Pas de cendre dans le nord de La Palma (Iles Canaries) // No ash in the north of La Palma (Canary Islands)

La partie nord de La Palma, peu peuplée, subit involontairement les effets de l’éruption du Cumbre Vieja dans la partie sud de l’île. La région est connue pour ses routes sinueuses et en mauvais état. La population est majoritairement très âgée; il y a peu d’enfants dans les écoles et peu d’activité économique.

Avec l’éruption du Cumbre Vieja, la situation a brusquement changé. Comme cette partie de La Palma est à l’abri de l’éruption et n’en subit pas les désagréments, beaucoup d’habitants du sud de l’île sont venus respirer le bon air du nord. Les séismes provoqués par l’éruption sont à peine ressentis dans le nord, sauf ceux autour de M 5,0 et ils sont ressentis avec moins de force que dans le reste de l’île. On n’entend pas, non plus, le rugissement permanent de la montagne de feu, et les rues ne sont couvertes de cendre .

Le maire de Garafia estime que la population de la localité a gagné quelque 400 habitants. C’est un chiffre très élevé, compte tenu du fait que les statistiques officielles reconnaissent 1730 habitants. Elle fait partie des communes ayant l’âge moyen le plus élevé des îles Canaries avec 49,3 ans, contre 42,1 ans pour l’ensemble de l’archipel. La commune occupe 14% de la superficie de La Palma et n’accueille que 2% de la population.

Pour la première fois, il y a du trafic dans la région. On a parfois du mal à garer son véhicule. La place principale est un belvédère surplombant la mer, couronné par un ancien moulin. On ne voit pas le panache de cendre émis par le volcan. Contrairement à Los Llanos de Aridane, au pied du volcan, les serveurs ne donnent pas deux sous-verres aux clients qui s’assoient en terrasse : l’un pour poser le verre et l’autre pour éviter que la cendre tombe dans la boisson.

Source: El Pais.

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The sparsely populated northern part of La Palma involuntarily suffered the effects of the eruption of Cumbre Vieja in the southern part of the island. The area is known for its winding and poor roads. The majority of the population is very old; there are few children in schools and little economic activity.
With the eruption of Cumbre Vieja, the situation suddenly changed. As this part of La Palma is safe from the eruption and not suffering from the inconvenience, many inhabitants of the south of the island came to breathe the fresh air of the north. The earthquakes caused by the eruption are hardly felt in the north except those around M 5.0 and they are felt with less force than in the rest of the island. Neither can we hear the permanent roar of the mountain of fire, and the streets are not covered with ash.
The mayor of Garafia estimates that the population of the municipality has gained some 400 residents. This is a very high figure, considering the fact that official statistics recognize 1,730 inhabitants. It is one of the municipalities with the highest average age in the Canary Islands with 49.3 years, against 42.1 years for the whole archipelago. The municipality occupies 14% of the area of La Palma and is home to only 2% of the population.
For the first time, there is more traffic in the area. It is sometimes difficult to park one’s vehicle. The main square is a belvedere overlooking the sea, crowned by an old mill. One cannot see the ash plume emitted by the volcano. Unlike Los Llanos de Aridane, at the foot of the volcano, the waiters do not give two coasters to customers who sit on the terrace: one to put the glass down and the other to prevent the ash from falling into the drink. .
Source: El Pais.

Église Nuestra Señora de la Luz à Santo Domingo de Garafía  (Crédit photo: Wikipedia).

COP 26 : Yakoutie (Russie): pas de neige et des incendies // COP 26 : Yakutia (Russia): no snow and wildfires

Nous sommes en novembre et il n’a toujours pas neigé dans le sud de la Yakoutie. Les météorologues russes indiquent que certaines régions de la Sibérie sont une douzaine de degrés au-dessus de la normale.
Des vidéos et des images montrent l’absence de couverture neigeuse à Olyokminsk, Mirny et Oymyakon, la région le plus froide du monde, à une période de l’année où les habitants enfilent généralement leurs épais manteaux de fourrure.
À Mirny, les thermomètres indiquent une température d’environ moins 12 °C, mais les habitants remarquent un manque inhabituel de neige et les prévisions lassent supposer que le temps, doux pour la Sibérie, se poursuivra.
La température de l’air à Oimyakon, le lieu habité en permanence le plus froid de la planète, est normale pour un mois de novembre avec -31°C. Le givre recouvre les arbres et le sol, mais il n’y a pas de neige.
Des températures allant jusqu’à 12 °C au-dessus de la normale sont prévues pour la Sibérie d’ici la mi-novembre, et d’autres régions des 11 fuseaux horaires de la Russie connaissent également des températures anormalement douces. Une anomalie de 8 degrés couvre tout le centre de la Russie européenne, toute la région de la Volga, l’Oural, toute la Sibérie occidentale, la moitié nord du territoire de Krasnoïarsk avec des anomalies de 12 degrés, ainsi que la Yakoutie. Le directeur de l’Institut du Pergélisol explique qu’au cours des cinquante dernières années, les températures moyennes se sont réchauffées jusqu’à 4 °C et que les conditions plus chaudes provoquent le dégel du pergélisol. Selon lui, le climat a changé et continuera de changer. Mais les changements les plus intenses ont lieu dans la partie sud de la zone de pergélisol, où l’on voit s’affaisser le sol autrefois gelé. Cette tendance aura de graves conséquences pour la Russie où environ les deux tiers du pays sont constitués de pergélisol.

Avec les températures plus chaudes, la Russie a connu son année la plus intense et la plus longue pour les incendies de forêt. La Yakoutie, la région la plus froide, a brûlé entre la fin avril et le début du mois d’octobre. La toundra est toujours en feu dans la région de Magadan où la lutte contre les incendies est rendue difficile par le vent et l’absence de neige. Le feu est extrêmement difficile à éteindre car les pompiers ne peuvent pas puiser l’eau des lacs et des rivières gelés.
La végétation brûle sur 360 hectares à proximité des villages de Pribrezhniy et Arman dans la région de Magadan où le feu se propageant rapidement à cause du vent fort. L’incendie s’est déclaré par une température de moins 20°C.
Normalement, le sol devrait être recouvert d’une épaisse couche de neige à cette époque de l’année; en novembre, plusieurs régions de l’est de la Russie, comme la Yakoutie, souffrent d’un manque de neige (voir plus haut). Les villages sont envahis par la fumée et il y a une forte odeur de brûlé.
Source : The Siberian Times.

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We are in November and there has been no snow yet in southern Yakutia. Russian meteorologists warn that some areas of Siberia are 12°C too mild.

Videos and pictures show the unseasonal lack of a snow cover in Olyokminsk, Mirny and Oymyakon, the world’s Pole of Cold, at a time of year when residents in the planet’s coldest permanently inhabited region are usually donning their thick fur coats.

In Mirny, thermometers show temperatures around minus 12°C, but locals report an unusual lack of settled snow, and forecasts suggest the mild weather, by Siberian standards, will continue.

Air temperature in Oimyakon, the coldest permanently inhabited settlement in earth is at its usual for November: -31°C. Frost covers trees and ground, but there is no snow.

Temperatures of up to 12°C above the norm are forecast for Siberia by mid-November, and other regions across Russia’s 11 time zones are also abnormally mild. An 8-degree anomaly covers the entire centre of European Russia, the entire Volga region, the Urals, all of Western Siberia, the northern half of the Krasnoyarsk Territory with 12 degree anomalies and Yakutia. The director of the Permafrost Institute explains that in the past half century average temperatures have warmed by up to 4°C, and the warmer conditions cause the thawing of permafrost. In his opinion, the climate has changed and will continue to change. But the most intense changes are taking place in the southern part of the permafrost zone, where one can see the subsidence of the once frozen ground. The trend poses ‘serious consequences’ for Russia where some two-thirds of the country comprises permafrost.

Together with the warmer temperatures, Russia has suffered its most intense and the longest year for wildfires on record, with its coldest territory, Yakutia, burning from the end of April till the beginning of October. Tundra is ablaze in Magadan region in out-of-season wildfire, complicated by wind and zero snow. The fire is extremely hard to extinguish because firemen can’t get water from frozen lakes and rivers.

The grass is burning on 360 hectares close to villages of Pribrezhniy and Arman in the Magadan region, with the fire spreading fast because of strong wind. The wildfire started in a temperature of minus 20°C.

Normally the ground would be under thick snow by this time of year; this November several areas of eastern Russia, like its coldest territory Yakutia, say they are short of snow (see above). The villages are covered with smoke, there is a strong smell of burning.

Source: The Siberian Times.

Seule une fine couche de neige recouvre cette mine de diamants en Yakoutie (Crédit photo: The Siberian Times)

COP 26 : Américains et Chinois tiendront-ils leurs promesses? // Will Americans and Chinese keep their promises?

Dans le cadre de la COP 26 qui se tient en ce moment à Glasgow (Ecosse), les États-Unis et la Chine ont signé le 10 novembre 2021 un accord que John Kerry a appelé « une feuille de route pour notre future collaboration » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
John Kerry, envoyé spécial du président Biden pour le climat, et son homologue chinois, Xie Zhenhua, ont fait cette annonce lors d’une conférence de presse, alors que les premiers contacts entre les deux délégations avaient été très froids au début de la COP.

Kerry indique que la déclaration « comprend des déclarations fortes sur l’urgence de la situation climatique, les émissions de gaz à effet de serre, et le besoin urgent d’accélérer les actions pour y remédier ». L’accord engage les deux pays à faire des efforts pour limiter les émissions de méthane et à faire de leur mieux pour réduire progressivement, et aussi vite que possible,le charbon au cours de cette décennie. Cependant, il convient de noter que ni les États-Unis ni la Chine ne se sont engagés, comme l’ont fait 40 autres pays la semaine dernière, à éliminer progressivement le charbon dans les années 2030.
Bien que le président chinois n’ait pas physiquement participé à la COP 26, Kerry a déclaré qu’il avait rencontré régulièrement des représentants de la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. Sans la coopération de la Chine, l’objectif d’empêcher les températures de dépasser 1,5 °C de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels est considéré comme presque impossible. Alors que les États-Unis se sont engagés à atteindre un niveau d’émissions zéro net d’ici 2050, la Chine a déclaré qu’elle le ferait d’ici 2060.
John Kerry a déclaré : « L’effort visant à réduire les émissions de 45% au cours de cette décennie est un défi de taille, et il faudra que toutes les nations s’unissent pour y parvenir. Cette déclaration montre qu’il est impératif de coopérer. Elle identifie la nécessité d’accélérer la transition vers une économie mondiale à émissions zéro. »
Plus tôt lors de la conférence, les États-Unis se sont engagés à réduire les émissions de méthane de 30 % d’ici 2030. Plus de 100 pays ont signé cet engagement, mais la Chine, l’un des principaux émetteurs de méthane au monde, n’en fait pas partie. Toutefois, John Kerry a déclaré que la Chine s’était engagée à mettre sur pied un « plan d’action national complet et ambitieux sur le méthane » d’ici la fin de 2022.
Reste à savoir ce qui va se passer maintenant. Des promesses similaires ont été faites dans le passé, sans aucune action concrète dans leur sillage. Il faut garder à l’esprit que les engagements pris lors des Conférences des Parties ne sont pas contraignants. Il appartient à chaque gouvernement de tenir ses promesses…ou pas!
Source : Yahoo News.

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The United States and China signed an agreement Wednesday at COP 26 in Glasgow that John Kerry called “a road map for our future collaboration” to lower greenhouse gas emissions.

Kerry, President Biden’s special envoy on climate, and his Chinese counterpart, Xie Zhenhua, made the announcement at a press conference following a chilly diplomatic start between the two countries at the conference. Kerry explains that the declaration “includes strong statements about the alarming science, the emissions gap and the urgent need to accelerate the actions to close that gap.” The agreement commits both nations to work to limit methane emissions and use their “best efforts to phase down unabated coal in this decade as fast as is achievable.” However, it should be noted that neither the U.S. nor China signed onto a pledge joined by more than 40 nations last week to phase out coal in the 2030s.

Although the Chinese president did not physically participate in COP 26, Kerry said that he had been meeting regularly at the conference with representatives from China, the world’s leading emitter of greenhouse gases. Without its cooperation, the goal of keeping temperatures from surpassing 1.5°C of warming over preindustrial levels has been seen as almost impossible. While the U.S. has pledged to become net zero on emissions by 2050, China has said it would do so by 2060.

John Kerry said: « The effort to reduce emissions by 45 percent in this decade is a tall order, and it will require all of our nations coming together in order to achieve it. This declaration makes a statement about … the imperative to cooperate. It declares specifically and identifies the need to accelerate the transition to a global net-zero economy. »

Earlier at the conference, the U.S. signed a pledge to cut methane emissions by 30 percent by 2030. More than 100 nations signed that pledge, though China, one of the world’s leading emitters of methane, was not one of them. But Kerry said China had committed to releasing a “comprehensive and ambitious national action plan on methane” by the end of 2022.

Let’s see now what happens next. Similar promises were made in the past, with no concrete action in their wake. One should keep in mind that the pledges made during the Conferences Of Parties are not binding. It is up to each government to keep its promises.

Source: Yahoo News.

Faute de mesures radicales prises lors des COP, la banquise et les glaciers continueront à fondre et les événements extrêmes se multiplieront sur notre belle planète. (Photo: C. Grandpey)

La Palma et la culture de la banane // Banana farming in La Palma

Depuis le 19 septembre 2021, l’éruption du Cumbre Vieja a causé de très gros dégâts sur l’île La Palma. Comme je l’ai expliqué dans l’une de mes notes, si ce n’est pas une éruption majeure d’un point de vue strictement volcanique (elle a un VEI de 2), elle est désastreuse d’un point de vue humain et économique. De très nombreuses maisons d’habitation ont été détruites et leurs habitants se sont retrouvés à la rue en quelques minutes. Beaucoup ont tout perdu.

L’agriculture de La Palma a également été durement impactée. L’économie de l’île repose sur le tourisme et la culture de la banane. Des milliers d’agriculteurs ont vu leur source de revenus disparaître sous les coulées de lave. .

Le gouvernement régional des Canaries estime que le volcan a déjà causé 100 millions d’euros de pertes pour l’industrie bananière de La Palma. Plus de 158 hectares de terres utilisées pour la culture de la banane ont été détruites, et plus de 300 autres hectares ont été isolés car la lave a coupé les routes d’accès aux parcelles.
L’association des producteurs de bananes des îles Canaries, ASPROCAN, estime qu’environ 1 500 des 5 000 propriétaires de bananeraies de l’île ont été affectés par l’éruption. La plupart des propriétaires ont de petites parcelles de quelques centaines de mètres carrés. Beaucoup ont vu leur terre envahie et brûlée par la roche en fusion. D’autres ont perdu des récoltes parce qu’ils ne peuvent pas y accéder. Et lorsque leur bananeraie était accessible, beaucoup d’autres ont constaté que les fruits étaient invendables en raison de la cendre volcanique qui recouvraient leur peau. La pulpe étant néanmoins parfaitement mangeable, et un grand nombre de régimes ont été offert à des associations caritatives.
L’éruption est une catastrophe pour un secteur qui représente 30% de la vie économique de l’île. Il existe des entreprises entières dédiées à l’emballage et au transport des fruits, ce qui, avec le tourisme, fait vivre La Palma.
Il se dit que l’éruption a anéanti 10 % de l’économie de l’île, mais ce chiffre est probablement sous-estimé, d’autant que l’éruption n’est pas terminée. Et puis, ce ne sont pas seulement les bananes qui ont souffert. Il y a aussi les hébergements, les appartements, ou les chambres d’hôtes.
La Palma et ses 85 000 habitants est le deuxième plus grand producteur de bananes de l’archipel. L’année dernière, elle a produit 148 000 tonnes de bananes, dont la plupart ont été expédiées vers le continent espagnol. Bien qu’elle soit généralement plus chère que les bananes importées d’Amérique latine et d’Afrique, la banane des îles Canaries, plus petite que ses homologues, est souvent préférée pour son goût plus sucré et sa texture plus charnue.
Les autorités ont promis une aide financière pour aider le secteur et financer les ouvriers mis au chômage forcé. Ces mêmes autorités ont également promis de réviser une loi qui dit que les nouvelles terres formées par la lave sont la propriété de l’État.
Des usines de dessalement ont été acheminées pour permettre l’arrosage des bananeraies car de nombreux systèmes d’irrigation ont été détruits par les coulées de lave.. Le gouvernement de l’île a demandé à l’armée de conduire les agriculteurs par bateau pour s’occuper des parcelles isolées suite à la destruction des voies d’accès.

Les agriculteurs regardent chaque jour le volcan et espèrent que l’éruption prendra rapidement fin, afin que cesse la destruction de leur source de revenus.

Source: presse espagnole.

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Since September 19th, 2021, the eruption of Cumbre Vieja has caused huge damage in La Palmadamage. As I explained in one of my posts, while it is not a major eruption from a strictly volcanic point of view (it has a VEI 2), it is disastrous from a human and economic point of view. Scores of residential houses were destroyed and their residents were left homeless within minutes. Many have lost everything.
Agriculture in La Palma has also been severely affected. The island’s economy is based on tourism and the banana industry. Thousands of farmers have seen their source of income disappear under the lava flows. .
The regional government of the Canaries estimates that the volcano has already caused 100 million euros in losses for the banana industry in La Palma. More than 158 hectares of land used for banana farming were destroyed, and more than another 300 hectares were isolated as lava cut off the access roads to the plots.
The Canary Islands Banana Producers Association, ASPROCAN, estimates that around 1,500 of the island’s 5,000 banana plantation owners have been affected by the eruption. Most owners have small plots of a few hundred square meters. Many have seen their land invaded and scorched by the molten rock. Others have lost crops because they cannot access them. And when their banana plantation was accessible, many others found that the fruits were unsaleable due to the volcanic ash that covered their skins. The pulp is nevertheless perfectly edible, and a large number of bunches have been offered to charities.
The eruption is a disaster for a sector which represents 30% of the economic life of the island. There are entire companies dedicated to the packaging and transport of fruit, which together with tourism brings La Palma to life.
It is said that the eruption wiped out 10% of the island’s economy, but this figure is probably underestimated, especially since the eruption is not over. And then, it wasn’t just the bananas that suffered. There are also accommodation, apartments, or guest rooms.
La Palma and its 85,000 inhabitants is the archipelago’s second largest banana producer. Last year it produced 148,000 tonnes of bananas, most of which were shipped to mainland Spain. Although generally more expensive than bananas imported from Latin America and Africa, the Canary Island banana, which is smaller than its counterparts, is often preferred for its sweeter taste and meatier texture.
The authorities have pledged financial assistance to help the sector and finance workers forced into unemployment. These same authorities also promised to revise a law which says that the new lands formed by lava are the property of the state.
Desalination plants have been brought in to water the banana plantations as many irrigation systems have been destroyed by the lava flows. The island government has asked the army to take the farmers by boat to take care of isolated plots following the destruction of access roads.
The farmers watch the volcano every day and hope that the eruption will end quickly, so that the destruction of their source of income stops.
Source: Spanish press.

Exemple de destruction d’une bananeraie

(Crédit photo : Emilio Morenatti / Associated Press)

Photo: C. Grandpey