Volcans du monde // Volcans du monde

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Cela fait plus de 3 mois que l‘éruption de Fagradalsfjall a commencé en Islande et personne ne sait comment elle va évoluer. Les volcanologues expliquent qu’ils ne savent pas si les fluctuations apparues ces derniers temps sont le signes du début d’une nouvelle phase d’activité.
Depuis la fin juin, le tremor éruptif montre de grandes variations, alternant les moments faibles avec des séquences fortes correspondant au retour de la lave qui bouillonne alors furieusement dans le cratère. Une scientifique islandaise a déclaré : « Il est difficile de prévoir si ce type d’activité va se poursuivre. La seule chose à faire est d’observer la situation.
Il y a quelques semaines, les volcanologues islandais parlaient de la naissance d’un nouveau volcan bouclier. A voir…

Au soir du 8 juillet 2021, le tremor éruptif maintenait un niveau bas. Le cratère était souvent dans le brouillard. Les rares éclaircies ne montraient pas de réapparition de la lave. Aucune coulée active n’était observée dans la vallée.

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De nouvelles crises éruptives – ou paroxysmes – ont été observées sur l’Etna (Sicile) les 2, 4 et 6 juillet 2021. Elles ont suivi le processus habituel : activité strombolienne dans le Cratère SE, évoluant ensuite en fontaines et débordements de lave d’environ 1 ou 2 km de longueur sur le versant SO du cratère.  


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La situation reste inchangée sur le Fuego (Guatemala) où l’on enregistre 10 à 13 explosions par heure avec des panaches de cendres qui monteent 4500-4700 mètres d’altitude, et des projections de matériaux incandescents projetés à 400 m au-dessus du sommet. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités sous le vent. Des ondes de choc secouent quotidiennement les bâtiments autour du volcan. Des avalanches de blocs sont toujours observées dans plusieurs ravines où elles atteignent souvent des zones de végétation.
Source : INSIVUMEH.

Fuego & Acatenango (Photo : V. Grandpey)

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Le Taal (Philippines) reste très actif avec deux nouvelles explosions ces derniers jours ; elles ont généré des panaches de gaz et de vapeur jusqu’à 2,5 km de haut au-dessus du Main Crater. Les émissions de SO2 sont très élevées et ont atteint plus de 22,000 tonnes par jour le 4 juillet 2021.

Une sismicité significative accompagne les émissions gazeuses, ce qui pourrait annoncer une activité éruptive semblable à celle du 1er juillet.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3, ce qui signifie qu’une extrusion magmatique pourrait déclencher une « éruption explosive ». Le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent et que l’entrée dans l’île ainsi que dans les barangays d’Agoncillo et de Laurel doit être interdite en raison des risques de coulées pyroclastiques et de tsunami si des éruptions se produisent.
Source : PHIVOLCS.

Source : PHIVOLCS

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35 explosions were recorded at Suwanosejima’s Ontake Crater between June 28th and July 5th,, 2021. They produced plumes that rose as high as 2 km above the crater. Large volcanic bombs were ejected 400 m from the crater and incandescence was visible at night. . The Alert Level remains at 3 and the public is asked to stay 2 km away from the crater.

Source : JMA.

Source : Wikipedia

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La couleur de l’alerte aérienne reste inchangée pour les volcans du Kamtchatka où la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange pour le Sheveluch, le Karymsky et l’Ebeko.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In Iceland, the Fagradalsfjall eruption has been going on for more than three months and nobody knows what will happen next. Local volcanologists say they don’t know whether the current fluctuating activity indicates the start of a new eruptive phase.
Since late June, volcanic tremors at the site have subsided for hours at a time before starting up again, with lava in the crater bubbling up again. One of them said :  “It is difficult to predict whether this phase has come to stay. We just have to keep an eye on it.”
A few weeks ago, Icelandic volcanologists thought the eruption might be the building of a new shield volcano. Only the future will say…

In the evening of July 8th, 2021, the eruptive tremor was still showing low values. The crater was often hidden by the fog but no lava could be seen when the weather cleared up. There was no active lava in the valley.

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Eight new eruptive crises – or paroxysms – were observed at Mt Etna (Sicily) on July 2nd, 4th and 6th, 2021. They follow the usual process: Strombolian activity in the SE Crater, then evolving into lava fountains and overflows over about 1-2 km on the SW flank of the crater. It should be noted that the paroxysms are getting more and more frequent. The situation deserves to be monitored carefully.

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The situation remains unchanged at Fuego (Guatemala) where 10-13 explosions are recorded each hour with ash plumes rising about 4,500-4,700 m a.s.l. and ejection of incandescent material 400 m above the summit. Ashfall has been reported in several downwind municipalities. Daily shock waves rattle buildings in towns around the volcano. Block avalanches are still travelling down several drainages, often reaching vegetated areas.
Source : INSIVUMEH.

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Taal (Philippines) remains very active with two more explosions in recent days that spewed gas and steam plumes 2.5 km high above the Main Crater. SO2 emissions are very high, reaching more than 22,000 tons per day on July 4th, 2021.

Significant seismicity accompanies the gaz emissions, which might indicate that an eruption similar to the July 1st event might occur.
The alert level is kept at 3, meaning magma extruding from the volcano’s main crater could trigger an “explosive eruption.”
PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a permanent danger zone, and entry into the island as well as into the high-risk barangays of Agoncillo and Laurel must be prohibited due to the hazards of pyroclastic density currents and volcanic tsunami should strong eruptions occur.
Source: PHIVOLCS.

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35 explosions were recorded at Suwanosejima’s Ontake Crater between June 28th and July 5th,, 2021. They produced plumes that rose as high as 2 km above the crater. Large volcanic bombs were ejected 400 m from the crater and incandescence was visible at night. . The Alert Level remains at 3 and the public is asked to stay 2 km away from the crater.

Source : JMA.

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The aviation colour codes remain unchanged for Kamchatka volcanoes where the aviation colour codes of Sheveluch, Karymsky and Ebeko volcanoes remain Orange.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Ça vous parle ? // Does that mean anything to you?

Le réchauffement climatique se fait sentir de très bonne heure cette année sur notre bonne vieille Terre. Les records de chaleur ont été si nombreux au mois de juin 2021 qu’il est difficile de suivre la totalité des températures exceptionnelles qui ont été relevées.

Le Moyen-Orient a enregistré des valeurs très élevées pour un mois de juin. On a relevé au sol des températures dépassant la barre des 50°C dans des pays comme l’Iran, le Koweït, Oman et les Emirats Arabes Unis. Dans ces derniers, on a enregistré le 6 juin un pic à 51.8°C. Du jamais vu en juin dans l’émirat.

Un record absolu de chaleur a été établi au sultanat d’Oman avec 51.6°C à Joba le 16 juin 2021, battant les 50.8°C atteints en 2017, 2009 et 1990.

Cette vague de chaleur au Moyen-Orient est le résultat d’un dôme de chaleur qui se produit lorsque la pression atmosphérique élevée agit comme une cloche qui emprisonne l’air chaud et le repousse vers la surface pour le réchauffer encore plus.

Aux Etats-Unis, le thermomètre a indiqué 53.2°C à Furnace Creek, dans la Vallée de la Mort (Californie). La Vallée a connu la température la plus élevée sur le globe pour une seconde décade de juin, battant de 0.1°C le précédent record de Sulaibiya (Koweit).

Ce n’est pas tout ! La température nocturne a atteint 40.3°C le 18 juin à Stovepipe Wells, un record pour l’Amérique du Nord.

Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, c’est tout le sud-ouest des Etats-Unis qui a traversé une impressionnante période caniculaire, encore en raison d’un dôme de chaleur. Elle n’est d’ailleurs pas terminée et touche maintenant les régions plus au nord, l’Etat de Washington notamment.

Au coeur du mois de juin, des records de température maximale sont tombés à Salt Lake City (Utah) avec 42°C, à Palm Springs (Californie,) avec 50.6°C. Phoenix (Arizona) a enregistré une température de plus de 46 degrés six jours d’affilée. Là encore, du jamais vu.

Conséquence de ces températures, plus de 20% des Etats-Unis se trouvent dans les deux pires catégories de sécheresse, extrême et exceptionnelle.

Le Mexique a rejoint le club des plus de 50°C le 17 juin avec 50°C dans la ville de Mexicali où on a même enregistré 51.4°C le 18 juin, nouveau record mensuel au Mexique.

L’Europe n’a pas été épargnée non plus. Le 18 juin, la ville de Malilla, en Suède, a enregistré 34.6°C, le niveau le plus élevé avant le solstice depuis le début des relevés en 1896.

Le 19 juin, le thermomètre a grimpé à 36.6°C à Berlin, 35°C en Pologne et au-dessus de 34°C en République Tchèque et en Slovaquie. Le même jour, on a enregistré aussi 31.3°C à Tyumyati, dans l’Arctique russe. L’île polaire de Kotelny (76N) a enregistré la température la plus élevée de son histoire avant le solstice avec 17.6°C.

On pourrait aussi citer des températures extrêmes en Allemagne, en Autriche, ou encore en Lettonie.

En Russie, les deux principales villes ont battu leur record mensuel de chaleur le 23 juin : Moscou avec 34.8°C ; Saint-Pétersbourg avec 35.9°C.

Le sud de l’Europe n’est pas en reste. La ville d’Ozieri, en Sardaigne, a atteint 40.5°C le 19 juin. A Lascari, en Sicile, on a enregistré 43.7°C le 21 juin, le niveau le plus élevé enregistré en Europe en 2021.

Malgré ces fortes chaleurs relevées juin, la température globale de la planète se situait le 24 juin 2021 à la 5ème ou 6ème place des annales. L’Antarctique affiche des anomalies négatives très marquées qui tirent la moyenne vers le bas.

Source : global-climat.

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Global warming is being felt very early this year on our good old Earth. The heat records were so numerous in June 2021 that it is difficult to take into account all the exceptionally high temperatures that have been recorded.

The Middle East recorded exceptionally high values ​​for a month of June. Ground temperatures have exceeded 50° C in countries such as Iran, Kuwait, Oman and the United Arab Emirates. In the latter, a peak was recorded on June 6th at 51.8° C. Unheard of in June in the emirate. An absolute heat record was set in the Sultanate of Oman with 51.6° C in Joba on June 16th, 2021, beating the 50.8° C recorded in 2017, 2009 and 1990. This heat wave in the Middle East is the result of a heat dome that occurs when high atmospheric pressure acts like a bell that traps hot air and pushes it back to the surface to heat it even further.

In the United States, the thermometer read 53.2° C at Furnace Creek, in Death Valley (California). The Valley experienced the highest temperature on the globe for a second decade of June, beating the previous record for Sulaibiya (Kuwait) by 0.1° C. That’s not all ! The nighttime temperature reached 40.3° C on June 18th at Stovepipe Wells, a record for North America.

As I indicated in previous posts, it was the entire southwest of the United States that went through an impressive scorching heat, again due to a heat dome. It is not over yet and is about to affect regions further north, including Washington State. In the heart of June, maximum temperature records fell in Salt Lake City (Utah) with 42° C, or in Palm Springs (California,) with 50.6° C. Phoenix, Arizona has recorded temperatures of over 46 degrees for six days in a row. Again, unheard of. As a result of these temperatures, more than 20% of the United States is in the two worst categories of drought, extreme and exceptional.

Mexico joined the club of over 50° C on June 17th with 50° C in the city of Mexicali which even recorded 51.4° C on June 18th, a new monthly record in Mexico.

Europe has not been spared either. On June 18th, the city of Malilla, Sweden, recorded 34.6° C, the highest pre-solstice level since records began in 1896. On June 19th, the thermometer climbed to 36.6° C in Berlin, 35° C in Poland and above 34° C in the Czech Republic and Slovakia. On the same day, 31.3° C was also recorded at Tyumyati, in the Russian Arctic. The polar island of Kotelny (76N) recorded the highest temperature in its history before the solstice with 17.6° C.

One could also cite extreme temperatures in Germany, Austria, or Latvia.

In Russia, the two main cities broke their monthly heat record on June 23: Moscow with 34.8° C; Saint Petersburg with 35.9° C.

Southern Europe is no exception. The town of Ozieri, in Sardinia, reached 40.5° C on June 19th. In Lascari, Sicily, 43.7° C was recorded on June 21st, the highest level recorded in Europe in 2021.

Despite these high temperatures recorded in June, the global temperature of the planet was on June 24th, 2021 at the 5th or 6th place in the archives. Antarctica showed very low negative anomalies, which pulls the average down.

Source: global-climat.

La vague de chaleur dans le sud-ouest des Etats Unis (Source : NOAA)

 

Explosion d’un volcan de boue en Azerbaïdjan // Explosion of a mud volcano in Azerbaijan

Un volcan de boue est entré en éruption le 4 juillet 2021 au large des côtes de l’Azerbaïdjan dans la mer Caspienne, en envoyant des panaches de fumée noire et de flammes dans le ciel. Les autorités étaient inquiètes car la région regorge de gisements de pétrole et de gaz. Cependant, aucune des structures pétrolières n’a été endommagée et personne n’a été blessé.

L’explosion a eu lieu à environ 10 km du complexe gazier d’Umid. L’incendie a continué de couver jusqu’au 5 juillet, mais n’a menacé ni les infrastructures pétrolières et gazières ni la vie des gens.

L’accident a été provoqué par l’explosion d’un volcan de boue, ce qui n’est guère surprenant car environ 400 des 1 000 volcans de boue estimés dans le monde se trouvent en Azerbaïdjan. Le pays est connu pour ses riches réserves de pétrole et de gaz naturel. L’explorateur Marco Polo mentionnait de tels incendies du 13ème siècle.

Source : La BBC

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A mud volcano erupted on July 4th, 2021 off the coast of Azerbaijan in the Caspian Sea, sending plumes of black smoke and flames into the sky. Authorities were worried because the area is full of oil and gas fields. However, none of the oil structures were damaged and noone was hurt.

The blast took place about 10km from the Umid gas field. The fire continued to smoulder into July 5th, but was threatening neither oil and gas infrastructure nor people’s lives.

The fire was caused by a mud volcano, which spews both mud and flammable gases. This does not come as a surprise as about 400 of the world’s estimated 1,000 mud volcanoes are in Azerbaijan. The country is famed for its its rich oil and natural gas reserves. Explorer Marco Polo wrote about the fires in the 13th Century.

Source : The BBC

Maccalube di Aragona (Sicile) [Photo : C. Grandpey]

La disparition du pergélisol et ses conséquences / The disappearance of permafrost and its consequences

Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, le pergélisol dégèle à une vitesse incroyable dans les hautes latitudes de l’Arctique, et plus particulièrement en Sibérie. Il dégèle si vite que le Ministre des Ressources Naturelles a déclaré froidement : « La Russie va perdre son pergélisol». Selon lui, les territoires du nord «deviendront des terres arables dans 20 à 30 ans», et devront s’adapter rapidement.

Le pergélisol, un mélange compact de sol gelé de sable et de glace de plusieurs mètres d’épaisseur, situé sous les villes et les vastes zones non peuplées des régions arctiques russes, est en train de disparaître. «Toutes ces régions savent ce qui les attend dans 20 ou 30 ans. Elles cesseront d’être nordiques d’un point de vue climatique et se transformeront d’un seul coup en terres agricoles ». Le ministre estime que ces régions devront s’adapter rapidement à cette nouvelle situation. Si le dégel du pergélisol se poursuit, une énorme superficie de nouvelles terres agricoles pourrait s’ajouter aux terres existantes en Russie, mais personne ne sait s’il sera facile et possible de les convertir en terres cultivables.

La Russie possède une vaste zone arctique qui s’étend sur environ quatre millions de kilomètres carrés de l’ouest à l’est. Près de 60% de cette zone est constituée de pergélisol, et le sous-sol qui se cache sous la couche gelée n’a jamais été étudié. Le pergélisol russe est également le plus grand réservoir de carbone organique au monde. Il se transforme en gaz à effet de serre comme le méthane quand il dégèle. Dans la seule Yakoutie, au nord-est de la Sibérie, le pergélisol recèle 500 gigatonnes de matière organique, avec des racines, des arbustes et des arbres anciens, ainsi que des restes d’animaux. De par son poids estimé, il est plus lourd que toute la biomasse terrestre.

À la fin de 2019, le ministère du Développement de l’Extrême-Orient russe et de l’Arctique a estimé la perte annuelle due au dégel du pergélisol entre 50 et 150 milliards de roubles (676 millions de dollars à 2,03 milliards de dollars).

Le dégel du pergélisol menace de nombreux bâtiments dans l’Arctique. Les tuyaux se déforment et explosent, les piles qui supportent les infrastructures s’effondrent. Il ne faut pas oublier qu’en mai 2020, un accident s’est produit près de Norilsk. Plus de 21 000 tonnes de carburant se sont sont échappées d’une installation de stockage CHPP-3 et ont pollué les rivières et le sol. L’effondrement de la cauve de stockage a été causé par des piles qui ont lâché en raison du dégel du pergélisol. En mars 2021, par décision de justice, l’entreprise a dû payer une amende de 146,2 milliards de roubles.

Un autre avertissement concernant le dégel à grande échelle du pergélisol est venu d’un groupe d’experts russes qui étudient les effets du changement climatique. Même si le réchauffement climatique est contenu à un niveau inférieur à 2 degrés Celsius, trois à quatre mètres de pergélisol disparaîtront d’ici 2100. Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter, les scientifiques affirment que 70% du pergélisol arctique disparaîtra.

Source: The Siberian Times.

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As I put it several times before, the permafrost is thawing at an incredible speed in the high latitudes of the Arctic, and more particularly in Siberia. It is thawing so fast that the Minister of Natural Resoucess has said that “Russia is to lose its permafrost”.In his opinion, northern territories “will become arable farmland in 20-to-30 years”, and will have to adapt fast.

The phenomenon of permafrost,  a several-metre-deep and hard frozen mix of soil, sand and ice, lying under cities, towns and vast unpopulated areas of Russian Arctic regions, is vanishing. “Every such region understands what’s coming to it in 20, 30 years. It’ll stop being northern (from a climatic viewpoint), or it will suddenly turn into a clearly agricultural”.

The minister believes that the regions will have to adapt to this fast-changing situation.

If the permafrost thawing continues, an enormous amount of new agricultural land could come Russia’s way: but nobody knows whether it will be easy to convert this land into viable farmland

Russia has a vast Arctic zone, spreading about four million square kilometres along its northern border from the west to the extreme east. Almost 60% is permafrost, which means that the mainland’s subsoil underneath the frozen layer has never been studied.

Russian permafrost area is also the world’s biggest reservoir of organic carbon, which converts into a greenhouse gas including methane once it thaws. The permafrost in Yakutia alone, in north-eastern Siberia, comprises up to 500 gigaton of organic matter like roots of ancient grass, bushes and trees, plus the remains of animals. By its estimated weight it is heavier than all currently growing Earth’s biomass.

Back at the end of 2019, Russia’s Ministry for Development of Far East and Arctic estimated the country’s annual loss due to thawing permafrost at 50 to 150 billion roubles ($676 million to $2.03 billion).

Thawing permafrost threatens numerous buildings and infrastructure in the Arctic. Pipes are blowing up, piles are collapsing. One should not forget that in May 2020, an accident occurred near Norilsk: more than 21,000 tonnes of diesel fuel spilled out of the CHPP-3 storage facility and entered rivers and soil. One of the possible reasons for the incident is a sudden collapse of the storage piles due to a change in the state of the permafrost. In March 2021, by court order, the company had to pay a fine of 146.2 billion rubles.

Another warning about the upcoming large-scale thawing of permafrost came from a group of Russian experts who follow the effects of changing climate. Even if global warming is contained at a level significantly lower than 2 degrees Celsius, still three to four metres of permafrost will thaw by 2100. Should the emission of greenhouse gas continue to grow, scientists say that up to 70 percent of the permafrost can be lost.

Source: The Siberian Times.

Surface occupée par le pergélisol dans l’Arctique

(Source : Woods Hole Research Center)