Péninsule de Reykjanes (Islande) : Carte de l’éruption

Cela fait maintenant six mois que l’éruption a commencé sur la péninsule de Reykjanes et elle ne semble pas avoir envie de s’arrêter. Pour plus de clarté, voici une carte montrant les différents sites auxquels les bulletins d’information font référence.

Au nord-ouest, on peut voir la colline de Fagradalsfjall dont le nom est souvent utilisé pour faire référence à l’éruption.

Au nord-nord-est, on peut voir la vallée de Meradalir où la lave s’écoulait en juillet et août.

A l’ouest, il y a la Geldingadalir que la lave a envahi pendant les premières semaines de l’éruption.

En général, les touristes accèdent à l’éruption par le sud où des parkings ont été aménagés. On entre alors dans la vallée de Natthagi.

Les barrettes rouges sur la carte sont les digues construites par les Islandais pour essayer de ralentir la progression de la lave.

Source: http://www.viewsoftheworld.net/

La source actuelle de l’éruption est la bouche n°5. Ces derniers jours la lave s’est échappée du flanc sud du cône éruptif; elle coule en ce moment dans la Geldingadalir et bascule ensuite dans la vallée de Natthagi.

Eruption de Fagradalsfjall (Islande) : longue mais pas la plus longue ! // Fagradalsfjall eruption (Iceland) : long, but not the longest !

L’éruption dans la Geldingadalir sur la péninsule de Reykjanes a débuté le 19 mars 2021. Elle est sur le point de célébrer son 6ème mois d’activité. Cela signifie qu’elle a maintenant dépassé en temps l’éruption dans l’ Holuhraun (2014) et devient l’éruption d’Islande la plus longue au 21ème siècle. Cependant, elle est encore loin d’être l’éruption la plus longue de tous les temps. L’éruption de Surtsey détient ce record. Elle a duré de novembre 1963 à juin 1967 et a formé l’île du même nom.

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The Geldingadalir eruption began on the Reykjanes Peninsula on March 19th, 2021. It is about to celebrate its 6-month anniversary. That means it has now overtaken the 2014 Holuhraun eruption to become Iceland’s longest-lasting eruption of the 21st century. However, it is still far from becoming Iceland’s longest-lasting eruption of all time. The Surtsey eruption is considered the longest eruption in Iceland’s history, lasting from November 1963 until June 1967 and forming the island of the same name.

Premiers jours de l’éruption dans la Geldingadalur….

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Selon un volcanologue du Met Office islandais (IMO), tout indique que le volcan sous-glaciaire Grímsvötn est sur le point d’entrer en éruption. La dernière éruption a eu lieu en 2011, avec un VEI 4.
Les données obtenues par une station GPS sur le glacier Vatnajökull montrent que la calotte glaciaire au-dessus du volcan est en phase d’inflation en raison de l’accumulation de magma.
En 2020, l’inflation du Grímsfjall a atteint le même niveau qu’avant la dernière éruption du volcan en 2011. Ce qui est différent en 2021, c’est que la surface des lacs sous-glaciaires est plus élevée qu’elle ne l’a été depuis longtemps. Lorsqu’une crue glaciaire se produit, il se produit une chute de pression très soudaine qui peut déclencher une éruption. Un tel jokulhlaup a eu lieu début septembre 2021 dans les parties est et ouest de la caldeira du Grímsvötn.
Une autre indication d’une possible éruption à court terme est l’augmentation de l’activité sismique.
Source : IMO.

Chaudron glaciaire dans le Grimsvötn (Source: IMO)

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Un essaim sismique significatif a débuté sous la Cumbre Vieja à La Palma (Canaries) dans la matinée du 11 septembre 2021. Le niveau d’alerte a été élevé à la couleur Jaune.
L’activité sismique continue de migrer légèrement vers le nord-ouest, à une profondeur d’environ 8 km, avec des événements à des profondeurs comprises entre 1 et 3 km.
Le maximum de déformation cumulée atteignait environ 6 cm le 15 septembre 2021.

Les volcanologues expliquent qu’il s’agit très probablement d’une intrusion magmatique mais ils ne savent pas si elle débouchera sur une éruption.
La Smithsonian Institution nous rappelle que les éruptions historiques à La Palma depuis le 15ème siècle se sont caractérisées par une légère activité explosive et des coulées de lave qui ont causé des dégâts dans des zones habitées.
La pointe sud de La Palma présente un vaste champ de lave mis en place lors de l’éruption de 1677-1678. Des coulées de lave ont également atteint la mer en 1585, 1646, 1712, 1949 et 1971.
Source : IGN, The Watchers.

 

Sismicité et déformation à La Palma (Source: IGN)

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Après plusieurs jours de pause, l’éruption a repris sur la Péninsule de Reykjanes (Islande). Vers 19h15 (heure locale) le 11 septembre 2021, plusieurs sorties de lave sont apparues au sud du cratère actif. La lave a commencé à s’étaler autour de ces ouvertures. L’incandescence est ensuite réapparue à l’intérieur du cratère, signe du retour de la lave.

Au bout de quelques heures d’observation, il est apparu que, plus que l’ouverture de nouvelles bouches, la lave empruntait d’anciens tunnels et s’échappait par des lucarnes dans leur voûte. La pression ne semble pas très forte dans les conduits et l’activité éruptive n’est pas très intense.

Toutefois, la migration de la lave vers le sud dans les vallées Gelgingadalir et Nattthagi a obligé les autorités à évacuer la zone de l’éruption car la lave avait traversé le sentier d’accès A. Ce dernier reste fermé, mais les autres sentiers sont de nouveau ouverts aux visiteurs.

Sur la base de photographies aériennes acquises pendant la pause éruptive, la superficie du champ de lave atteint 4,6 kilomètres carrés. Le volume total de lave émise est de 143 millions de mètres cubes. Le fond du cratère présente une profondeur d’au moins 70 mètres.
Source : IMO.

Captures d’écran montrant le ruban rouge de la lave dans le secteur du sentier A.

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En dehors des habituels panaches de vapeur d’eau avec un peu de cendre, le CENAPRED a également enregistré plusieurs explosions générant des nuages de cendres sur le Popocatepetl (Mexique) les 11 et 12 septembre 2021. Ces événements se sont accompagnés d’épisodes de tremor et de séismes volcano-tectoniques. Les explosions ont propulsé la cendre jusqu’à environ 2 000 m au-dessus du cratère. Des matériaux incandescents sont également retombés à proximité du cratère.
Le niveau d’alerte reste au Jaune, Phase 2.
Source : CENAPRED.

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Un survol de Fukutoku-Oka-no-Ba par les garde-côtes japonais a révélé que la partie ouest de l’île était inchangée tandis que le côté est était complètement érodé et submergé. La décoloration de l’eau de mer dans plusieurs secteurs montre que l’activité éruptive n’est pas terminée. Les garde-côtes japonais ont émis un avertissement de navigation à destination des navires à proximité de l’île.

Source: Japan Coast Guard.

Source: Japan Coast Guard

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Une éruption a été observée dans le cratère Otake du Suwanosejima (Japon) le 16 septembre 2021. Le volcan a projeté de gros blocs à des centaines de mètres. L’Agence météorologique japonaise a relevé le niveau d’alerte volcanique de 2 à 3. Les autorités ont demandé aux habitants du village de Toshima dans la préfecture de Kagoshima de ne pas pénétrerr dans la zone de sécurité..

Source : JMA.

Séquence éruptive sur le Suwanosejima (Source: JMA)

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Des émissions de cendres intermittentes sont encore observées à White Island (Nouvelle-Zélande). Des panaches fumerolliens très denses contenant de la cendre continuent d’être émis par la bouche active. La sismicité se caractérise par un faible niveau du tremor volcanique et quelques séismes d’origine volcanique. Le niveau d’alerte reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

According to a volcanologist at the Icelandic Met Office (IMO), there is every indication that subglacial Grímsvötn volcano is ready to erupt. The last eruption of this volcano took place in 2011, with a VEI 4.

Data obtained through a GPS station on Vatnajökull glacier show that the ice cap over the volcano continues to inflate due to magma accumulation.

In 2020, the inflation in Grímsfjall reached the same level as prior to the volcano’s last eruption in 2011. What is different in 2021 is that the surface of the lakes is higher than it has been for a long time. When a glacial outburst floodo ccurs, a very sudden drop in pressure takes place, which can trigger an eruption. Such a jokulhlaup occurred at the beginning of September 2021 from the eastern and western parts of Grímsvötn’s caldera.

Another indication of a possible eruption is increasing seismic activity.

Source: IMO.

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A significant seismic swarm started to be recorded under Cumbre Vieja in La Palma (Canary Islands) on the morning of September 11th, 2021.The alert level was raised to Yellow.

Seismic activity continues to migrate slightly to the northwest, at depths of around 8 km, with shallow earthquakes at depths between 1 and 3 km.

The maximum accumulated deformation reached about 6 cm on September 15th, 2021.

Volcanologists explain that these events are very likely caused by magmatic intrusion but they don’t know if it will lead to an eruption.

The Smiythsonian Institution reminds us that historical eruptions at La Palma, recorded since the 15th century, have produced mild explosive activity and lava flows that damaged populated areas.

The southern tip of the island shows a broad lava field produced during the 1677-1678 eruption. Lava flows also reached the sea in 1585, 1646, 1712, 1949, and 1971.

Source: IGN, The Watchers.

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After a few days’ pause, the eruption resumed on the Reykjanes Peninsula (Iceland). At about 7:15 p.m. (local time) on September 11th, 2021, several vents opened south of the active crater. Lava began to spread around these vents. Incandescence then reappeared inside the crater, a sign that lava was back
After a few hours’ observation, it appeared that, more than the opening of new vents, lava was travelling along ancient tunnels and squirting through skylights in their vaults. The pressure does not appear to be very strong in the ducts and the eruptive activity is not very intense.
However, the southward migration of the lava into the Gelgingadalir and Nattthagi valleys forced the authorities to evacuate the area of the eruption as the lava had crossed trail A.

Based on aerial photography acquired during the eruptive pause, the area of the flow field had grown to 4.6 square kilometres, and the total volume erupted was 143 million cubic metres. The crater floor was visible and was at least 70 m deep.

Source: IMO.

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Apart from the usual « exhalations » essentialy including water vapour and some ash, CENAPRED also recorded several ash explosions at Popocatepetl (Mexico) on September 11th and 12th, 2021. The events were accompanied by episodes of tremor and volcano-tectonic earthquakes. The explosions ejected ash up to about 2 000 m above the crater. Incandescent material was also observed at a short distance from the crater.

The Alert Level remains at Yellow, Phase Two.

Source: CENAPRED.

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A Japan Coast Guard overflight of Fukutoku-Oka-no-Ba has revealed that the W part of island was unchanged while the E side had been completely eroded and submerged. Discoloured water extended from the vent area to several directions suggested continuing eruptive activity. It prompted the Japan Coast Guard to issue a navigation warning to nearby vessels.

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An eruption was observed at Suwanosejima‘s Otake crater on September 16th, 2021. The volcano ejected large rocks hundreds of metres away. The Japan Meteorological Agency raised the Volcanic Alert Level from 2 to 3. Authorities have urged residents of Toshima Village in Kagoshima Prefecture to refrain from entering the danger zone.

Source: JMA.

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Intermittent ash emissions are still observed at White Island (New Zealand). Vigorous fumarolic plumes are emitted by the active vent with some ash contents. Seismicity is characterized by low levels of volcanic tremor and occasional volcanic earthquakes. The Volcanic Alert level remains at 2 and the Aviation Colour Code is kept at Yellow.

Source: GeoNet.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Réchauffement climatique : Affaissement des sols par surexploitation de la nappe phréatique // Global warming : Land subsidence by aquifer over-exploitation

Ce qui se passe dans certaines parties de l’Iran en ce moment affectera probablement d’autres pays dans le monde, car le réchauffement climatique provoque des températures de plus en plus élevées et une demande en eau de plus en plus importante.
Une partie de la population iranienne est victime de l’affaissement soudain du sol, généralement dû à l’épuisement de l’eau. Le phénomène menace plus particulièrement les 13 millions d’habitants de Téhéran et est en passe de devenir un problème dans tout le pays.
Les autorités ont longtemps lié l’affaissement du sol à Téhéran à une surexploitation des eaux souterraines. 4 milliards de mètres cubes d’eau sont extraits chaque année de 50 000 puits, dont un tiers sont illégaux. On observe un affaissement du sol dans 30 des 31 provinces iraniennes. La plupart des grandes plaines sont dans un état critique. Le problème est particulièrement aigu dans la capitale et ses environs.
Dans certains pays, 2 centimètres d’affaissement du sol sont considérés comme une catastrophe; en Iran, 30 centimètres ont été enregistrés dans la région du Grand Téhéran. À titre de comparaison, lorsqu’un immeuble d’appartements s’est effondré en Floride il y a quelques semaines, l’affaissement du sol a été estimé à seulement 0,2 centimètre, mais ce n’était probablement pas la seule cause de la catastrophe.
Le pic d’affaissement du sol en Iran correspond à une forte augmentation de la pénurie d’eau, elle-même due au changement climatique ainsi qu’à une mauvaise gestion du système d’alimentation en eau. En juin 2021, quelque 210 villes étaient en « stress hydrique ».
Depuis des mois maintenant, de plus en plus de manifestations contre les pénuries d’eau et d’électricité éclatent au Khuzestan, la province pétrolière du sud-ouest du pays, où les températures dépassent régulièrement les 50 degrés Celsius. Le Khuzestan est connu pour ses rivières, mais beaucoup s’assèchent maintenant en raison du réchauffement climatique et de leur surexploitation.
Avec des conditions de plus en plus intenables, ceux qui peuvent se le permettre fuient les provinces les plus chaudes de l’Iran et vont vivre dans des zones plus tempérées près de la mer Caspienne au nord. D’autres Iraniens ont émigré en Turquie, ce qui a multiplié par huit le nombre de ceux qui y ont acheté une propriété au cours des deux dernières années.
La crise a pour toile de fond 40 ans d’hostilité avec les États-Unis et l’effet dévastateur des sanctions économiques sur le pays. Dans la crainte d’une guerre, les autorités gouvernementales ont misé sur l’autosuffisance, avec un programme de sécurité alimentaire à grande échelle qui a épuisé les ressources en eau souterraines dans ce pays aride.
L’expansion de l’agriculture a entraîné l’utilisation d’environ 90 % de la consommation totale d’eau de l’Iran. Environ 80% de cette eau provient des nappes phréatiques, ce qui les a épuisées à un rythme plusieurs fois supérieur à la moyenne mondiale. Beaucoup d’habitants ont eu recours à des puits illégaux, dont quelque 30 000 rien que dans la capitale. Le gouvernement a longtemps ignoré le fait que le climat aride de l’Iran n’était pas en mesure d’accueillir 5 ou 6 millions d’agriculteurs.
Les autorités ont été accusées de ne pas avoir investi dans des usines de dessalement, dans un programme d’ensemencement des nuages ​​ou dans des vannes intelligentes capables de mesurer la consommation d’eau trop importante ou illégale. Au lieu de cela, au cours des 40 dernières années, le gouvernement a construit des dizaines de barrages pour essayer de résoudre les pénuries d’eau, mais dans le climat désertique, une grande partie de cette eau s’évapore.
Le problème est susceptible de s’aggraver car les climatologues prévoient que les températures augmenteront de plus de 4 degrés Celsius au cours des 40 prochaines années, avec des précipitations qui chuteront d’environ 35%. Pour les personnes victimes de l’affaissement du sol, il n’y aura pas d’autre choix que de déménager.
Source : Los Angeles Times.

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What is happening in some parts of Iran these days is likely to affect other countries in the world as global warming triggers higher and higher temperatures and a greater and greater demand of water.

Many people in Iran are victims of land subsidence, the sudden sinking of the ground, usually due to water depletion. The phenomenon is more particularly threatening Tehran’s 13 million residents and is increasingly becoming a problem across whole Iran.

Officials have long linked subsidence in Tehran to over-extraction of groundwater. 4 billion cubic meters of water are annually extracted from 50,000 wells, a third of which are illegal. The land subsidence is observed in 30 out of Iran’s 31 provinces. Most major plains are in critical condition. The problem is particularly acute in the capital and its environs.

In some countries, 2 centimters of subsidence is considered a catastrophe ; in Iran, 30 centimeters have been recorded in the Greater Tehran region. By comparison, when a condo collapsed in Florida a few weeks ago, the subsidence rate was only 0.2 centimeters, but it was probably not the only cause of the collapse.

The spike in subsidence in Iran has accompanied a sharp increase in water scarcity, itself a result of climate change as well as a poorly maintained water management system. In June 2021, some 210 cities were classified as “water stressed.”

For months now, protests over escalating water and power shortages have erupted in Khuzestan, the oil-rich province in the country’s southwest where temperatures regularly top 50 degrees Celsius. Khuzestan is known for its rivers, but many are now drying out due to climate change and overuse.

With conditions increasingly untenable, those who can afford it are escaping Iran’s hotter provinces to more temperate areas by the Caspian Sea in the north; others have emigrated to Turkey, adding to the eight-fold increase in the last two years of Iranians purchasing property there.

The backdrop to the crisis is 40 years of hostility with the U.S., and the devastating effect of sanctions on the country’s economy. With fears of all-out war on their mind, senior officials at the highest levels of government aimed for self-sufficiency, driving a massive food security program that has exhausted underground water resources in this arid country.

The massive agricultural expansion has resulted in roughly 90% of Iran’s total water consumption being used for agricultural purposes. Around 80% of that is drawn from underground aquifers, depleting them at a rate many times over the world average. Many have turned to illegal wells, with some 30,000 in the capital alone. The government has long ignored the fact that Iran’s arid climate and poorly efficient farming sector cannot fit in 5 or 6 million farmers.

Authoritieseso blamed for failing to invest in desalination plants, an integrated cloud-seeding program or smart valves that can measure excessive or illegal water consumption. Instead, the government, over the last 40 years, authorities has built dozens of dams to mitigate water shortages. But in the desert climate, a lot of that water evaporates.

The problem is likely to get worse, with projections that temperatures will rise by more than 4 degrees over the next 40 years while precipitation falls by around 35%. For people whose property is damaged by subsidence, there is little option but to move.

Source : Los Angeles Times.

 

Affaissement du sol par surexploitation de la nappe phréatique (Source : Science Direct)