Inondations glaciaires en Alaska // Ice floods in Alaska

En hiver, les rivières de l’Alaska sont recouvertes d’une épaisse couche de glace. Lorsque les printemps et les journées plus chaudes arrivent, la glace fond et peut provoquer de graves inondations si elle fond trop vite. C’est ce qui s’est passé le long du Yukon et de la rivière Kuskokwim ces derniers jours.
Le 14 mai 2023, un bulletin d’alerte a été émis par les autorités car l’accumulation de glace dans les cours d’eau et la fonte rapide de la neige avaient causé d’importantes inondations dans plusieurs localités. Un important embâcle sur le Yukon – qui prend sa source dans les montagnes côtières du Canada et s’étire sur près de 3 200 kilomètres vers nord-ouest avant de se jeter dans la mer de Béring – a provoqué des inondations catastrophiques dans plusieurs localités sur ses berges.
Les embâcles sont faciles à comprendre. Ils apparaissent lorsque la glace se brise sur le fleuve et commence avancer vers l’aval avec le courant. Il arrive qu’il se produise un embouteillage de blocs de glace et qu’un barrage se forme. Cela fait monter l’eau du fleuve ou de la la rivière, généralement assez rapidement, avec une inondation qui surprend tout le monde.
Avril et mai sont les mois de la « débâcle printanière » en Alaska, et elle est prise très au sérieux par les autorités. C’est l’époque où la majeure partie de la glace fluviale de la région dégèle et se brise en morceaux. Si elle fond trop rapidement, il peut en résulter des embâcles et de fortes inondations.
La débâcle printanière en 2023 a été légèrement retardée en raison des températures plus froides en avril. Cependant, les pluies récentes et les températures au-dessus de zéro dans l’est et le centre-nord de l’Alaska ont déclenché la débâcle annuelle.
Le bureau du National Weather Service (NWS) à Fairbanks avait averti fin avril que la débâcle printanière de cette année créerait d’importantes inondations dans les localités sur les berges du Yukon. Les prévisions se basaient sur l’accumulation de neige observée, les rapports sur l’épaisseur de la glace et les prévisions de température saisonnières.
A cause d’une inondation du Yukon, la route entre Eagle et Eagle Village a été complètement recouverte de glace et d’eau. Puis, une fois que l’embâcle s’est ouvert, l’eau a quitté la ville d’Eagle aussi vite qu’elle était arrivée.
Alors que la glace s’écoulait en aval du fleuve Yukon, d’autres villes riveraines risquaient d’être inondées de façon importante. Ainsi, près de 170 km au nord-ouest d’Eagle, dans la ville de Circle, le niveau du fleuve a monté de près de 3 mètres en 30 minutes. Des photos montrent plusieurs maisons de Circle les pieds dans l’eau. En certains endroits, le niveau de l’eau était si haut que seuls les toits des camions étaient visibles.
Une vidéo réalisée à l’aide d’un drone a montré les eaux de crue qui avaient envahi plusieurs maisons en aval de Circle. La force du courant a arraché les fondations de certaines maisons. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer.
À Dawson City, sur le fleuve Yukon, les habitants attendent avec impatience la débâcle printanière. Il y a une tradition qui remonte à 1896 qui consiste à parier sur le moment où la glace va se briser. C’est l’Ice Pool Contest. Le gagnant empoche l’argent des paris.
Un trépied est installé sur la glace du fleuve pendant l’hiver. Il est relié à une horloge à Dawson City et il faut deviner l’heure exacte à laquelle le trépied se déplacera et tombera dans le fleuve avec la débâcle !
Source : médias d’information américains, alaskiens en particulier.

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In winter, Alaskan rivers are covered with a thick layer of ice. When springs and warmer days arrive, the ice melts and may cause serious floodings if it melts too fast. This is what happned along the Yukon River in the past days.

On May 14th, 2023, a disaster declaration was issued after ice jams and snowmelt led to significant flooding in several communities along the Kuskokwim and Yukon rivers. A major ice jam on the Yukon River, which originates in the coastal mountains of Canada and flows nearly 3,200 kilometers northwest into the Bering Sea, has created catastrophic flooding in several riverfront communities.

Ice jams are easy to understand. They are caused when ice breaks up on the river, begins to flow downstream but then gets ‘stuck’ and acts as a dam. This causes the water in the river to rise, usually quite rapidly, and gives very little notice to the flood threat.

April and May are known as the « spring breakup » in Alaska, and officials say it is to be taken seriously, especially if you live in Alaska. In April and May, most of the river ice in the region thaws and breaks up into pieces. If it melts too quickly, it can result in ice jams and heavy flooding in riverfront communities.

The spring breakup in 2023 was slightly delayed due to cooler temperatures in April. However, recent rain and temperatures above freezing in eastern and north-central Alaska have jump-started the annual ice breakup.

The National Weather Service (NWS) office in Fairbanks had warned in late April that this year’s spring breakup would create significant flooding for riverfront communities. The agency said the outlook was based on observed snowpack, ice thickness reports and seasonal temperature forecasts..

As a consequence of the flooding, the road between Eagle and Eagle Village was completely covered with ice and water, and some structures were surrounded by ice and water. Then, once the ice jam breaks open, the water rushed out of the town of Eagle as fast as it came rushing in.

As the ice flowed downstream on the Yukon River, other riverfront towns were at risk for significant flooding. Nearly 170 km northwest of Eagle, in the town of Circle, river levels rose nearly 3 metersin a matter of 30 minutes. Photos showed several homes in the community of Circle inundated with water. The floodwaters were so high that only the tops of the trucks could be seen.

A drone video showed the floodwaters overtaking multiple riverfront homes downstream as the broken ice flowed down the river. Some houses were torn off their foundations due to the force of the rushing water. Fortunately, no victims have been reported.

In Dawson City, on the Yukon River, residents are eagerly waiting for the breakup. There’s a tradition dating back to 1896 that consists in betting on when the winter ice on the Yukon River will break up. It is called the Ice Pool Contest. The winner pockets the money of the bets.

A tripod is set up on the ice on the river during the winter. It is connected to a clock in Dawson City and you have to guess on the exact time the tripod will move and drop in the river with the ice breakup !

Source : American news media, Alaskan in particular.

Exemple d’inondation glaciaire (Source: NWS)

Le trépied de l’Ice Pool Contest à Dawson

Activité explosive du Kilauea en 1924 // 1924 Kilauea explosive activity

Le dernier article « Volcano Watch » diffusé par l’Observatoire des Volcans d’Hawaï rappelle que le Kilauea peut montrer une activité explosive bien qu’un comportement effusif soit observé la plupart du temps.
Mai 2023 marque le 99ème anniversaire d’une séquence d’éruptions explosives au sommet du Kīlauea. IElles se sont produites pendant 16 jours du 11 au 27 mai 1924. Au cours de cette événement, une soixantaine d’explosions se sont produites au niveau de l’Halemaʻumaʻu, avec des projections allant de la cendre volcanique à des blocs gros comme des voitures qui sont retombés autour de la caldeira sommitale.
Pendant la vingtaine d’années qui a précédé les éruptions explosives de 1924, l’Halemaʻumaʻu avait hébergé un grand lac de lave. En février 1924, ce lac de lave s’est vidangé en deux jours, laissant derrière lui un cratère incandescent d’environ 115 mètres de profondeur sur 520 mètres de diamètre. L’Halemaʻumaʻu est resté un cratère vide pendant les deux mois qui ont suivi.
En avril 1924, le sommet du Kilauea a été secoué par un essaim sismique qui a migré vers l’East Rift Zone. Cependant, malgré les secousses et l’affaissement de cette zone, liés à la lave de vidange du lac de lave sommital, aucune éruption ne s’est produite dans la zone de rift.
Le 29 avril 1924, le plancher de l’Halema’uma’u a commencé à s’affaisser et pour atteindre environ 180 mètres de profondeur sous la lèvre du cratère au moment où se sont déclenchées les premières explosions pendant la nuit du 10 au 11 mai. Des roches encore très chaudes projetées par cette explosion ont été observées près de la lèvre de l’Halemaʻumaʻu le matin du 11 mai. Cela a entraîné des fermetures de routes dans le Parc national d’Hawai’i (qui ne s’appelait pas encore Parc National des Volcans d’Hawaii).
Un peu plus tard, une nouvelle explosion a envoyé des panaches de cendres à près d’un kilomètre de hauteur. Un bloc de 45 kilogrammes a également été projeté lors de l’événement, obligeant de repousser les barrages routiers.
Des explosions de cendres, de lapilli et de blocs ont continué à être observées. La plus puissante de ces explosions s’est produite le 18 mai, avec des panaches de cendres parcourus par des éclairs qui sont montés à plus de 6,5 kilomètres dans le ciel. Plusieurs personnes se trouvaient près de la lèvre du cratère lorsque cette explosion s’est produite. Un habitant de Pāhala a été frappé par un bloc et est décédé au cours de la nuit à l’hôpital de Hilo. Ce fut le seul décès lors de cette activité explosive du Kilauea.
Les explosions se sont poursuivies, bien que plus faibles que celle du 18 mai, et ont pris fin le 27 mai, L’Halemaʻumaʻu était environ deux fois plus large et huit fois plus profonde qu’avant la séquence d’explosions. Des blocs pesant jusqu’à 8 tonnes ont été projetés jusqu’à 500 mètres du cratère.
Les scientifiques ont d’abord pensé que pendant la vidange du lac de lave des fractures étaient apparues dans le plancher du cratère et elles auraient aux eaux souterraines de pénétrer dans le système éruptif, provoquant des événements phréato-magmatiques, avec de nombreuses explosions tout au long des 16 jours de mai 1924. Cependant, de nouvelles recherches entreprises par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii pourraient apporter d’autres explications à ces événements explosifs. Ces travaux permettront de mieux comprendre les événements explosifs survenus il y a près d’un siècle. Ils pourront être comparés aux explosions plus récentes qui ont secoué le sommet du Kilauea en 2018.
Source : USGS/HVO.

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The latest “Volcano Watch”article by the Hawaiian Volcano Observatory reminds us that Kilauea can show explosive activity although an effusive behaviour is observed most of the time.

May 2023 marks the 99th anniversary of a sequence of explosive eruptions at Kīlauea’s summit. They occurred throughout 16 days from May 11th to 27th, 1924. During this eruption, about 60 explosions occurred from Halemaʻumaʻu, with fragments ranging in size from volcanic ash to large blocks as large as cars that fell around the summit caldera.

For nearly two decades prior to the explosive eruptions in 1924, Halemaʻumaʻu hosted a large lava lake. In February 1924, this lava lake drained during the course of two days, leaving behind an incandescent crater that was about 115 meters deep by 520 meters wide. Halemaʻumaʻu remained an empty crater for the next two months.

April 1924 saw the summit of Kilauea hit with an earthquake swarm that migrated down the East Rift Zone. However, despite the shaking and subsidence in that area, which was associated with lava draining from the summit lava lake, no eruption occurred in the rift zone.

On April 29th, 1924, the floor of Halemaʻumaʻu started to subside and eventually reached about 180 meters below the crater rim by the time the first explosions occurred during the nighttime hours of May 10th-11th. Hot rocks from this explosion were observed near the rim of Halemaʻumaʻu on the morning of May 11th. This prompted road closures within Hawai’i National Park.

Another explosion sent ash up to nearly 1 kilometer high. A 45-kilogram boulder was also thrown during the event, prompting the roadblocks to be pushed back even farther.

Explosions of ash, lapilli and blocks continued to be ejected from the crater. The largest of these explosions occurred on May 18th, with lightning-charged ash plumes higher than 6.5 kilometers into the sky. Several people were near the crater rim when this explosion occurred. Unfortunately, a resident of Pāhala was hit by a block and died that night at the hospital in Hilo. This was the only fatality during these explosive eruptions.

Explosions continued, although smaller than the one on May 18th, and by May 27th, when the explosions ended, Halemaʻumaʻu was about twice as wide and eight times as deep than prior to the sequence of explosions. Blocks weighing as much as 8 metric tons were hurled as much as 500 meters from the crater.

Scientists originally proposed that the lava lake draining exposed cracks in the crater floor that allowed groundwater to enter the system. This groundwater might have flashed to steam and resulted in the many explosions throughout the 16 days in May 1924. However, new research being undertaken by the Hawaiian Volcano Observatory could reveal other explanations for these explosive events. This research will help us better understand these explosive bursts that occurred nearly a century ago and compare them with the more recent explosions from the summit of Kilauea in 2018.

Source : USGS / HVO.

 

Explosion sommitale du Kilauea le 18 mai 1924

Explosion sommitale du Kilauea le 22 mai 1924

L’effondrement des Alpes (suite) // The collapse of the Alps (continued)

Comme je l’ai expliqué à plusieurs reprises, le dégel du pergélisol dans les Alpes provoque des chutes de pierres et des glissements de terrain qui peuvent devenir une menace pour les localités situées en aval. Un exemple récent a été donné par Brienz, un petit village (moins de 100 habitants) des Alpes suisses, dans le canton oriental des Grisons, dont la population a été évacuée car la montagne menace de s’effondrer. On craint que les fortes pluies de ces derniers jours déstabilisent deux millions de mètres cubes de roche qui pourraient dévaler la pente et atteindre les maisons. Les villageois ont eu seulement 48 heures pour emballer leurs affaires et abandonner leurs domiciles. Ils doivent maintenant attendre, dans des logements temporaires, que la montagne s’effondre, en espérant qu’elle épargnera leurs maisons. Même les vaches ont été évacuées après que les géologues ont averti que le glissement de terrain était imminent.
La situation à Brienz a soulevé des questions sur la sécurité de certaines localités de montagne, car le réchauffement climatique modifie l’environnement alpin. Le village, jugé à risque géologique depuis un certain temps, est construit sur un terrain qui s’affaisse en direction de la vallée, ce qui a provoqué l’inclinaison de la flèche de l’église et l’apparition de profondes fissures dans les bâtiments.
Source : BBC News.

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As I explained several times before, the thawing of permafrost in the Alpes is causing rockfalls and landslides which can become a threat to communities downslope. A recent example was given by Brienz, a small village (fewer than 100 residents) of the Swiss Alps, in the eastern canton of Graubünden, whose population has been evacuated as the mountain is threatening to collapse. Days of heavy rain could bring two million cubic metres of loosened rock crashing down the mountainside onto the houses. The villagers were given just 48 hours to pack what they could and abandon their homes. They now must wait, in temporary accommodation, for the rock to fall, and hope it misses their homes. Even the dairy cows were loaded up for departure after geologists warned a rockfall was imminent.

The situation in Brienz has raised questions about the safety of some mountain communities, as global warming changes the alpine environment. The village has been judged a geological risk for some time and is built on land that is subsiding down towards the valley, causing the church spire to lean and large cracks to appear in buildings.

Source : BBC News.

Source: BBC News.

Réchauffement climatique et glaciers : un cycle infernal // Global warming and glaciers : an infernal cycle

Comme je l’ai écrit dans ma note précédente, l’interaction du glacier Petermann (Groenland) avec les eaux océaniques de plus en plus chaudes le fait reculer de plus en plus vite. De 2017 à 2022, la ligne d’échouage – aussi appelée ligne d’ancrage – du glacier a reculé de 1,6 km dans la partie ouest du glacier et de 3,7 kilomètres en son centre. Une immense cavité de 204 mètres de haut a été creusée par l’eau de mer plus chaude sous le glacier.
Si cette interaction océanique se poursuit, l’élévation du niveau de la mer due à la fonte des glaciers interviendra plus rapidement que les scientifiques ne le pensaient auparavant. C’est particulièrement inquiétant car les modèles actuels de réchauffement climatique devront peut-être être ajustés et inclure la contribution de la fonte des zones d’échouage glaciaire à l’élévation du niveau de la mer. Le processus va générer un cycle infernal et inarrêtable dans lequel le réchauffement des océans fait fondre les glaciers, ce qui entraîne une élévation du niveau de la mer, ce qui signifie aussi plus de contact entre les glaciers et l’océan, et ce qui signifie plus de fonte glaciaire.
Cette interaction glace-océan rend les glaciers plus sensibles au réchauffement des océans. A l’heure actuelle, ces dynamiques ne sont pas incluses dans les modèles ; si elles l’étaient, cela augmenterait les projections d’élévation du niveau de la mer jusqu’à 200%, non seulement pour le glacier Petermann mais pour tous les glaciers qui terminent leur course dans l’océan, comme c’est le cas dans la majeure partie du nord du Groenland et dans tout l’Antarctique.
La situation est particulièrement inquiétante car la calotte glaciaire du Groenland a perdu des milliards de tonnes de glace au cours des dernières décennies, avec une hausse du niveau de la mer de 14 millimètres depuis le début des années 1970. De plus, avec la hausse de la température des océans au fil du temps, les conditions seront réunies pour que les eaux plus chaudes viennent saper les glaciers encore davantage. L’élévation du niveau de la mer déjà observée menace les villes côtières du monde entier.
Dans plusieurs régions des États-Unis, l’élévation rapide du niveau de la mer a conduit des États comme le Texas et la Louisiane à lutter contre l’érosion. L’élévation du niveau de la mer signifiera également plus d’inondations lors des grandes marées en Floride dans un proche avenir. L’augmentation du nombre d’inondations va perturber le marché immobilier de cet État, car les propriétaires vont probablement voir la valeur des propriétés chuter au fil du temps.
Source : Yahoo Actualités.

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As I put it in my previous post, the Petermann Glacier’s interactions with increasingly warming ocean tides are causing that glacier to retreat faster than previously observed. From 2017 to 2022, the glacier’s grounding line retreated 1.6 kmon the western side of the glacier, and 3.7 kilometers at the glacier’s center. A huge cavity, 204 meters tall, was carved by the warmer ocean water in the underside of the glacier.

If those ocean interactions continue, it will mean that sea level rise from melting glaciers will happen faster than scientists previously thought. This is especially alarming because current global warming models may have to be adjusted to include how melting observed at glacial grounding zones will contribute to sea level rise. The process could create a cycle: warming oceans melt glaciers, which causes sea levels to rise, which means more contact between glaciers and the ocean, which means more glacial melting.

These ice-ocean interactions make the glaciers more sensitive to ocean warming. These dynamics are not included in models ; should they be included, it would increase projections of sea level rise by up to 200 percent, not just for Petermann but for all glaciers ending in the ocean, which is most of northern Greenland and all of Antarctica.

The findings are also worrying because the Greenland Ice Sheet has lost billions of tons of ice to the oceans in the last few decades, which has increased sea levels by 14 millimeters since the early 1970s. Moreover, ocean temperatures have increased over time, creating even more conditions where warming waters will deplete glaciers even faster. Already rapidly observed sea level rise is threatening coastal cities all over the world.

In several parts of the U.S., rapid sea level rise has led to states like Texas and Louisiana struggling with erosion. Sea level rise will also mean more flooding and king tides for Florida in the near future. In more personal terms—increased flooding has also messed with the state’s real estate market, as homeowners could see property values plunge over time.

Source : Yahoo News.

Comportement de la plate-forme glaciaire au Groenland et en Antarctique