Une belle histoire de sérum… (3)

Si des milliers de vies humaines ont été sauvées, cette incroyable course au sérum a causé la mort de six chiens qui n’ont pas supporté le froid intense. Ces animaux ont tous été salués par les autorités américaines et sont, depuis, considérés comme de vrais héros de la nation.

Togo, le chien de tête de Leonhard Seppala a, pour sa part, couru sur une distance de 424 kilomètres, la plus longue couverte par un chien au cours de ces quelques jours. Son exploit passera au second rang, car Balto lui a volé la vedette. Malgré un dernier relais bien plus court, ce dernier a été célébré par la presse américaine et internationale comme étant le seul et vrai véritable héros de cette aventure, puisqu’il était le chien de tête lors de l’arrivée à Nome.

Balto appartenait à l’éleveur norvégien Leonhard Seppala. C’était un croisé de Husky de Sibérie né à  Nome en 1923. La race est originaire de Russie ; elle a été introduite aux États Unis en 1905 pour servir de chien de traîneau car les Huskies sont bien plus résistants et légers que les Malamutes élevés dans l’ouest de l’Alaska. Très vite, Balto surprend par son gabarit. En effet, il est un peu plus imposant que le reste de la meute. Il est donc décidé de l’utiliser comme chien de travail pour l’industrie minière locale. Rien ne semblait alors le prédestiner à atteindre la célébrité. Cependant, tout bascule en 1925 lorsqu’il est réquisitionné par Seppalaafin pour participer à la course au sérum. Son attelage est dirigé non pas par son propriétaire, mais par son assistant, Gunnar Kaasen, qui aura pour mission de mener l’avant-dernier relais.

Plusieurs théories existent sur ce qui s’est passé avec le groupe de chiens guidés par Gunner Kaassen. Certaines affirment que Balto a été le chien de tête durant la totalité du trajet. D’autres affirment que le chien de tête n’arrivait plus à s’orienter et que Balto l’a remplacé. D’autres théories prétendent que le chien de tête s’est cassé une patte et que Balto l’a remplacé. Ce qu’il y a de sûr et certain, c’est que Balto a pris la place du chien de tête même si peu croyaient en sa capacité d’être un leader d’attelage.

Après son exploit, Balto a été vendu avec d’autres chiens au zoo de Cleveland (Ohio) où il a vécu jusqu’à l’âge de 14 ans. Il  est mort le 14 mars 1933. Il a été empaillé et on peut le voir au Musée d’Histoire Naturelle de Cleveland. La répercussion médiatique de l’histoire de Balto fut telle qu’une statue lui fut érigée dans Central Park à New York. On peut lire sur le piédestal de la statue :

« Dedicated to the indomitable spirit of the sled dogs that relayed antitoxin six hundred miles over rough ice, across treacherous waters, through Arctic blizzards from Nenana to the relief of stricken Nome in the Winter of 1925. Endurance · Fidelity · Intelligence »

« Dédiée à l’esprit invincible des chiens de traîneaux qui, en se relayant sur 600 miles de glace difficile et d’eaux pleines de pièges, ont transporté l’antitoxine en affrontant le blizzard arctique entre Nenana et Nome, frappée par la maladie, au soulagement de la population, pendant l’hiver de 1925. Endurance – Fidélité – Intelligence »

Chaque année en Mars a lieu l’Iditarod, la plus célèbre des courses de chiens de traîneaux. Le trajet va d’Anchorage à Nome, en mémoire du parcours suivi par le sérum antidiphtérique en 1925. En 2021, à cause de la pandémie de Covid-19, la course est différente. Tout d’abord, le célèbre Ceremonial Start a été annulé à Anchorage et le départ officiel s’est fait sans public. Au lieu du traditionnel parcours de 1 000 miles (environ 1600 km) vers Nome, les équipages suivent un parcours baptisé «Iditarod Gold Trail Loop». Il emprunte une partie du parcours traditionnel par le sud jusqu’au point de contrôle d’Iditarod,. Les mushers et leurs chiens feront ensuite demi-tour pour une arrivée à Willow, à quelques kilomètres au nord d’Anchorage.  Ce parcours d’environ 860 miles est plus court qu’une année normale, mais il traverse à l’aller et au retour des portions notoirement difficiles avec, en particulier, les montagnes de la Chaîne de l’Alaska. A noter que c’est la dernière année que la compagnie pétrolière Exxon Mobil sponsorise cette course.

  (Photo : C. Grandpey)

Aujourd’hui Nenana est un important centre d’élevage de chiens de traîneaux. Plusieurs mushers de la localité ont participé aux grandes courses comme l’Iditarod et la Yukon Quest J’ai eu la chance d’être invité par Bill Cotter, vainqueur de la Yukon Quest en 1987 et participant à 19 reprises à l’Iditarod, avec une remarquable 3ème place en 1995. Je ne suis pas près d’oublier le trajet en compagnie de Bill dans un chariot tiré par les chiens à travers la toundra autour de Nenana !

Tête d’attelage à Nenana (Photo : C ; Grandpey)

Une belle histoire de sérum…. (1)

Aujourd’hui 6 mars 2021 a lieu à Anchorage (Alaska) le départ de l’Iditarod, la plus célèbre course de chiens de traîneaux au monde. Elle doit son existence à une belle histoire de sérum…

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Avec la pandémie de Covid-19, l’un des mots les plus fréquemment utilisés dans le monde à l’heure actuelle est « vaccin », en espérant que ce remède miracle aidera à retrouver une vie normale. Pendant l’hiver de l’année 1925 en Alaska, c’est le mot « sérum » qui était dans toutes les bouches.

L’histoire commence la veille de Noël 1924 dans le village inuit de Holy Cross près de Nome, localité de quelque 1500 habitants – alors qu’elle en comptait 20 000 au début du siècle avec la Ruée vers l’Or – sur la côte ouest de l’Alaska. Le Docteur Curtis Welch, le seul médecin de Nome, travaillait dans l’hôpital de la ville où il disposait de 25 lits et était épaulé par quatre infirmières.

Nome en 1916 (Source : Wikipedia)

Le 24 décembre 1924, il est appelé pour examiner un enfant malade. Le praticien diagnostique une angine, mais le gosse décède le jour de Noël.

Le 28 décembre, le médecin constate le décès d’un second enfant dans le village de Holy Cross. Il demande l’autorisation de l’autopsier, de manière à vérifier qu’il ne s’agit pas d’une maladie plus grave. La famille de l’enfant refuse.

Au cours du mois de janvier 1925, deux autres enfants inuit décèdent d’une forte angine.

Le 20 janvier 1925, le docteur Welch est consulté pour une angine sur un enfant de trois ans à Nome. Il diagnostique sur lui un cas de diphtérie, maladie hautement contagieuse touchant essentiellement les enfants et les personnes âgées. Le médecin possède 80 000 unités d’antitoxines, mais elles sont périmées. Quelques mois auparavant, il avait commandé de nouvelles doses, mais elles n’étaient pas arrivées à Nome avant que le port soit bloqué par la glace. Le docteur Welch décide néanmoins de tenter le tout pour le tout en administrant une dose périmée à un enfant malade.

Curtis Welch se rend compte de la gravité de la situation sanitaire à Nome et il demande au maire d’organiser en urgence un conseil municipal extraordinaire au cours duquel il explique qu’il a absolument besoin d’un million d’unités de sérum pour stopper l’épidémie. Il lui reste 74 000 unités périmées. Le conseil municipal décide de placer la ville en quarantaine, d’autant que la petite fille qui a reçu la dose périmée décède elle aussi de la diphtérie le 22 janvier 1925. Malgré la quarantaine, la maladie se propage et on a des craintes pour les 10 000 habitants de la région. Tout le monde a encore en tête les dégâts causés par l’épidémie de grippe espagnole en 1918-1919, en particulier au sein des populations autochtones.

Un message est envoyé par télégraphe aux principales villes de l’Alaska pour qu’elles envoient en urgence de l’antitoxine. Le 24 janvier la situation s’est encore aggravée à Nome avec deux décès supplémentaires, 20 cas de diphtérie confirmés et 50 soupçonnés.

Une réunion du Bureau de la Santé à Juneau, la capitale, envisage deux solutions : l’avion ou un acheminement par train et traîneaux tirés par des chiens.

L’option aérienne est vite éliminée car le froid est intense en Alaska. La température va de −20°C sur la côte à −35°C dans les terres au meilleur de la journée. La nuit, le mercure peut descendre en dessous de −50°C. Les seuls avions disponibles ne sont pas adaptés pour affronter de telles conditions météorologiques. Il y aurait un risque de perdre la cargaison.

Il est donc finalement décidé que le train transportera le précieux sérum d’Anchorage à Nenana, gare la plus proche de Nome. De là, un relais de traîneaux tirés par des chiens effectuera la distance séparant Nenana de Nome, soit 1 080 kilomètres, avec une rencontre à mi-chemin, à Nulato.

Carte du trajet parcouru par le sérum (Image tirée de l’excellent livre  The Cruellest Miles de Gay et Laney Salisbury

Une nouvelle histoire d’ours…

J’adore les histoires de l’Arctique profond, celles qui ne peuvent se dérouler que dans cette partie du monde où l’on se trouve très souvent loin de tout. Il y a bien sûr les anecdotes liées à la Ruée vers l’Or au 19ème siècle, mais aujourd’hui encore, certains habitants sont confrontés à des situations qui sortent de l’ordinaire. La presse alaskienne a raconté la mésaventure que vient de connaître une habitante du sud de l’Alaska.

Dans ma campagne creusoise à l’époque où j’étais môme, les toilettes ne se trouvaient généralement pas à l’intérieur de la ferme. Un petit cabanon avait souvent été édifié à l’extérieur de la maison, au fond du jardin, et il fallait parfois affronter le froid et le mauvais temps pour atteindre ce lieu intime. C’est encore parfois le cas dans la toundra arctique et il faut donc en ce moment se déplacer dans la nuit polaire pour aller satisfaire un besoin naturel.

La protagoniste de l’histoire en question voyageait dans le sud-est de l’Alaska en compagnie de son frère et de la petite amie de ce dernier. Ils avaient trouvé un logement simple dans une yourte  en pleine nature, avec les toilettes à une cinquantaine de mètres. Au cours de la nuit, la femme se rendit dans l’édicule, mais à peine eut-elle posé son postérieur sur le siège qu’elle bondit en poussant  un cri car elle venait de ressentir une douleur violente à une fesse.

Dès qu’il entendit le cri, le frère de cette femme se précipita en s’éclairant à l’aide d’une lampe frontale. L’homme pensa d’abord que sa sœur avait été mordue par quelque rongeur comme un écureuil ou un vison qui abondent dans la région. Quand il souleva le couvercle du siège, quelle ne fut pas sa surprise de se trouver nez à nez avec un ours noir, aussi appelé baribal ! L’ours ne s’est pas enfui et ne s’est pas montré agressif. Selon l’homme, il avait plutôt l’air d’être en léthargie, ce qui est normal au mois de février car les ours sont censés être en hibernation.

La blessure subie par la femme ne présentait pas de gravité. Elle a pu être traitée d’abord sur place, puis à l’hôpital pour éviter toute complication. Il se pourrait que l’ours lui ait juste donné un coup de patte. L’animal avait déjà été vu en train de rôder dans le secteur. Il n’est pas le seul ours encore sur pied actuellement ? Cela s’explique par une saison automnale relativement pauvre en saumons, de sorte que les plantigrades n’ont pas forcément fait le plein de graisse et de protéines. De ce fit, leur hibernation est moins profonde. Il est probable que l’ours de l’histoire a découvert une ouverture sous le cabanon et s’y est introduit il y a plusieurs semaines pour en faire sa tanière.

La femme a déclaré qu’elle devait être la seule personne au monde à qui une telle mésaventure était arrivée !

Source : Anchorage Daily News.

Vous trouverez d’autres histoires d’ours dans un ouvrage intitulé  Dans les Pas de l’Ours que j’ai écrit avec Jacques Drouin. Il a été publié aux Editions Sequoia et est disponible en librairie ou sur Internet.

Photos : C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’INSIVUMEH indique que l’activité du Pacaya (Guatemala) a augmenté ces derniers jours, et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à la couleur Jaune.

En particulier, l’activité strombolienne est assez intense au niveau du cône McKenney à l’intérieur du cratère. Les explosions génèrent d’épaisses colonnes de cendres et de gaz qui atteignent une altitude d’environ 3,8 km. Il est fait état de retombées de cendres dans plusieurs localités.

https://youtu.be/tebs3_l__j0

Comme pendant les semaines précédentes, on observe plusieurs coulées de lave pouvant atteindre 1,2 km de longueur.

Les personnes vivant à proximité de Pacaya doivent prêter attention aux informations diffusées par les autorités locales et avoir 72 heures de provisions prêtes à être emportées par chaque membre de la famille en cas d’évacuation.

Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du volcan.

Source: INSIVUMEH.

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L’Etna (Sicile) reste très actif. Les scientifiques de l’IGNV ont visité la zone sommitale le 5 Février 2021 et constaté que l’activité strombolienne se poursuit au niveau du Cratère sud-est. De la même façon, une intense activité strombolienne continue à partir de plusieurs bouches au fond de la Bocca Nuova (voir vidéo ci-dessous), avec des projections qui dépassent la lèvre du cratère. Une activité strombolienne et effusive est observée dans la Voragine, avec une petite coulée de lave intra-cratèrique qui se dirigeait vers la Bocca Nuova. Une activité explosive a également été observée à l’intérieur du Cratère nord-est. Le tremor est stable à des valeurs relativement élevées. Aucune déformation du sol n’est enregistrée.

https://youtu.be/4RMyJvUdyNE

Source : INGV.

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Le nouveau dôme de La Soufrière de Saint-Vincent continue de croître en progressant latéralement vers le nord et le sud. Le volume du dôme a été estimé à 5,93 millions de mètres cubes le 1er février 2021. La présence de dioxyde de soufre (SO2) a été détectée par les instruments. L’absence de SO2 dans les premiers stades de l’éruption était due à l’interaction du gaz avec les eaux souterraines (le SO2 se dissolvait dans les eaux souterraines). Le fait que le SO2 soit maintenant émis par le volcan révèle un assèchement de la nappe phréatique. Les émissions de gaz les plus actives se situent au niveau des zones de contact entre le dôme de 1979 et le dôme actuel, ainsi qu’au sommet du nouveau dôme. Les gaz acides émis par le dôme continuent à causer des dégâts à la végétation en aval du sommet.

Source: UWI

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L’éruption du Kilauea continue. La lave sort d’une bouche qui perce la paroi intérieure nord-ouest de l’Halema’uma’u. Le 9 février 2021, la lave avait comblé une profondeur d’environ 215 m du cratère. Le HVO explique que seule la partie ouest du «lac de lave» est active.

En fait, ce qui se passe sur le Kilauea n’est pas vraiment un lac de lave au sens où on l’entend habituellement, avec des courants de convection qui font se déplacer la surface. Ici, c’est plutôt une énorme accumulation de lave qui pourrait devenir un lac de lave si le niveau de la surface s’élève au-dessus de la bouche d’alimentation.

Les dernières mesures de SO2 font état d’environ 2 200 tonnes par jour.

Source: HVO.

On notera que la tête du HVO vient de changer. Ken Hon, qui a récemment pris sa retraite en tant que professeur de géologie à l’Université d’Hawaï à Hilo, succède à Tina Neal qui est retournée travailler à l’Alaska Volcano Observatory (AVO). Hon a déjà effectué des recherches au sein du HVO de1987 à 1990 : études pétrologiques, cartographie géologique de grandes caldeiras aux États-Unis et en Russie, formation et mise en place des coulées et tunnels de lave.

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Dans son dernier bulletin hebdomadaire (29 janvier-5 février 2021) concernant la Montagne Pelée, l’observatoire volcanologique et sismologique de Martinique (OVSM) indique que la sismicité d’origine volcanique a augmenté au cours de cette dernière semaine, mais aucun événement n’a été ressenti par la population.

Depuis le 29 janvier, l’OVSM a enregistré au moins 73 séismes, contre 14 la semaine précédente. Ils étaient de type volcano-tectonique, d’une magnitude inférieure à M 1, et localisés à faible profondeur à l’intérieur de l’édifice volcanique, entre 1600 m sous le niveau de la mer et 1000m au-dessus du niveau de la mer. L’OVSM précise que cette sismicité de type volcano-tectonique, caractérisée par des signaux haute fréquence, est associée à de la micro-fracturation dans l’édifice volcanique.

Durant la période de ce rapport, les instruments ont enregistré 2 séismes de type hybride (basse et haute fréquence). Les signaux basse fréquence sont associés à la migration de fluides à l’intérieur de l’édifice volcanique.
La sismicité d’origine volcanique reste au-dessus du niveau de base moyen enregistré entre le 1er janvier 2015 et avril 2019 (date du début de la hausse de la sismicité).
Le niveau d’alerte reste Jaune : Vigilance.

Source : OVSM.

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Selon le PVMBG, l’éruption du Raung (Indonésie) se poursuit avec des explosions qui génèrent des panaches de cendres jusqu’à 5,5 km d’altitude. On a souvent observé de l’incandescence au niveau du cratère début février, ainsi que des épisodes de grondement et de rugissement du volcan. La couleur de l’alerte aérienne est Orange et le niveau d’alerte volcanique à 2 (sur une échelle de 1 à 4) depuis le 20 janvier 2021. Il est conseillé aux visiteurs de rester à au moins 2 km du cratère.

Sommet du Raung vu depuis le Kawah Ijen. On remarquera les flancs supérieurs dépourvus de végétation et la lèvre de la caldeira de 2km de diamètre (Photo : C. Grandpey)

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Quand un lahar se déclenche en Indonésie suite à de fortes pluies, ce n’est pas de la rigolade ! Vous vous en rendrez compte en cliquant sur ce lien qui montre un lahar survenu le 8 février 2021 au matin sur le Semeru. Par bonheur le conducteur du véhicule emporté par le courant avait réussi à s’extirper à temps.

https://youtu.be/YwOzvprEN8I

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Le dôme de lave du Merapi (Indonésie) continue de croître, avec des coulées pyroclastiques qui parcourent plus de 600 mètres sur le flanc SO du volcan. Le volume du dôme a été estimé à 117 400 mètres cubes le 4 février 2021, avec une vitesse de croissance d’environ 12 600 mètres cubes par jour. 537 personnes restaient évacuées le 3 février. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 5 km du sommet.

Source: BPPTKG.

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La situation est inchangée au Kamchatka. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymianny et le Sarychev. Des explosions peuvent se produire à tout moment et faire passer cette couleur au Rouge. En effet, la région est survolée par les lignes aériennes entre l’Amérique et l’Asie.

Source : KVERT.

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Les dernières images satellites (6 février 2021) montrent deux dépôts de cendres sur une distance d’au moins de 3 km au nord du cratère North Cerebus du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Selon l’AVO, il n’y a aucun signe d’une activité continue, mais les dépôts de cendre laissent supposer que le volcan n’est pas endormi et peut se réveiller à tout moment. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à « Watch » (Vigilance).

La dernière activité significative du Semisopochnoi remonte à juin 2020.

Source: AVO.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

INSIVUMEH indicates that activity at Pacaya (Guatemala) has increased over the past few days, prompting authorities to raise the Alert Level to Yellow.

In particular, Strombolian activity is quite intense at the McKenney cone within the crater. The explosions generate dense columns of ash and gas, reaching a height of about 3.8 km above sea level. Ashfall has been observed in several communities.

https://youtu.be/tebs3_l__j0

Like during the previous weeks, effusive activity is generating several lava flows as long as 1.2 km.

People living in the vicinity of Pacaya should pay attention to the information shared by local authorities, and have the 72-hour backpack ready for each member of the family in case of an evacuation.

Residents and tourists are asked not to approach the area around the volcano.

Source: INSIVUMEH.

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Mt Etna (Sicily) remains very active. INGV scientists visited the summit area on February 5th, 2021 and noted that Strombolian activity continues at the Southeast Crater. Likewise, intense Strombolian activity continues from several vents at the bottom of Bocca Nuova (see video below), with projections that rise beyond the crater rim. Strombolian and effusive activity is observed in the Voragine, with a small intracrateric lava flow which was heading towards Bocca Nuova. Explosive activity was also observed inside the Northeast Crater. The tremor is stable at fairly high values. No soil deformation is recorded. https://youtu.be/4RMyJvUdyNE

Source: INGV.

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The new dome at St Vincent’s La Soufriere  continues to grow with lateral spreading of material towards the north and south. The volume of the dome was measured at 5.93 million cubic metres on February 1st, 2021. The presence of sulphur dioxide (SO2) has been detected by the instruments. The absence of SO2 in the early stages of the eruption was due to the interaction of the gas with the groundwater (SO2 was dissolving in the groundwater). The fact that SO2 is now coming out of the volcano suggests that the groundwater is drying up.

The most active gas emissions are at the contact areas between the pre-existing 1979 dome and the current dome, as well as the top of the new dome. Damage to vegetation, from acidic gases emitted from the growing dome, downslope of the summit, continues to be observed.

Source: UWI

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Kilauea is erupting, with lava erupting from a vent on the northwest side of Halema’uma’u Crater. On February 9th lava had filled a depth of about 215 m of the crater. HVO explains thatonly the western portion of the “lava lake” is active.

Actually, what is happening at Kilauea is not really a lava lake which usually moves thanks to convection currents. Here, it is rather a huge accumulation of lava. It might become a lava lake if the level of the surface rises higher than the supply vent.
The most recent SO2measurements reached about 2,200 tons per day.

Source: HVO.

It should be noted that a new Scientist-in-Charge has been named for the Hawaiian Volcano Observatory.

Ken Hon, recently retired from his position as a geology professor in the Geology Department at the University of Hawaii at Hilo, succeeds Tina Neal, who returned to the Alaska Volcano Observatory. Hon was a volcanologist at HVO from 1987 to 1990. His research has focused on petrologic studies, geologic mapping of large calderas in the United States and Russia, formation and emplacement of lava flows and lava tubes.

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 In its latest weekly report (January 29th – February 5th, 2021) concerning Montagne Pelée, the volcanological and seismological observatory of Martinique (OVSM) indicates that volcanic seismicity increased last week, but no event was felt by the population.

Since January 29th, OVSM has recorded at least 73 earthquakes, up from 14 the previous week. They were volcano-tectonic, with a magnitude less than M 1, and located at a shallow depth inside the volcanic edifice, between 1600 m below sea level and 1000 m above sea level. sea. The OVSM specifies that this volcano-tectonic seismicity, characterized by high frequency signals, is associated with micro-fracturing in the volcanic edifice.

During the same period, the instruments recorded 2 hybrid earthquakes (low and high frequency). The low frequency signals are associated with the migration of fluids within the volcanic edifice.

Volcanic seismicity remains above the average background level recorded between January 1st, 2015 and April 2019 (when seismicity started to increase).

The alert level remains Yellow: Watch.

Source: OVSM.

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According to PVMBG, the eruption of Raung (Indonesia) continues with explosions ejecting ash up to 5.5 km above sea level. Incandescence was often seen at the crater in early February, as well as rumbling and roaring episodes.

The Aviation Colour Code has been at Orange and the Alert Level at 2 (on a scale of 1 – 4) since January 20th 2021. Visitors are advised to stay away at least 2 km from the crater.

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When a lahar is triggered by heavy rains in Indonesia, the situation is very serious.You will realize it by clicking on this link which shows a lahar which occurred on the morning of February 8th, 2021 on Mt Semeru. Fortunately, the driver of the vehicle that was swept away by the current had managed to get out in time.

https://youtu.be/YwOzvprEN8I

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Mt Merapi’s lava dome (Indonesia) continues to grow with pyroclastic flows travelling over 600 metres on the SW flank of the volcano. The volume of the dome was estimated at 117,400 cubic metres on February 4th, 2021, with a growth rate of about 12,600 cubic metres per day. 537 people remained evacuated as of February 3rd. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 5 km away from the summit.

Source: BPPTKG.

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The situation is unchanged in Kamchatka. The aviation colour code remains Orange for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny and Sarychev. Explosions can occur at any time and cause this colour to change to Red. Indeed, the region is on the routes of airlines between America and Asia.

Source: KVERT.

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The latest satellite images (February 7th, 2021) showed two ash deposits extending at least 3 km to the north from North Cerebus Crater on Semisopochnoi (Aleutians / Alaska). According to AVO, there is no evidence for continuing activity, but observation of a new deposit suggests renewed unrest and that the volcano may erupt at any time. As a consequence, the Aviation Colour Code has been raised to Orange and the Volcano Alert Level to Watch.

Semisopochnoi’s last detected activity was in June 2020.

Source : AVO.

Nouvelle photo du cratère de La Soufrière de St Vincent avec le nouveau dôme au premier plan et l’ancien juste derrière (Source : UWI)