Nouvel essaim sismique dans les Champs Phlégréens (Italie) // New seismic swarm in the Phlegraean Fields (Italy)

L’état d’urgence a été déclaré dans la région des Champs Phlégréens le 13 mai 2025, suite à un séisme de magnitude M4,4 enregistré au cœur d’un essaim de 49 événements. Selon l’INGV, cet essaim a débuté à 0 h 06 (heure locale) le 13 mai et s’est terminé dans la matinée du 14 mai. La décision de déclarer l’état d’urgence a été annoncée par le ministre de la Protection civile, Nello Musumeci, afin d’accélérer les procédures de gestion des risques. Comme précédemment, l’essaim sismique est lié au bradyséismes qui affecte régulièrement la région des Campi Flegrei.
L’épicentre du séisme de magnitude M4,4 a été localisé près de Pouzzoles il a été suivi d’un séisme de magnitude M3,5.
Les séismes ont entraîné l’évacuation d’écoles et de bâtiments publics, la suspension des services ferroviaires régionaux et l’activation des centres de coordination d’urgence.
Les essaims sismiques dans les Champs Phlégréens sont liés au bradyséisme, un phénomène de déplacement vertical du sol causé par le mouvement de magma ou de fluides hydrothermaux dans les profondeurs. L’activité bradysismique est récurrente dans cette région depuis des siècles, avec des épisodes remarquables dans les années 1970 et 1980. Ils ont entraîné un important soulèvement du sol et l’évacuation temporaire de milliers de personnes.

Chaque essaim – surtout lorsqu’il survient la nuit – déclenche une vague d’inquiétude au sein de la population. Nombreux sont ceux qui craignent que la hausse de la sismicité annonce une éruption dans les Champs Phlégréens. Cependant, les instruments n’indiquent pas l’imminence d’un tel événement. Dans la presse napolitaine du 15 mai 2025, l’INGV déclare : « Se il magma dovesse risalire, avremmo segnali chiari e il tempo di avvisare la popolazione ». [Si le magma devait remonter, nous aurions des signaux clairs et le temps d’alerter la population’].


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Source : INGV.

Incrustations de coquillages sur un pilier du temple de Sérapis à Pouzzoles (Photo: C. Grandpey)

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Dernière minute : Un nouvel essaim sismique a commencé dans la caldeira des Champs Phlégréens à 14 h 23 ( heure locale) le 14 mai 2025, cinq heures seulement après la fin de l’essaim signalé ci-dessus et qui avaitconduit à la déclaration de l’état d’urgence. À 1′ h 05, 24 séismes avaient été enregistrés le 14 mai, avec des magnitudes allant jusqu’à M3,1. Les épicentres étaient situés dans la partie centre-est de la caldeira, principalement entre Pouzzoles et Solfatare, à des profondeurs comprises entre 1 et 3 km.

Photo: C. Grandpey

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Dans son dernier bulletin du 13 mai 2025, l’INGV indique que dans la semaine du 5 au 11 mai 2025 on a déjà enregistré 46 séismes de magnitude maximale de M2,3. L’Institut fait état de l’essaim du 13 mai et de l’événement de M4,4 ± 0,3 dans la zone côtière de Pozzuoli.

Depuis début avril 2025, des soulèvements de terrain continuent d’être enregistrés, avec une
valeur mensuelle moyenne d’environ 15±5 mm..
Aucune variation significative des paramètres géochimiques n’a été signalée. Le capteur de température installé à 5 mètres de la fumerolle principale de Pisciarelli montre une valeur moyenne d’environ 97 °C.
Dans la conclusion de son rapport, INGV précise qu’ « aucun élément n’émerge de nature à suggérer des évolutions significatives à court terme. »

Fumerolle de Pisciarelli (Photo: C. Grandpey)

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A state of emergency was declared for the Campi Flegrei area on May 13, 2025, following an M4.4 earthquake within a swarm of 49 registered events. The swarm began at 12:06 LT on May 13 and ended during the morning hours of May 14, according to the INGV Vesuvian Observatory. The decision to declare a state of emergency was announced by Civil Protection Minister Nello Musumeci with the goal of expediting ongoing risk mitigation procedures in response to the area’s increased seismicity attributed to bradyseism

The M4.4 earthquake occurred near Pozzuoli, and was followed by an M3.5 event.

The seismic events prompted evacuations of schools and public buildings, suspension of regional train services, and activation of emergency coordination centers.

Seismic swarms in Campi Flegrei are linked to bradyseism, a phenomenon involving vertical ground displacement caused by underground magma or hydrothermal fluid movement Bradyseismic activity has been recurrent in this area for centuries, with notable episodes in the 1970s and 1980s resulting in significant ground uplift and the temporary evacuation of thousands. Each swarm triggers a wave of anxiety among the population. Many people fear that the rise in seismicity might announce an eruption within the Phlegrean Fields. However, the instrumentsdo not indicatethe imminence of such an event.

Source : INGV.

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Last minute : A new earthquake swarm began in the Campi Flegrei caldera at 14:23 (local time) on May 14, 2025, just five hours after the end of a previous swarm described above and that led to a state of emergency declaration. By 14:05, a total of 24 earthquakes had been recorded, with magnitudes ranging up to M3.1. The epicenters were located in the central-eastern part of the caldera, mainly between Pozzuoli and Solfatara, with depths between 1 and 3 km.

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In its latest bulletin dated May 13, 2025, INGV indicates that 46 earthquakes with a maximum magnitude of M2.3 were already recorded during the week of May 5-11, 2025. The Institute reports the swarm of May 13 and the M4.4 ± 0.3 event in the coastal area of ​​Pozzuoli.
Since the beginning of April 2025, ground uplift has continued to be recorded, with an average monthly value of approximately 15 ± 5 mm.
No significant variations in geochemical parameters have been reported. The temperature sensor installed 5 meters from the main fumarole of Pisciarelli shows an average value of approximately 97°C.
In the conclusion of its report, INGV specifies that « no evidence has emerged to suggest significant changes in the short term. »

Nouvelle découverte à Pompéi (Italie) // New discovery at Pompeii (Italy)

J’ai écrit plusieurs notes sur les dernières découvertes à Pompéi, la cité romaine détruite par l’éruption du Vésuve en octobre 79 de notre ère. Les dernières fouilles, menées grâce à un financement européen sous l’égide du Ministère italien de la Culture, révèlent des trésors presque chaque mois.
Des archéologues ont découvert une maison qui témoigne des derniers instants de la civilisation romaine. Dans la Casa di Elle e Frisso, également connue sous le nom de Maison d’Elle et Phrixus, sur la Via del Vesuvio, les scientifiques ont découvert les squelettes de quatre personnes, dont un adolescent. Un lit avait été poussé contre le chambranle d’une porte pour empêcher la lave d’entrer dans la maison lors de l’éruption du volcan.


Structure du lit emprisonné dans la cendre (Source : Parc archéologique)

Les victimes ont été retrouvées en position de panique, signe qu’elles ont vu leur fin approcher. Le corps de l’adolescent était orné d’une bulla de bronze, une amulette qui marquait chez les Romains le passage de l’enfance à l’âge adulte et qui n’était retirée qu’à l’âge adulte.
Comme l’a si bien dit le directeur du parc archéologique de Pompéi : « Fouiller et visiter Pompéi, c’est se confronter à la beauté de l’art, mais aussi à la précarité de nos vies.» Dans la petite maison magnifiquement décorée, les archéologues ont retrouvé les traces des habitants qui ont tenté de se sauver. La maison a été découverte en 2018, mais les chercheurs n’ont terminé leur travail que récemment. Lors de leurs analyses, ils ont constaté que les lapilli étaient entrés par l’ouverture du toit de l’atrium, et risquaient d’envahir l’espace. Il est évident que cette famille a tenté de se barricader dans la chambre, mais sans succès. Finalement, la coulée pyroclastique est arrivée et un puissant flot de cendres brûlantes a envahi toutes les pièces. Les séismes avaient déjà provoqué l’effondrement de nombreux bâtiments.
Les récentes fouilles de la Casa di Elle e Frisso ont révélé des pièces bien préservées, dont un atrium avec impluvium, une chambre et une salle de banquet aux murs richement décorés. La maison doit son nom à une fresque mythologique découverte dans son triclinium, et représentant l’histoire de Phrixos et Hellé.

Source : Parc archéologique

Les fouilles ont également mis au jour des objets ménagers tels que des amphores utilisées pour conserver le garum, une sauce de poisson fermentée, et un service de table en bronze, comprenant une louche, une cruche à une anse, un vase en forme de panier et une coupe en forme de coquillage. Ces objets du quotidien témoignent d’une vie brutalement interrompue par l’éruption. Certains éléments, tels que les seuils retirés, l’absence de décoration à certains endroits et les traces de découpes de maçonnerie à l’entrée de la maison, laissent supposer que la Casa di Elle e Frisso était en cours de rénovation au moment de l’éruption. Cependant, la maison était toujours occupée par ses habitants qui,surpris par l’éruption, ont préféré rester sur place pour se protéger mais ont trouvé la mort.
Source : Parc archéologique de Pompéi et médias italiens.

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I have written several posts about the latest discoveries at Pompeii, the Roman city that was destroyed by the eruption of Mt Vesuvius in October 79. The latest excavations performed thanks to Europeans funding under the auspices of the Italian Ministry of Culture are revealing treasures nearly every month.

Archaeologists with the Pompeii Archaeological Park have discovered a home which serves as a snapshot of the ancient civilization’s final moments. Within the Casa di Elle e Frisso, also known as the House of Elle and Phrixus, along Via del Vesuvio, the scientists found the skeletal remains of four people, including an adolescent child. A bed was pushed up against a doorframe in an effort to avoid the volcanic lava from the volcano’s explosion (see photo above).

The victims were found in panic positions, indicating they lived through those moments and saw their end approaching.The child’s body was adorned with a bronze bulla, an amulet which commonly marked the passage from childhood to adulthood and was not removed until the child reached adulthood.

As the Director of Pompeii Archaeological Park aptly said, “excavating and visiting Pompeii means coming face to face with the beauty of art but also with the precariousness of our lives.” In the small, wonderfully decorated house, archaeologists found traces of the inhabitants who tried to save themselves. The home was discovered in 2018, but researchers have only recently finished their inspection. During their analysis, they found that the lapilli were entering through the opening of the atrium’s roof, risking invasion of the space. It is clear the family attempted to barricade themselves in the bedroom, but there was no escape. In the end, the pyroclastic flow arrived and the violent flow of very hot ash filled every room. The earthquakes had already caused many buildings to collapse.

The recent excavation of the Casa di Elle e Frisso has revealed well-preserved rooms, including an atrium with an impluvium, a bedroom, and a banquet hall with richly decorated walls. The house is named for a mythological fresco found in its triclinium that depicts the tale of Phrixus and Helle (see photo above).

Excavations also uncovered household items such as amphorae used for storing garum, a fermented fish sauce, and a set of bronze tableware, including a ladle, a one-handled jug, a basket-shaped vase, and a shell-shaped cup. These everyday objects signal a life that was abruptly interrupted by the eruption.

Some elements, such as the removed thresholds, the absence of decoration in some areas, and the traces of cutting portions of masonry at the entrance of the house, suggest that the Casa di Elle e Frisso was undergoing renovation at the time of the eruption. However, the house continued to be occupied by its inhabitants, who, caught by the eruption, preferred not to leave the building and found death there.

Source : Pompeii Archaeological Park and Italian news media.

Le saccage climatique de Trump (suite) // Trump’s climate rampage (continued)

Dans une note intitulée « Le saccage climatique de Trump continue », et publiée le 1er mai 2024, j’expliquais que l’Administration Trump venait de licencier sans préavis plus de 400 scientifiques qui avaient commencé à rédiger le dernier National Climate Assessment Report, autrement dit le rapport d’évaluation du climat.

Le climat est l’une des cibles préférées du locataire de la Maison Blanche qui avait déclaré que le réchauffement climatique est un canular. Ses attaques se sont notamment concentrées sur la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), une structure essentielle dans l’observation et la connaissance du réchauffement climatique. Cette agence gouvernementale assure le suivi de l’océan et des écosystèmes marins et se trouve au cœur des alertes tsunami. C’est aussi la NOAA qui, par le biais de la Scripps Institution,met en ligne la Courbe de Keeling qui permet d’observer les concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Je crains fort qu’un de ces jours la Courbe disparaisse des écrans.

Donald Trump compte réduire le budget la NOAA de plus de 1,6 milliard de dollars par rapport à 2024. Des centaines de scientifiques et d’experts ont été licenciés.

Ces mesures visant le climat ont déjà des conséquences directes. Les données fournies par les ballons météorologiques et autres sondes qui mesurent la température, la vitesse du vent et l’humidité, ont diminué d’environ 10%.

Donald Trump s’est également attaqué à l’USDA, l’agence fédérale chargée de l’agriculture, lui interdisant notamment de poursuivre des travaux sur le réchauffement climatique.

Il a aussi visé la National Science Foundation (NSF), la Fondation nationale pour la science, que la revue scientifique Nature présente comme « l’un des plus grands bailleurs de la recherche fondamentale au monde ». Avec ces coupes sombres, les glaciologues viennent de perdre l’accès à des informations du Polar Geospatial Center qui en dépend.

À côté de la NOAA, la NASA n’est pas épargnée, elle non plus. Le budget prévisionnel présenté par l’exécutif américain prévoit une réduction d’environ 24% du budget de l’agence spatiale américaine. Sans surprise, les départements les plus touchés sont les programmes dédiés aux sciences de l’espace et de la Terre, dont certains programmes de surveillance satellitaire servant à l’étude du réchauffement climatique.

Ce que l’on peut souhaiter, même si certaines régions du monde risquent d’en prendre plein la figure, c’est que les éléments naturels montrent à Trump à quel point ses décisions sont stupides et indignes d’un président des États Unis.

Source : presse internationale, avec France Info pour notre pays.

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In a post titled « Trump’s Climate Rampage Continues, » published on May 1, 2024, I explained that the Trump Administration had just dismissed without notice more than 400 scientists who had begun drafting the latest National Climate Assessment Report.
Climate is one of the favorite targets of the White House tenant, who had declared global warming a hoax. His attacks have focused in particular on the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), a key organization in the observation and understanding of global warming. This government agency monitors the ocean and marine ecosystems and is central to tsunami warnings. It is also NOAA, through the Scripps Institution, that puts online the Keeling Curve, which allows us to observe CO2 concentrations in the atmosphere. I fear that one of these days the Curve will disappear from our screens. Donald Trump plans to cut NOAA’s budget by more than $1.6 billion compared to 2024. Hundreds of scientists and experts have been laid off.
These climate-related measures are already having direct consequences. Data provided by weather balloons and other probes that measure temperature, wind speed, and humidity have decreased by approximately 10%.
Donald Trump has also attacked the USDA, the federal agency responsible for agriculture, notably prohibiting it from pursuing work on global warming.
He has also targeted the National Science Foundation (NSF), which the scientific journal Nature describes as « one of the world’s largest funders of basic research. » With these drastic cuts, glaciologists have just lost access to information from the Polar Geospatial Center, which relies on it.
Alongside NOAA, NASA has not been spared either. The budget forecast presented by the US executive branch calls for a reduction of approximately 24% in the US space agency’s budget. Unsurprisingly, the most affected departments are programs dedicated to space and Earth sciences, including certain satellite monitoring programs used to study global warming.
What we can hope, even if some regions of the world are likely to take a hit, is that the natural elements will show Trump how stupid and unworthy of a US president his decisions are.
Source: international press, with France Info for our country.

Nouvelle approche de la grêle, phénomène météorologique destructeur // New approach to hail, a destructive weather phenomenon

Chaque année, les orages de grêle causent des millions d’euros de dégâts aux habitations, aux entreprises et aux cultures. Les grêlons peuvent parfois atteindre la taille d’une balle de tennis.

Photo: C. Grandpey

Cependant, la formation de ces boules de glace destructrices dans la haute troposphère demeure un mystère. La théorie la plus répandue est que les grêlons suivent un mouvement de recyclage, ce qui explique pourquoi ils contiennent souvent différentes couches de glace, de claire à opaque.

Une nouvelle étude de l’Académie chinoise des sciences, publiée dans la revue Advances in Atmospheric Sciences, nous explique que ce mouvement de recyclage n’est qu’une infime partie du phénomène de formation de la grêle. Dans cette étude, des scientifiques de l’Université de Pékin expliquent avoir utilisé l’analyse des isotopes stables pour recréer l’ ‘histoire’ de 27 spécimens de grêlons récoltés séparément lors de neuf orages en Chine. Grâce à cette méthode précise, l’équipe scientifique a pu déterminer à quel niveau de l’atmosphère certaines couches de grêlons se sont formées. Cela a permis de créer une carte verticale du trajet des morceaux de glace vers la Terre. Selon l’auteur principal de l’étude, « ces travaux modifient fondamentalement notre compréhension de la formation de la grêle. En allant au-delà des hypothèses et en nous appuyant sur des preuves chimiques réelles, nous obtenons une image plus précise de ces phénomènes météorologiques destructeurs. »
Sur les 27 grêlons étudiés, un seul présentait des signes révélateurs de la méthode de recyclage hypothétique, selon laquelle la grêle se déplace de haut en bas au sein d’un nuage d’orage. Une dizaine de grêlons ont montré qu’ils se sont formés lors d’une descente régulière vers l’atmosphère, et 13 autres présentaient des signes d’une seule poussée ascendante. Étonnamment, trois présentaient même des signes de mouvement quasi horizontal.
D’après les chercheurs, la grêle se forme généralement dans une plage de températures comprise entre environ -30 et -10 degrés Celsius. Cependant, les données de l’étude montrent que des embryons de grêlons peuvent se former en dehors de cette plage, entre environ -33,4 et -8,7 degrés Celsius. Bien que cela aille largement à l’encontre de la théorie précédente sur la formation des grêlons, les grêlons plus gros nécessitent un séjour prolongé dans cette zone pour que l’eau à très basse température forme davantage de couches. Cela explique pourquoi les orages les plus violents produisent souvent des grêlons plus gros.
Les chercheurs espèrent que la compréhension du mécanisme de formation des orages de grêle permettra d’améliorer les prévisions météorologiques et la capacité à estimer les dangers potentiels liés à de tels orages. Cependant, les médias scientifiques américains préviennent que l’amélioration des prévisions aux États-Unis pourrait s’avérer difficile sous l’administration Trump, qui impose des coupes budgétaires constantes à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui supervise le National Weather Service (NWS). Les météorologues du NWS ont déjà signalé une dégradation des services de prévision en raison de la réduction du nombre de ballons météorologiques utilisés pour recueillir des données permettant de prévoir précisément les orages.
Source : Popular Mechanics via Yahoo News.

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Every year, hailstorms cause millions of euros in damage to homes, businesses, and crops. The hailsones can sometimes be as big as tennis balls. However, how these ice balls of destruction form in the upper troposphere has remained somewhat of a mystery. The predominant theory is that hailstones go through a recycling motion, which explains why they often contain varying layers of a clear and opaque ice.

Now, a new study from the Chinese Academy of Sciences and published in the journal Advances in Atmospheric Sciences suggests that this recycling motion is only a small part of the story. In the study, scientists at the Peking University explain that they used stable isotope analysis to effectively recreate the “history” of 27 hailstone specimens produced by nine separate storms in China. Using this precise method, the scientific team could pinpoint at what level in the atmosphere certain layers of the hailstones formed, creating a vertical map of the ice chunk’s journey toward the earth.

According to the lead author of the study,“this work fundamentally changes how we understand hail formation. By moving beyond assumptions to actual chemical evidence, we’re building a more accurate picture of these destructive weather phenomena.”

Of the 27 hailstones studied, only one of them displayed tell-tale signs of the hypothesized recycling method, in which hail travels up and down within a storm cloud. Some 10 stones showed that they formed while steadily descending toward the atmosphere, and another 13 displayed evidence of only one single upward push. Surprisingly, three even showed signs of nearly horizontal movement.

According to the researchers, hail typically forms in a temperature range between roughly -30 and -10 degrees Celsius. However, the data in the study data show that embryos of hailstones can actually form outside that gradient, between about -33.4 and -8.7 degrees Celsius. Although this largely refutes the previous theory behind hailstone formation, larger hailstones do require extended time in this zone for supercooled water to form more layers. This explains why stronger storms often produce larger hailstones.

The researchers hope that understanding the inner workings of hailstorm formation will help improve weather forecasting and the ability to estimate the potential dangers of a passing hailstorm. However, the U.S. scientific news media warn that improving forecasting capabilities in the U.S. may prove difficult under the Trump Administration, as it steadily levies cuts on the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), which oversees the National Weather Service (NWS). Meteorologists at NWS have already reported degraded forecasting services due to curtailed weather balloon launches used to help gather data for accurate storm prediction.

Source : Popular Mechanics via Yahoo News.