Cartographie des zones naturelles en Islande // Mapping of wilderness in Iceland

Les scientifiques islandais ont cartographié les zones naturelles de leur pays avec un maximum de détails. Un nouveau rapport accompagne le projet; il a été préparé par le Wildland Research Institute (WRI) pour le compte de l’Óbyggð kortlagning et fournit des informations qui peuvent aider les décideurs politiques et les défenseurs de la nature à préserver ces zones de la meilleure des façons. Des études antérieures pour le compte du Registre des zones naturelles (Wildnerness Register) de l’Union européenne ont montré que l’Islande recèle environ 43 % des 1 % de zones naturelles d’Europe.
Environ la moitié des hautes terres du centre de l’Islande correspondent à la définition de « zone naturelle inhabitée », et le rapport divise la région en 17 zones distinctes. Un tiers des zones naturelles inhabitées cartographiées dans le cadre du projet appartient à des propriétaires privés, tandis que les deux autres tiers se trouvent sur des terres publiques. Les zones ont été cartographiées et définies selon les normes internationales.
Il est important pour les Islandais de pouvoir faire clairement la distinction entre les zones de nature sauvage et les autres. Alors que les zones de nature sauvage diminuent à l’échelle mondiale, celles encore présentes en Islande deviendront de plus en plus précieuses. Une fois qu’une ligne a été tracée sur une carte, cette distinction peut être légalement mise en oeuvre sur le terrain. Il est alors possible de prendre des décisions concernant l’implantation des lignes électriques et la construction de centrales hydroélectriques afin de ne pas gâcher cette ressource importante.
Le rapport identifie quatre principales menaces pour les zones naturelles en Islande : l’impact des infrastructures géothermiques et hydroélectriques ; le tourisme; les 4×4 et la conduite hors route. C’est à cause de cela que les zones de nature sauvage se sont réduites en Islande au cours des 80 dernières années. Bon nombre de ces menaces perdurent avec l’expansion de la production d’électricité et des infrastructures de transmission qui y sont liées.
Selon les auteurs du rapport, les propositions d’expansion de l’hydroélectricité, de l’énergie géothermique et éolienne sur les hautes terres du centre de l’Islande sont « particulièrement préoccupantes » car elles sont « toutes susceptibles d’avoir un impact considérable sur les qualités de la nature sauvage ».
Les personnes intéressées peuvent consulter le rapport complet à cette adresse :.
https://wildlandresearch.org/wp-content/uploads/sites/39/2022/03/Iceland-Wilderness-Report_FINAL_March16-3_compressed-med.pdf

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Scientists have mapped Iceland’s uninhabited wilderness in more detail than ever before. A new report on the project, prepared by the Wildland Research Institute (WRI) on behalf of Icelandic initiative Óbyggð kortlagning provides information that can help policymakers and nature conservationists preserve these areas in their best possible form. Previous studies for the European Union Wilderness Register have shown that Iceland retains approximately 43% of Europe’s top one percent wildest areas.

Around half of Iceland’s Central Highland falls under the definition of uninhabited wilderness, and the report divides it into 17 distinct areas. One third of the uninhabited wilderness mapped in the project is privately owned, while the other two thirds are on public land. The areas were mapped and defined according to international standards.

It is important for Icelanders to be able to clearly distinguish between wilderness and other areas. As wild areas diminish globally, Iceland’s wilderness will become still more valuable. Once a line has been drawn on a map, it can be put into context legally. Then, it will be possible to make decisions about where to build, where power lines can be laid, and where hydropower plans can be built so as not to spoil this important resource.

The report identifies four main historical threats to wilderness in Iceland: impacts from geothermal and hydropower infrastructure; tourism; recreational 4×4 driving; and off-road driving. These have resulted in the steady attrition of wilderness areas over the last 80 years. Many of these threats are ongoing with further expansion of electrical power generation and associated transmission infrastructure.

Proposals to expand hydropower, geothermal power, and wind power generation in the Central Highlands are “of particular concern,” according to the report’s authors, as they are “all capable of vastly impacting wilderness qualities.”

Interested readers can view the full report at this address:.

https://wildlandresearch.org/wp-content/uploads/sites/39/2022/03/Iceland-Wilderness-Report_FINAL_March16-3_compressed-med.pdf

Le Landmannalaugar fait partie des zones naturelles les plus populaires en Islande (Photo: C. Grandpey)

Bonne nouvelle pour l’Arctique et pour l’environnement // Good news for the Arctic and the environment

Le 25 avril 2022, l’administration Biden a annulé une décision controversée de l’ère Trump qui aurait ouvert une partie de l’Alaska arctique au développement pétrolier.
Le Bureau of Land Management (BLM) a remis en place la politique de gestion de l’ère Obama dans la National Petroleum Reserve, une zone de 9,3 millions d’hectares dans la partie occidentale de la région de North Slope en Alaska.
Les mesures de l’administration Obama, contenues dans un document publié en 2013, autorisent l’attribution de concessions pétrolières dans environ la moitié de la réserve tout en renforçant la protection des zones considérées comme importantes pour l’écosystème arctique et pour les populations autochtones.
Le plan de l’administration Trump, décidé en 2020, visait à autoriser le développement pétrolier sur plus de 80 % de la Réserve, y compris sur le lac Teshekpuk, le plus grand lac de la région de North Slope. En plus, c’est une zone très riche en faune qui avait été protégée par des mesures remontant à l’administration Reagan.
Le plan Trump avait été attaqué en justice à deux reprises devant le tribunal fédéral d’Alaska. qui avait mis en attente l’attribution des concessions pétrolières. L’action du BLM rétablissant la politique de gestion de l’ère Obama fait partie de la réponse du Département de l’Intérieur à ces poursuites judiciaires.
La National Petroleum Reserve, la plus grande étendue de terres laissées vierges par l’Homme aux États-Unis, suscite l’intérêt des compagnies pétrolières qui convoitent des terres plus à l’ouest dans la région de North Slope. A l’heure actuelle, la recherche pétrolière se concentre dans la partie nord-est de la Réserve, qui est la plus proche des oléoducs existants et des champs pétrolifères sur les terres fédérales.
ConocoPhillips est la compagnie pétrolière la plus active de la Réserve. Elle gère en particulier le projet Willow de plusieurs milliards de dollars, avec à la clé quelque 600 millions de barils de pétrole.
Un sénateur républicain de l’Alaska et partisan de l’extension des concessions pétrolières, a critiqué la décision du gouvernement Biden car, selon lui, elle va à l’encontre de la sécurité énergétique au moment où la Russie envahit l’Ukraine.
De leur côté, les écologistes ont salué la décision du BLM mais ont appelé à davantage de mesures de protection. L’un de leurs porte-parole a déclaré que la réponse à la sécurité énergétique ne se trouvait pas sous le pergélisol arctique qui est en train de fondre, mais dans l’accélération du développement des sources de production d’énergie propres et renouvelables.
Source : Yahoo Actualités.

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On April 25th, 2022, the Biden administration overturned a controversial Trump-era policy that would have opened new swathes of Arctic Alaska to oil development.

The Bureau of Land Management (BLM) resurrected Obama-era management policies in the National Petroleum Reserve in Alaska, a 9.3-million-hectare area on the western side of Alaska’s North Slope.

Those reinstated policies, contained in a plan issued in 2013, allow oil leasing in about half of the reserve while boosting protections for areas considered important to the Arctic ecosystem and to indigenous residents.

The plan by the administration of former President Donald Trump, issued in 2020, sought to allow oil development on more than 80% of the reserve. It would have allowed leasing even at Teshekpuk Lake, the North Slope’s largest lake and an area prized for wildlife that had been protected under rules dating back to the Reagan administration.

The Trump plan was challenged by two lawsuits filed in the federal court in Alaska. No lease sales were ever held under it. The BLM action reinstating Obama-era management policies was part of Interior’s response to those lawsuits.

The National Petroleum Reserve, the largest tract of undisturbed public land in the United States, has drawn interest from oil companies that are expanding development farther west on the North Slope. Development is clustered in the northeastern corner of the reserve, the area closest to existing pipelines and legacy oil fields on state land to the east.

ConocoPhillips is the most active company in the reserve. Its interests there include the proposed multibillion-dollar Willow project, which holds an estimated 600 million barrels of oil.

An Alaska Republican senator and supporter of expanded leasing, criticized the decision as being against energy security at a time when Russia had invaded Ukraine.

Environmentalists welcomed the BLM decision but called for more protections. One of their spokesmen said the answer to energy security does not lie beneath the thawing Arctic permafrost but in accelerating the shift to clean, renewable sources of power generation.

Source: Yahoo News.

Source : Bureau of Land Management

On peut voit sur cette carte :

– en pointillés bleus, la limite de la région de North Slope,

– la National Petroleum Reserve à l’ouest,

– l’Arctic National Wildlife Refuge à l’est,

– Prudhoe Bay entre les deux. C’est le point de départ de l’oléoduc trans-alaskien (en rouge) qui aboutit à Valdez au sud.

Réchauffement climatique : des nouvelles inquiétantes de l’Inde et de l’Himalaya // Global warming : disturbing news from India and the Himalayas

Le mois de mars 2022 en Inde a été le plus chaud en 122 ans, depuis que le Service Météorologique Indien – India Meteorological Department (IMD) – a commencé à effectuer des mesures. Cette situation intervient après la chaleur extrême de mars 2021 qui a été le troisième mois de mars le plus chaud jamais enregistré. Les scientifiques expliquent que l’une des raisons pour lesquelles la courte saison printanière s’est métamorphosée en été est l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, en plus des conditions météorologiques locales.
Avec une température maximale moyenne en Inde de 33,10°C, le mois de mars a annoncé le début précoce de l’été, une tendance qui devient la norme. Le Service Météorologique a attribué les températures élevées aux faibles précipitations observées au cours du mois. Le déficit pluviométrique a atteint 72% dans l’Inde dans sa globalité, et même 89% sur la partie nord-ouest du pays.
Les températures estivales ont augmenté dans toute l’Inde au cours des dernières décennies. On s’en rend compte en constatant le nombre de jours de canicule que le pays connaît pendant les mois d’été entre avril et juin. Selon l’IMD, le nombre de jours de canicule en Inde connaît une augmentation rapide tous les 10 ans. On est passé de 413 jours en 1981-1990 à 575 en 2001-2010 et 600 en 2011-2020. Le nombre de journées extrêmement chaudes a augmenté constamment dans 103 stations météorologiques, principalement dans les zones intérieures. La plupart des 103 stations météorologiques ont enregistré une tendance à la hausse significative de la fréquence des vagues de chaleur entre avril et juin au cours de la période 1961-2020.
Le Service Météorologique Indien indique que l’une des principales raisons de ces canicules est le changement climatique. Les autres raisons de l’écart extrême par rapport aux températures normales incluent les conditions météorologiques locales et d’autres facteurs tels que l’augmentation de la déforestation et des modifications dans l’utilisation des terres.
La plupart des régions situées au coeur de la vague de chaleur se trouvent dans le nord, le nord-ouest, le centre, l’est et le nord-est de l’Inde péninsulaire. C’est là que l’on a enregistré le plus grand nombre de vagues de chaleur sévères au mois de mai.
L’IMD explique que l’on a affaire à une vague de chaleur lorsque la température maximale est de 40° C et d’au moins 4 ou 5 dixièmes au-dessus de la normale. Le Service parle d’une vague de chaleur « sévère » lorsqu’on se trouve à 6,5 degrés au-dessus de la normale ou plus.
La forte chaleur de mars n’a pas épargné les États himalayens de l’Himachal Pradesh et de l’Uttarakhand, qui connaissent généralement des températures plus fraîches pendant cette période. En outre, le nombre de jours de froid dans la région himalayenne a diminué au cours des trois dernières décennies. On imagine facilement les conséquences pour les glaciers. C’est très inquiétant car après l’Antarctique et l’Arctique, la région détient la troisième plus grande quantité de glace dans le monde. Sa fonte et sa disparition auraient un impact catastrophique sur l’approvisionnement en eau des habitants de la région.
Ce n’est malheureusement pas terminé. Le dernier rapport du GIEC a affirmé que les vagues de chaleur et le stress dû à la chaleur humide seront encore plus intenses et plus fréquents au cours du 21ème siècle.

Les pires vagues de chaleur en Inde se sont produites en 2015 et ont fait au moins 2 081 morts, Il faut toutefois noter que ces vagues de chaleur se sont développées plus près du début de l’été, en mai et au début de juin.
Source : médias d’information internationaux.

On peut lire sur le site web de Accuweather, un article très détaillé (en anglais) sur la vague de chaleur en Inde au cours du mois d’avril 2022 :

https://www.accuweather.com/en/weather-forecasts/india-heat-wave-air-pollution-new-delhi/1178431

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The month of March 2022 in India was the hottest in 122 years since the India Meteorological Department (IMD) started maintaining records. It comes after the extreme heat in March last year, which was the third warmest on record. Scientists say that one of the reasons the short-lived spring season has metamorphosed into summer is the accumulation of greenhouse gases in the atmosphere, besides local weather conditions.

At an average maximum nationwide temperature of 33.10°C, March heralded the early onset of summer, a trend that is becoming the norm. The weather office attributed the high temperatures to the scanty rainfall seen in the month. The rainfall deficiency was as high as 72% over India, rising to as much as 89% over the northwest parts of the country.

Summer temperatures have been rising across India in the past few decades. This is visible in the number of heatwave days the country experiences in the summer months between April and June.

According to IMD, the number of heatwave days in India is increasing at a rapid pace every 10 years. From 413 in 1981-90 to 575 in 2001-10 and 600 in 2011-20, the number of days that see extremely hot days is persistently increasing at 103 weather stations, mostly in inland areas. Most of the 103 weather stations have recorded a significantly increasing trend in heatwave frequency between April and June during the 1961-2020 period.

The India Meteorological Department specifies that oe of the main reasons for these heatwaves can be attributed to climate change. The other reasons for the extreme departure from normal maximum temperatures include local weather conditions and other factors like increasing deforestation and changes in land use.

Many of the areas in the core heatwave zone, which include north, northwest, central, east, and northeast peninsular India, recorded the highest number of severe heatwaves in the month of May.

India’s weather office declares a heatwave when the maximum temperature is 40°C and at least 4.5 notches above normal. The bureau upgrades a heatwave to severe when the departure is 6.5 degrees above normal or higher.

The high heat in March did not even spare the Himalayan states of Himachal Pradesh and Uttarakhand, which typically experience cooler temperatures during this time, Besides,the number of cold wave days over the mountainous region has been decreasing over the past three decades. This will inevitably have an impact on the glaciers and is worrisome because after Antarctica and the Arctic, the region holds the world’s third-largest amount of glacial ice. Its loss would dramatically impact the supply of water to people in the region.

The latest IPCC report warned that heatwaves and humid heat stress will be more intense and frequent during the 21st century.

India’s worst heat waves occurred in 2015 and led to at least 2,081 fatalities, according to Nicholls. However, those heat waves developed closer to the start of summer in May and early June.

Source: International news media.

On the Accuweather website, one can read a very detailed article on the heat wave in India during the month of April 2022:

https://www.accuweather.com/en/weather-forecasts/india-heat-wave-air-pollution-new-delhi/1178431

La situation en Inde le 24 avril 2022 (Source : Accuweather)

Jour de la Terre : les volcans et notre environnement // Earth Day : volcanoes and our environment

Ces derniers jours en France, tous les bulletins d’information étaient focalisés sur l’élection présidentielle. Les médias ont laissé de côté la pandémie de Covid-19, et pas un mot n’a été prononcé sur le Jour de la Terre – Earth Day – le 22 avril. Comme je l’ai écrit précédemment, personne ne se soucie du sort de notre planète. Le Jour de la Terre a été créé le 22 avril 1970 pour sensibiliser le public aux effets nocifs de l’industrialisation sur l’environnement.
Dans son dernier article Volcano Watch, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) explique que la participation au Jour de la Terre peut se limiter à une démarche très simple comme éteindre la lumière en sortant d’une pièce. Pour nombreuses personnes – au moins aux Etats Unis – c’est une occasion de se renseigner sa propre empreinte carbone. C’est également le bon moment pour réfléchir à l’influence des événements naturels sur notre environnement.
Par exemple, on sait que la végétation disparaît sur les pentes d’un volcan juste après une éruption. Lors d’une puissante éruption, la flore et la faune sont détruites par la cendre, les gaz volcaniques, la lave ou même les lahars. Le paysage ainsi bouleversé semble inhospitalier au début, mais au bout d’un certain temps, les dépôts volcaniques se décomposent et libèrent des nutriments sur lesquels les plantes se développent. Dans la partie orientale de l’île d’Hawaii, exposée au vent et à l’humidité, les importantes précipitations accélèrent la croissance des plantes. En conséquence, la région peut passer d’une coulée de lave stérile à une forêt tropicale florissante en moins de 150 ans.
L’influence volcanique ne se limite pas à la surface du sol à proximité du volcan. Les panaches de cendres provenant de grandes éruptions peuvent bloquer temporairement le soleil, transformant le jour le plus clair en nuit la plus sombre. L’obscurité peut durer de quelques heures à quelques jours, jusqu’au moment où les particules de cendres sont redescendues à la surface de la Terre. Cependant, les plus petites particules restent en suspension dans la haute atmosphère et sont transportées par les vents sur des milliers de kilomètres. Ces particules sont des milliards de minuscules miroirs qui renvoient le rayonnement solaire dans l’espace. De la même façon, le SO2 se mélange aux gouttelettes d’eau dans l’atmosphère et bloque lui aussi le rayonnement solaire.

De grandes éruptions volcaniques peuvent bloquer le rayonnement solaire au point d’affecter brièvement le climat. Par exemple, l’éruption du Krakatau en Indonésie en 1883 a plongé la région dans l’obscurité totale pendant deux jours et demi et a fait baisser la température de la planète pendant cinq ans. L’éruption encore plus importante du Tambora en 1815 a provoqué «l’année sans été» en Europe et l’Amérique du Nord. Cependant, le refroidissement global généré par les éruptions volcaniques n’est que temporaire et n’est pas une solution à la crise du réchauffement climatique que connaît notre planète.
Les volcans émettent également des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, mais une seule éruption n’entraîne pas une hausse significative des températures à l’échelle de la planète. Une telle hausse a été observée il y a des millions d’années lorsque des événements volcaniques à grande échelle comme les Trapps de Sibérie ont duré des millions d’années et ont produit d’énormes quantités de lave à travers cette région. Ces éruptions ont produit des champs de lave constitués de nombreuses et vastes coulées de lave qui se sont empilées les unes sur les autres. L’éruption desTrapps de Sibérie a provoqué le plus grand événement d’extinction de masse jamais observé sur Terre. Les gaz volcaniques ont largement contribué à l’événement d’extinction, mais le magma a également mis le feu à d’énormes gisements de charbon souterrains qui ont libéré de grandes quantités de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre.
Aujourd’hui, les activités humaines produisent chaque année 100 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que les volcans de la planète. En d’autres termes, le Mont St. Helens devrait entrer en éruption plus de 3 500 fois par an pour atteindre les émissions anthropiques de CO2. Les volcans influencent notre environnement local et le climat mondial, mais il ne faut pas compter sur eux pour résoudre nos problèmes climatiques actuels.
Source : Surveillance des volcans, USGS, HVO.

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These last days in France , all the news bulletins were focused on the presidential election. The media left aside the Covid-19 pandemic, and not a word was pronounced about Earth Day which as supposed to be celebrated on April 22nd. As I put id before, nobody cares about the fate of our planet. Earth Day was first established on April 22, 1970, to raise awareness of some of the harmful effects industrialization was having on the environment.

In its latest Volcano Watch article, HVO explains that participating in Earth Day can be as simple as remembering to turn off the light when you leave a room. Many people use Earth Day as an opportunity to educate themselves on their own personal carbon footprint It is also the right moment to think about how natural events influence environmental change.

For example, vegetation disappears on the slopes of a volcano, following an eruption. Depending on the scale of the eruption, the surrounding flora and fauna have probably been devastated by some combination of ash, volcanic gas, lava, or lahars. The resulting landscape seems inhospitable at first, but over time the volcanic deposits break down and release nutrients on which plants thrive. On the windward and wet east side of the Island of Hawaii, the substantial rainfall drives faster rates of plant growth, meaning the region can go from a barren and young lava flow to a thriving rainforest in under 150 years!

Volcanic influence is not limited to the nearby ground surface. Ash plumes from large explosive eruptions can temporarily block out the sun, turning the clearest day into the darkest night. The darkness can last from hours to days, or until most of the ash particles make their way back down to Earth’s surface. However, the smallest particles remain suspended high in the atmosphere, carried by wind currents for thousands of kilometers. These particles are trillions of tiny mirrors reflecting solar radiation back into space. SO2 combines with water droplets in the atmosphere and blocks solar radiation in the same way. Large volcanic eruptions can block so much solar radiation in this way that they briefly impact the climate. For instance, the 1883 eruption of Krakatoa in Indonesia plunged the region into total darkness for two and a half days and lowered global temperature for five years. An even larger eruption from Mount Tambora in 1815 resulted in “the year without summer” across Europe and North America. However, global cooling brought on by volcanic eruptions is only temporary and is not a solution to the current climate change crisis our planet is currently experiencing.

Volcanoes also regularly emit greenhouse gases into the atmosphere, but we will not notice any significant rise in global temperatures due to a single volcanic eruption. For that, have to look back millions of years ago when volcanic events occurred, creating the Siberian Traps, for example. These were large-scale eruptions that spanned millions of years and spewed enormous amounts of lava across Siberia. They produced lava fields made up of numerous and extensive lava flows stacked on one another. The Siberian Traps eruption caused the largest identified mass extinction event on Earth. Emissions of volcanic gases were a major contribution to the extinction event, but the magma also ignited huge underground coal deposits that released vast amounts of carbon dioxide (CO2) and other greenhouse gases.

Today, human activities annually produce more than 100 times the greenhouse gas emissions than global volcanism. In other words, Mount St. Helens would have to erupt over 3,500 times a year to match human CO2 emissions. Volcanoes influence our local environment and global climate, but we should not rely on them to solve our current climate woes.

Source: Volcano Watch, USGS, HVO.

 

Les sabres d’argent dans le cratère Haleakala (Maui), les épilobes sur les flancs du Mont St. Helens (Etat de Washington) ; les arbustes d’‘ŏhi‘a lehua sur la lave du Kīlauea (Hawaii) sont des exemples de la rapidité avec laquelle la végétation réapparaît après une éruption volcanique (Photos : C. Grandpey) .