zones fréquentées par les ours. Les animaux se nourrissent avec un régime alimentaire à base de maquereau plus riche en protéines et d’algues qui compensent les changements de nourriture auxquels les ours polaires peuvent être confrontés en raison du réchauffement climatique. En effet, le déclin de la glace de mer arctique les oblige à rester sur terre sans accès à leur régime alimentaire traditionnel à base de mammifères marins.
L’équipe scientifique a constaté que les ours polaires en captivité, qui suivent un régime alimentaire riche en protéines pendant longtemps, présentent un microbiome fécal différent et plus diversifié que leurs homologues sauvages, probablement en raison de changements dans leur régime alimentaire et leur habitat.
L’étude révèle que la diminution de la couverture de glace de mer arctique et l’allongement des saisons sans glace réduisent la zone et la fenêtre de temps pendant laquelle les ours polaires peuvent rester sur les plateformes glaciaires. Cela incite certaines populations d’ours à rester plus longtemps sur terre pour y chasser les animaux, ce qui entraîne le passage d’un régime alimentaire riche en graisse de phoque à un régime pauvre en graisse et riche en protéines pendant une période prolongée. S’ils deviennent contraints de rester sur terre en raison d’un manque de glace de mer et doivent survivre grâce à des sources de nourriture terrestres, le régime alimentaire des ours polaires, et donc leur microbiome intestinal, changeront.
L’étude montre que « s’ils parviennent à s’adapter et à survivre, les ours polaires que nous connaissons aujourd’hui seront des animaux très différents ».
Source : Phys.org.

J’ai également expliqué dans des notes précédentes que les ours polaires qui se nourrissent de carcasses de baleines sur le littoral sont souvent amenés à partager leur nourriture avec les grizzlis et qu’une interaction se produit entre les deux espèces.

Grizzly (Photo: C. Grandpey)

Les os de baleines boréales près du village de Kaktovik sont devenus en automne des lieux de rencontre pour les ours polaires ainsi que pour quelques grizzlis en provenance de North Slope. Les os de baleines et la viande qui y subsiste constituent pour les ours une source de nourriture riche en graisse qui fait défaut sur la banquise.

Un résultat inattendu de cette cohabitation entre ours polaires et grizzlis est l’apparition d’une nouvelle espèce d’ours née de l’accouplement entre deux espèces pourtant séparées par 500 000 ans d’évolution. Son nom est encore incertain car cet animal reste extrêmement rare : pizzly, grolar, nanulak [ours polaire (nanuk) et grizzly (aklak)]. Cela fait longtemps que l’on sait que le grizzly et l’ours polaire sont biologiquement et génétiquement compatibles, cette hybridation s’étant déjà produite dans des zoos. En 2009, on comptait 17 individus connus, dont un frère et une sœur au zoo allemand d’Osnabrück.

 Nanulak (Crédit photo: France Info)

Pour certains scientifiques, cet hybride plus adapté au mode de vie terrestre pourrait remplacer l’ours polaire. Cependant, cette évolution ne se fera pas en quelques années. Selon les chercheurs, il faudra des centaines de générations pour que nous observions un authentique nouveau type d’ours.

Pour mieux connaître l’ours.  Commande du livre à grandpeyc@club-internet.fr

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With temperatures in the Arctic rising faster tah elsewhere in the world, sea ice is disappearing, which affects the way of life of the animals in that part of the world. Polar bears is the most threatened species. With the lack of ice, they are more and more often obliged to live on land and change their food diets. I indicated in previous posts that they feed on polar geese, for instance. A team of Canadian biologists travelled to Churchill, Manitoba, dubbed the « Capital of Polar Bears, »in November 2018 where they started a research on polar bears in the region.

The biologists’ project was aimed at « better understanding how global warming, captivity and food alterations affect the gut microbiome, diet, and overall health of the plantigrades. To do that, they needed to collect the fecal microbiome, i.e. microbes that digest food and are a good indicator of health of captive and wild polar bears and compare them. »

The scientists also needed to gather seaweed samples from the shore in areas frequented by bears. The animals are fed a higher protein mackerel-based diet and the seaweed compensates for the changes polar bears may face due to global warming, particularly as the decline in Arctic Sea ice forces them to remain onshore without access to their traditional marine mammal-based diet.

The scientific team found that the captive polar bears, who had been on a long-term high-protein diet, exhibited a more diverse and distinct fecal microbiome than their wild counterparts, likely due to dietary and habitat shifts.

The study reveals that shrinking Arctic Sea ice coverage and extended ice-free seasons reduce the area and window of time polar bears can spend on the ice platform. That is causing some populations to increase their land use to hunt for terrestrial animals, resulting in a switch from a fat-rich diet of seals to a low-fat, high protein diet for an extended period. Should they become landlocked due to a lack of sea ice and have to survive on terrestrial food sources, their diet and therefore gut microbiome will change.

The study shows that « if they are able to adapt and survive, the polar bears we know now will be very different animals. »

Source : Phys.org.

I also explained in previous posts that polar bears feeding on whale carcasses on the seashore are often led to share the food with grizzlies and that intraction occurs between the two species. The bowhead bone piles near the village of Kaktovik have become autumn gathering spots for polar bears and even some North Slope grizzlies. The piles give the bears a source of high-fat food that they are lacking on the ice.

An unexpected result of this cohabitation between polar bears and grizzlies is the appearance of a new species of bear born from the mating between two species separated by 500,000 years of evolution. Its name is still uncertain because this animal remains extremely rare: pizzly, grolar, nanulak [polar bear (nanuk) and grizzly bear (aklak)] … It has been known for a long time that grizzly and polar bears are biologically and genetically compatible as this hybridization already occurred in zoos. In 2009, there were 17 known individuals, including a brother and a sister in the German zoo of Osnabrück.
For some scientists, this more earth-friendly hybrid could replace the polar bear. However, this evolution will not happen in a few years. Researchers say it will take hundreds of generations to see an authentic new type of bear.

Les journalistes français découvrent la fonte des glaciers !

Alors que la presse suisse insistait sur le rôle joué par le réchauffement climatique dans l’effondrement du glacier Birch sur le village valaisan de Blatten, la presse française se faisait étrangement discrète sur le sujet. Cette frilosité ne date pas d’hier.

Le 5 mai 2025, j’ai publié une note intitulée «  2025, Année des Glaciers : ne pas l’oublier ! » J’expliquais que la présence des glaciers est essentielle à l’équilibre de la vie sur notre planète. J’ajoutais qu’on a malheureusement l’impression que la majorité de la population se désintéresse du sujet et s’attarde sur des choses beaucoup plus frivoles. Je viens de m’en rendre compte en lisant un article publié sur le site de la radio France Info dans lequel l’auteur semble découvrir ce que je ne cesse de rappeler sur ce blog.

S’appuyant sur une étude parue dans la revue Science, le journaliste nous explique que les glaciers sont plus fragiles face au réchauffement climatique qu’on ne le pensait et que les trois-quarts de leur masse pourraient disparaître dans les siècles à venir si rien ne change. Or, on sait cela depuis longtemps ! La fonte des glaciers aurait des conséquences dramatiques, car ils constituent d’importants régulateurs climatiques et jouent un rôle crucial dans l’approvisionnement en eau douce de milliards de personnes. J’en ai parlé à maintes reprises à propos de l’Asie, région du monde pour laquelle les glaciers sont un véritable château d’eau.

L’article nous annonce que la fonte des glaciers dans le monde serait sur le long terme bien plus importante qu’escompté, notamment dans le cas où le monde maintiendrait sa trajectoire actuelle de réchauffement climatique, avec une perte estimée de 76% des glaces actuelles. Le journaliste ajoute que les glaciers alpins ont perdu 40% de leur masse, ce qui n’a absolument rien d’un scoop.

Il paraît qu’il y aurait un « message d’espoir » dans le cas où l’humanité parviendrait à maintenir la hausse des températures sous le seuil des 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, conformément à l’Accord de Paris sur le climat. Si l’auteur de l’article se tenait au courant, il saurait que pour la plupart des glaciologues et climatologues, la partie est d’ores et déjà perdue car on se dirige vers un réchauffement de 3 ou 4 degrés Celsius dans les prochaines décennies. Il est malhonnête de vouloir rassurer les lecteurs et les auditeurs en faisant semblant d’ignorer la vérité.

Photo: C. Grandpey