Énergie et centres de données aux États Unis // Energy and data centers in the U.S.

Les températures sont en hausse partout dans le monde et les États-Unis ne font pas exception. L’Ouest et la côte Est sont confrontés à d’intenses vagues de chaleur. L’utilisation de la climatisation est telle que des villes comme New York mettent en garde contre des pannes d’électricité et demandent aux habitants de réduire la climatisation aux heures les plus chaudes de la journée, généralement entre 11 h et 16 h.
Les États-Unis arrivent en tête du classement mondial pour le nombre de centres de données – data centers – en activité, avec 3 960 unités, un nombre qui frôle la barre des 4 000. Le Royaume-Uni occupe une lointaine deuxième place avec 498 centres de ce type. La Chine en compte 365, un chiffre étonnamment bas compte tenu de l’explosion de ses activités liées à l’intelligence artificielle.
Les États-Unis se classent au deuxième rang pour le nombre d’unités de climatisation, avec 374 000 appareils, derrière la Chine qui en compte 569 000. Toutefois, la Chine compte 1,3 milliard d’habitants, contre 349 millions pour les États-Unis. À noter que la France est très loin derrière.
Le défi, peut-être impossible à relever à court terme, voire à plus longue échéance, réside dans la fragilité du réseau électrique américain, dont certaines parties datent de plusieurs décennies. La production d’électricité fait également face à des obstacles, notamment en matière d’empreinte carbone. En ce qui concerne la production d’énergie aux États-Unis, le gaz naturel représente 43 % du total, le charbon 16 % et l’éolien – en tête des énergies renouvelables – 10 %.
L’expansion des centres de données dédiés à l’IA est inévitable. Les plus grandes entreprises du secteur, avec à leur tête OpenAI, Amazon et Alphabet, devraient investir 1 000 milliards de dollars dans ces infrastructures en 2027. Sans ces installations, la progression des avancées scientifiques majeures se trouverait freinée. À côté de cela,, lors des périodes de forte chaleur, les températures élevées peuvent nuire à la santé, voire entraîner la mort. Intervient alors le conflit entre nouvelles technologies et santé publique.
La production d’énergie aux États-Unis ne pourra pas suivre la demande globale dans un avenir proche. La demande en électricité des centres de données devrait doubler d’ici l’année prochaine. Selon une analyse récente, «la part des centres de données dans la demande maximale d’électricité pendant l’été aux États-Unis devrait passer de 4,1 % en 2025 à 8,5 % en 2027, provoquant une tension considérable sur le marché national de l’électricité».

Source : Presse américaine.

Graphique montrant la demande, actuelle et à venir, en électricité des centres de données aux États Unis

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Temperatures are not just rising around the world. Specifically, they have risen quickly in parts of the US. Just like the West, the U.S. East Coast is currently facing severe heat waves. Air conditioning use is so high that cities like New York are warning of blackouts and asking people to throttle back cooling during the hottest part of the day, usually between 11 AM and 4 PM.

The US leads the world in the number of data centers currently in use. The future is just shy of 4,000, with the current figure at 3,960. The UK is a distant second at 498. The China figure is 365, but it’s suspiciously low given the explosion in their AI footprint.

The US ranks second in air-conditioning units, with 374,000. China is first at 569,000. However, China has a population of 1.3 billion. The US population is 349 million.

The challenge, which may be impossible to fix in the near term or even the foreseeable future, is that the US grid is weak and some parts of it are decades old. Electricity generation also faces challenges. Among them is the carbon footprint. Asenergy generation in the U.S. is concerned, natural gas is 43%. Coal is at 16%. Wind tops renewables at 10%.

It is inevitable that the AI data center footprint will grow. Among them, the largest AI companies led by OpenAI, Amazon, and Alphabet are expected to invest $1 trillion in these data centers next year. Without their constitution, the most important scientific advance will find its growth constrained. On the other hand, in the hottest periods, heat can sicken or even kill people

Energy generation in the US will not keep up with the overall demand anytime soon. Data center power demand will double by next year. According to an analysis, « Data centers’ share of total US peak summer power demand is projected to jump to 8.5% in 2027 from 4.1% in 2025, creating significant tightening across the national power market. »

Source : U.S. News media.

L’Etna fait encore des siennes…

L’Etna n’est pas particulièrement actif ces jours-ci ; le tremor éruptif affiche des valeurs normales, mais le volcan continue d’émettre de la cendre qui perturbe l’aéroport de Catane avec, ce matin, la fermeture temporaire du secteur aérien C1. L’alerte aérienne (VONA) est passée au ROUGE. La hauteur du panache de cendres était estimée à 4000 mètres et la cendre se dirigeait vers le sud, la direction parfaite pour perturber le trafic aérien.

Dès 9h30 ce 14 septembre, de nombreux vols, au départ comme à l’arrivée, ont été annulés ou déroutés. Les départs, presque toujours liés aux arrivées, ont subi de nombreuses perturbations.

Vers 13h30, le secteur aérien B3 a également été fermé. En conséquence, le trafic aérien, au départ comme à l’arrivée, est suspendu jusqu’à 22h00 ce soir.
Les départs ont été les plus perturbés avec 25 annulations et 9 déroutages.

Ce soir, le volcan est masqué par les nuages, et il est difficile de prévoir l’évolution de la situation.

Source : presse sicilienne, INGV.

Image webcam d’un panache de cendres de l’Etna

La fonte des Alpes (suite)

Avant d’aller passer quelques jours en Italie, j’ai fait une halte du côté de Chamonix, histoire de jeter un coup d’œil aux glaciers et voir à quel point le réchauffement climatique les fait souffrir. Dès mon arrivée à Sallanches, j’ai été surpris par la réduction de la surface de neige et de glace depuis ma dernière visite en 2022.

J’en ai eu la confirmation en me rendant sur le Plateau d’Assy où la vue sur le massif du Mont Blanc est magnifique. Je comprends pourquoi les parapentistes apprécient le site.

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 J’avais jugé inutile de prendre le train du Montenvers pour aller saluer la Mer de Glace. Les images de la webcam m’avaient montré que le glacier, ou ce qu’il en reste, n’en valait pas la peine.

Image webcam

La Mer de Glace est une véritable mer morte. Les Chamoniards que j’ai rencontrés se posent de sérieuses questions sur le devenir de la grotte qui pourrait bien ne plus exister à très court terme. J’ai fait remarquer que l’excursion allait perdre une grande partie de son intérêt, mais on m’a répondu, à juste titre, que le panorama ne disparaîtrait pas avec le réchauffement climatique. J’ai eu la chance de pouvoir admirer la Mer de Glace dès l’âge de 8ans.

Mes yeux de gosse n’étaient pas assez grands pour profiter du spectacle offert pat le glacier et les Grandes Jorasses que je ne connaissais que par les images de mon livre de géographie de l’école primaire. Aujourd’hui, j’ai envie de pleurer quand je vois le spectacle de désolation offert aux visiteurs…

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Je suis également triste quand je prends le télésiège qui permet de monter observer le glacier des Bossons, ou ce qu’il en reste. Comme pour la Mer de Glace, la morphologie n’a plus rien à voir avec celle des années 1950. Un arc de fonte entame en ce moment le front du glacier.

On a l’impression que les séracs sont sur le point de se précipiter dans le vide. Le recul du glacier depuis ma dernière visite en 2022 est impressionnant. La célèbre Jonction avec le Taconnaz n’existe d’ailleurs plus depuis longtemps.

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Le recul du glacier de Bionnassay est lui aussi inquiétant. Depuis le début de l’été 2027, le Tramway du Mont Blanc (TMB) monte jusqu’au Nid d’Aigle d’où partent des sentiers qui permettent de s’approcher du glacier. Dès que je l’ai aperçu depuis le train, je me suis rendu compte qu’il avait considérablement perdu de la masse au cours des quatre dernières années, à l’image des autres glaciers du massif.

 À l’extrémité du couloir de fonte, on distingue un lac à la belle couleur verte où nagent quelques glaçons. Des chutes de pierres et de séracs se produisent régulièrement dans le lac, mais son volume n’est pas répertorié parmi les situations de surverse critique, comme pour le lac de Rosolin à Tignes, par exemple.

Le lac s’est formé progressivement depuis les années 2000 à l’avant du front glaciaire en raison du réchauffement climatique et du recul de la langue de glace. Selon mes informations – à confirmer – le lac ne constitue pas une menace directe et imminente pour les vallées en contrebas, contrairement à la poche d’eau du glacier de Tête-Rousse à laquelle je consacrerai une prochaine note.

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Une fois passé le tunnel du Mont Blanc, j’ai fait une halte dans le Val Ferret au-dessus de Courmayeur, le temps d’aller jeter un coup d’œil aux glaciers suspendus sur le versant italien du massif du Mont Blanc.

Je voulais en particulier observer le glacier de Planpincieux et, si possible, avoir les impressions de quelques habitants du village qui était récemment sous la menace d’effondrements de ce glacier dit ‘tempéré’, ce qui signifie que de l’eau liquide y circule souvent en été, favorisant un glissement rapide sur la roche.

Une forte activité a été enregistrée en juillet 2026, menant à des restrictions de protection civile temporaires dans le Val Ferret. La situation s’est ensuite stabilisée vers la mi-août et le glacier est repassé sous ses seuils critiques d’alerte, ce qui m’a été confirmé par deux villageois. Vue depuis le village de Planpincieux, la masse de glace ne semble pas impressionnante et je me suis dit que le réchauffement climatique était probablement passé par là.

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Reste l’Aiguille du Midi.

 

Vue depuis la vallée, la pyramide de roche semble solide et elle est sous étroite surveillance, avec des capteurs qui permettent de savoir comment se comporte le permafrost à plus de 3800 mètres d’altitude. Les derniers effondrements dans le secteur de l’Aiguille (15 000 mètres cubes le 12 août 2026 au niveau du Triangle du Tacul ; effondrements de l’Arête des Cosmiques le 22 août 2018 et le 29 août 2022) montrent qu’il faut se montrer particulièrement vigilant. Une mise à l’arrêt du téléphérique de l’Aiguille du Midi et la disparition de la grotte de Mer de Glace constitueraient une catastrophe économique pour la ville de Chamonix.

Au final, la situation glaciaire sur le massif du Mont Blanc en 2026 suit l’évolution du réchauffement climatique. La hausse des températures et les canicules à répétition portent des coups sévères aux glaciers dont l’avenir semble très compromis.

Photos: C. Grandpey

À noter que le couloir du Goûter a encore tué. Le 10 septembre, un alpiniste tchèque a été emporté par une chute de pierres. Le secteur, parfois surnommé « couloir de la mort », est considéré comme l’une des zones les plus dangereuses de la voie classique d’accès au Mont-Blanc en raison des chutes de pierres. Deux autres alpinistes tchèques ont été tués dans par une chute de pierres dans la nuit du 14 au 15 juillet.

Pour éviter davantage de drames et dissuader les alpinistes d’emprunter cette voie, le maire de St Gervais a décidé de fermer les refuges du Goûter et de Tête Rousse du 11 au 26 août du fait de la chaleur propice aux éboulements. Leur réouverture n’écarte malheureusement pas le danger !

Le méthane et les nouveaux régimes climatiques en Sibérie // Methane and new climate regimes in Siberia

Concentrations de CO2 : 425,44 ppm (11 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

J’ai rédigé plusieurs notes sur ce blog à propos des conséquences du dégel du permafrost en Sibérie, notamment en ce qui concerne le méthane. Aujourd’hui, une nouvelle étude publiée dans la revue Science révèle l’émergence de deux régimes climatiques distincts en Sibérie, séparés par le fleuve Ienisseï, sous l’effet du réchauffement de l’Arctique. L’étude prévient que ces régimes pourraient déclencher des émissions incontrôlées de méthane.
Alors que la Sibérie occidentale devient plus humide, la partie orientale de la région s’assèche et devient plus sujette aux feux de forêt. Entre 2010 et 2023, les émissions de méthane en Sibérie ont augmenté de 5 % par an. La Sibérie occidentale libère du méthane principalement par l’activité microbienne dans les sols en dégel, tandis que la Sibérie orientale rejette ce gaz via la combustion de la biomasse. Compte tenu de l’accélération observée du dégel du pergélisol, de l’activité des zones humides et de la fréquence des feux de forêt, une hausse des émissions de méthane était prévisible, mais pas dans des proportions aussi importantes.
Les émissions annuelles de méthane ont augmenté d’environ 12 millions de tonnes au cours de la période étudiée, ce qui est équivalent à la hausse des émissions de méthane dans les zones humides à l’échelle mondiale. Bien que la Sibérie ne représente actuellement qu’environ 5 % des émissions globales de méthane, la région est l’une des sources naturelles de méthane dont le volume augmente le plus rapidement sur la planète.
Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont combiné des observations satellitaires et des mesures effectuées près de la surface pour cartographier l’évolution des émissions de méthane en Sibérie. Plutôt que d’additionner les sources individuelles de méthane au sol, ils ont eu recours à une méthode de modélisation appelée « système d’inversion des flux de méthane » – methane flux inversion system – qui leur a permis de limiter l’incertitude de leurs estimations à environ 10 %.
Les résultats de l’étude montrent que le réchauffement de l’Arctique amplifie les émissions de méthane par des voies distinctes en Sibérie occidentale et orientale car ces régions sont soumises à des régimes climatiques différents.

Les chercheurs ont également utilisé des modèles climatiques pour prévoir les futures émissions de méthane en Sibérie ; ils ont constaté qu’un réchauffement supplémentaire pourrait libérer des millions de tonnes de gaz à effet de serre stockés dans les forêts et le pergélisol, accélérant ainsi davantage la tendance au réchauffement.
En Sibérie occidentale, le méthane est principalement libéré par le pergélisol. La Sibérie renferme 46 % du pergélisol de l’hémisphère nord, et ce sol gelé emprisonne d’immenses quantités de carbone accumulées au fil des millénaires. La Sibérie occidentale est influencée par le mode de circulation atmosphérique scandinave qui se caractérise par un centre de circulation principal au-dessus de la Scandinavie et des centres secondaires opposés situés au-dessus de l’Europe occidentale et de l’est de la Russie.

Le mode de circulation atmosphérique scandinave (illustré ici dans sa phase positive) se caractérise par différents systèmes de pression au-dessus de la Scandinavie, de l’Europe occidentale et de la région située entre l’est de la Russie et l’ouest de la Mongolie. (Source: NOAA)

Le réchauffement climatique conduit la configuration météorologique dite « scandinave » à transporter davantage de chaleur et d’humidité depuis l’Atlantique Nord vers la Sibérie occidentale. Conjugué à la hausse rapide des températures en Sibérie occidentale, ce phénomène entraîne un dégel généralisé du pergélisol et libère du carbone que les microbes peuvent transformer en méthane.
À l’inverse, la Sibérie orientale subit l’influence de l’Oscillation arctique qui provoque un effet de bascule de la pression atmosphérique entre l’Arctique et les latitudes moyennes de l’hémisphère nord. Le réchauffement climatique affecte l’Oscillation arctique, et favorise l’installation de systèmes de haute pression persistants qui intensifient les vagues de chaleur, réduisent la couverture nuageuse et attisent les feux de forêt en Sibérie orientale.
Les modèles climatiques présentés dans la nouvelle étude indiquent que les émissions de méthane augmenteront parallèlement à la hausse des températures et que cette progression pourrait s’accélérer à mesure que la planète se réchauffe, déclenchant ainsi une boucle de rétroaction.
Source : Live Science via Yahoo News.

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I have written several posts about the consequences of the melting permafrost in Siberia, especially as far as methane is concerned. Today, a new study published in the journal Science informs us that two distinct climate regimes are emerging in Siberia because of Arctic warming and they could trigger runaway methane emissions. The Yenisei River delineates the stwo environmental states.

While western Siberia is becoming wetter these days, the eastern part of the region is getting drier and more prone to wildfires.

Between 2010 and 2023, methane emissions from Siberia rose by 5% per year, with western Siberia releasing methane mainly via microbial activity in thawing soils and eastern Siberia discharging the gas through biomass burning. Given the observed increases in permafrost thaw, wetland activity, and wildfire occurrence, an increase in methane emissions was expected, but not in solarge and sustained proportions.

Annual methane emissions grew by about 12 million tons over the study period, which corresponds to the rate of increase in methane emissions from wetlands worldwide. Although Siberia currently makes up only about 5% of global methane emissions, the region is becoming one of the fastest-growing natural methane sources on the planet.

In their study, the researchers integrated satellite observations with near-surface measurements to map methane emissions from Siberia over time. Instead of adding up individual methane sources on the ground, the researchers used a modeling method known as a methane flux inversion system, which helped them limit the uncertainty in their estimates to roughly 10%.

The results of the study show that Arctic warming amplifies methane emissions via distinct pathways in western and eastern Siberia because the regions are influenced by different climate patterns. The researchers also used climate models to predict future methane emissions from Siberia and found that additional warming could unleash millions of tons of greenhouse gases stored in forests and permafrost, which would further accelerate the warming trend.

In western Siberia, methane is released mainly from permafrost. Siberia holds 46% of the Northern Hemisphere’s permafrost, and this icy sediment traps vast amounts of carbon that have accumulated for thousands of years. Western Siberia is influenced by the Scandinavian pattern of atmospheric circulation that consists of a main circulation center over Scandinavia and opposing weaker centers over Western Europe and eastern Russia. Global warming makes the Scandinavian pattern transport more warmth and moisture to western Siberia from the North Atlantic. Together with soaring temperatures in western Siberia itself, this triggers extensive permafrost thaw and unlocks carbon that microbes can convert into methane.

Conversely, eastern Siberia is influenced by the Arctic Oscillation which causes atmospheric air pressure to « seesaw » between the Arctic and the Northern Hemisphere’s middle latitudes. Climate change affects the Arctic Oscillation, leading to persistent high-pressure systems that intensify heat waves, reduce cloud cover and promote wildfires in eastern Siberia.

The climate models suggested by the new study show that methane emissions will increase with temperature rise and that the increase could become steeper the hotter the world gets, triggering a feedback loop.

Source : Live Science via Yahoo News.