Des loups, des ours…et des conflits! // Wolves, bears… and conflicts!

Une nouvelle situation conflictuelle – avec manifestation de quelque 1200 agriculteurs et éleveurs à Pau le 30 avril 2018 – vient naître dans les Pyrénées suite à l’annonce de la réintroduction de deux ourses dans le Béarn à l’automne prochain, annoncée par le ministre de la Transition écologique pour assurer la pérennité de l’espèce. Pour ces opposants, la présence des ours et des activités humaines, notamment pastorales, ne sont pas compatibles.

Voici un article que j’ai publié sur ce blog le 11 juillet 2017. Il explique la situation des ours en Alaska et dans les Pyrénées:

« Cette note n’a pas pour sujet les volcans ou les glaciers, mais elle se rapporte à l’Alaska où on rencontre glaciers et volcans … mais aussi des animaux sauvages! L’approche de la Nature en Alaska est bien différente de celle de la France, mais il faut reconnaître que le contexte n’est pas le même.
Plusieurs accidents impliquant des ours ont eu lieu en Alaska ces derniers jours. Le 24 juin, deux hommes faisaient du vélo le long d’une route en terre battue dans l’enceinte de la base militaire Elmendorf-Richardson près d’Anchorage, quand une ourse a déboulé des fourrés et attaqué l’un des cyclistes. Son ami est venu à son secours et a vidé une bombe de spray anti-ours sur le visage de l’animal qui est finalement parti. Le cycliste a été gravement blessé et serait mort sans l’aide de son ami. Les deux hommes ont vu plus tard qu’il y avait un ourson dans un arbre et que l’attaque était motivée par le désir de la mère de protéger son petit. C’est une attaque typique dans ce genre de situation.
Une attaque semblable s’est produite le même jour près du village de Hope. Un homme venait de ramasser du bois. Lui et son chien marchaient sur un sentier lorsqu’ils ont vu un grizzly et son ourson se diriger vers eux sur le chemin. L’homme a couru se réfugier sur un arbre, mais l’ours a réussi à le faire tomber de l’arbre et à l’agresser. Là encore, il s’agissait d’une attaque défensive pour protéger un petit.
Les attaques d’ours peuvent aussi être prédatrices. C’est ce qui est arrivé à deux mineurs qui ont été tués par des ours noirs la semaine dernière dans le centre de l’Alaska. Un jeune homme qui courait sur un sentier a, lui aussi, été tué de la même manière quelques jours auparavant. Heureusement, ces attaques agressives sont très rares et les biologistes essayent encore de comprendre les circonstances.
Habituellement, lorsque les attaques se produisent sans raison apparente, les autorités tuent les ours pour s’assurer qu’ils ne recommenceront pas. Ils tuent aussi les plantigrades lorsqu’ils pénètrent dans les maisons, ce qui peut se produire après l’hibernation lorsque les ours ont faim.
Les derniers accidents impliquant des ours ne devraient toutefois pas dissuader les touristes de visiter l’Alaska. La plupart du temps, vous n’aurez aucun problème si vous prenez des précautions élémentaires, comme avoir un grelot pour annoncer votre présence. Une autre précaution lorsque vous vous promenez dans la campagne est d’avoir une bombe de spray anti-ours. Personnellement, j’en avais une fixée à ma ceinture lorsque je pêchais le saumon le long de la rivière Kenai mais je n’ai pas eu à l’utiliser.
Le comportement des gens envers les ours ou les loups en Alaska est très différent de ce qui se passe en France, mais il y a une différence majeure. En Alaska, les hommes sont des intrus dans le monde des ours (ce qui était le cas en France il y a quelques siècles), alors qu’en France, les ours sont devenus des intrus dans le monde des humains. En ce qui me concerne, je n’aime pas le mot «réintroduction». Réintroduire une espèce d’animaux sauvages est louable en soi, mais est sûr d’entraîner des problèmes. Autrefois, les ours ou les loups vivaient dans certaines régions de France, mais ils ont été exterminés. Quel est l’intérêt de réintroduire et d’imposer ces animaux à des personnes qui ne les ont jamais demandés? Après tout, les ours et les loups ne sont pas vraiment des espèces menacées d’extinction en Europe, et encore moins aux États-Unis.
Je comprends les agriculteurs qui en ont marre d’avoir leurs moutons égorgés par des loups ou des ours, même s’ils reçoivent des compensations financières. Je comprends également la motivation de ceux qui veulent réintroduire des animaux sauvages, même si je ne partage pas toujours leurs points de vue. Comme Nicolas Hulot l’a dit récemment, la solution est peut-être de rassembler les deux parties autour d’une table pour essayer de trouver des solutions, mais ce n’est pas gagné! Lors d’un séjour dans les Pyrénées à l’occasion de la rédaction du livre « Dans les pas de l’Ours », je me suis rendu compte de l’état d’esprit des éleveurs. Très honnêtement, je ne suis pas près d’aller faire une conférence sur l’ours en Ariège. L’homme peut devenir plus dangereux que l’animal ! »

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A new conflict situation – with the demonstration of some 1,200 farmers and breeders in Pau on April 30th, 2018 – has appeared in the Pyrenees following the announcement of the reintroduction of two bears in Béarn next autumn, announced by the Minister of Ecological Transition to ensure the sustainability of the species. For these opponents, the presence of bears and human activities, particularly pastoral ones, are not compatible.

Here is an article I posted on this blog on July 11th, 2017. It explains the situation of bears in Alaska and the Pyrenees.

« This post is not about volcanoes or glaciers, but about Alaska where there are both glaciers and volcanoes….but also wild animals! The approach to Nature in Alaska is very different from the one in France, but the context is very different.

Several accidents involving bears happened in Alaska in recent days.

On June 24th, two men were biking along a gravel road on Joint Base Elmendorf-Richardson when a female bear ran out of the bushes and attacked one of the biker. His friend came to help him by emptying a can of bear spray at the bear’s face which finally ran away. The biker was severely injured and would be dead without his friend’s help. The men later saw there was a cub in a tree and that the attack was motivated by the sow’s desire to protect the cub. This is a typical attack in this kind of situation.

A similar attack occurred that same day near the village of Hope. A man was getting some firewood for his cabin. He and his dog were walking on a trail when they saw a brown bear with a cub in front of them. The man ran to climb up a tree but the bear managed to make him fall from the tree and maul him. Here again, it was a defensive attack to protect a cub.

Bear attacks can also be predatory. This is what happened to two miners who were killed by black bears last week in Central Alaska. A young man running along a trail was killed in the same way a few days before. Fortunately, such aggressive attacks are very rare and biologists are still trying to understand the circumstances.

Usually, when attacks happen with no apparent reason, authorities kill the bears to make sure they won’t do it again. They also kill the bears when they get into the houses, which may happen after hibernation when the bears are hungry.

The latest accidents involving bears should not dissuade people from visiting Alaska. Most of the time, you will not have any problem if you take elementary precautions, like having a bell that makes noise to say you are coming. Another precaution when you are walking in the countryside is having a can of bear spray. Personally, I had one attached to my belt when I was fishing salmon along the Kenai River but did not have to use it.

The behaviour of people toward bears or wolves in Alaska is very different from what is happening in France, but there is a major difference. In Alaska, men are intruders in the world of bears (which was the case in France a few centuries ago), whereas in France, bears have become intruders in the world of humans. As far as I am concerned, I do not like the word “reintroduction”. Reintroducing a species of wild animals is laudable in itself, but it is sure to bring problems. Bears or wolves used to live in some parts of France but they were exterminated. What’s the point of reintroducing and imposing them on people who never asked for it? After all, bears and wolves are not really endangered species threatened with disappearance in Europe, even less in the United States.

I understand the farmers who are fed up with having their sheep killed by wolves or bears, even though they receive financial compensations. I also understand the motivation of those who want to reintroduce wild animals, even if I do not share their views. As Nicolas Hulot said it recently, the solution may be to gather the two sides around a table to try and find solutions, but there is a long way to go! »

Photos: C. Grandpey

 

 

Changement climatique: Un déluge s’abat sur Kauai (Hawaii) // Climate change : Kauai (Hawaii) hit by a historic deluge

Le changement climatique provoque de plus en plus d’événements météorologiques extrêmes à travers le monde. Ce qui vient de se passer sur l’île hawaïenne de Kauai les 14 et 15 avril 2018 est un bon exemple de ce qui nous attend dans les années à venir.
Kauai n’est pas l’île la plus visitée de l’archipel hawaïen. D’un point de vue géologique, c’est la plus ancienne. Elle est connue sous le nom d’ »Ile Jardin » .L’un des sites les plus célèbres de Kauai est le Canyon de Waimea.
Kauai a beaucoup souffert au fil des ans. L’île a survécu au tsunami de 1946. Un autre raz-de-marée en 1957 l’a frappée avec des vagues atteignant 15 mètres de haut. Lorsque l’ouragan Iwa a balayé l’Ile Jardin en 1982, il a causé environ 250 millions de dollars de dégâts. En 1992, l’ouragan Iniki a tué six personnes à Kauai et endommagé ou détruit plus de 14 000 maisons. Cependant, les habitants de Kauai disent qu’ils n’ont jamais rien connu comme les trombes d’eau qui se sont déversées sur l’île ce mois-ci. Pour eux, c’est la tempête du siècle, mais il est probable que la prochaine surviendra dans seulement quelques années, compte tenu de la réalité du changement climatique. Le National Weather Service a déclaré que près de 125 centimètres de pluie sont tombés à Kauai en 24 heures. C’est l’événement pluvieux le plus important observé sur l’archipel hawaiien depuis le début des relevés en 1905
Alors que Kauai panse ses blessures, les scientifiques préviennent que ce déluge est la première grande tempête à Hawaï liée au changement climatique. Il y a des ressemblances frappantes entre les inondations à Kauai et les récentes inondations en Californie. La cause est identique : L’atmosphère plus chaude retient plus d’humidité qui s’accumule jusqu’à ce qu’elle rencontre de l’air froid et sec, créant ainsi un système instable qui déclenche ce que certains météorologues appellent une «bombe de pluie». Une étude publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change a indiqué que la Californie doit s’attendre à des conditions météorologiques plus instables, faisant osciller des années sèches et humides, à cause du changement climatique provoqué par l’homme.
Les conditions météorologiques extrêmes ont causé de lourds dégâts à Kauai. Les pluies intenses n’ont pas seulement déclenché des glissements de terrain. Des voitures et des animaux ont été emportés dans les eaux en furie. Par chance, aucun habitant ni aucun touriste n’est mort. Certaines personnes ont été évacuées par avion ou sauvées par bateau. Des bisons ont été emportés par les eaux de crue et certains ont été récupérés dans l’océan après avoir nagé pour échapper à la mort. Les localités pittoresques de Wainiha et de Haena, sur la côte nord ont été les plus durement touchées car la seule route qui y mène est bloquée par des glissements de terrain. Elle ne pourra probablement pas rouvrir avant des mois.
Pendant environ une semaine après la tempête, l’océan aux belles couleurs bleue et turquoise autour de l’île a pris la teinte orange du sol volcanique. Comme Kauai est la plus ancienne des îles hawaïennes, les montagnes ont des pentes très raides et la distance entre les sommets des montagnes, où il a plu, et la mer est relativement courte. Les sédiments n’ont donc pas eu le temps de se déposer pendant leur course folle vers l’océan.
Source: Los Angelas Times.

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Climate change is causing more and more extreme weather events around the world. What happened on the Hawaiian island of Kauai on April14th and 15th, 2018 is a good example of what we can expect for the future.

Kauai is not the most visited island of the Hawaiian archipelago. It is geologically the oldest one and is also known as the « Garden Isle”. One of the most famous sites of Kauai is Waimea Canyon.

Kauai has weathered a lot over the years. It survived the 1946 tsunami, which damaged all the islands. Another tsunami in 1957 hit Kauai with waves up to 15 metres high. When Hurricane Iwa swept the Garden Island in 1982 it did about $250 million in damage. In 1992, Hurricane Iniki killed six people on Kauai, and damaged or destroyed more than 14,000 homes. However, the people in Kauai say they have never experienced anything like the thunderstorm that drenched the island this month. They have been describing this latest storm as a 100-year-flood, but it is likely that the next one is just a few years off, given the reality of climate change. The National Weather Service said nearly 125 centimetres of rain fell in 24 hours. This is the most severe rain event [in Hawaii] that has been observed since records started being kept in 1905

Now, as Kauai continues to recover, scientists warn that this deluge was the first major storm in Hawaii linked to climate change. There are striking similarities with the flooding on Kauai and the recent flooding in California. The warmer atmosphere is holding more moisture that builds up until it meets with cold dry air, creating a massive unstable system which causes what some meteorologists are now referring to as a ‘rain bomb.’ A study published in the scientific journal Nature Climate Change said that California can expect more volatile weather, swinging from dry to wet years, because of human-caused climate change.

The extreme weather caused heavy damage on Kauai. The intense rainfall not only triggered landslides.  Cars and animals were swept away in raging waters, but no residents or visitors died. Some were airlifted to safety or rescued by boat. Members of a bison herd were displaced or carried off by floodwaters, and some were rescued from the ocean after swimming for their lives. The picturesque North Shore communities of Wainiha and Haena are considered the hardest-hit because the only road that leads to them, Kuhio Highway, is now blocked by landslides. Officials say it may not fully reopen for months.

For about a week after the storm, the normally aquamarine ocean around the island was an eerie orange, a sign of the volcanic soil. Since Kauai is the oldest of the Hawaiian Islands, the mountains are exceptionally steep and the distance between the mountain tops, where it rained, and the sea is relatively short. There was no time for the red-orange clay to settle as water raced out out to sea.

Source: Los Angelas Times.

Photos: C. Grandpey

Ambae (Vanuatu): Dernières nouvelles // Latest news

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, le Manaro Voui est en alerte de niveau 3 sur une échelle de cinq et représente toujours une menace pour la santé des habitants de l’île que le gouvernement encourage à évacuer. Le volcan est entré en éruption en septembre 2017, provoquant une brève évacuation. L’éruption s’est intensifiée le mois dernier, forçant le gouvernement à décréter l’état d’urgence et à inciter la population à quitter Ambae pour aller vivre dans des endroits plus sûrs ailleurs au Vanuatu.
Le Vanuatu Daily Post nous apprend que le chef suprême d’Ambae avait demandé au Conseil de l’île Santo de lui octroyer de la terre lors d’une récente cérémonie traditionnelle organisée par le Conseil National des Chefs. Nous apprenons aujourd’hui que le Conseil des chefs de l’île Santo a accepté de réinstaller les 11 000 habitants d’Ambae. Une lettre a été écrite au gouvernement d’Ambae pour lui donner l’autorisation de commencer le processus de relocalisation.
Une réponse positive avait également été reçue d’autres îles voisines comme Maewo et Pentecôte, mais la cendre d’Ambae affecte également Maewo et Pentecôte qui ne sont pas assez grandes pour accueillir tous les habitants d’Ambae.
Le chef de l’île Santo a déclaré que le site proposé sur son île était assez grand pour recevoir les 11 000 personnes. Les populations du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest d’Ambae pourront s’organiser en fonction de leurs régions respectives.
En attendant, les volcanologues qui surveillent l’éruption sur Ambae ont indiqué qu’elle était susceptible de se calmer et qu’il retomberait donc moins de cendre sur l’île. Cependant, la situation actuelle et les dégâts importants causés par la cendre montrent que de nouvelles éruptions peuvent se produire et perturber encore davantage la vie sur l’île.
Source: New Zealand Herald.

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As I put it in a previous post, Ambae’s Manaro Voui crater is at alert level three on a scale of five, posing a threat to the health of the island’s inhabitants who are being encouraged by the government to evacuate. The volcano began erupting in September last year, prompting a short term evacuation. It intensified last month, forcing the government to announce a state of emergency and to incite the population to leave Ambae to go and live in safer places elsewhere in Vanuatu.

The Vanuatu Daily Post reports that Ambae’s paramount chief had requested the land from Santo’s council during a recent traditional ceremony organised by the National Council of Chiefs. We learn today that the Council of Chiefs on Vanuatu’s Santo Island has agreed to resettle 11,000 people from Ambae. A letter has been written to the Ambae government to grant it the right to start the process.

There was also a good response from other neighbouring islands like Maewo and Pentecost, but ashfall from Ambae is also affecting Maewo and Pentecost which are not large enough to accomodate all Ambae residents.

The Santo Chief said the proposed site on his island was big enough for all 11,000 people. It is large enough to accommodate the people of North, South, East and West Ambae in their respective areas.

Meanwhile, volcanologists monitoring the eruption on Ambae said the eruption was likely to calm down and the ashfall was likely to ease on the island. However, the current situation and the heavy damage caused by the ash shows that more eruptions may occur and affect even more people’lives.

Source: New Zealand Herald.

Crédit photo: NASA

Réchauffement climatique : Lacanau (France) en danger // Global warming : Lacanau (France) in danger

Avec le réchauffement climatique et la hausse du niveau des océans qui s’ensuit, les côtes françaises sont de plus en plus exposées à l’assaut des vagues, en particulier au moment des tempêtes avec des marées de forts coefficients. Aujourd’hui, plusieurs municipalités de la côte atlantique s’inquiètent de voir leur littoral mangé par l’océan et craignent de voir des habitations disparaître dans la mer

Le problème est particulièrement visible à Lacanau, le paradis des surfeurs, mais un paradis fragile menacé par l’érosion. Selon les prévisions, la côte pourrait reculer de 65 mètres d’ici 2040 et 165 mètres d’ici 2100. Les grandes tempêtes de 2013-2014 ont causé de gros dégâts et il a fallu renforcer l’enrochement de la plage. Cette parade revient à mettre un emplâtre sur une jambe de bois car on sait que l’océan a le potentiel de détruire cet ouvrage en moins de temps qu’il faut pour le construire.

À l’horizon 2050, la municipalité de Lacanau envisage deux solutions. La première consisterait à construire une énorme digue, un ouvrage coûteux qu’il faudra entretenir. L’autre projet, beaucoup plus radical, consisterait à détruire une partie du front de mer et le reconstruire dans les terres. Cela concernerait 1200 logements et une centaine de commerces. Ce sont de belles paroles, mais il faudra trouver le financement pour un tel projet et la loi française ne prévoit rien dans le cadre d’une relocalisation à grande échelle à cause du changement climatique. Personnellement, je ne serais par surpris de voir un jour l’accès à Lacanau devenir payant pour aider à financer la reconstruction, de la même façon que l’on fait payer pour emprunter le pont de l’île de Ré…

Il y a quelques jours, en contemplant la majesté et la puissance des vagues de l’Atlantique à proximité de Lacanau, je me disais que nos côtes ont bien du souci à se faire. Au bord de la mer comme sur les volcans, c’est la Nature qui commande et nous devons lui obéir…

Source : France Info.

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With global warming and the subsequent rise in the level of the oceans, the French coast is increasingly exposed to the constant pounding of the waves, especially during storms with tides of high coefficients. Today, many municipalities on the Atlantic coast are worried when they see their shoreline eaten away by the ocean and afraid of seeing homes disappear into the sea
The problem is particularly visible in Lacanau, a surfer’s paradise, but a fragile paradise threatened by erosion. According to forecasts, the coast could retreat by 65 metres by 2040 and 165 metres by 2100. The major storms of 2013-2014 caused great damage and it was necessary to reinforce the riprap of the beach. This protection amounts to putting a plaster on a wooden leg because we know that the ocean has the potential to destroy this work in less time than it takes to build it.
By 2050, the municipality of Lacanau is considering two solutions. The first would be to build a huge dyke, an expensive work that will need to be maintained. The other, much more radical project would be to destroy part of the waterfront and rebuild it on the land. This would involve 1200 homes and a hundred shops. These are fine words, but it will be necessary to find the money to finance such a project and the French law does not foresee anything in the context of a relocation on a large scale because of climate change. Personally, I would not be surprised to see one day a paying access to Lacanau to help finance the reconstruction, in the same way that we have to pay to drive on the bridge of the Ile de Ré. ..
A few days ago, contemplating the majesty and power of the waves of the Atlantic near Lacanau, I told myself that our coasts have much to worry about. At the seaside as on the volcanoes, Nature has all the powers and we must obey …
Source: France Info.

La plage de Lacanau-Océan après la tempête de 2013-2014 (Crédit photo: Wikipedia)

Une côte où les dunes subissent les assauts de l’océan (Photo: C. Grandpey)