L’Australie et le stockage d’énergie par batterie // Australia and battery energy storage

Alors que des vagues de chaleur intenses frappaient l’Europe et l’Asie et que les marchés pétroliers mondiaux connaissaient une volatilité extrême en mai et juin 2026, les deux grandes cheminées de l’une des plus importantes centrales électriques d’Australie étaient en cours de démolition. Parallèlement, le ministre australien de l’Énergie tenait une conférence de presse pour saluer une baisse allant jusqu’à 10 % du prix de référence de l’électricité dans certaines régions du pays.
En toute discrétion, et sans susciter beaucoup d’écho à l’échelle internationale, l’Australie est à l’avant-garde d’une révolution en matière d’énergies renouvelables domestiques et d’utilisation de batteries. Le pays démontre ainsi ce qu’il est possible d’accomplir grâce à des politiques adaptées. L’Australie figurait déjà parmi les leaders mondiaux du solaire résidentiel, avec des panneaux installés sur un foyer sur trois. Elle fait toutefois partie des nations responsables de la crise climatique en raison de ses exportations massives de combustibles fossiles. Mais ce sont les batteries qui confèrent aujourd’hui une nouvelle dynamique à l’Australie.
Près de 60 % de la capacité de stockage par batterie à usage domestique installée en 2025 à travers quelque 200 pays – à l’exception de la Chine – se trouve sur le continent australien. Depuis juillet 2025, environ 415 000 foyers ont été équipés, ce qui représente environ une unité pour 25 foyers australiens.
Le déploiement de batteries à l’échelle industrielle progresse presque aussi rapidement : l’Australie (27 millions d’habitants) n’est dépassée que par la Chine (1,4 milliard) et les États-Unis (350 millions) en termes de nouvelle capacité installée, et le nombre de raccordements a plus que doublé l’année dernière. L’essor de l’utilisation des batteries, qu’elles soient de petite ou de grande taille, commence à faire baisser le coût de l’électricité issue du réseau national, lequel comprend plus de 40 000 km de lignes de transport et de câbles reliant l’extrême nord tropical du Queensland à l’État insulaire de Tasmanie, au sud.
Les batteries constituent une technologie de stockage d’énergie utilisant des procédés chimiques pour absorber et restituer l’énergie à la demande. La technologie lithium-ion est la plus répandue pour le stockage de l’électricité. Coupler des batteries à des installations de production d’énergie renouvelable permet de stocker l’énergie durant les périodes de faible demande et de la réinjecter dans le réseau lors des pics de consommation.
Contrairement à de nombreuses autres formes de stockage et de production d’énergie, les batteries sont particulièrement précieuses car elles offrent une grande flexibilité. Elles peuvent réagir plus rapidement que les autres technologies de stockage ou de production et contribuent à la stabilité du réseau en s’activant ou en se désactivant en une fraction de seconde.
Les batteries peuvent être installées dans des environnements variés, en petites ou grandes quantités, pour répondre à différents besoins. Par exemple, un grand nombre de batteries installées pour le stockage à grande échelle (ou LSBS, pour *Large-Scale Battery Storage*) peuvent fonctionner comme une centrale électrique de grande puissance raccordée au réseau de transport d’électricité.
Des batteries de plus petite capacité peuvent être installées chez les particuliers pour assurer une alimentation de secours, mais elles peuvent également être exploitées collectivement au sein de ce que l’on appelle une centrale électrique virtuelle (Virtual Power Plant, VPP).
Grâce à la polyvalence de cette technologie et à la baisse des coûts, l’utilisation de batteries pour les énergies renouvelables devrait se développer dans les années à venir.
L’utilisation de batteries sur le réseau électrique australien devrait continuer de progresser, portée par les avancées technologiques et la baisse rapide des coûts. Par ailleurs, plusieurs dispositifs gouvernementaux ont contribué à réduire les coûts et à favoriser les subventions, accélérant ainsi l’adoption de cette technologie par les producteurs et les consommateurs d’énergie en Australie.

L’essor du stockage par batterie en Australie atteint un stade où, durant une partie de la journée, l’électricité ne coûtera pratiquement rien à certains consommateurs. Depuis le 1er juillet 2026, l’électricité est gratuite en milieu de journée dans trois États australiens : le prix de l’énergie tombe à zéro entre 11 h et 14 h. C’est une illustration frappante de la manière dont l’énergie solaire bon marché et le stockage par batterie bouleversent l’économie des réseaux électriques.
L’Australie développe rapidement ses capacités de stockage, tant au niveau du réseau qu’auprès des particuliers. Plus de 415 000 batteries domestiques ont été installées au cours de l’année écoulée, soit environ une pour 25 foyers.
L’installation de batteries est l’un des meilleurs moyens de protéger son domicile en cas de coupure de courant, de réduire ses factures énergétiques et de se rapprocher de l’autonomie vis-à-vis du réseau. Une autre option consiste à opter pour des batteries « plug-and-play » (prêtes à l’emploi), bien moins onéreuses qu’un système de secours pour toute la maison.
Cette transition vers les batteries peut se traduire par une baisse des factures, une moindre exposition aux fluctuations des prix des combustibles et un air plus pur. Les batteries domestiques permettent de faire fonctionner les appareils essentiels lors des pannes, de réduire les coûts aux heures de pointe et d’offrir aux ménages une meilleure maîtrise de leur consommation d’énergie.
L’Australie modifie également ses dispositifs d’incitation pour encourager la consommation d’électricité lorsque la production solaire est abondante en milieu de journée. Cpùùe indiqué plus haut, dans le cadre du programme « Solar Sharer », les clients du Queensland, de la Nouvelle-Galles du Sud et de l’Australie-Méridionale bénéficient de l’électricité gratuite entre 11 h et 14 h depuis le 1er juillet 2026 ; d’autres États devraient rejoindre l’initiative en 2027. Ces créneaux horaires ont été choisis pour correspondre à la période de la journée où la production solaire est maximale, la demande minimale et l’énergie la moins chère.
Source : Gouvernement australien, The Cool Down (TCD).

Centrale de stockage f’énergie par batterie de Waratah Super Battery, en passe de faire partie des plus importants projets de ce type (Source : Akaysha Energy / Powin Energy)

Exemple de stockage d’énergie par batterie à usage domestique (Source : FlowPower)

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As intense heatwaves pummelled Europe and Asia, and oil markets around the world leapt and sputtered, the two big chimneys of one of Australia’s largest power stations were being demolished. Meanwhile, the Australian energy minister was holding a media conference to hail a fall of up to 10% in the benchmark electricity price in parts of the country.

Quietly, and with surprisingly little fanfare from the rest of the world, Australia is pioneering a revolution in home renewables and battery use, proving what is possible with the right policies. The country was already one of the global leaders in domestic solar power, with panels on one in three homes. It also remains, however, a major contributor to the climate crisis through its vast fossil fuel exports. But it is batteries that are giving Australia a new burst of speed.

Nearly 60% of the household-scale battery capacity installed across almost 200 countries – except China – this year will be in the southern continent. Since July, about 415,000 homes have been connected. It is roughly one unit for every 25 Australian homes.

Industrial-scale batteries are being built nearly as quickly, with Australia (population: 27 million) trailing only China (1.4 billion) and the US (350 million) in new capacity after connections more than doubled last year. The increase in battery usage big and small is starting to bring down the cost of electricity from the nation’s power grid, which includes more than 40,000km of transmission lines and cables between tropical far-north Queensland and the southern island state of Tasmania.

Batteries are an energy storage technology that uses chemicals to absorb and release energy on demand. Lithium-ion is the most common battery chemistry used to store electricity. Coupling batteries with renewable energy generation allows that energy to be stored during times of low demand and dispatched at times of peak demand.

Unlike many other forms of energy storage and generation, batteries are particularly valuable because they provide flexibility. They can respond faster than other energy storage or generation technologies, and help maintain grid stability by turning on and off in fractions of a second.

Batteries can be located in a range of areas and installed in small or large quantities for different uses. For example, a large number of batteries installed as grid-scale or large-scale battery storage (LSBS) can act as a large-scale power generator connected into the electricity transmission system.

Smaller-scale batteries can be installed in homes to provide backup power, but can also be operated as a collective in what is called a Virtual Power Plant (VPP).

Due to the technology’s versatility and falling costs, the use of batteries for renewable energy is expected to increase over the coming years.

Battery use in the Australian electricity grid is expected to keep growing due to technological advances and rapid cost declines. A number of government schemes have also driven down battery costs and subsidies, accelerating the adoption of the technology by Australian energy producers and users.

Australia’s battery surge is reaching a point where, for part of the day, electricity will effectively cost some people nothing.

Free midday electricity came to three Australian states on July 1, 2026, when the price of power dropped to zero from 11 a.m. to 2 p.m. each day, a striking sign of how far cheap solar and battery storage are shifting grid economics.

Australia has been rapidly expanding storage at both the grid and household level, a trend that is pushing electricity prices lower and reducing dependence on costly gas-fired generation. More than 415,000 residential batteries were added over the past year, roughly one for every 25 houses.

Adding battery storage is one of the best ways to protect one’s home during outages, save on energy costs, and move closer to going off-grid. Another option is plug-and-play batteries that are much cheaper than a whole-home backup system.

That shift to batteries can mean lower bills, less exposure to fuel price shocks, and cleaner air. Home batteries can keep essential appliances running during blackouts, cut peak-hour costs, and give households more control over their energy use.

Australia is also changing incentives to encourage people to use more electricity when midday solar is abundant. Under the Solar Sharer program, customers in Queensland, New South Wales, and South Australiahave been getting free electricity from 11 a.m. to 2 p.m. since July 1, 2026, and other states are expected to join in 2027. Those hours were selected to match the stretch of the day with the most solar generation, the lowest demand, and the cheapest power.

Source : The Australian government, The Cool Down (TCD).

La COP31 en Turquie ? Les magouilles continuent ! // COP31 in Turkey? The shady dealings continue!

La COP30 vient à peine de se terminer au Brésil que l’on sait déjà que la COP31 se tiendra en Turquie, l’Australie ayant renoncé à accueillir cet événement annuel. L’événement prendra place du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, station balnéaire de la côte méditerranéenne turque.
Selon les règles définies par l’ONU, le droit d’organiser la COP 2026 revient à un groupe composé de pays de l’Europe occidentale, de l’Australie et d’autres.

À l’issue de la COP30, l’Australie a accepté de soutenir la candidature turque en échange de la présidence des séances de négociations par son ministre du Climat.
Cet arrangement inhabituel a surpris les observateurs. Il est d’usage que le président de la COP soit originaire du pays hôte, et les modalités pratiques de ce nouveau partenariat restent à déterminer.
Le Premier ministre australien a qualifié le compromis avec la Turquie de « résultat exceptionnel » lors d’une interview accordée à l’Australian Broadcasting Corporation (ABC), soulignant que les questions relatives au Pacifique seraient « au cœur des débats ». Il a ajouté avoir discuté avec les Premiers ministres de Papouasie-Nouvelle-Guinée et des Fidji. Toutefois, le ministre des Affaires étrangères de Papouasie-Nouvelle-Guinée a déclaré à l’AFP : « Nous ne sommes pas satisfaits et déçus que la situation ait abouti de cette façon. » Le dirigeant des Îles Salomon avait auparavant indiqué qu’il serait « déçu » si l’Australie n’obtenait pas l’organisation de l’événement.
Malgré cela, les pays participant actuellement à la COP30 seront soulagés qu’un compromis ait été trouvé, car l’absence d’accord sur le lieu de la prochaine COP devenait embarrassante pour l’ONU.
L’Australie avait fortement insisté pour que le sommet sur le climat se tienne à Adélaïde, arguant qu’elle co-organiserait la réunion avec les États insulaires du Pacifique qui comptent parmi les plus vulnérables au réchauffement climatique et à la montée des eaux.
La Turquie, qui avait proposé d’accueillir la COP31 à Antalya, estimait avoir de solides arguments pour être le pays hôte. En effet, la Turquie avait renoncé en 2021 et laissé le Royaume-Uni organiser la réunion à Glasgow.
Si aucun des deux pays n’avait été disposé à faire des compromis, la réunion se serait tenue à Bonn, en Allemagne, siège de l’agence onusienne pour le climat, mais un compromis a finalement été trouvé. Il prévoit que la réunion préparatoire à la COP se tiendra sur une île du Pacifique, tandis que la COP se déroulera en Turquie. Le ministre australien du Climat, Chris Bowen, en assurera la présidence. M. Bowen estime qu’il est judicieux qu’un président de la COP ne soit pas originaire du pays hôte et qu’il disposera de l’autorité nécessaire à ce type de réunions. Il a également confirmé que la Turquie désignera un président qui gérera le site de l’événement, organisera les réunions et établira l’ordre du jour.
Ce compromis a été ratifié par plus de 190 pays réunis lors de la COP30. Compte tenu des difficultés rencontrées pour parvenir à ce compromis, il est peu probable qu’il suscite des objections !
Source : La BBC.

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COP30 has barely ended, but we already know that the COP31 climate meeting is expected to be held in Turkey after Australia dropped its bid to host the annual event.

Under the UN rules, the right to host the COP in 2026 falls to a group of countries made up of Western Europe, Australia and others.

Australia has now agreed to support the Turkish bid in return for their climate minister chairing the talks following negotiations at COP30, currently being held in Brazil.

This unusual arrangement has taken observers by surprise. It is normal for a COP president to be from the host country and how this new partnership will work in practice remains to be seen.

The Australian Prime Minister has called the compromise with Turkey an « outstanding result » in an interview with the Australian Broadcasting Corporation (ABC), noting Pacific issues would be « front and centre ». He added that he had spoken to the prime ministers of Papua New Guinea and of Fiji. However, Papua New Guinea’s Foreign Minister told the AFP news agency « we are all not happy. And disappointed it’s ended up like this ». The Solomon Islands leader earlier said he would be « disappointed » if Australia didn’t secure the event.

Despite this, there will be relief among countries currently meeting at COP30 that a compromise has been reached as the lack of agreement on the venue was becoming an embarrassment for the UN.

Australia has pushed hard to have the climate summit in the city of Adelaide, arguing that they would co-host the meeting with Pacific island states who are seen as among the most vulnerable to climate change and rising sea levels.

Turkey, which has proposed hosting COP31 in the city of Antalya, felt that they had a good claim to be the host country as they had stood aside in 2021 and allowed the UK to hold the meeting in Glasgow.

If neither country had been willing to compromise, then the meeting would have been held in the German city of Bonn, the headquarters of the UN’s climate body.

A compromise appears to have been reached. It includes that the pre-COP meeting will be held on a Pacific island, while the main event is held in Turkey. Australia’s climate minister Chris Bowen will be its president. Mr Bowen believes having a COP president not from the host country will work and that he will have the considerable authority reserved for the president of these gatherings. He also confirmed that Turkey will also appoint a president who will run the venue, organise the meetings and schedules.

The compromise will have to be ratified by more than 190 countries gathered for COP30.

Given the difficulties in getting to this compromise, there are unlikely to be any objections.

Source : The BBC.

Réchauffement climatique : l’Australie au secours des Tuvalu // Global warming : Australia comes to the aid of Tuvalu

Avec l’accélération du réchauffement climatique, on assiste à une élévation du niveau de l’océan, également due à sa dilatation thermique sous l’effet de la hausse des températures. En Europe, la mer grignote le littoral et fait reculer le trait de côte, avec une menace pour certaines zones habitées. Ailleurs dans le monde, certains pays connaissent une situation dramatique car leur zone de vie insulaire rétrécit comme peau de chagrin. Dans les prochaines années – on ne parle pas de décennies – on va assister à une migration climatique car certaines îles vont devenir inhabitables.

C’est le cas des îles Tuvalu, archipel du sud-ouest du Pacifique pris au piège par la montée du niveau des océans, Les Tuvalu, constitués uniquement d’atolls coralliens de très basse altitude, font partie des territoires les plus menacés par le réchauffement climatique. D’ici 2050, la moitié de la superficie de la capitale pourrait être inondée à marée haute. D’après les experts, les îles Tuvalu pourraient devenir à très court terme le premier pays à être entièrement inhabitable. Deux des neuf atolls ont déjà été largement submergés par les eaux, suite à une montée du niveau des océans de 14 centimètres au cours des 30 dernières années.

 Source: Google maps

Souvenez-vous : au cours de la COP 21 de Paris en 2015, le ministre des Affaires étrangères des Tuvalu avait pris la parole depuis son archipel, de l’eau jusqu’aux genoux, pour dénoncer l’inaction climatique. Il avait déclaré : « On ne peut plus attendre des discours quand nous voyons la mer monter jour après jour. » Les images avaient fait le tour du monde.

 

En réaction à cette situation d’urgence, l’Australie a décidé de venir en aide aux Tuvalu. Près d’un habitant sur trois dans l’archipel a postulé pour obtenir un visa australien. Cela représente plus de 3 000 des quelque 10 000 habitants de l’État atollien.

L’Australie prévoit d’offrir chaque année à partir de 2025 des visas spécifiques aux citoyens des Tuvalu dans le cadre d’un accord entré en vigueur en 2024 baptisé « l’Union Falepili », un terme en langue tuvaluane qui signifie « prendre soin de son voisin ». Ces titres de séjours accordent aux Tuvaluans un droit de résidence et de travail, ainsi qu’un accès aux services publics, notamment de santé et d’éducation.

Ouvertes depuis la mi juin 2025, les inscriptions au tirage au sort, qui coûtent 25 dollars australiens (un peu moins de 14 euros), se terminent le 18 juillet. Cependant, ce premier tirage au sort, qui débute le 25 juillet, ne mettra en jeu que 280 visas.

Selon le porte-parole du ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce, il s’agit du premier accord de ce type dans le monde. Il permettra aux Tuvaluans une « mobilité dans la dignité alors que les bouleversements climatiques s’aggravent ».

En contrepartie, ce traité prévoit que le petit État insulaire ne peut signer de traité de sécurité ou de défense avec un pays tiers sans l’accord de l’Australie. Une telle mesure permet au gouvernement australien de freiner l’influence chinoise dans la région, alors que les îles Tuvalu font partie des 12 pays à travers le monde qui reconnaissent officiellement Taïwan.

Source : France Info.

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The acceleration of global warming is causing a rise in ocean levels, also due to thermal expansion under the effect of rising temperatures. In Europe, the sea is eroding the coastline and causing it to recede, threatening some residential areas. Elsewhere in the world, some countries are experiencing a dramatic situation as their island habitats are shrinking. In the coming years—not decades—we will witness climate migration as some islands become uninhabitable.

This is the case of Tuvalu, an archipelago in the southwest Pacific trapped by rising sea levels. Tuvalu, consisting entirely of very low-lying coral atolls, is one of the territories most threatened by global warming. By 2050, half of the capital’s surface area could be flooded at high tide. According to experts, Tuvalu could soon become the first country to be completely uninhabitable. Two of the nine atolls have already been largely submerged, following a 14-centimeter rise in sea levels over the past 30 years.

Remember: during COP 21 in Paris in 2015, the Tuvaluan Minister of Foreign Affairs spoke from his archipelago, knee-deep in water, to denounce climate inaction. He declared: « We can no longer wait for speeches when we see the sea rising day after day. » The images went viral.

In response to this emergency situation, Australia decided to come to Tuvalu’s aid. Nearly one in three residents of the archipelago applied for an Australian visa. This represents more than 3,000 of the approximately 10,000 inhabitants of the atoll state.
Australia plans to offer specific visas to Tuvaluan citizens each year from 2025 as part of an agreement that came into effect in 2024 called the « Falepili Union, » a Tuvaluan term meaning « taking care of one’s neighbour. » These residence permits grant Tuvaluans the right to reside and work, as well as access to public services, including health and education.
Open since mid-June 2025, registration for the draw, which costs 25 Australian dollars (just under 14 euros), closes on July 18. However, this first draw, which begins on July 25, will only issue 280 visas.
According to a spokesperson for the Australian Department of Foreign Affairs and Trade, this is the first agreement of its kind in the world. It will allow Tuvaluans « mobility with dignity as climate change worsens. »
In return, this treaty stipulates that the small island nation cannot sign a security or defense treaty with a third country without Australia’s agreement. This measure allows the Australian government to curb Chinese influence in the region, as Tuvalu is one of 12 countries worldwide that officially recognize Taiwan.
Source: France Info.

Réfugiés climatiques : l’Australie offre l’hospitalité à la population des Tuvalu // Climate refugees : Australia offers hospitality to people of Tuvalu

Les Tuvalu sont un archipel polynésien situé dans la partie occidentale de l’océan Pacifique, à mi-chemin entre Hawaii et l’Australie. Il comprend neuf atolls, tous peuplés. Les Tuvalu font partie des pays les plus vulnérables au réchauffement climatique en raison de l’élévation du niveau de la mer. Deux des neuf îles coralliennes des Tuvalu ont déjà en grande partie disparu sous les vagues, et les climatologues craignent que l’archipel tout entier ne devienne inhabitable d’ici 80 ans.

Les Tuvalu n’avaient pas de représentant physique à la COP 26 de Glasgow, mais le gouvernement a envoyé une vidéo montrant le ministre des Affaires étrangères en train de prononcer un discours avec de l’eau jusqu’aux genoux, pour montrer à quel point sa nation insulaire du Pacifique est en première ligne du réchauffement climatique. Le ministre portait un costume et une cravate; ses jambes de pantalon étaient retroussées. Il se tenait derrière un pupitre installé dans la mer. La vidéo a été largement partagée sur les réseaux sociaux,

On apprend aujourd’hui que les habitants des Tuvalu auront le droit de vivre en Australie en vertu d’un accord dévoilé le 10 novembre 2023. En d’autres termes, l’Australie sera un refuge pour cette population lorsque l’archipel disparaîtra sous les eaux.
Les Premiers ministres des deux territoires ont signé un traité visant à aider les 11 000 habitants des Tuvalu à lutter contre le réchauffement climatique et leur permettant de se réfugier en Australie si les pires craintes deviennent réalité. Selon l’accord, les citoyens des Tuvalu pourront « vivre, étudier et travailler en Australie » et avoir accès à « l’éducation, à la santé, ainsi qu’à un pécule et un soutien familial à leur arrivée ». Pour éviter une « fuite des cerveaux, » le nombre de Tuvaluans autorisés à s’installer en Australie sera initialement plafonné à 280 individus par an. Aux termes de l’accord, l’Australie s’est également engagée à dépenser 16 millions de dollars australiens  (9,5 millions d’euros) pour renforcer les côtes des Tuvalu qui reculent sous l’effet du réchauffement climatique.
La Nouvelle-Zélande avait déjà émis l’idée d’offrir aux nations insulaires du Pacifique un « visa climatique », mais elle a été abandonnée en raison de l’opposition des îles qui craignaient une émigration économique massive. L’Australie, quant à elle, pourrait proposer des accords similaires à ses voisins du Pacifique.
L’accord sera probablement considéré comme une victoire stratégique importante pour l’Australie, qui est en concurrence avec la Chine pour consolider son influence dans cette région du Pacifique. Le traité engage l’Australie à venir en aide aux Tuvalu face aux catastrophes naturelles, aux pandémies et aux « agressions militaires ». L’Australie aura son mot à dire dans tout accord de défense que les Tuvalu pourraient signer avec d’autres pays. L’Australie n’a pas vraiment apprécié que les Îles Salomon voisines signent un accord de défense avec Pékin ; cet accord permet le déploiement de forces chinoises sur les Salomon.
L’accord entre les Tuvalu et l’Australie devra être ratifié par chaque pays avant d’entrer en vigueur.
Source : médias d’information australiens.

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Tuvalu is a Polynesian archipelago located in the western part of the Pacific Ocean,about midway between Hawaii and Australia. It includes nine atolls, all of which are populated. Tuvalu is among the world’s most vulnerable nations due to rising sea levels. Two of Tuvalu’s nine coral islands have already largely disappeared under the waves, and climate scientists fear the entire archipelago will be uninhabitable within the next 80 years.

Tuvalu has no physical representaive at the Glasgow COP 26 but it has sent a video showing its foreign minister delivering a speech knee-deep in seawater to show how his low-lying Pacific island nation is on the front line of climate change. He was wearing a suit and tie at a lectern set up in the sea, with his trouser legs rolled up. The video was shared widely on social media, drawing attention to Tuvalu’s struggle against rising sea levels.

Citizens of Tuvalu will have the right to live in Australia under an agreement unveiled on November 10th, 2023. In other words, Australia will be a refuge as their Pacific homeland is lost beneath the seas.

The Prime ministers of the two territories inked a treaty to help Tuvalu’s 11,000 residents tackle climate change, and to take up sanctuary if the worst fears materialise. According to the pact, Tuvalu’s citizens would be able to « live, study and work in Australia » and gain access to « Australian education, health, and key income and family support on arrival. » To avoid a damaging « brain drain », the number of Tuvaluans able to move to Australia will initially be capped at 280 per year. Under the agreement, Australia has also pledged to spend AUD$16 million (9.5 million euros) buttressing the country’s shrinking shorelines and reclaiming lost land.

New Zealand had previously emitted the idea of offering Pacific Island nations a « climate visa », but the idea was scrapped amid opposition from islands fearing mass economic emigration. Acting differently, Australia could be open to offering Pacific neighbours similar agreements.

The pact will likely be seen as a significant strategic win for Australia, which is competing with China to cement its influence in the Pacific region. The treaty also commits Australia to defending Tuvalu in the face of natural disasters, health pandemics and « military aggression. ».It offers Australia a say in any defence pacts Tuvalu signs with other countries. Australia had been shocked when the neighbouring Solomon Islands signed a defence pact with Beijing that would allow the deployment of Chinese forces on the islands.

The pact between Tuvalu and Australia will have to be ratified by each country before coming into effect.

Source : Australian news media.

Source: Wikipedia