La folie japonaise // Japanese madness

drapeau francaisLe Japon redémarre son programme d’énergie nucléaire aujourd’hui, avec la mise en marche d’un réacteur situé à seulement 50 km du volcan Sakurajima. La centrale nucléaire de Sendai, sur l’île de Kyushu, sera donc la première à fournir de nouveau de l’énergie depuis l’arrêt de tous les réacteurs japonais après la crise de la centrale de Fukushima en 2011.
Le projet de redémarrage des réacteurs nucléaires a provoqué un vif émoi au Japon, mais le Premier Ministre japonais insiste sur le fait que l’énergie nucléaire est une source indispensable d’électricité pour le pays qui ne possède pas de réserves de pétrole ou de gaz naturel. L’Autorité de Régulation Nucléaire (NRA) a déclaré que Kyushu Electric Power, l’exploitant de la centrale, a mis en place de nouvelles règles strictes de sécurité.
Selon un sondage d’opinion, les écologistes et 57% des Japonais s’opposent à ce redémarrage car le Japon est exposé aux séismes et aux tsunamis. De plus, à proximité de la centrale de Sendai se dresse le volcan Sakurajima, qui est en éruption depuis 60 ans et qui émet presque continuellement des panaches de cendre fine. Sendai se trouve également à seulement 50 km de Kagoshima, une ville de 600 000 habitants.
Environ 400 personnes ont manifesté hier devant la centrale de Sendai. Selon un expert nucléaire de Greenpeace Allemagne, « le réacteur Sendai a passé avec succès l’examen réglementaire, mais beaucoup de questions de sécurité ont été laissées de côté. Kyushu Electric Power et la NRA ne sont pas parvenues à assurer la sécurité des réacteurs, ignorant délibérément le risque de séisme majeur. » Kyushu Electric Power affirme de son côté que les risques qu’une éruption volcanique affecte la centrale sont « infiniment faibles ».
Les écologistes regrettent que Kyushu Electric ait négligé l’effet d’importantes retombées de cendre sur les machines de la centrale et qu’aucun plan d’évacuation n’ait été prévu pour les personnes vivant à proximité.
Source: Médias internationaux.

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drapeau anglaisJapan is restarting its nuclear power program today by switching on a nuclear reactor situated only 50 km from Sakurajima volcano. The Sendai nuclear power plant, on the island of Kyushu, will be the first to be brought back to life since all of Japan’s reactors were shut down after the meltdown at the Fukushima plant in 2011.

The plan has caused public alarm but the Japanese Prime Minister insists that nuclear energy is an indispensable source of electricity in a country with no oil or natural gas reserves. The Nuclear Regulation Authority (NRA) has declared that Kyushu Electric Power, the plant’s operator, has put in place stringent new safety rules.

According to an opinion poll, environmentalists and 57% of the Japanese oppose the restart because of anxieties about earthquakes, tsunamis and the Sakurajima volcano, which has been erupting for the past 60 years and almost continuously spews fine ash. Sendai is also only 50 km from Kagoshima, a city of 600,000 people.

About 400 people demonstrated in front of the plant yesterday. According to a nuclear expert with Greenpeace Germany, “the Sendai reactor has passed regulatory review but there are many safety issues ignored. Kyushu Electric and the NRA have failed to ensure the safety of the reactors, including deliberately ignoring major earthquake risks.” Kyushu Electric argues that the chances of a volcanic eruption affecting the plant are vanishingly low.

Environmentalists complain that the company has paid insufficient attention to the effect of heavy ash fall on the plant’s machinery and that no evacuation plan has been devised for people living close to the plant.

Source : International news media.

Sakurajima-6-nov

Episode éruptif du Sakurajima en novembre 2014 (vue webcam)

La fonte de l’Arctique: Un bienfait pour les compagnies pétrolières! // Arctic melting: A blessing for oil companies!

drapeau francaisShell est sur le point de reprendre le forage dans les eaux arctiques de l’Alaska pour la première fois depuis 2012. La semaine dernière, la compagnie pétrolière a reçu une autorisation de l’administration Obama pour commencer à forer dans la mer au nord-ouest de l’Alaska. Toutefois, Shell ne peut pas commencer à forer sans un élément clé de l’équipement (transporté par le brise-glace Fennica) destiné à contenir le pétrole si un puits explose ou si d’autres problèmes se présentent.
Le brise-glace a été endommagé ce mois-ci en se dirigeant vers les sites de forage de Shell dans l’Arctique. Il a heurté un objet inconnu après avoir quitté Dutch Harbor, en Alaska. Il a du rebrousser chemin et se rendre à Portland (Oregon) pour des réparations. Cette situation a permis à des militants de Greenpeace d’essayer de perturber les plans de Shell.
Shell dépense des milliards de dollars dans l’espoir de trouver de nouvelles réserves de pétrole en mer. Les militants de Greenpeace dans le Nord-Ouest ont organisé plusieurs manifestations pour s’opposer aux projets de la compagnie. À Seattle, ils ont essayé de bloquer l’entrée du terminal où la plateforme de forage de Shell était amarrée et ils inondés d’appels téléphoniques les lignes des entreprises de Seattle qui soutenaient Shell. Les militants disent que le risque de marée noire est réel et que le nettoyage serait trop difficile.
Selon les estimations fédérales, il pourrait y avoir 25 milliards de barils de pétrole dans la région où Shell a l’intention de forer.
Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, le forage pétrolier dans l’Arctique sera une conséquence majeure du réchauffement climatique car de plus en plus de zones maritimes vont s’ouvrir avec la fonte de la glace. Je ne crois pas à la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris vers la fin de cette année. Comme d’habitude, il y aura des promesses non contraignantes qui ne seront jamais tenues par les participants. Il est évident que l’intérêt des Américains et les Russes est de voir l’Arctique fondre le plus vite possible. Cela permettra de mettre à jour de nouveaux gisements de pétrole et de gaz et d’ouvrir de nouvelles routes maritimes … avec de nouveaux intérêts économiques. La Russie vient d’ailleurs de soumettre aux Nations Unies une revendication sur plus d’un million de kilomètres carrés dans l’Arctique, affirmant que des années de recherche scientifique démontrent son droit sur les vastes ressources naturelles situées au fond de l’océan Arctique. La Russie fait valoir qu’au vu des recherches scientifiques, elle devrait avoir la souveraineté sur 1,2 million de kilomètres carrés supplémentaires dans l’Arctique. Cette demande comprend le pôle Nord et donnerait potentiellement à la Russie l’accès à des dépôts d’hydrocarbures d’un total de 4,9 milliards de tonnes, selon les estimations du gouvernement russe.

Protection de l’environnement? Vous plaisantez!
Source: Anchorage Dispatch News.

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drapeau anglaisShell is set to resume drilling in Alaska’s Arctic waters for first time since 2012. Last week, the oil company received a permit from the Obama administration to begin drilling in the sea in Northwest Alaska. But the company cannot drill into oil-bearing zones without a key piece of equipment (carried by the Fennica icebreaker) which can stop oil from flowing if a well blows out or other measures fail.

The icebreaker was damaged early this month on its way to Shell’s Arctic drilling sites after leaving Dutch Harbor, Alaska and headed back to Portland for repairs, giving activists a chance to try to disrupt Shell’s plans.

Shell is spending billions in hopes to find new offshore oil reserves. Activists in the Northwest have staged multiple protests to oppose the company’s efforts. In Seattle, they tried to block the entrance to the terminal where Shell’s drilling rig was moored and they flooded phone lines of firms in Seattle supporting the company. The activists say the risk of an oil spill is too great and that the cleanup after a potential spill would be too difficult.

Federal estimates indicate there could be 25 billion barrels of oil in the region where Shell intends to drill.

As I put it several times, oil drilling in the Arctic will be one major consequence of global warming with more and more sea areas left open with the melting of the ice. I do not believe in the climate conference that will be held in Paris later this year. As usual, there will be promises that will never be held by the participants. It is obvious that the interest of the Americans and the Russians is to see the Arctic melt as fast as possible. This will uncover new oil and gas fields and open new maritime routes… with new economic interests. Russia has just submitted a claim to the United Nations for more than one million square kilometers in the Arctic, indicating that years of scientific research demonstrate its interest in the vast natural resources at the bottom of the Arctic Ocean.
Russia argues that in view of scientific research, it should have sovereignty over an additional 1.2 million square kilometers in the Arctic. The claim includes the North Pole and would potentially give Russia access to hydrocarbon deposits totaling 4.9 billion tonnes, according to estimates from the Russian government.

Protection of the environment? You’re kidding!

Source: Anchorage Dispatch News.

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Photo: C. Grandpey

Coup de chaleur et incendies de forêts en Alaska // Heatwave and wildfires in Alaska

drapeau francaisComme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, l’Alaska est l’un des endroits dans le monde où le réchauffement climatique est le plus marqué. Avec la chaleur, de plus en plus de feux de forêt font rage à travers cet État et 2015 est en train de devenir une année particulièrement noire. En effet, plus de 20 000 kilomètres carrés sont déjà partis en fumée, soit une étendue plus vaste que le Connecticut.
La température globale de l’Alaska a augmenté de plus de trois degrés au cours des 50 années écoulées, ce qui est beaucoup plus que le reste des États-Unis. Les conséquences sont nombreuses, avec en particulier une perte annuelle de 75 milliards de tonnes de glace de ses glaciers (y compris ceux du mont McKinley, le plus haut sommet d’Amérique du Nord)  et la déstabilisation du pergélisol ou permafrost, le sol gelé qui recouvre 80 pour cent de l’Alaska, et dont le dégel peut endommager les bâtiments, les routes et les infrastructures.
Suite au réchauffement climatique, les côtes de la partie arctique de l’Alaska sont confrontées à une érosion intense. En effet, le niveau de la mer a tendance à monter et la réduction de la banquise expose les rivages et les îles du large à l’assaut des vagues. La situation est devenue si préoccupante que certaines communautés indigènes comme celle de Kivalina, sur l’une des îles qui bordent la côte de la mer des Tchouktches, vont devoir être relogées car la mer réduit chaque jour l’étendue de leur territoire.

La fonte précoce de la neige a d’autres effets. En 2015, le lieu de départ de l’Iditarod, la célèbre course de chiens de traîneau, a dû être relocalisé à Fairbanks, parce qu’il n’y avait pas assez de neige sur le sol à certains endroits.
Malgré tout, ce sont sans aucun doute les incendies de forêt qui entraînent les modifications les plus spectaculaires en Alaska. Dans ce seul Etat, les forêts représentent 17% du total des États-Unis, et même si elles ont toujours brûlé, il semble bien qu’elles soient entrées dans une nouvelle phase en matière d’incendies. Ces derniers sont si intenses et si étendus qu’ils pourraient changer tout un écosystème. De plus, ces incendies accélèrent aussi le dégel du pergélisol qui contient de vastes quantités de carbone prêtes à être libérées dans l’air. Plus le feu est intense, plus il est susceptible de pénétrer à travers la couche organique et accélérer le phénomène.

Dans le nord de notre planète, on estime que le pergélisol contient deux fois plus de carbone que toute l’atmosphère de la Terre. Si les feux de forêt en Alaska, au Canada ou en Sibérie accélèrent la fonte du permafrost, le réchauffement climatique pourrait empirer.
Les scientifiques essaient de comprendre à quelle vitesse le processus pourrait se produire et dans quelle mesure il serait compensé par un autre effet majeur du réchauffement de l’Arctique. Les plantes tirent le dioxyde de carbone de l’atmosphère par photosynthèse, en particulier lorsque les forêts se régénèrent après les incendies. Certains scientifiques pensent que cette nouvelle croissance des plantes pourrait compenser la perte de carbone provoquée par la recrudescence d’incendies plus intenses et les émissions provenant du pergélisol, au moins jusqu’à l’année 2100. Mais cette hypothèse reste à vérifier.
Dans le même temps, le pétrole continue à couler dans l’oléoduc trans-alaskien. Il est bien protégé contre les incendies de forêts car il représente l’une des principales ressources économiques de l’Alaska
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisAs I put it before, Alaska is one of the places in the world where global warming is the most acute. With the heat, more and more wildfires are raging across the State. 2015 may soon be the worst year as far as wildfires are concerned, with more than 20,000 square kilometres already burned, an area larger than Connecticut.

Alaska has already warmed by more than three degrees in the past half-century, much more than the continental United States. The consequences have included an annual loss of 75 billion metric tons of ice from its glaciers, including those covering the slopes of Mount McKinley, the highest peak in North America, and the destabilization of permafrost, the frozen ground that underlies 80 percent of Alaska and whose thaw can undermine buildings, roads and infrastructure.

Also affected are Alaska’s Arctic coastlines, which are facing intense erosion as seas rise and declining sea ice exposes shores and barrier islands to the waves. The situation has grown so bad that some native communities, including tiny Kivalina, Alaska, sitting on a barrier island along the Chukchi Sea, may now have to be relocated, given the dangerous loss of land to the sea.

Earlier snowmelt has altered the state further. In 2015, the starting place of the Iditarod sled-dog race had to be relocated north, to Fairbanks, because there wasn’t enough snow on the ground in some places.

But arguably the most dramatic change is occurring with the state’s wildfires. Alaska’s forests make up 17% of the U.S. total, and while they’ve always burned, they may now be entering a major new combustive period. The blazes are so intense and extensive that they could change an entire ecosystem, even as the fires also hasten the thawing of permafrost, which itself contains vast quantities of ancient carbon, ready to be emitted to the air. The more severe the fire, the deeper that it burns through the organic layer, the higher the chance it will go through this complete conversion.

Across the global north, it is estimated that permafrost contains twice as much carbon as the planet’s atmosphere. If wildfires in Alaska — or Canada or Siberia — hasten its already expected thawing, that could make global warming worse

Scientists are trying to figure out how fast this could unfold and to what extent it will be offset by another key effect of Arctic warming. Plants pull carbon dioxide out of the atmosphere through photosynthesis, including as forests regrow after fires. There are experts who think that new plant growth could offset the carbon lost by the combustion of more intense fires and emissions from permafrost, until at least the year 2100. But this hypothesis is still uncertain.

Meantime, oil keeps flowing along the trans-Alaskan pipeline. It has been well protected as it is one of the major economic resources of the State.

Source: Alaska Dispatch News.

Foret Alaska

Photo: C. Grandpey

Brèves d’Islande // Latest news from Iceland

drapeau francaisPendant que la France souffre de la chaleur, l’Islande souffre de la pluie et du froid, avec des chutes de neige observées le week-end dernier sur les hautes terres de l’intérieur du pays. A noter que certaines routes d’altitude sont toujours interdites à la circulation suite aux très abondantes chutes de neige de l’hiver dernier.

C’est sûrement parce qu’ils ont peur d’avoir froid aux fesses que certains touristes peu scrupuleux n’hésitent pas à faire leurs besoins sur les tombes du cimetière de Sandfell, dans le parc du Vatnakökull, alors qu’ils pourraient utiliser les toilettes des campings de Skaftafell et Svínafell. Des panneaux très explicites ont été installés afin de rappeler les principes les plus élémentaires de propreté.  Il y a vraiment des porcs partout !

S’agissant des bonnes moeurs, il est aussi rappelé aux touristes qu’il est interdit d’avoir des relatons sexuelles dans les eaux du Blue Lagoon. La pratique était, semble-t-il, assez répandue dans l’ancien Lagon Bleu mais serait en voie de disparition depuis que la nouvelle structure a été mise en place.

Une nouvelle mode se développe actuellement chez les touristes : l’édification de cairns un peu partout dans les parcs nationaux. Les Islandais n’apprécient guère. Dans ce pays, leur présence est souvent liée aux elfes et leur édification à l’aide de pierres prélevées ici et là présente un danger pour une Nature extrêmement fragile en Islande. Là aussi, des panneaux dissuasifs ont été installés par les autorités.

Source : Iceland Review.

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drapeau anglaisWhile France is suffering from a heatwave, Iceland suffers from rain and cold, with snow seen last weekend in the highlands of the interior. Tourists should know that some high roads are still closed to traffic following the very heavy snow during last winter.

It is probably because they are afraid of getting cold buttocks that some unscrupulous tourists do not hesitate to defecate on the graves of the Sandfell cemetery in Vatnakökull Park instead of using the toilets in the campsites of Skaftafell and Svínafell. Very explicit signs have been set up to remind the most elementary principles of cleanliness. There are pigs everywhere!

As for morality, it is also reminded tourists that it is forbidden to have sex in the waters of the Blue Lagoon. The practice was, apparently, quite common in the old Blue Lagoon but seems to have been far less frequent since the new structure was opened.

A new trend is developing among tourists: the building of cairns around national parks. Icelanders do not appreciate. In this country, their presence is often associated with the elves and their construction using stones taken from here and there is a danger to an extremely fragile nature in Iceland. Again, dissuasive panels have been installed by the authorities.

Source: Iceland Review.

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Nouveaux panneaux islandais.  (Source:  Iceland Review)