L’Épisode 41 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) !

Samedi 24 janvier 2026 – 23 heures (heure française).

L’Épisode 41 du Kilauea, avec ses fontaines de lave, a débuté à 11h10 (heure locale) le 24 janvier 2026.dans le cratère de l’Halemaʻumaʻu. Comme lors des épisodes précédents, l’événement a commencé par des débordements de lave au niveau des bouches éruptives nord et sud, où l’on pouvait également observer des fontaines en dôme. Cette activité a évolué en fontaines de lave dont la hauteur a progressivement augmenté. Elles montent très haut, au moins à 300 mètres. Du grand spectacle !

Images webcam de l’éruption

Il est 12 heures à Hawaï, 23 heures en France. Il est donc l’heure d’aller faire de beaux rêves. Vous trouverez les dernières nouvelles de l’éruption dès demain matin sur ce blog. Bonne nuit!

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Dimanche 25 janvier 8 heures (heure française).

L’Épisode 41 de l’éruption du Kilauea s’est poursuivi pendant mon sommeil et s’est arrêté vers 19h26 le 24 janvier (heure locale – 6h26 le 25 janvier, heure française), après environ 8 heures et 20 minutes de fontaines de lave. La hauteur des fontaines qui jaillissaient des bouches nord et sud a atteint son maximum peu après 12h30, avec entre 460 et 480 mètres. D’importantes retombées de téphras ont été signalées dans le parc national et ses environs, jusqu’à Hilo et sur le littoral de Puna. Les fontaines émises par les deux bouches ont conservé la même taille pendant toute l’éruption, puis ont commencé à diminuer lentement après 13h00. Le débit effusif maximal, de 800 mètres cubes par seconde, a été enregistré juste après 12h30. L’Épisode 41 s’est terminé avec un débit effusif moyen de 360 ​​mètres cubes par seconde. On estime à 11 millions de mètres cubes le volume de lave émise. Elle a recouvert environ 80 à 85 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. À 20 h 10, une inflation d’environ 0,6 micromètre était enregistrée depuis la fin de l’Épisode 41. Cela signifie qu’un 42ème épisode éruptif est probable dans les prochains jours.
Source : HVO.

Image webcam des derniers instants de l’Épisode 41

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Saturday January 24th, 2026 – 11 pm (French time).

Episode 41 of lava fountaining in Halemaʻumaʻu began at the summit of Kīlauea began at 11:10 a.m. (local time) on January 24 2026.  Like during previous episodes, the event started with lava overflows from both the north and the south vents where dome-shaped fountains could also be observed. This activity developed in lava founatins whose height progressively incresed. They are rising very high, at least 300 meters. A great show !

It’s now noon in Hawaii, 11 p.m. in France. So it’s time for sweet dreams. You’ll find the latest news about the eruption on this blog as soon as tomorrow morning. Good night everybody !

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Sunday January 25th, 8:00am (French time).

Episode 41 of the Kilauea eruption continued while I was sleeping and stopped at approximately 7:26 p.m.on January 24th (local time – 6:26 am on January 25th, French time) after about 8 hours and 20 minutes of lava fountaining. North and south vent fountain heights peaked just after 12:30 p.m., with maximum fountain heights estimated around 460 to 480 meters. Widespread tephra fall has been reported in the National Park and surrounding areas and as far away as Hilo and coast areas of Puna. Fountains from both vents remained relatively close in size during the eruption but began slowly declining after 1:00 p.m. The highest effusion rate of 800 cubic meters per second occurred just after 12:30 p.m. Episode 41 ended with an average effusion rate of 360 cubic meters per second. An estimated11 million cubic meters of lava erupted and covered about 80-85% of Halemaʻumaʻu crater floor. As of 8:10 p.m., about 0.6 micrometers of inflation were recorded since the end of episode 41. This means that a 42nd eruptive episode is likely in some days.

Source : HVO.

 

La Sicile meurtrie par le cyclone Harry

Alors que l’attention des médias internationaux se concentrait sur le Forum économique mondial à Davos (Suisse), les menaces de tarifs douaniers et autres facéties du président Trump avec le Groenland, une autre île européenne faisait face à un choc économique dévastateur.

La Sicile, la plus grande île de la Méditerranée, était violemment frappée par le cyclone Harry. Pendant plusieurs jours, des vagues extrêmes et des pluies torrentielles ont déferlé sur sa côte ionienne orientale, balayant des infrastructures publiques, endommageant des habitations et perturbant une économie touristique qui soutient une large part des revenus de la région.

Dans la nuit du 20 au 21 janvier 2026, au large de l’est de la Sicile, les vagues ont dépassé 12 mètres de hauteur, un phénomène inédit pour l’Italie et la mer Méditerranée. Les estimations préliminaires des autorités locales évaluent les dégâts liés au secteur public à 740 millions d’euros, un chiffre qui devrait grimper bien au-delà du milliard une fois comptabilisées les pertes des hôtels, restaurants et services associés. Le maire de Taormine, l’une des destinations touristiques les plus prisées d’Europe du Sud, a expliqué aux médias italiens que les seuls dommages aux infrastructures publiques dans des communes côtières comme Letojanni, Santa Teresa di Riva, Mazzeo, Roccalumera et Giardini Naxos, sont estimés à environ 100 millions d’euros. Sans parler des dégâts causés aux réseaux d’électricité et d’eau, aux stations d’épuration et aux dizaines de maisons en bord de mer. Les photos et vidéos diffusées dans les journaux et sur les réseaux sociaux sont impressionnantes. On a de véritables scènes de guerre tellement la destruction est importante.

Source: presse italienne

Heureusement, malgré l’ampleur des destructions, aucune victime n’a été recensée, un résultat que l’on peut attribuer à l’efficacité des alertes de la protection civile régionale et des secours.

Le gouvernement régional sicilien a bien sûr immédiatement demandé la déclaration de l’état d’urgence, et la mesure devrait être approuvée par le Conseil des ministres italien dans les prochains jours. Il est nécessaire que des mesures soient prises dans l’urgence pour éviter une amplification des dommages économiques.

Les autorités siciliennes et l’État italien comptent également solliciter le Fonds de solidarité de l’Union européenne, créé pour répondre aux grandes catastrophes naturelles en Europe. Cet argent permettrait à la fois la réparation des infrastructures et des travaux d’atténuation des risques à long terme.

Certains membres du Parti Démocrate italien ont suggéré de transférer une partie des fonds destinés à la construction du pont sur le détroit de Messine à la reconstruction de la côte sicilienne, mais cette suggestion n’a pas été suivie d’effet.

La saison touristique approche rapidement et de grandes portions du littoral pourraient ne pas être entièrement restaurées à temps pour l’été prochain, ce qui accroît le risque de pertes de réservations, de baisse de l’emploi et d’effets d’entraînement sur l’ensemble de l’économie régionale. Le maire de Taormine a déclaré : « Nous ferons tout notre possible pour maintenir la qualité des services et revenir à la normale au plus vite. »

Ce sont les zones résidentielles du littoral qui ont été le plus durement touchées. Le phénomène a, et aura, tendance à se répéter avec le réchauffement climatique et la hausse de niveau des mers et des océans. On a trop tendance à oublier qu’il y a quelques décennies les littoraux étaient occupés par des zones dunaires ou marécageuses qui faisaient office de tampon au moment des tempêtes. Ces protections ont disparu avec la mode des résidences « pieds dans l’eau » et l’Homme paye aujourd’hui ses erreurs du passé.

Source : presse italienne.

Voici une vidéo montrant les dégâts subis par la côte ionienne de la Sicile dans le secteur de Letojanni, station balnéaire au nord de Taormine :

https://youtu.be/5Mag11NUDe8

Un fidèle lecteur de mon blog vient de m’envoyer d’autres  vidéos montrant l’ampleur des dégâts à Stromboli, Acitrezza, Syracuse, Lipari, etc. :

https://www.facebook.com/share/v/1AUFDMBHyc/

https://www.facebook.com/share/v/1DszVSwnm3/

https://www.facebook.com/share/r/1K76cQH8Pq/

https://www.facebook.com/share/v/17AWoTg5yR/

https://www.facebook.com/share/r/179i54xbBc/

Le Groenland et les nouvelles voies de navigation // Greenland and new shipping lanes

La volonté du président Trump de contrôler (voire d’annexer) le Groenland repose sur trois motivations principales :

1) des raisons stratégiques et sécuritaires liées à la situation géographique de l’île. Elles apparaissent clairement si l’on regarde une carte de l’Arctique. Par ailleurs, la Chine et la Russie s’intéressent également au Groenland, et Donald Trump n’a aucune envie de se faire devancer et qu’elles s’emparent de l’île.

2) la richesse du sous-sol en pétrole, gaz naturel, minéraux et terres rares, souvent enfouis sous la calotte glaciaire, constitue un autre facteur., même si certaines de ces ressources semblent très difficiles à extraire.
3) Enfin, la fonte des glaces dans l’océan Arctique ouvrira de nouvelles voies de navigation. Les passages du Nord-Est et du Nord-Ouest acquerront une importance inédite. Ils permettront aux transporteurs maritimes d’économiser des millions de dollars de carburant en empruntant un itinéraire beaucoup plus court entre l’Europe et l’Asie. Les routes nordiques étaient jusqu’à présent praticables uniquement durant la saison chaude. Un navire commercial russe, escorté par un brise-glace, a été le premier à les emprunter en hiver, en février 2021, prouvant ainsi leur faisabilité (voir ma note du 1er mars 2021). Depuis, de nombreux navires russes et chinois ont emprunté ces routes à plusieurs reprises. L’autre solution pour acheminer des marchandises depuis les ports russes ou les pôles industriels d’Asie de l’Est consiste à passer par le sud. Cette route, via le canal de Suez, est plus longue d’environ 5 000 kilomètres.

Selon l’Institut arctique, comparée au trajet par le canal de Suez, la route maritime du Nord permettrait aux transporteurs maritimes de réaliser jusqu’à 50 % d’économies – carburant et autres dépenses compris – en réduisant par exemple la distance entre le Japon et l’Europe à une dizaine de jours seulement, contre environ 22 jours aujourd’hui. Une analyse de 2024 du Middlebury Institute of International Studies indiquait également que la route du Nord permettrait de gagner une dizaine de jours sur un trajet similaire entre Shanghai (Chine) et Rotterdam (Pays-Bas).
Avec le réchauffement continu de l’océan Arctique et la réduction de la banquise en hiver, le trafic maritime par le nord devrait augmenter considérablement. Le contrôle de ce passage et de la longue côte groenlandaise qu’il longe revêtira donc une grande importance.

En 2022, la NOAA a publié des graphiques montrant les nouvelles routes maritimes qui deviendront accessibles aux pétroliers autour du Groenland au cours des prochaines décennies. Les modélisations de la NOAA montrent une augmentation considérable du nombre de trajets possibles, tant pour les navires polaires prévus pour naviguer à travers la banquise que pour les navires classiques qui ne sont pas équipés pour affronter la glace. La NOAA prévoit même que d’ici 2059, avec la réduction prévue de la glace de mer, il sera probablement possible pour un navire polaire d’emprunter la route la plus directe, en passant directement par le pôle Nord.

Les graphiques publiés par la NOAA en 2022 montrent les routes maritimes à travers l’Arctique qui devraient devenir accessibles aux navires classiques (en bleu) et aux navires polaires (en rouge) autour du Groenland au cours des prochaines décennies. (Source : NOAA)

Source : CBS News via Yahoo News.

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President Trump’s desire to control (or even annex) Greenland has three motivations :

1) There are strategic and security reasons due to the geographical situation of the island. They are easy to understand when you look at a map of the Arctic. Besides China and Russia are also interested in Greenland and Mr. Trump would not like them to take it over instead.

2) Another reason is the wealth of oil, natural gas, minerals and rare earths that are hidden in the ground, very often beneath the ice cap. Some of them will be very difficult to extract.

3) At last, the melting of the ice in the Arctic Ocean will open new shipping lanes. The North-East and North-West passages will take an importance they did not have until now. They will allow shippers to save millions of dollars in fuel by taking a much shorter route between Europe and Asia.  Northern routes were long only passable in warmer months. A Russian commercial vessel, aided by an icebreaker, first traversed the route in the winter in February 2021, proving it was possible (see my post of March 1st, 2021). Since then more Russian and Chinese vessels have sailed the northern routes repeatedly.

The alternative way to get goods from ports in Russia or the manufacturing powerhouses of East Asia is to go south. But that course, through Egypt’s Suez Canal, is about 5,000 kilometers longer.

According to the Arctic Institute, compared to the Suez Canal route, the Northern Sea Route can save shippers as much as 50% in costs, considering fuel and other expenses, by reducing the distance from Japan to Europe, for instance, to only about 10 days compared to the roughly 22 today. A 2024 analysis by the Middlebury Institute of International Studies also said the northern route would shave about 10 days of a similar journey from Shanghai, China, to Rotterdam in the Netherlands.

As sea temperatures continue warming and winter ice cover shrinks, shipping traffic via the north is likely to increase, so control over that passage and the long Greenlandic coastline that it skirts will be of greater importance.

The NOAA shared graphs in 2022 predicting the new routes that would become available to regular tankers around Greenland over the coming decades. NOAA’s modeling shows a dramatic increase in viable journeys for both polar-class vessels fortified to forge through sea ice, and normal open water-faring ships. The agency even predicts that by 2059, it will likely be possible for a polar-class vessel to sail the most direct route, right across the North Pole, as the formation of sea ice reduces further.

Source : CBS News via Yahoo News.

Vers un changement de comportement du Kilauea (Hawaï) ? // Towards a change in behaviour of Kilauea (Hawaii) ?

Le 14 janvier 2026, après la fin de l’Épisode 40, un nouvel essaim sismique a été enregistré sous le cratère Halemaʻumaʻu, au sommet du Kilauea. Cette activité sismique a progressivement diminué en fréquence et en intensité sur une période de 40 minutes. Comme on peut le voir sur la carte ci-dessous, les épicentres de ces séismes sont largement répartis dans la partie Est du cratère de l’Halemaʻumaʻu et la caldeira sud. Tous les séismes avaient une magnitude inférieure à M2,0, et de M1,0 ou moins pour la plupart.

Localisation des quelque 300 séismes enregistrés entre le 12 et le 22 janvier 2026 dans la région sommitale du Kilauea.

Il s’agit du troisième essaim sismique sous le cratère de l’Halemaʻumaʻu depuis la fin de l’Épisode 40. Les deux premiers essaims présentaient des magnitudes similaires. La plupart des séismes semblent se produire dans le secteur de la chambre magmatique superficielle de l’Halemaʻumaʻu, à une profondeur de 1,5 à 4 km.
La plupart de ces séismes sont volcano-tectoniques, liés à l’ouverture de fissures sous l’effet de la pression magmatique. Une activité sismique d’une telle intensité n’avait jamais été observée au sommet du Kilauea depuis le début de l’éruption en décembre 2024. Reste à savoir si ces essaims sismiques auront un impact sur l’activité des fontaines de lave en surface.
Actuellement, toute l’activité éruptive se concentre sous la caldeira du Kilauea et rien n’indique que le magma s’éloigne de cette zone. Les zones de rift est et sud-ouest ne montrent aucun signe de réveil pour le moment.

Dans un communiqué publié le 23 janvier 2026, l’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO) indique que l’éruption qui a débuté le 23 décembre 2024 dans le cratère de l’Halema’uma’u au sommet du Kīlauea, se poursuit après 40 épisodes de fontaines de lave. Les dernières données montrent que la pression à l’intérieur de la chambre magmatique superficielle, située sous le sommet du Kīlauea, augmente lentement et pourrait (le conditionnel est de rigueur) à terme modifier la dynamique éruptive.
On ne sait pas quel sera l »impact des récents essaims sismiques sur le prochain épisode de fontaines de lave, mais aucune modification des déformations du sol ne laisse entrevoir une intrusion magmatique dans une nouvelle zone. L’Observatoire suggère plusieurs scénarios possibles pour les mois à venir :
– Poursuite de l’éruption. La lave pourrait continuer à jaillir des bouches éruptives nord et sud dans l’ l’Halemaʻumaʻu pendant une durée et un nombre d’épisodes imprévisibles.
– Une ou plusieurs nouvelles bouches éruptives pourraient se former au sommet ou dans la partie supérieure de la zone de rift sud-ouest, avec des projections de lave à proximité des bouches existantes, ou bien à l’intérieur de la caldeira sommitale.
– Une autre possibilité est une intrusion magmatique ou une éruption dans la zone de rift Est : du magma pourrait migrer vers cette zone et provoquer potentiellement une éruption. Cependant, compte tenu de l’emplacement des bouches éruptives et des déformations de la zone sommitale, ce scénario est le moins probable.
Source : HVO.

Inflation du Kilauea sur 2 jours :

Inflation du Kilauea sur 3 mois :

Source: HVO

Le communiqué du HVO illustre la difficulté de prévoir le comportement d’un volcan, même celui du Kilauea, qui est truffé d’instruments et fait l’objet d’une surveillance étroite. La même remarque pourrait s’appliquer au Piton de la Fournaise (Île de la Réunion), un volcan de point chaud, lui aussi. La dernière éruption a mis longtemps à démarrer et a parfois décontenancé l’OVPF, l’observatoire local, avec des éruptions avortées en décembre et le 1er janvier 2026.

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On January 14 2026, following the end of Episode 40, a new seismic swarm was recorded beneath Halemaʻumaʻu crater at the summit of Kilauea. Elevated seismic activity gradually died down in frequency of occurrence and intensity, over the course of 40 minutes. Locations of these earthquakes are spread broadly beneath east side of Halemaʻumaʻu crater and the south caldera. All of the detected earthquakes have been less than magnitude M2.0, with most being magnitude M1.0 or smaller.

This is the third small swarm of earthquakes beneath Halemaʻumaʻu crater since the end of episode 40. The first and second swarms both had magnitude ranges similar to the third. Most of the earthquakes seem to be occurring around the shallow Halemaʻumaʻu magma chamber, some 1.5 to 4 km beneath the surface.

Most of the earthquakes are volcano-tectonic earthquakes that accompany crack opening due to magmatic pressure. Elevated seismic activity of these intensities have not been seen at the summit since the start of the eruption in December 2024. It is yet to be determined if these swarms after Episode 40 will have an impact on lava-fountaining activity at the surface.

Currently all of the activity remains beneath Kīlauea caldera and there is no observable evidence that magma is migrating away from this area.  Both the east and the southwest rift zones remain quiet at this time.

In an information statement released on 23 January 2026, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) indicates that the eruption that began within Halemaʻumaʻu at the summit of Kilauea volcano on December 23, 2024, continues after 40 lava fountaining episodes. Monitoring data show that the modeled pressurization within the shallow Halemaʻumaʻu magma chamber beneath Kīlauea’s summit has been slowly increasing over time and could eventually result in a change to the eruption dynamics.

The impact of the recent earthquake swarms on the next episode of lava fountaining, if any, is unknown at this time, but there have not been changes in ground deformation patterns to suggest that magma has intruded or is intruding into a new area.

In its statement, the HVO explains that it is not possible to forecast an exact outcome of the latest seismic activity on the behaviour of Kilauea. The Observatory suggests some potential scenarios in the coming months :

  • The eruption continues. Lava could continue to erupt from the north and south vents in Halemaʻumaʻu for an unforeseeable amount of time or number of episodes.
  • One or several new vents might form in the summit region or upper Southwest Rift Zone, erupting lava near the existing vents in Halemaʻumaʻu, or nearby within the summit caldera.
  • Another possibility is an East Rift zone intrusion or eruption: Magma could migrate into East Rift Zone, potentially resulting in an eruption there. However, given the vent locations and summit region deformation patterns, this is the least likely scenario.

Source : HVO.

This statement shows the difficulty to predict a volcano’s behaviour, even on Kilauea which is fully monitored. The same remark is valid for Piton de la Fournaise (Reunion Island), a similar hotspot volcano. The last eruption took a long time to start and puzzled the OVPF. the local observatory, with aborted eruptions in December and on January 1st 2026.