Péninsule de Reykjanes (Islande) : nouvelles de l’éruption // Reykjanes Peninsula (Iceland) : news of the eruption

21 mars 2024 – 17 heures.

L’éruption a continué tranquillement aujourd’hui. La fissure éruptive est toujours active et la lave est émise par six bouches. Cependant, son débit n’est pas suffisante pour faire avancer les fronts de coulées. La nouvelle lave s’accumule maintenant sur les coulées précédentes.

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Image webcam de l’éruption

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Attention ! Les sites éruptifs sont interdits d’accès !
Comme l’éruption actuelle dure plus longtemps que les précédentes, certains voyageurs pourraient être tentés de se rendre en Islande pour assister au spectacle. Mais ce ne serait pas forcément une bonne idée. En effet, les routes menant à Grindavík sont fermées à toute circulation, à l’exception des habitants de la ville, des employés des entreprises et des personnes qui aident les habitants. Il y a des contrôles de police à l’entrée de ces routes. Pour les autres personnes, la ville de Grindavík, ses environs et les routes de la région resteront FERMÉS. Il est interdit de randonner dans la région.
De la même manière, les sites des anciennes éruptions de Fagradalsfjall et de Geldingadalir sont fermés. Les routes menant à la zone sont fermées pour des raisons de sécurité et la zone est fermée à la randonnée. Lorsqu’il sera à nouveau ouvert, le parc de stationnement P1 sera accessible par la route 427 en direction de l’est.
A noter également que le Blue Lagoon est toujours fermé. Un employé du Blue Lagoon a dû se rendre à l’hôpital hier en raison de symptômes d’empoisonnement au dioxyde de soufre (SO2), un gaz volcanique mesuré en fortes quantités dans certains secteurs de la péninsule de Reykjanes.

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March 22nd, 2024 – 5:00 pm.

The eruption has been going on quietly today. The eruptive fissure is still active and lava is emitted by six vents. However, the lava output is not sufficient to mabe the lava flow fronts move forward and the lava is accumulating on previous flows.

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Beware ! Access to eruptive sites is prohibited !

Because the current eruption is lasting longer than the previous ones, some travellers might be tempted to go to Iceland to watch the show. However, this time, this would not be a good idea. Indeed, roads to Grindavík are closed for all traffic except for inhabitants in the town, employees of companies and those who are helping inhabitants. There are police controls at the entrance of these roads. For otherpeople, the town of Grindavík, the area around and roads in the area will remain CLOSED. Hiking in the area is prohibited.

In the same way, the Fagradalsfjall and Geldingadalir eruption sites are closed. Roads to the area area closed due to security and the area is closed for hiking. When open again, arking area P1 can be accessed by road 427 direction from east.

It should also be noted that the Blue Lagoon is still temporarily closed. An employee of the Blue Lagoon had to go to the hospital yesterday due to symptoms of poisoning by sulphur dioxide (SO2), a volcanic gas that was measured in high quantities in many places on the Reykjanes Peninsula.

2023 a bien été l’année la plus chaude // 2023 was definitely the hottest year

On le savait déjà, mais l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) vient de confirmer que 2023 a officiellement été l’année la plus chaude de tous les temps.
L’OMM utilise six ensembles de données provenant de différents pays pour contrôler les températures sur Terre. Ces données révèlent que la température annuelle moyenne a été supérieure de 1,45°C à l’ère préindustrielle (1850-1900). Chaque mois entre juin et décembre 2023 a établi de nouveaux records. Juillet et août ont été les deux mois les plus chauds jamais enregistrés.
Depuis les années 1980, chaque décennie a été plus chaude que la précédente et les neuf dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées.

Toutes les agences climatiques confirment que 2023 a bien été l’année la plus chaude (Source: OMM)

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We already knew it, but the World Meteorological Organization (WMO) is confirming that 2023 officially smashed the global temperature record.
WMO uses six leading international datasets from across the globe to monitor global temperatures. They reveal a new annual temperature average of 1.45°C set against the pre-industrial era (1850-1900). Every month between June and December 2023 set new records. July and August were the two hottest months ever recorded.

Since the 1980s, each decade has been warmer than the previous one and the past nine years have been the warmest on record.

Vague de chaleur au Brésil et température ressentie record

Nouvelle conséquence du réchauffement climatique, la vague de chaleur qui touche l’Amérique latine depuis le début de l’année a fait grimper la température ressentie à 62,3 °C à à Guaratiba, un quartier de l’ouest de Rio de Janeiro (Brésil) pendant le week-end du 16 au 17 mars 2024. C’est un record depuis que ce type de mesure a commencé en 2014.

Avec une température réelle maximale de 42 °C le 17 mars, la température ressentie a atteint des sommets. Emblématiques de Rio, les plages d’Ipanema et Copacabana étaient noires de monde. Beaucoup de gens ont également trouvé refuge au parc de Tijuca, véritable poumon vert en pleine ville.

Dans le même temps, de très fortes précipitations affectent le sud du Brésil. Certaines localités de l’État du Rio Grande do Sul enregistrent des volumes de précipitations exceptionnellement élevés.

Les experts attribuent ces phénomènes extrêmes et l’instabilité météorologique au réchauffement climatique et au phénomène El Niño qui touche le cône sud de l’Amérique latine, en pleine période estivale, provoquant des incendies de forêt au Chili.

Voici ci-dessous quelques explications à propos des expressions « température ressentie », « chaleur ressentie » et « froid ressenti » .

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LA TEMPÉRATURE RESSENTIE.

La température ressentie est un indice qui exprime la sensation subjective de froid ou de chaleur en fonction de la température mesurée, du vent, de l’ensoleillement direct et de l’humidité relative. Si la température ressentie est exprimée par un nombre ressemblant à une température, il s’agit d’un indice, pas d’une température réelle. L’indice Windchill représente une sensation de froid sur la peau ; l’indice Humidex un inconfort dû à la chaleur et l’humidité.

Froid ressenti

Pour le froid, le calcul du Windchill (ou indice de refroidissement éolien) dépend du vent et de la température de l’air. Plus le vent est fort, plus le Windchill est bas. Par exemple pour une température de −10 °C et un vent de 30 km/h, l’indice est de -20, ce qui signifie que la sensation de froid est à peu près équivalente à celle ressentie à une température ambiante de −20 °C par une journée sans vent sur la peau nue.

 

Chaleur ressentie

La chaleur est de plus en plus inconfortable à mesure que l’humidité augmente. En effet, plus l’air est humide moins le mécanisme de transpiration est efficace pour rafraîchir le corps. La température ressentie dépend également du rayonnement solaire, qui frappe directement la peau ou non, et du vent.

L’indice Humidex est un « indice d’inconfort ressenti » utilisé au Canada et tenant compte seulement de l’humidité de l’air ambiant.

L’Indice de chaleur (Heat Index) utilisé aux États-Unis est similaire à l’Humidex mais ses valeurs sont exprimés en température équivalente.

La température au thermomètre-globe mouillé comporte des paramètres pour tenir compte de l’effet rafraîchissant du vent et aggravant de l’ensoleillement.

Utilité des indices de température ressentie

L’indice de refroidissement éolien est indispensable en hiver dans les pays au climat rigoureux comme le Canada. Il permet de conseiller la population sur les précautions à prendre.

Les différents indices de chaleur permettent d’estimer l’effet des chaleurs extrêmes sur la population : déshydratation, coup de chaleur, etc. qui peuvent mener de l’inconfort à la mort. P

La prévision des températures ressenties permet aux personnes et aux autorités de prendre les mesures nécessaires ( pour prévenir les effets des températures extrêmes.

Source : médias internationaux, Wikipedia, Météo France.

Un glacier artificiel pour lutter contre la sécheresse // An artificial glacier to fend off drought

L’agriculture est la principale source de revenus et de nourriture pour une grande partie de la population des villages de montagne du sud du Kirghizistan. Cependant, en raison du climat sec et du manque de terres arables, l’agriculture pose de gros problèmes. De plus,l’accès à l’eau est particulièrement difficile.

  (Source : Wikipedia)

Un article publié par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), gérée par les Nations Unies, donne l’exemple du village de Manzura où l’eau est fournie par une source située sur la montagne, à une distance de deux kilomètres. Chaque jour, les villageois font des allers-retours jusqu’à la source afin de rapporter suffisamment d’eau pour les personnes, les animaux et les plantes.
L’eau est rare dans de nombreux villages de cette région du Kirghizistan qui reçoit très peu de pluie. En hiver, il fait froid, avec presque pas de neige, et en été, il fait très chaud, avec pratiquement pas de pluie. Les principales sources d’eau sont dans les montagne, souvent dans des endroits difficiles d’accès.
Situé majoritairement en altitude, le Kirghizistan subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique. Les variations de températures conduisent à des régimes de précipitations peu fiables ; des pics de température plus fréquents provoquent aridité et sécheresse, en particulier dans les alpages.
Pour participer à la résilience des villages face à ces anomalies météorologiques, des experts de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ont proposé la construction d’un glacier artificiel dans le cadre du projet « Prospérité partagée grâce à la coopération dans les régions frontalières du Kirghizistan et de l’Ouzbékistan ». .
Financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix, le projet est mis en œuvre conjointement par la FAO et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et vise à renforcer la coopération environnementale et socio-économique transfrontalière entre l’Ouzbékistan et le Kirghizistan. Il vise également à renforcer la confiance entre les gouvernements locaux, les communautés et les organisations de la société civile. Le projet utilise des pratiques agricoles intelligentes pour préserver et maintenir les ressources naturelles communes.
Au début, beaucoup de gens n’ont pas pris au sérieux l’idée d’un glacier artificiel, mais les villageois ont soutenu cette initiative. Ils se sont mis au travail, avec le soutien technique et financier de la FAO. La construction du glacier artificiel a commencé par l’installation d’une canalisation souterraine. 55 personnes ont creusé de leurs propres mains une tranchée et posé des tuyaux depuis la source sur la montagne jusqu’au pâturage où paisse leur bétail. L’extrémité du tuyau a ensuite été relevée de 20 mètres au-dessus du sol.
Le glacier est né pendant l’hiver. L’eau qui jaillissait du tuyau a commencé à geler et à se transformer lentement en une immense tour de glace. Puis, pendant les mois d’été, la montagne de glace a fondu lentement, offrant ainsi auxvillageois un accès régulier à l’eau douce pour l’irrigation et l’usage domestique.
Durant le premier hiver, le glacier a fourni plus de 70 000 mètres cubes de glace. Le projet a intéressé les habitants d’autres villages, de sorte que de nouveaux glaciers artificiels apparaîtront probablement au cours des prochains hivers. Les autorités locales prévoient d’installer un glacier supplémentaire avec leurs propres finances et d’inclure les dépenses dans le plan budgétaire local.
Au Kirghizistan, la FAO soutient plusieurs projets visant à remédier à la pénurie d’eau et à aider les villageois à l’utiliser judicieusement. Par exemple, un système électronique de mesure du volume d’eau destiné à l’irrigation a été récemment introduit. Les technologies numériques comme celle-ci ont non seulement contribué à une distribution rationnelle de l’eau, mais ont également éliminé les conflits entre agriculteurs autour de cette ressource vitale.
Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Exemple de glacier artificiel au Kyrghyztan (Crédit photo: K. Abdykalykov)

Cette technique pour obtenir de la glace rappelle les « stupas de glace « érigés au Ladakh il y a quelques années, et décrits dans plusieurs notes sur ce blog :

Une solution contre le réchauffement climatique: Un stupa de glace // A solution against global warming : An ice stupa

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Agriculture is the main source of income and food for a large part of the local population in the mountain villages southern Kyrgyzstan. However, due to the dry climate and lack of arable land, it is difficult to grow crops there. Water is particularly challenging to access.

An article released by the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) gives the example of Manzura where the nearest water source is a mountain spring located two kilometres away. Every day, the villagers walk back and forth to the spring in order to bring back enough water for the people, animals and plants on their farm.

Water is scarce in many villages of this region which receives very little rain. In the winter, it is cold with almost no snow, and in summer, it is very hot with virtually no rain. The main water sources are mountain springs, but they are often in hard-to-reach places.

As a high-altitude country, Kyrgyzstan has been experiencing the effects of climate change acutely. Variations in temperatures are leading to unreliable precipitation patterns and more frequent peaks in temperature are causing aridity and drought, especially in mountain pastures.

To increase the communities’ resilience to these weather anomalies, experts from the Food and Agriculture Organization of the United Nations proposed the construction of an artificial glacier in the region as part of the “Shared prosperity through cooperation in border regions of Kyrgyzstan and Uzbekistan” project.

Funded by the United Nations Peacebuilding Fund, the project is implemented jointly by FAO and the United Nations Population Fund (UNFPA) and is aimed at enhancing cross-border environmental and socio-economic cooperation between Uzbekistan and Kyrgyzstan. It also works to build confidence and trust between local governments, communities and civil society organisations. The project uses сlimate-smart agricultural practices to preserve and sustain common natural resources.

At the beginning, many took the idea of an artificial glacier as a joke, but the residents of the village supported the initiative. The villagers undertook the construction themselves, with FAO providing technical and financial support. Constructing the artificial glacier began with installing an underground pipeline. 55 people manually dug a trench and laid pipes from the mountain spring to the pasture, where their livestock graze. The end of the pipe was then raised 20 meters above the ground.

In the winter, the glacier was born. The water from the pipe began to freeze and slowly turn into a huge ice tower. Then in the summer months, the mountain of ice slowly melts, providing residents with regular access to fresh water for irrigation and for domestic use.

During the first winter, the glacier provided more than 70 thousand cubic metres of ice. The project interested residents of other villages, sothat more artificial glaciers are likely to be built in the coming winters. Local authorities plan to install one more glacier from their own funding sources and include the expenses into the local budget plan.

In Kyrgyzstan, FAO is supporting several projects to address water scarcity and help villagers use it judiciously. For example, an electronic system for measuring the volume of irrigation water has been recently introduced. Digital technologies like this one have not only helped in the rational distribution of water but also eliminated conflicts among farmers over this vital resource.

Source : Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO).

This technique to obtain ice reeminds me of the « ice stupas » that were built in Ladakh a few years ago (see article above).