Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

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Dans un bulletin diffusé le 9 janvier 2026, l’OVPF indique que l’activité sismique sous le Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) se poursuit. Depuis l’intrusion magmatique du 1er janvier 2026, une moyenne de trente séismes volcano-tectoniques superficiels par jour est enregistrée sous le sommet du volcan. De plus, la sismicité volcano-tectonique profonde persiste, mais avec une faible intensité. .

L’inflation de l’édifice volcanique a repris fin décembre, juste avant l’intrusion magmatique du 1er janvier 2026. Depuis cette intrusion, l’inflation persiste, indiquant que la mise en pression du réservoir magmatique superficiel se poursuit. Ce processus de pressurisation du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois et se solder – ou pas – par une éruption.

Le niveau d’alerte est ‘Vigilance’ et l’Enclos est ouvert au public avec des restrictions quant à l’utilisation des sentiers.

Source : OVPF.

Photo: C. Grandpey

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Les fontaines de lave de l’Épisode 40 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) ont mis beaucoup de temps à ce déclencher. À partir du 10 janvier 2026, elles ont été précédées de nombreux et spectaculaires débordements, principalement de la bouche sud. L’une des coulées issues de ces débordements a couvert une distance de 1 km dans le cratère de l’Halema’uma’u.

C’est la bouche nord qui a donné naissance aux fontaines de lave qui ont commencé à jaillir à 8 h 22 (heure locale) le 12 janvier 2026. Leur hauteur a augmenté progressivement pour culminer à environ 250 mètres.

Les coulées de lave ont recouvert environ la moitié, voire les deux tiers, du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. Les fontaines de lave de l’Épisode 40 ont produit 5,5 millions de mètres cubes de lave. Le débit éruptif moyen était d’environ 190 mètres cubes par seconde.

Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 40

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Le 14 janvier 2026 en soirée, un essaim sismique a débuté sous le cratère de l’Halemaʻumaʻu, au sommet du Kīlauea. L’activité sismique, initialement élevée, a progressivement diminué en fréquence et en intensité sur une période de 40 minutes. Les épicentres de ces séismes étaient répartis sur une vaste zone sous le côté est de l’Halemaʻumaʻu et la caldeira sud. Tous les séismes avaient des magnitudes inférieures à M2.0 et, la plupart avaient des magnitudes de M1,0 ou moins.
Il s’agit du troisième essaim sismique de faible intensité sous le cratère de l’Halemaʻumaʻu depuis la fin de l’Épisode 40.
La plupart de ces séismes sont des événements volcano-tectoniques liés à l’ouverture de fissures sous l’effet de la pression magmatique. Aucune activité sismique d’une telle intensité n’avait été observée au sommet depuis le début de l’éruption en décembre 2024.
Reste à savoir si ces essaims sismiques, après l’Épisode 40, auront un impact sur l’activité de fontaines de lave à venir
Source : HVO.

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Au cours de la semaine écoulée, deux séquences éruptives modérées ont été observées sur le Sabancaya (Pérou), avec des panaches de cendres et de gaz jusqu’à 2 100 mètres au-dessus du sommet du volcan, ainsi qu’une activité sismique liée au mouvement de fluides magmatiques et à des fracturations à l’intérieur du volcan.

Le niveau d’alerte volcanique reste à la couleur Orange.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Le nombre de séismes longue période (LP) a augmenté sur le Pavlof (péninsule d’Alaska) depuis le matin du 14 janvier 2026. Aucune activité éruptive ni émission de cendres ou de gaz n’a été observée au sommet. Cette activité sismique étant supérieure à la normale, l’Observatoire volcanologique d’Alaska a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique à ‘Advisory’ (surveillance conseillée). Ce type d’activité sismique a déjà précédé des éruptions, mais s’est aussi parfois terminé sans qu’aucune éruption ne se produise.

Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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Dans un bulletin diffusé le 12 janvier 2026, l’INGV indiquait que de faibles lueurs étaient observées occasionnellement sur l’Etna (Sicile) au niveau des bouches effusives dans la partie supérieure de la Valle del Bove. De faibles lueurs étaient également visibles au niveau de la bouche qui s’était ouverte sur le flanc est de la Voragine le 27 décembre 2025. Aucune coulée de lave active n’était observée à proximité des bouches effusives. D’un point de vue sismique, l’amplitude moyenne du tremor volcanique continuait d’osciller entre des valeurs moyennes et faibles.

Un nouveau bulletin émis le 13 janvier 2026 confirmait ce qui précède et indiquait que l’éruption était définitivement terminée.

Source : INGV.

Crédit photo: Boris Behncke

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L’activité éruptive se poursuit sur le Mayon (Philippines). Les extrusions de lave et les effondrements au niveau du dôme sommital produisent de nombreuses coulées pyroclastiques, des chutes de blocs, des panaches de cendres, des avalanches de matériaux incandescents et les prémices de coulées de lave. Bien que le gonflement du flanc Est du volcan se poursuive depuis juin 2024, aucune accélération de la déformation n’a été observée malgré la hausse récente de la sismicité. Les émissions de SO₂ restent à leur niveau de base. Les panaches de cendres s’élèvent parfois jusqu’à 900 m au-dessus du sommet.
Le 12 janvier 2026, 4 092 personnes (soit 1 116 familles) étaient hébergées dans 14 centres d’accueil, et 48 autres personnes (15 familles) étaient hébergées chez des amis ou des proches.
Le niveau d’alerte du Mayon demeure à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et il est rappelé à la population de rester à l’écart de la zone de danger permanent (ZDP) de 6 km de rayon autour du volcan.

Activité sommitale sur le Mayon (Crédit photo: Phivolcs)

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive du Kanlaon se poursuit. Le réseau sismique enregistre quotidiennement des séismes d’origine volcanique. Des panaches de gaz, de vapeur et de cendres s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du cratère. Le 14 janvier 2026, le PHIVOLCS a publié un rapport spécial signalant une hausse de la sismicité, avec 45 séismes volcano-tectoniques enregistrés à des profondeurs de 0 à 13 km sous le flanc nord-ouest du volcan. Les émissions de SO₂ atteignent en moyenne 1 767 tonnes par jour depuis le 1er janvier. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger permanent (ZDP) de 4 km de rayon.
Source : PHIVOLCS.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Krasheninnikov et le Sheveluch et Jaune pour le Bezymianny.

Source : KVERT.

Vue du Krasheninnikov (Crédit photo: KVERT)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is the latest news about volcanic activity around the world.

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In a bulletin released on January 9, 2026, the OVPF indicated that seismic activity beneath Piton de la Fournaise (Réunion Island) continues. Since the magma intrusion of January 1, 2026, an average of thirty shallow volcano-tectonic earthquakes per day have been recorded beneath the volcano’s summit. Furthermore, deep volcano-tectonic seismicity persists, albeit at a low intensity.
Inflation of the volcanic edifice resumed at the end of December, just before the magma intrusion of January 1, 2026. Since this intrusion, inflation has continued, indicating that the pressurization of the shallow magma reservoir is ongoing. This pressurization process can last from several days to several weeks, or even several months, and may or may not result in an eruption.

The alert level is ‘Vigilance,’ and the Enclos is open to the public with restrictions on the use of the trails.

Source: OVPF.

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The lava fountains of Episode 40 of the Kilauea eruption (Hawaii) took a long time to start. Beginning on January 10, 2026, they were preceded by numerous spectacular overflows, primarily from the south vent. One of the flows covered a distance of 1 km within Halemaʻumaʻu Crater.
The lava fountains were emitted by the north vent which began erupting at 8:22 a.m. (local time) on January 12, 2026. The fountains’ height gradually increased, culminating at approximately 250 meters.
The lava flows covered about half to two-thirds of the floor of Halemaʻumaʻu Crater. The lava fountains of Episode 40 produced 5.5 million cubic meters of lava. The average eruptive flow rate was approximately 190 cubic meters per second.
Source: HVO.

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On January 14, 2026 in the evening a swarm of earthquakes began beneath Halemaʻumaʻu crater at the summit of Kīlauea. Elevated seismic activity gradually died down in frequency of occurrence and intensity, over the course of 40 minutes. Locations of these earthquakes are spread broadly beneath east side of Halemaʻumaʻu crater and the south caldera. All of the detected earthquakes have been less than magnitude-2, with most being magnitude-1 or smaller.

This is the third small swarm of earthquakes beneath Halemaʻumaʻu crater since the end of episode 40.

Most of the earthquakes are volcano-tectonic events that accompany crack opening due to magmatic pressure. Elevated seismic activity of these intensities have not been seen at the summit since the start of the eruption in December 2024.

It is yet to be determined if these swarms after Episode 40 will have an impact on lava-fountaining activity at the surface.

Source : HVO.

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Over the past week, two moderate eruptive sequences were observed at Sabancaya (Peru), with ash and gas plumes reaching up to 2,100 meters above the volcano’s summit, as well as seismic activity linked to the movement of magmatic fluids and fracturing within the volcano.
The volcano alert level remains at Orange.
Source: IGP.

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The rate of long-period earthquakes has increased at Pavlof Volcano (Alaska Peninsula) since the morning of January 14, 2026. No eruptive activity or emissions from the summit have been observed. The seismic activity represents an increase from background levels, therefore the Alaska Volcano Observatory is raising the Aviation Color Code and Alert Level to YELLOW/ADVISORY. This type of earthquake activity in the past has preceded eruptions, but also has ended without an eruption occurring.

Source : AVO.

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In a bulletin issued on January 12, 2026, the INGV reported that a faint glow was occasionally observed on Mount Etna (Sicily) at the effusive vents in the upper part of the Valle del Bove. A faint glow was also visible at the vent that opened on the eastern flank of the Voragine on December 27, 2025. No active lava flows were observed near the effusive vents. From a seismic perspective, the average amplitude of the volcanic tremor continued to fluctuate between medium and low values.

A further bulletin issued on January 13, 2026, confirmed the above and indicated that the eruption was definitively over.
Source: INGV.

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Eruptive activity continues at Mayon (Philippines). Effusion and collapses at the summit dome produce numerous pyroclastic flows, rockfalls, ash plumes, avalanches of incandescent material, and the beginnings of lava flows. Though inflation at the E flank had been ongoing since June 2024, there were no corresponding increases in deformation along with the increased seismicity. SO2 emissions remain at background levels. Ash plumes may rise as high as 900 m above the summit.

By 12 January 2026,a total of 4,092 people (1,116 families) had moved to 14 evacuation shelters, and an additional 48 people (15 families) were staying with friends or relatives.

The Alert Level remains at 3 (on a 0-5 scale) and residents are reminded to stay away from the 6-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

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Still in the Philippines, eruptive activity continues at Kanlaon. The seismic network records daily volcanic earthquakes. Gas-and-steam and ash plumes rise as high as 1.2 km above the crater. On 14 January 2026, PHIVOLCS issued a special report stating that seismicity had increased, with 45 volcano-tectonic earthquakes recorded at depths of 0-13 km beneath the NW flank. SO2 emissions have averaged 1,767 t/d since 1 January. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5). The public is asked to stay out of the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

Source : PHIVOLCS.

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In Kamchatka, the aviation color code is kept at Orange for Krasheninnikof and Sheveluch. It remains at Yellow for Bezymianny.

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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2025 3ème année la plus chaude dans le monde

On savait qu’elle occuperait le 2ème ou le 3ème rang peu glorieux des années les plus chaudes. Finalement, 2025 a été la 3ème année la plus chaude dans le monde, juste derrière 2023 et 2024. Les 11 dernières années ont été les 11 plus chaudes jamais enregistrées. C’est ce que vient de déclarer l’observatoire européen Copernicus.

Avec une température moyenne mondiale de 14,97°C – 1,47°C au-dessus des niveaux préindustriels (1850-1900) – 2025 talonne 2023 (-0,01 °C) et 2024 (-0,13°C), fournissant  »une preuve supplémentaire de la tendance indéniable vers un climat plus chaud. » En première position, l’année 2024 affichait 1,60°C de réchauffement par rapport au 19ème siècle.

Chaque mois de l’année 2025, à l’exception de février et de décembre, a été en moyenne plus chaud que le même mois de n’importe quelle année avant 2023. En particulier, janvier 2025 a affiché la température la plus élevée connue pour ce mois. De plus,120 records mensuels de température ont été battus en 2025 dans plus de 70 pays. Certaines régions ont enduré leur année la plus chaude de l’histoire. C’est le cas de l’Asie centrale, de l’Europe du Nord et du Sahel.

2025 a également été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée en Europe. La température moyenne a atteint 10,41 °C. C’est 1,17 °C au-dessus de la période de référence 1991-2020. En Europe, 2024 avait été l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec une température moyenne de 10,69 °C. La deuxième année la plus chaude a été 2020, avec 10,43 °C.

Les pôles ont également enregistré plusieurs records en 2025. Les températures moyennes annuelles ont atteint leur valeur la plus élevée jamais enregistrée dans l’Antarctique, et leur deuxième valeur la plus élevée dans l’Arctique. Et la couverture combinée de glace de mer des deux pôles est tombée à son plus bas niveau historique en 2025.

 Constatation très inquiétante : Compte tenu des niveaux de chaleur records affichés en 2023 et 2024, pour la première fois, notre planète a dépassé au cours de ces trois dernières années le seuil critique de +1,5°C fixé en 2015 dans l’Accord de Paris et il n’y aura pas de retour en arrière tant que les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ne diminueront pas. Les concentrations de CO2 culminent actuellement à 428 ppm au sommet du volcan Mauna Loa à Hawaï ; du jamais vu!

Par ailleurs, les températures à la surface de la mer ont atteint des niveaux exceptionnellement élevés.

Pour terminer ce bilan pour l’année 2025, il faut ajouter que les conditions de La Niña dans le Pacifique oriental au niveau de l’équateur montrent que l’on est en train de se diriger vers des conditions neutres, avec un possible développement d’El Niño au cours de l’année 2026. Les observations de la NOAA et du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) montrent un réchauffement des eaux sous-marines et des anomalies des vents d’ouest dans le Pacifique central. Ces phénomènes annoncent la fin de la dernière phase triennale de La Niña.

Carte des anomalies de température de surface de la mer le 9 janvier 2026 (Source: NOAA)

Conséquence de cette hausse moyenne des températures : 2025 a été marquée par des événements extrêmes notables dans de nombreuses régions. On a enregistré des vagues de chaleur record, de violentes tempêtes en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, ainsi que des incendies de forêt en Espagne, au Canada et dans le sud de la Californie.

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En France, l’année 2025 s’est achevée avec le retour d’un temps froid, plus classique pour la saison. Malgré cela, 2025 se classe au 4ème rang des années les plus chaudes, derrière 2020. Il ne faudrait pas oublier que les températures ont été 3 jours sur 4 au-dessus des normales au cours des dernières semaines de l’année.

La température moyenne en France en 2025 a été de 14.03°C, soit +1.06°C au-dessus de la moyenne de référence de la période 1991-2020 (qui s’établit à 12.97°C).

Températures de l’année 2025 en France

Sacrifices incas sur l’altiplano (1ère partie) : La jeune fille du volcan Ambato (Pérou)

Cette histoire est racontée dans mon livre Killer Volcanoes aujourd’hui épuisé, et sur ce blog dans une note publiée le 6 mai 2024.

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Dans la région d’Arequipa au Pérou, le volcan Sabancaya culmine à 5967 mètres d’altitude et a connu plusieurs phases éruptives pendant la période historique.

Le Sabancaya et son voisin le Mont Ampato (Crédit photo : Wikipedia)

Plus près de nous, le Sabancaya est entré en éruption le 28 mai 1990. Au fil des jours, des explosions vulcaniennes de plus en plus violentes ont généré des panaches de cendre atteignant 7 ou 8 kilomètres de hauteur, avec des retombées jusqu’à 20 kilomètres de distance. Elles ont incité de nombreux villageois à fuir les pentes du volcan.

Les 23 et 24 juillet 1991, un essaim sismique a donné naissance à plusieurs lahars qui ont submergé quatre villages. Les secousses ont fait s’effondrer des maisons. La presse a fait état de 20 morts, 80 blessés et 3000 personnes qui ont perdu leurs habitations.

De nouvelles explosions se sont produites le 5 et le 7 mars 1994, avec des panaches de cendre de 3 kilomètres de hauteur. L’éruption s’est poursuivie avec des variations d’intensité jusqu’aux alentours du mois de septembre 1998.

L’éruption du Sabancaya en juin 1990 (Crédit photo : Smithsonian Institution

Cette éruption du Sabancaya a eu une conséquence inattendue. La cendre du volcan a fait fondre la glace qui recouvrait le Mont Ampato voisin et exposé une momie inca, Juanita, découverte en 1996 par une équipe d’archéologues. Enveloppée d’un beau châle de laine alpaga, elle a reposé pendant cinq siècles sur la montagne, à 6300 mètres d’altitude, et y serait restée encore longtemps si l’éruption du Sabancaya n’avait pas trahi la présence de sa tombe. Son corps parfaitement conservé a été protégé des bactéries et autres champignons par son enveloppe de glace.

Juanita (Source : WikiCommons)

On pense que la jeune fille, âgée de 12-14 ans à l’époque, a été victime de la Capacocha, cérémonie pendant laquelle les Incas sacrifiaient des enfants aux dieux de la montagne car ils étaient persuadés que le Mont Ampato les approvisionnait en eau tout en les protégeant des avalanches et des tremblements de terre. Un tel sacrifice était un honneur pour un Inca, comme semble le montrer le visage apaisé de la jeune fille qui était agenouillée, tenant son châle d’une main, quand elle a été découverte. Elle était entourée d’offrandes telles que des poteries, de petits sacs de maïs et quelques figurines en or et en argent. Objet d’examens à l’aide de matériel de haute technologie, elle repose désormais au musée d’Arequipa.

Source : Killer Volcanoes. Claude Grandpey. Cégé Editions. 2013)

La découverte de la momie prend une nouvelle tournure aujourd’hui. Un article paru dans le National Geographic en octobre 2023 nous apprend que grâce à une analyse archéologique et à un travail de reconstitution médico-légal minutieux, le visage de Juanita a retrouvé ses traits. Le buste saisissant de la jeune femme constitue la pièce maîtresse d’une exposition présentée au Pérou et est l’objet d’un projet dont le but est de comprendre le drame du sacrifice humain perpétré dans les Andes il y a un demi-millénaire.

Oscar Nilsson, un archéologue et sculpteur suédois, a été capable d’extrapoler la profondeur probable du tissu facial qui recouvrait autrefois le crâne de la jeune fille grâce à une multitude d’outils (scanners, analyse d’ADN, informations sur l’alimentation et les maladies) qui lui permettent de déduire le visage d’un individu.

Puis Oscar Nilsson a imprimé une réplique en 3D du crâne de Juanita et a inséré des patères en bois à sa surface afin de guider la profondeur et le placement de chacun des muscles, faits à la main à partir d’argile modelable. Ajoutés un à un, les yeux, le nez, les tissus fragiles à la texture de corde ont formé un visage humain.

Après avoir réalisé un moule en silicone du buste, il a ajouté des centaines de cheveux et de pores individuels tout en nuances de brun et de rose. Tout cela a pris dix semaines. Le résultat, habillé de robes tissées par des Péruviennes du Centre des textiles traditionnels, constitue l’attraction principale de l’exposition « Capacocha : dans les pas des dieux incas » qui se tient jusqu’au 18 novembre au Musée des sanctuaires andins, à Arequipa.

La reconstitution sera exposée à côté de la momie de Juanita et sera accompagnée des histoires de quinze autres enfants choisis pour le rituel du Capacocha et sacrifiés au sommet de l’Ampato ou d’autres pics andins.

En effectuant des analyses toxicologiques et médico-légales sur les restes d’un bébé et de quatre victimes âgées de six à sept ans présentées dans l’exposition, les scientifiques ont découvert qu’elles avaient été particulièrement choyées dans les mois précédant leur sacrifice et qu’elles avaient bénéficié d’un régime alimentaire composé de feuilles de coca, de vignes d’ayahuasca et d’alcool dans les semaines qui ont précédé leur mort ; c’était moins pour les intoxiquer que pour faire en sorte que ces jeunes enfants restent calmes et n’éprouvent pas d’anxiété alors que le moment du sacrifice approchait à grands pas.

Source : National Geographic.

Juanita, la Fille des glaces d’Ampato, telle que reconstituée par l’archéologue et sculpteur Oscar Nilsson. (Musée des sanctuaires andins à Arequipa)

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This story is told in my now out-of-print book Killer Volcanoes, and on this blog in a post published on May 6, 2024.

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In the Arequipa region of Peru, the Sabancaya volcano peaks at 5967 meters above sea level and has experienced several eruptive phases during the historical period.
Closer to us, Sabancaya erupted on May 28th, 1990. Over the days, increasingly violent Vulcanian explosions generated plumes of ash reaching 7 or 8 kilometers in height, with ashfall as far as 20 kilometers away. It prompted many villagers to flee the slopes of the volcano.
On July 23rd and 24th, 1991, a seismic swarm caused several lahars which submerged four villages. The tremors caused houses to collapse. The press reported 20 dead, 80 injured and 3,000 people who lost their homes.
New explosions occurred on March 5th and 7th, 1994, with ash plumes 3 kilometers high. The eruption continued with variations in intensity until around September 1998.

This Sabancaya eruption had an unexpected consequence. Ash from the volcano melted the ice that covered nearby Mount Ampato and exposed an Inca mummy, Juanita, discovered in 1996 by a team of archaeologists. Wrapped in a beautiful alpaca wool shawl, she rested for five centuries on the mountain, at an altitude of 6,300 meters, and would have remained there for a long time if the eruption of Sabancaya had not betrayed the presence of her tomb. Its perfectly preserved body was protected from bacteria and other fungi by its covering of ice.
It is believed that the young girl, aged 12-14 at the time, was a victim of the Capacocha, a ceremony during which the Incas sacrificed children to the mountain gods because they were convinced that Mount Ampato supplied them with water while protecting them from avalanches and earthquakes. Such a sacrifice was an honor for an Inca, as seems to be shown by the peaceful face of the young girl who was kneeling, holding her shawl in one hand, when she was discovered. She was surrounded by offerings such as pottery, small bags of corn and some gold and silver figurines. Subject to examination using high-tech equipment, it now rests in the Arequipa museum.
Source: Killer Volcanoes. Claude Grandpey. Cégé Editions. 2013)

The discovery of the mummy takes a new turn today. An article published in National Geographic in October 2023 tells us that thanks to an archaeological analysis and meticulous forensic reconstruction work, Juanita’s face has regained its features. The striking bust of the young woman forms the centerpiece of an exhibition presented in Peru and is the subject of a project whose aim is to understand the drama of human sacrifice perpetrated in the Andes half a millennium ago.

Oscar Nilsson, a Swedish archaeologist and sculptor, was able to extrapolate the likely depth of the facial tissue that once draped Juanita’s skull—using everything from CT scans to information about diet and disease—to make educated guesses about her face. Then he printed a 3D replica of Juanita’s skull, plugging wooden pegs onto its surface to guide the depth and placement of each muscle. Eyes, a nose, the tissues that constitute a human face were added in turn. After using a mold to make a silicone bust, he added hundreds of individual hairs and pores in shades of brown and pink. The work took 10 weeks. The resulting sculpture, wrapped in robes woven by women from Peru’s Centro de Textiles Tradicionales del Cusco, is the main attraction of “Capacocha: Following the Inca Gods,” which opened in November 2023 at the Museo Santuarios Andinos in Arequipa.

The reconstruction will beaccompanied by the stories of 18 additional children selected for capacocha atop Ampato and other Andean mountains.

When conducting toxicological and forensic analyses of the remains of a toddler and four six- to seven-year-old victims of capacocha, the researchers found that they were well nourished in the months before their sacrifice. They were also fed coca leaves, ayahuasca vine, and alcohol in the weeks before their deaths. It was not so much to intoxicate them as to keep them sedated and anxiety free in the moments preceding their sacrifice.

Source : National Geographic.

Mesures de déformation de la Montagne Pelée (Martinique)

Suite à la hausse de l’activité sismique observée depuis 2019 sur la Montagne Pelée, une campagne est aujourd’hui organisée pour voir dans quelle mesure l’édifice volcanique s’est déformé.

Photo: C. Grandpey

Le volcan a connu une période d’activité sismique intense entre septembre et octobre 2025 avec près de 9 000 secousses, une situation qui n’a jamais été observée depuis 2012. Afin d’obtenir une bonne image de la situation dans sa globalité, une campagne de mesure étudie la déformation de la Vieille Dame depuis le 5 janvier 2026. Elle doit durer dix jours pendant lesquels les scientifiques vont vérifier la vingtaine de stations sur et autour de la Montagne Pelée. Les mesures sont effectuées à l’aide du GNSS (Système de positionnement par satellites).

Sur la station « Petit Bonhomme » situé à 1123 mètres d’altitude, sur la façade ouest du volcan, l’équipe de chercheurs va fixer le dispositif à un rocher pendant 4 jours. Toutes les 30 secondes, son positionnement sera enregistré, ce qui permettra de vérifier s’il y a eu un début de déformation liée à l’activité sismique de septembre 2025.

Photo: C. Grandpey

L’activité sismique est l’un des quatre paramètres à prendre en compte dans la prévision éruptive avec la température des fumerolles, l’évolution de la la chimie des gaz et le gonflement de la montagne. Comme l’avait expliqué le regretté Maurice Krafft, un volcan en phase pré-éruptive est comme un malade ou un blessé : il a de la fièvre et des frissons, sa blessure enfle et il a mauvaise haleine. C’est un peu la même chose pour un volcan. ,

C’est la déformation de l’édifice volcanique qui est au cœur de la campagne annuelle menée par l’IPGP qui gère l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique ((OVSM). Les mesures seront par la suite modélisées à l’Observatoire et viendront compléter celles prises de façon permanentes par neuf autres stations positionnées sur la Montagne Pelée.

Les scientifiques expliquent que sur les stations situées au sommet de la Montagne Pelée, les mesures traduisent une légère inflation de la partie sommitale du volcan, de quelques millimètres par an. Il ne s’agit pas d’une remontée de magma des profondeurs. Si c’était le cas, l’ensemble des flancs du volcan gonfleraient. On a davantage affaire à un phénomène superficiel. La campagne de mesures effectuée dans les quinze prochains jours devrait confirmer que l’inflation très légère du sommet est toujours en cours,et que le volcan est toujours dans une phase de reprise d’activité.

 

Carte des vecteurs de déplacement calculés à partir des mesures du réseau permanent et du réseau de répétition entre Janvier 2021 et Décembre 2023 · ©J.-B. de Chabalier, IPGP, rapport annuel de l’OVSM-IPGP, 2023.

Source : Martinique la 1ère.