Réchauffement climatique : la relocalisation de Miquelon

En déplacement ce samedi 18 septembre 2026 à Saint-Pierre-et-Miquelon, Emmanuel Macron va constater les conséquences du réchauffement climatique.

Il visitera notamment le village de Miquelon-Langlade, première commune française à devoir entièrement se déplacer à cause de la montée du niveau de l’océan. Victimes de l’érosion côtière, 600 habitants sont concernés.

J’ai rédigé le 7 mars 2026 une longue note intitulée Réchauffement climatique : la relocalisation de Miquelon à ce sujet :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/03/07/rechauffement-climatique-la-relocalisation-de-miquelon/

Le réchauffement climatique derrière la catastrophe glaciaire au Népal // Global warming a cause of the glacial disaster in Nepal

Selon une équipe scientifique du World Weather Attribution (WWA), le réchauffement climatique a largement contribué à l’effondrement catastrophique d’un glacier fin août, avec des inondations catastrophiques dans certaines régions du Népal et du Tibet. Environ 1 400 personnes ont perdu la vie et et des milliers d’autres sont portées disparues.

Le rapport du WWA indique que, bien qu’il soit difficile de déterminer avec précision le rôle joué par le réchauffement climatique dans l’effondrement d’une masse de roche et de glace couvrant environ deux kilomètres carrés sur le mont Langtang Lirung, la hausse des températures a créé les conditions propices à cet événement.
Selon les chercheurs, « il ne fait aucun doute que le changement climatique d’origine anthropique a joué un rôle dans la préparation du terrain pour cette catastrophe, avec la dégel du pergélisol, l’amincissement des glaciers et de la prédominance des précipitations pluvieuses sur les chutes de neige ».
Le rapport explique qu’en août, la température moyenne dans la région de l’Himalaya était supérieure d’environ 5 degrés Celsius à la normale, dont 1,5 °C imputable au réchauffement climatique.
Des chutes de neige inhabituellement abondantes en octobre et novembre 2025 ont également accru le volume d’eau de fonte lorsque les températures ont commencé à grimper, ce qui a probablement contribué à déclencher l’effondrement du glacier.
Les glaciers de la région s’amincissent d’environ 50 centimètres par an depuis l’an 2000, modifiant ainsi les contraintes exercées sur la roche. Le dégel du pergélisol a également pu fragiliser les parois rocheuses de l’encaissant du glacier.
Il convient de noter qu’un séisme de magnitude 7,8 a frappé la même montagne en 2015. Il a pu jouer un rôle en affaiblissant le substrat rocheux, bien que son impact exact reste indéterminé.
En conclusion, le rapport du WWA indique que la zone de l’effondrement glaciaire était géologiquement vulnérable et avait été potentiellement fragilisée par le séisme de 2015. Toutefois, elle a été davantage déstabilisée par le recul du glacier et le dégel du pergélisol, ainsi que par l’excès d’eau de fonte et la chaleur exceptionnelle enregistrés juste avant l’effondrement.
Source : WWA.

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According to the World Weather Attribution (WWA) group of researchers, global warming largely contributed to the catastrophic glacier collapse that flooded parts of Nepal and Tibet in late August, ‌killing around 1,400 people and leaving thousands still missing.

The WWA report says that while it is difficult to ascertain the precise role played by global warming in the collapse of around 2 square kilometers of rock wall and glacier ice on the Langtang Lirung mountain last month, soaring temperatures ‌created the preconditions that made it more likely.

According to the researchers, « there’s absolutely no doubt that human induced climate change played a role here in the preconditioning of the disaster through permafrost thawing, through thinning of the glaciers, through having more rainfall instead of snow.« 

The report explains that mean temperatures were ‌around 5 degrees Celsius higher than normal in the Himalayan region in August, with 1.5° C of the increase coming from global warming.

Unusually high levels of snowfall in October and November 2025 also added to the volume of meltwater once temperatures began to rise, which probably helped trigger the glacier collapse.

Glaciers in the region ‌have been thinning by about half a metre per ​year since the year 2000, changing stresses on the rock. Melting permafrost is also likely to have weakened the rock wall.

It should also be remembered that an M 7.8 earthquake that hit the same mountain in 2015 could have played a role by weakening the underlying bedrock, but its precise impact is unclear.

In its conclusion, the WWA report says that the area of the glacier collase was geologically vulnerable, potentially weakened by the 2015 earthquake, but it was destabilised further by ‌glacier and permafrost retreat and by the excessive meltwater and exceptional warmth in the final period before the collapse.

Source : WWA.

Tête-Rousse : un glacier sous surveillance

Dans la nuit du 11 au 12 juillet 1892, le glacier de Tête Rousse a libéré brusquement une masse d’eau et de glace estimée à 200 000 m³. Très rapidement, cette lave torrentielle a atteint un volume d’un million de mètres cubes et a tout rasé sur son passage. Onze maisons du hameau de Bionnay, ont été emportées faisant trois victimes.

La coulée poursuivit sa route plus en aval vers Saint-Gervais où elle s’engouffra dans la gorge des Bains. L’établissement thermal de Saint-Gervais fut balayé par la lave torrentielle qui anéantit six bâtiments et causa la mort de 130 personnes.

Après avoir franchi le pont du Fayet le flot de boue s’étala dans la plaine sur 75 hectares, après avoir démoli huit maisons et tué douze personnes. Les dégâts furent considérables et le bilan humain catastrophique. Le nombre de morts et disparus est estimé entre 175 et 200.

On a tout d’abord pensé, à tort, qu’il s’agissait d’une chute de l’extrémité du glacier de Bionassay.

 Photo: C. Grandpey

La cause véritable était la libération brutale d’une poche d’eau accumulée à l’intérieur du glacier de Tête-Rousse, perché à plus de 3 000 mètres d’altitude sur les flancs du massif du Mont-Blanc

Glacier de Tête Rousse (Crédit photo : Le Dauphiné)

En quelques instants, un gigantesque torrent de boue, de glace et de roches s’était engouffré dans la vallée.

J’étais à St Gervais les Bains il y a quelques jours et je me demandais si une telle catastrophe était susceptible de se reproduire. Une exposition de documents dans le hall d’accueil de l’établissement thermal rappelle parfaitement les événements de 1892.

Au début, la catastrophe de 1892 est passée sous silence, un peu comme un tabou qu’il ne fallait pas remuer, mais à partir de l’été 2010, le glacier de Tête-Rousse est devenu l’un des plus surveillés de France. En effet, les glaciologues ont découvert qu’il recélait des poches d’eau emprisonnées sous la glace et qui étaient susceptibles de se rompre brutalement et de déverser 65 000 m³ d’eau et de boue dans la vallée. Il est alors décidé de mettre en place un spectaculaire chantier de sécurisation dont le but est de forer la glace et purger la poche d’eau accumulée sous le glacier. avant qu’elle ne devienne incontrôlable.

En l’espace de cinq ans le volume d’eau présent dans la cavité passe de 60 000 à 10 000 m³. Toutefois, la découverte, en 2014, d’une nouvelle poche en amont du glacier ravive les craintes d’une inondation. Son volume est estimé entre 20 000 et 35 000 m³.

Dans le même temps, des mesures sont prises pour alerter la population en cas de danger. Le 4 août 2010, des sirènes résonnent dans toute la vallée lors d’un exercice grandeur nature. L’objectif est de permettre aux riverains d’identifier immédiatement le signal d’alerte en cas de rupture du glacier. Le système de sirènes reçoit un accueil mitigé de la part de la population et son efficacité est souvent mise en doute.

Aujourd’hui, en 2026, 134 ans après la catastrophe de 1892, le glacier de Tête-Rousse demeure sous haute surveillance et représente un laboratoire grandeur nature de la gestion des risques en montagne. La dernière crue glaciaire au Népal a montré que la surveillance est essentielle, surtout à une époque où le réchauffement climatique a un impact sévère sur les Alpes.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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De toute évidence, le Kilauea (Hawaï) est en train de modifier son comportement, et le 55ème épisode de fontaines de lave  prévu par le HVO ne se produira peut-être jamais. Les données fournies par les inclinomètres indiquent que la zone sommitale est toujours soumise à une forte pression. C’est probablement la raison pour laquelle six nouvelles bouches éruptives se sont ouvertes sur la paroi nord-ouest du cratère de l’Halemaʻumaʻu, au nord du complexe de bouches existantes, avec l’émission de petites coulées de lave.

Une activité de spattering se poursuit au niveau de la bouche nord, tandis que des projections périodiques de lave sont observés au niveau des bouches sud et ouest.

Images webcams HVO

 Le HVO se dit incapable de faire des pronostics sur l’évolution de la situation.

Source : HVO.

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L’activité éruptive a cessé sur l’Etna (Sicile) mais la cendre émise par le volcan continue de perturber le trafic aérien. Un grand nombre de vols au départ et à l’arrivée de l’aéroport de Catane ont été déroutés ou annulés ces dernier jours.

Exemple de panache de cendres de l’Etna le 11 août 2026 (image webcam)

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L’activité éruptive se poursuit à l’Anak Krakatau (Indonésie) avec des éruptions de type strombolien. Le niveau d’alerte reste fixé à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et il est conseillé au public de se tenir à au moins 3 km du sommet.
Malheureusement, les cinq journalistes et les trois membres d’équipage d’un navire porté disparu n’ont pas été retrouvés. Les recherches sont abandonnées.
Source : PVMBG.

Activité strombolienne sur l’Anak Krakatau (Photo: P. Belouet)

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67 petites éruptions phréatiques ont été enregistrées quotidiennement sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica) entre le 6 et le 16 septembre 2026. L’un des événements éruptifs du 6 septembre a généré un lahar ; d’autres coulées de boue ont été observées les 5 et 6 septembre à la suite de fortes précipitations. Le 13 septembre, les émissions de SO2 ont dépassé 6 000 tonnes par jour. Le niveau d’alerte reste fixé à 3 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source : OVSICORI.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité éruptive du Puracé (Colombie) s’est intensifiée ces derniers jours. L’activité sismique liée à la fracturation de roches s’est poursuivie ; la majeure partie des signaux a été localisée dans une zone située entre 10 et 22 km au nord-est du Puracé, à des profondeurs comprises entre 7 et 17 km. Certains de ces séismes ont été ressentis par la population. Une lente déformation du sol a persisté dans la zone située entre les volcans Puracé, Piocollo et Curiquinga. Les panaches de cendres s’élèvent généralement jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités. Le niveau d’alerte reste à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Servicio Geológico Colombiano (SGC).

Crédit photo: SGC

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Clearly, Kilauea (Hawaii) is changing its behavior, and the 55th lava-fountaining episode predicted by the HVO may never occur. Tiltmeter data indicate that the summit area remains under high pressure. This is likely why six new eruptive vents have opened on the northwest wall of Halemaʻumaʻu Crater, north of the existing vent complex, producing small lava flows. Spattering activity continues at the north vent, while periodic lava ejections are observed at the south and west vents. The HVO says it is unable to make predictions about the evolution of the situation.
Source: HVO.

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Eruptive activity at Mount Etna (Sicily) has ceased, but ash emitted by the volcano continues to disrupt air traffic. A large number of flights to and from Catania Airport have been diverted or cancelled in recent days.

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Eruptive activity continues at Anak Krakatau (Indonesia) with Strombolian eruptions. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is advised to stay at least 3 km away from summit.

Unfortunately, the five journalists and three crew members of a missing ship have not been found. The search has been called off.

Source : PVMBG.

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A total of 67 small phreatic eruptions was recorded daily at Rincón de la Vieja (Costa Rica) during the period 6-16 September 2026. One of the eruptive events on 6 September generated a lahar; more mudflows were recorded on 5 and 6 September after heavy rainfall. On 13 September the SO2 emissions exceeded 6,000 tonnes per day. The Alert Level remains at 3 and the Aviation Color Code is kept at Orange Orange.

Source : OVSICORI.

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Eruptive activity increased at Puracé (Colombia) during the past days. Seismic activity associated with rock fracturing continued to be recorded ; a majority of signals were located in an area 10-22 km NE of Puracé at depths of 7-17 km. Some of these earthquakes were felt by residents. SO2 concentrations. Slow ground deformation persisted in an area between the Puracé, Piocollo, and Curiquinga volcanoes. Ash plumes usually rise as high as 1.2 km above the summit. Ashfall has been reported in several municipalities. The Alert Level remains at Orange (leven 2 on a four-color scale).

Source : Servicio Geologico Colombiano.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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