Climat: L’Australie un pays réaliste! // Australia : a realistic country!

Voici un point de vue sur le changement climatique que d’autres pays ne tarderont probablement pas à partager au vu de la situation actuelle. L’Académie Australienne des Sciences a publié un rapport le 31 mars 2021 qui rappelle les enjeux du sommet sur le climat organisé par le président Biden le 22 avril et ceux de la prochaine COP qui doit avoir lieu à Glasgow.

Le rapport, publié par l’équivalent australien de la Royal Society of London, émet des doutes sur la faisabilité de l’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique à «bien en dessous» de 1,5 degrés Celsius par rapport au niveau préindustriel d’ici 2100.

L’Académie Australienne des Sciences qualifie cet objectif de «pratiquement impossible» en raison de l’importance de la hausse des températures et du manque d’engagements des pays à réduire des émissions qui permettraient de relever le défi.

En accord avec d’autres études récentes, le rapport affirme que le monde est sur une trajectoire de 3 degrés Celsius de hausse des températures si les promesses actuelles de réduction des émissions de gaz à effet de serre ne sont pas tenues.

L’Australie, qui est le continent habité le plus sec au monde, a beaucoup à perdre à cause du changement climatique. Il suffit de se souvenir des récentes inondations et des incendies de forêt qui ont ravagé la Nouvelle-Galles du Sud avec pour conséquence le blanchissement de vastes portions de la Grande Barrière de Corail.

À mesure que le réchauffement climatique s’aggrave, les infrastructures énergétiques de l’Australie seront de plus en plus sollicitées à l’occasion des vagues de chaleur et des tempêtes. Le rapport recommande de «diversifier les sources d’énergie» et de rendre les systèmes plus résilients.

Le rapport explique que pour atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2050, le pays devra «en priorité faire passer à zéro émission les industries d’exportation d’énergie». Cela semble presque impossible étant donné que l’Australie est l’un des plus principaux exportateurs de charbon au monde, avec une grande partie acheminée vers la Chine.

On peut lire dans la conclusion du rapport que si à court terme des niveaux d’émissions beaucoup plus ambitieux ne sont pas établis – ce qui est le principal objectif des conférences sur le climat de la Maison Blanche et de l’ONU – l’objectif le moins ambitieux la COP 21 de Paris (2 degrés Celsius) ne sera pas réalisable. En effet, les émissions de gaz à effet de serre auront commencé à baisser beaucoup trop tard pour parvenir.

Source: Presse australienne.

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Here is a point of view about the Earth’s climate that more nations are likely to share in view of the current situation.

The Australian Academy of Science released a report on March 31st, 2021 that underlines the stakes of President Biden’s April 22 climate summit and the next U.N. climate conference due to take place in Glasgow.

The report, produced by Australia’s equivalent to the Royal Society of London, raises doubts on the feasibility of the Paris Agreement’s target of limiting global warming to “well below” 1.5 degrees Celsius compared to preindustrial levels by 2100.

The Australian Academy of Science calls the goal “virtually impossible” based on how significantly temperatures have already shifted, and the lack of emissions reduction commitments that would meet the challenge.

Consistent with other recent studies, the report warns the world is on course for at least about 3 degrees Celsius of warming if current greenhouse gas emission reduction pledges are not dramatically altered.

Australia which is the world’s driest inhabited continent has much to lose from climate change. One just needs to remember the recent huge flooding and the wildfires that ravaged New South Wales with the bleaching of vast stretches of the Great Barrier Reef as a consequence..

As warming worsens, Australia’s energy infrastructure will be increasingly stressed by heatwaves and storms. The report recommends “diversifying energy sources” and making systems more resilient.

The report notes that to reach net-zero emissions by 2050, the country would need to “shift energy export industries to zero emissions as a matter of urgency.” This sounds nearly impossible, considering that Australia is one of the world’s largest coal exporters, much of it flowing to China.

In its conclusion, the report writes that unless far more ambitious near-term emissions targets are established, which is the main goal of both the White House and UN climate meetings, even the less stringent Paris 2-degree target won’t be achievable. This is because emissions trajectories would begin arcing downward too late to get there.

Source : Australian newspapers.

La Grande Barrière de Corail sous la menace du réchauffement climatique

(Crédit photo : Wikipedia)

Catastrophe écologique en Australie // Environmental disaster in Australia

La sécheresse et les incendies de forêt causés en 2019-2020 par le réchauffement climatique dans la Nouvelle-Galles du Sud (Australie) ont eu des conséquences désastreuses pour l’environnement. Les écosystèmes marins le long d’une large portion de littoral dans la région de Sydney ont été dévastés par les cendres et autres matériaux brûlées en provenance des incendies de végétation, par la sécheresse et par les violentes tempêtes qui se sont abattues par la suite. Selon les chercheurs du projet Abyss, un groupe scientifique de plongeurs, il s’agit du pire «événement de mortalité à grande échelle» observé depuis des décennies.
De la Hawkesbury River à Botany Bay, les espèces qui ont subi le plus de dégâts vont des crabes soldats (Mictyris longicarpus) aux oursins, aux éponges et aux invertébrés bryozoaires coralliens. Jusqu’à 8 mètres de profondeur, les espèces d’invertébrés semblent avoir été fortement affectées par des changements intervenus dans la qualité de l’eau. Dans le même temps, la vie ne semble pas avoir été affectée dans les zones en dessous de 8 mètres ou dans les zones où les eaux se mélangent facilement, comme dans une grande partie du port de Sydney.
La salinité a augmenté dans les estuaires peu profonds avec le déclin des apports d’eau douce durant la période sèche, puis les incendies de végétation ont ajouté du phosphore et de l’azote, sans parler des retardants répandus sur les incendies, qui ont favorisé le développement des cyanobactéries. Les violentes tempêtes ont donné le coup de grâce à une grande partie de la vie aquatique.
Les biologistes marins craignent que la disparition d’espèces essentielles provoque des «boucles de rétroaction dans l’ensemble de l’écosystème». Sur des sites tels que Monterey, des espèces très diverses qui s’attachaient autrefois aux filets et à d’autres objets submergés commencent à être remplacées par une espèce d’algue inconnue à ce jour. La mauvaise qualité de l’eau ainsi que les restrictions induites par la pandémie de coronavirus n’ont pas permis aux scientifiques d’étudier les conséquences de tous ces événements. Les impacts sur les poissons peuvent n’apparaître qu’au bout d’un certain temps. Certaines espèces herbivores, par exemple, pourront s’en tirer mieux que d’autres, en fonction des végétaux qui feront leur retour.
Le rapport du projet Abyss indique que «le changement climatique va entraîner une augmentation de l’intensité et de la fréquence des événements météorologiques extrêmes», tout en exacerbant également les sécheresses et les incendies de végétation. Les contraintes climatiques de plus en plus fréquentes dans le futur risquent de « décupler » tout ce qui se passe dans les écosystèmes marins autour de Sydney et au-delà.

Les plongeurs conseillent au gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud de réexaminer les plans d’une marina à Sydney au vu de la destruction des écosystèmes marins mentionnés dans le rapport. Le gouvernement a abandonné le projet en septembre 2018 suite à des plaintes, avant même la fin de la période d’enquête publique. A l’origine, le parc marin comprenait 17 zones protégées couvrant 2,4% des eaux autour de la ville.
Source: The Watchers.

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The drought and wildfires caused in 2019-2020 by global warming in Australia’s New South Wales had disastrous consequences for the environment. Marine ecosystems along a wide stretch of coastline in Sydney have been devastated by the bushfire debris, drought, and severe storms. According to researchers for The Abyss Project, a scientific group of divers, it is the worst « mass mortality event » in decades.

From the Hawkesbury River to Botany Bay, the worst affected species range from soldier crabs to urchins, soft sponges, and coral-like bryozoa invertebrates. Invertebrate species down to as deep as 8 metres appear to have been greatly affected by a series of changes in water quality and conditions. Meanwhile, sea life continues unaffected in areas deeper than 8 metres or areas where waters easily mix, like much of Sydney Harbor.

Salinity has increased in shallow estuaries as freshwater inflows dropped with the dry period, then the bushfires brought additional phosphorous and nitrogen, including from fire retardants, which stimulated cyanobacteria growth. The severe storms gave the final blow for much of the aquatic life.

Marine biologists fear that the loss of foundational species may cause « feedback loops occurring throughout the entire ecosystem. » At sites such as Monterey, highly-varied species previously found attached to nets and other objects submerged have started to be replaced by an unidentified algal species. Poor water quality, as well as the coronavirus pandemic restrictions, limited scientists’ ability to study the impact of this event. Impacts on fish may take time to be evident. Some grazing species, for instance, may fare better than others, depending on the mix of plant species that return.

The Abyss Project’s report noted that « climate change will see an increase in the intensity and frequency of extreme weather events, » but also exacerbate droughts and bushfires. The increasing climate stresses in the future could « just decouple everything » in the marine ecosystems around Sydney and beyond.

The divers suggested that the New South Wales government should revisit plans for a Sydney Marine Park, in wake of the previous marine destruction. The government ditched the plan in September 2018, even before the public consultation period had closed, following complaints. The originally proposed marine park consisted of 17 sanctuary zones, covering 2.4 percent of waters around the city.

Source : The Watchers.

Les incendies de 2019-2020  en Nouvelle-Galles-du-Sud (Source: NASA)

Le réchauffement climatique et les incendies en Australie // Climate change and wildfires in Australia

Les pluies abondantes ont bien aidé les pompiers à éteindre les incendies qui ont ravagé l’Australie en 2019-2020, mais le bilan environnemental est très lourd.

La revue Nature Climate Change a révélé des chiffres impressionnants. Entre septembre 2019 et début janvier 2020, le feu a brûlé environ 5,8 millions d’hectares de forêts de feuillus en Nouvelle-Galles du Sud (New South Wales) et dans l’Etat de Victoria, dans l’est de l’Australie. De nombreux incendies ont dépassé les 100 000 hectares. Ils ont entraîné l’émission de 350 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère en novembre et en décembre. (NDLR : Heureusement que le coronavirus a entraîné une baisse de l’activité industrielle en Chine et ainsi réduit les émissions de CO2. Ça compense un peu, mais on a tendance à confondre émissions de CO2 et concentrations de ce même gaz dans l’atmosphère ; les concentrations, elles, ne baissent pas !)

Les incendies sont fréquents en Australie mais les températures record, une sécheresse prolongée et les vents ont créé des conditions inédites favorisant des incendies destructeurs. Les feus de forêt de 2019-2020 ont brûlé un pourcentage sans équivalent : 21% de la forêt de feuillus australienne a disparu en une seule saison. Il faut savoir que ce pourcentage est une sous-estimation, car les incendies de forêt en Tasmanie n’ont pas été inclus dans l’analyse.

Certains diront qu’il y a eu des précédents. Les feux de végétation entre 1974 et 1975 en Australie ont affecté une surface encore plus importante qu’en 2019-2020 mais ils étaient alors provoqués par un surplus de végétation dû à des précipitations exceptionnelles les deux années précédentes. La végétation concernée était constituée d’herbes ou de buissons alors que les feux de 2019-2020 ont ravagé de véritables forêts.

Pourquoi les incendies ont-ils été si dévastateurs cette année ? Il ne fait aucun doute que la sécheresse extrême a fourni les conditions préalables à une propagation incontrôlée des incendies sur des millions d’hectares de forêt. A cela s’ajoute une configuration météorologique particulière entre le printemps et l’été.

En plus du réchauffement climatique lié à l’effet de serre, le principal moteur climatique derrière la chaleur en Australie a été un dipôle de l’Océan Indien (IOD) positif. Des eaux chaudes ont provoqué des pluies plus élevées que la moyenne dans la région ouest de l’Océan Indien, et à l’inverse des conditions plus sèches en Australie. Une grande partie de l’Australie est en situation de grave sécheresse depuis  2017-2018.

Ce même réchauffement climatique lié aux émissions anthropiques de gaz à effet de serre est également responsable de la chaleur exceptionnelle observée en Australie fin 2019, couplée à une sécheresse extrême. Pour le mois de décembre 2019, l’anomalie de température moyenne a été de + 3,21°C au-dessus de la période 1960-1990, nettement au-dessus du précédent pic enregistré en décembre 2018 avec + 2,13°C. L’anomalie moyenne des températures maximales a atteint + 4,15°C sur décembre 2019, largement devant le record de 2018 (+ 2,41°C). L’année 2019 a été la plus chaude observée en Australie depuis le début des mesures en 1910 avec une anomalie moyenne de + 1,52°C, devant le précédent record de 2013 (+ 1,33°C).

Compte tenu des liens entre les températures record, la sécheresse extrême prolongée généralisée dans l’est de l’Australie et le changement climatique, ces incendies sans précédent pourraient indiquer que les conditions favorables à leur développement qui risquent de se produire à l’avenir sont arrivées plus tôt que prévu.

Source : The Watchers.

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The heavy rains helped firefighters extinguish the fires that ravaged Australia in 2019-2020, but the environmental toll is very heavy.
The Nature Climate Change review has revealed impressive figures. Between September 2019 and early January 2020, the fire burned approximately 5.8 million hectares of hardwood forests in New South Wales and Victoria, in eastern Australia. Many fires have exceeded 100,000 hectares. They emitted 350 million tonnes of CO2 into the atmosphere in November and December. (Editor’s note: Fortunately, the coronavirus has led to a drop in industrial activity in China and thus reduced CO2 emissions. That compensates a little, but we tend to confuse CO2 emissions and concentrations of this same gas in the atmosphere ; the concentrations have not decreased!)
Fires are frequent in Australia but record temperatures, prolonged drought and winds have created unprecedented conditions favouring destructive fires. The 2019-2020 forest fires burned an unprecedented percentage: 21% of the Australian deciduous forest disappeared in a single season. Note that this percentage is an underestimate, as the Tasmanian forest fires were not included in the analysis.
Some would argue that there have been precedents. Vegetation fires between 1974 and 1975 in Australia affected an even larger area than in 2019-2020, but they were then caused by excess vegetation due to exceptional precipitation in the two previous years. The vegetation concerned consisted of grasses or bushes while the fires of 2019-2020 ravaged real forests.

Why have the fires been so devastating this year? There is no doubt that extreme drought has provided the preconditions for the uncontrolled spread of fires over millions of hectares of forest. To this is added a particular meteorological configuration between spring and summer.
In addition to global warming linked to the greenhouse effect, the main climate driver behind the heat in Australia has been a positive Indian Ocean Dipole (IOD). Warm waters have caused higher than average rains in the western Indian Ocean region, and conversely drier conditions in Australia. Much of Australia has been in severe drought since 2017-2018.
This same global warming linked to anthropogenic greenhouse gas emissions is also responsible for the exceptional heat observed in Australia at the end of 2019, coupled with extreme drought. For the month of December 2019, the average temperature anomaly was + 3.21°C above the period 1960-1990, clearly above the previous peak recorded in December 2018 with + 2.13°C . The average anomaly in maximum temperatures reached + 4.15°C on December 2019, well ahead of the 2018 record (+ 2.41°C). 2019 has been the warmest year in Australia since the start of measurements in 1910 with an average anomaly of + 1.52°C, ahead of the previous record of 2013 (+ 1.33°C).
Given the links between record temperatures, widespread extreme drought in eastern Australia and climate change, these unprecedented fires may indicate that the conditions favorable to their development which are likely to occur in the future havearrived earlier than expected.
Source: The Watchers.

Les incendies en Australie vus depuis l’espace le 1er janvier 2020 (Source: NOAA / NASA)

La fumée australienne fait le tour du monde // Australian smoke travels around the world

Selon la NASA, la fumée produite par les gigantesques incendies de végétation en Australie devrait faire le tour de la Terre. Grâce à ses nombreux satellites, la NASA a observé la trajectoire de la fumée et des aérosols en provenance des incendies australiens. Les conséquences ne se limitent pas à ce seul territoire. La fumée a actuellement un «impact spectaculaire» sur la Nouvelle-Zélande, avec de graves problèmes de qualité de l’air et un assombrissement de la neige au sommet des montagnes. Comme je l’ai indiqué précédemment, les célèbres glaciers néo-zélandais Fox et Franz Josef ont pris une teinte marron à cause de la fumée générée par les incendies en Australie.
Selon l’agence spatiale, la fumée a déjà effectué «la moitié du tour de la Terre» après avoir traversé l’Amérique du Sud où le ciel s’est voilé et où on a pu admirer des levers et couchers de soleil très colorés. On s’attend à ce que la fumée fasse au moins une fois le tour du globe, avant d’assombrir à nouveau le ciel australien.
Le phénomène peut être comparé aux nuages ​​de cendre émis par les volcans et qui sont entraînés par la rotation de la terre lors d’une éruption majeure. C’est ce qui a été observé en 1980 et 1991 lors des éruptions du mont St Helens (Etats-Unis) et du  Pinatubo (Philippines) avec un abaissement de la température de la Terre de quelques dixièmes de degrés. Plus spectaculaire encore, l’éruption du Laki en Islande en 1783 a eu des effets dévastateurs dans toute l’Europe, avec un hiver volcanique et la mort de milliers de personnes. Certains historiens sont même allés jusqu’à dire que le mécontentement provoqué par l’éruption (famines à cause des récoltes dévastées) a pu déclencher la Révolution française de 1789.
Source: NASA.

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According to NASA, the smoke from the ongoing bushfire crisis in Australia is expected to travel “full circuit” around the world. Using a fleet of satellites, NASA has been analyzing the smoke and aerosols coming from the fires blazing in Australia. They are not just causing devastation locally. The smoke is currently having a “dramatic impact” on neighbour country New Zealand, causing severe air quality issues and darkening mountaintop snow. Earlier this month, it was reported that the Fox and Franz Josef glaciers in New Zealand had turned brown as a result of the bushfires’ smoke.

According to the space agency, the smoke has already travelled “halfway around Earth” as it crossed South America, turning the skies hazy and causing colourful sunrises and sunsets. The smoke is expected to make at least on full circuit around the globe, returning once again to the skies over Australia.

The phenomenon can be compared with the ash clouds emitted by volcanoes which travel around the earth during major eruption. This was observed in 1980 and 1991 during the Mt St Helens and Mt Pinatubo eruptions when the Earth’s temperature decreased by a few tenths of degrees. More importantly, the 1783 eruption of Laki in Iceland had devastating effects all over Europe, causing a volcanic winter and the deaths of thousands of people. Some historians went as far as saying that the discontent caused by the eruption (famine because of ruined crops) may have triggered the French Revolution of 1789.

Source: NASA.

Images satellites des incendies et de la fumée qui s’en échappe, et qui s’évacue de manière spectaculaire au sud-est de l’Australie (Source: NASA)

Bureau Australien de Météorologie : le changement climatique anthropique aggrave les incendies de forêt // Australian Bureau of Meteorology: human-caused climate change is worsening the wildfires

Selon le Bureau Australien de Météorologie, le changement climatique provoqué par les activités humaines aggrave les incendies de forêt en Australie. En effet, le phénomène augmente le risque de feux de végétation dans le pays en allongeant la saison des incendies, en diminuant les précipitations et en augmentant la température.
Bien que le changement climatique n’allume pas directement les incendies, il leur donne la possibilité de prendre une ampleur catastrophique en créant des températures plus chaudes, en augmentant la quantité de végétation sèche et en réduisant la disponibilité en eau en raison d’une évaporation plus élevée.
Le sud de l’Australie a connu un réchauffement rapide d’environ 1,5°C depuis 1950, ce qui crée des conditions parfaites pour des incendies dévastateurs. Selon le Bureau de Météorologie, 2019 a été l’année la plus chaude et la plus sèche jamais observée en Australie. Le mois de décembre en particulier a été l’un des deux mois les plus chauds jamais enregistrés. Un climatologue de l’Université de Columbia explique que la hausse constante des températures augmente la probabilité de vagues de chaleur et d’incendies. Selon lui, «leur véritable cause n’est pas le soleil. Ce ne sont pas non plus les volcans, ni les cycles naturels. Si quelqu’un vous dit: « Cela fait partie d’un cycle normal » ou « nous avons déjà eu des incendies comme celui-là auparavant », souriez poliment et partez, car cette personne n’a rien compris. »
Source: USA Today.

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According to the Australian Bureau of Meteorology, human-caused climate change is worsening the wildfires in Australia. Indeed, it is increasing bushfire risk in the country by lengthening the fire season, decreasing precipitation and increasing temperature.

While climate change does not directly ignite the fires, it gives them the chance to turn into catastrophic blazes by creating warmer temperatures, increasing the amount of dry vegetation available and reducing water availability because of higher evaporation.

Southern Australia has seen rapid warming of around 1.5°C since 1950, which creates perfect conditions for devastating fires. According to the Bureau of Meteorology, 2019 was both the hottest and driest year ever measured in Australia. December was particularly harsh: It was one of the top two hottest months on record for the nation. A Columbia University climate scientist explains that the constant increase in temperatures makes heat waves and fires more likely: “It’s not the sun. It’s not volcanoes. It’s not natural cycles. If anyone tells you, ‘This is part of a normal cycle’ or ‘we’ve had fires like this before,’ smile politely and walk away, because they don’t know what they’re talking about. »

Source: USA Today.

Image 3D des incendies en Australie, à partir de données satellitaires fournies par la NASA. On y voit les régions affectées par le feu, ce qui ne signifie pas forcément que ces zones soient actuellement en train de brûler.

L’Australie défie le changement climatique // Australia challenges climate change

Alors que le feu continue de ravager la végétation dans les Etats de Nouvelle-Galles du Sud et de Victoria en Australie, les médias étrangers critiquent vertement l’attitude des autorités face à la crise.
La plupart des journaux écrivent que l’Australie est « prise dans une spirale climatique, » en partie par sa propre faute. Le pays est en train de payer le prix fort de son exploitation des combustibles fossiles. Deux des plus grandes catastrophes climatiques se produisent aujourd’hui en Australie : les feux de végétation, et la destruction irréversible de la Grande Barrière de Corail.
L’Australie est l’un des pays les plus exposés aux dangers du changement climatique. La majeure partie du 21ème siècle s’est déroulée dans une sécheresse historique. Les océans tropicaux autour de l’Australie sont plus menacés que tout autre biome par le changement climatique. Les habitants se sont regroupés le long des côtes tempérées et tropicales, là même où la hausse du niveau des océans menace les grandes villes. Ces mêmes bandes de terres habitables sont les endroits qui brûlent actuellement ou qui risquent d’être ravagés par le feu dans les prochaines années.
Confronté à de tels désastres, les Australiens pourraient se serrer les coudes pour éviter qu’ils se reproduisent. Au lieu de cela, ils ont élu des dirigeants ayant d’autres priorités. Par exemple, les exportations de charbon sont au cœur de la croissance économique du pays. L’Australie est le deuxième exportateur mondial de charbon et a évité la récession au cours des 27 dernières années en grande partie grâce à la vente du charbon.
La grande question est de savoir si l’Australie continuera d’être le proie des flammes et si la Grande Barrière de Corail continuera de mourir. Le Premier Ministre continuera-t-il à nier tout lien entre les feux de végétation et le changement climatique, comme l’a fait le président Trump en imputant les incendies de 2018 en Californie à la mauvaise gestion des forêts par cet État.
Les incendies qui ravagent actuellement l’Australie ont entamé la popularité de M. Morrison, le Premier Ministre. Des habitants furieux, dont certains avaient perdu leur maison, s’en sont pris verbalement à M. Morrison et ont refusé de lui serrer la main. Ils protestent contre le financement insuffisant des services d’incendie dans les campagnes. Certaines personnes l’ont accusé de « suicide climatique.»
Il est assez incroyable de constater que la réponse des dirigeants australiens à cette crise nationale sans précédent n’a pas été de défendre leur pays mais de défendre l’industrie des combustibles fossiles, comme s’ils voulaient que le pays soit condamné à sa perte. Alors que les incendies explosaient à la mi-décembre, le chef du parti travailliste d’opposition a fait une tournée des communautés minières pour exprimer son soutien sans équivoque aux exportations de charbon. Son argument est que si l’Australie cessait d’exporter aujourd’hui, la demande en charbon ne diminuerait pas ; le charbon proviendrait d’ailleurs. Cela ne réduirait donc pas les émissions de gaz à effet de serre. Il a ajouté que l’arrêt des exportations de charbon nuirait à l’économie et ne présenterait aucun avantage pour l’environnement.

Source : Journaux néo-zélandais et australiens.

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While bushfires keep destroying huge areas of Australia’s New Souh Wales and Victoria, overseas media outlets strongly criticize the authorities’response to the crisis  .

The general opinion is that Australia is « caught in a climate spiral » partly of its own creation. The country is paying the high price for the conditions that its fossil fuels have helped bring about. The two biggest kinds of climate calamity happening today have begun to afflict the continent. On the one hand, there are the bushfires, and on the other hand the irreversible destruction of the Great Barrier Reef.

Australia is one of the countries most at risk from the dangers of climate change. It has spent most of the 21st century in a historic drought. Its tropical oceans are more endangered than any other biome by climate change. Its people are clustered along the temperate and tropical coasts, where rising seas threaten major cities. Those same bands of liveable land are the places either now burning or at heightened risk of bushfire in the future.

Confronted with such challenges, Australia’s people might rally to reverse these dangers. Instead, they have elected leaders with other priorities. For instance, coal exports are at the heart of the country’s economic growth. Australia is the world’s second-largest exporter of coal, and has avoided recession for the past 27 years in part by selling coal.

The big question is to know whether Australia will continue to burn, and its coral will continue to die. Will Prime Minister Morrison distract from any link between the bushfires and climate change, as President Donald Trump did when he inexplicably blamed California’s 2018 blazes on the state’s forest mismanagement.

The current bushfires have made the Prime Minister unpopular. Furious locals, some of whom had lost their homes, shouted at Mr Morrison and refused to shake his hand. Their chief complaint was insufficient funding for the Rural Fire Service. Some people accused him of committing « climate suicide. »

Incredibly, the response of Australia’s leaders to this unprecedented national crisis has been not to defend their country but to defend the fossil fuel industry as if they were willing the country to its doom. While the fires were exploding in mid-December, the leader of the opposition Labour Party went on a tour of coal mining communities expressing his unequivocal support for coal exports. His argument is that if Australia stopped exporting today there would not be less demand for coal; it would come from a different place. So it would not reduce emissions. He added that stopping exporting coal would damage the economy and would not have any environmental benefit.

Source: New Zealand and Australian newspapers.

Source: ESA