Nouvelles réglementation régissant l’utilisation des drones

Si on vous a offert un drone pour Noël et que vous comptez l’utiliser lors de vos prochaines vacances à l’étranger, vous devrez peut-être vous conformer à de nouvelles règles, notamment en Europe. Aux États-Unis, l’utilisation des drones est strictement interdite dans les parcs nationaux. Le site web Iceland Monitor explique ce que la nouvelle règlementation prévoit en Islande. Ce qui suit est également valable pour la France.

La nouvelle règlementation concernant les vols de drones entrera en vigueur en Islande au premier semestre de l’année 2021. Elle obéit à une réglementation plus générale qui doit entrer en vigueur dans les États membres de l’Union Européenne le 1er janvier 2021. Cependant, le ministère islandais des transports indique que l’introduction de la réglementation en Islande prendra un peu de temps.

Les principaux changements visent à accroître la sécurité et apporter une meilleure connaissance sur le fonctionnement des drones, que ce soit dans un but ludique ou professionnel. Les règles d’utilisation seront désormais divisées en trois catégories: l’utilisation récréative, l’utilisation professionnelle et l’exploitation de drones de grande taille. Chaque catégorie sera ensuite divisée en sous-catégories, selon la taille et l’utilisation des appareils.

Aucune exigence particulière ne sera imposée pour l’utilisation de drones pesant moins de 250 grammes et considérés comme des jouets.

Les utilisateurs de drones pesant 250 g et plus devront suivre un cours et passer un examen de qualification sur le site web du ministère islandais des transports pour être autorisés à les exploiter. Un certificat d’utilisation précisera la catégorie dans laquelle le drone pourra être autorisé à voler.

Plus le drone est lourd, plus le pilote est tenu d’être qualifié. Davantage d’exigences sont également requises lors de l’utilisation d’un drone dans une zone urbaine.

Quiconque envisage de piloter un drone de 250 g ou plus doit satisfaire l’examen mentionné précédemment, mais un drone plus lourd impliquant un risque accru nécessite des exigences supplémentaires. En particulier, ceux qui pilotent des drones dans le cadre d’une activité professionnelle devront acquérir une meilleure connaissance des règlements aéronautiques, de la météorologie, etc.

Au lieu d’enregistrer leurs drones pour l’aviation commerciale, comme cela était le cas jusqu’à présent, les pilotes de drones doivent s’enregistrer sur le site web du ministère islandais des transports. Ils recevront un numéro qu’ils devront afficher sur leurs drones. À l’avenir, les drones seront probablement équipés d’un dispositif détectable à distance, ce qui permettra de suivre leurs déplacements et de les surveiller dans les zones où ils sont en concurrence avec le trafic aérien.

Source: Iceland Monitor.

Ces règles sont valables pour l’Islande, mais elles sont déjà largement appliquées en France.

Voici le site web officiel qui répondra à vos questions :

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34630

Je vous invite à vous rendre sur le site web ci-dessous si vous désirez enregistrer votre drone :

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R52123

Attention : les gendarmes sont de plus en plus vigilants !

Drone de loisir non soumis à la règlementation

Utilisation d’un drone professionnel par l’USGS à Hawaii

Pas de drones dans les parcs nationaux aux Etats Unis

Chaleur du noyau terrestre et fonte de l’Arctique // Earth’s core heat and Arctic melting

L’accumulation de gaz à effet de serre reste la cause principale de la fonte de la banquise et des glaciers dans le monde. A côté de cette théorie aujourd’hui largement acceptée par le monde scientifique, certains chercheurs expliquent que la fonte accélérée des glaces en Arctique serait amplifiée par d’autres phénomènes.

Ces scientifiques ont découvert la présence sous le Groenland d’un panache mantellique issu des profondeurs de notre planète. Ce panache aurait pour effet de faire fondre la glace par en dessous. Leur travail a été publié dans le Journal of Geophysical Research.

Il existe de nombreuses preuves de l’activité géothermique dans l’Arctique. Il suffit de se tourner vers l’Islande pour s’en rendre compte. La source de chaleur dans ce pays est  due à la présence d’un point chaud venant se juxtaposer à un phénomène tectonique d’accrétion. Ce point chaud conditionne également l’activité volcanique. On sait que les volcans constituent généralement le point de sortie des panaches mantelliques.

Pas très loin de l’Islande, l’archipel norvégien du Svalbard est considéré comme une zone géothermique où un flux de chaleur élevé réchauffe les eaux souterraines.

Toutefois, le rôle joué par la chaleur souterraine dans la fonte de la glace arctique a été très peu exploré jusqu’à maintenant.

Aujourd’hui, les chercheurs de l’université japonaise de Tohoku pensent que ces différentes sources de chaleur dans l’Arctique ont une origine commune : le panache du Groenland. Ils ont observé que le panache provient de la limite entre le noyau et le manteau terrestres, jusqu’à la zone de transition du manteau sous le Groenland. (La zone de transition du manteau se situe entre 410 et 660 kilomètres de profondeur). Les chercheurs ont remarqué que le panache du Groenland présente deux autres branches dans le manteau inférieur qui alimentent d’autres panaches dans la région. Cela fournit notamment de la chaleur à l’Islande et Jan Mayen, mais aussi à la zone géothermique du Svalbard.

Dans le cadre de leur étude, les chercheurs japonais se sont appuyés sur la vitesse de déplacement des ondes sismiques entre la croûte et l’intégralité du manteau sous ces régions. La tomographie sismique est une technologie semblable au scanner utilisé sur l’homme dans les hôpitaux. Elle permet de créer des modèles en trois dimensions qui révèlent la structure à grande échelle du manteau terrestre.

Les chercheurs japonais ont  installé des sismographes sur la calotte glaciaire du Groenland dans le cadre du réseau de surveillance de la calotte glaciaire du Groenland (Greenland Ice Sheet Monitoring Network). Mis en place en 2009, ce projet réunit des chercheurs de 11 pays.

Source : Regard sur l’Arctique.

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The accumulation of greenhouse gases remains the main cause of the melting of sea ice and glaciers around the world. Alongside this theory, which is now widely accepted by the scientific world, some researchers explain that the accelerated melting of ice in the Arctic is amplified by other phenomena.

These scientists have discovered the presence under Greenland of a mantle plume from the depths of our planet. This plume may melt the ice from below. Their work has been published in the Journal of Geophysical Research.

There is ample evidence of geothermal activity in the Arctic. One just needs to look to Iceland to realize this. The heat source in this country is due to the presence of a hot spot juxtaposed with a tectonic accretion phenomenon. This hot spot also conditions volcanic activity. We know that volcanoes generally constitute the exit point for mantle plumes.

Not far from Iceland, the Norwegian archipelago of Svalbard is considered a geothermal area where a high heat flux heats the groundwater. However, the role of subterranean heat in melting Arctic ice has been little explored to date.

Today, researchers at Tohoku University (Japan) believe that these different heat sources in the Arctic have a common origin: the Greenland plume. They observed that the plume originates from the boundary between the Earth’s core and mantle, to the mantle transition zone below Greenland. (The mantle transition zone is between 410 and 660 kilometres deep). The researchers noted that the Greenland plume has two other branches in the lower mantle that feed other plumes in the region. This notably provides heat to Iceland and Jan Mayen, but also to the Svalbard geothermal area.

In their study, the Japanese researchers relied on the velocity of seismic waves between the crust and the entire mantle beneath these regions. Seismic tomography is similar to the scanner technology used on humans in hospitals. It enables the creation of three-dimensional models that reveal the large-scale structure of the Earth’s mantle.

Japanese researchers have installed seismographs on the Greenland ice sheet as part of the Greenland Ice Sheet Monitoring Network. Set up in 2009, this project brings together researchers from 11 countries.

Source: Regard sur l’Arctique.

Aucun lien entre la Montagne Pelée (Martinique) et La Soufrière (Saint Vincent)

Quand on regarde une carte, on s’aperçoit que les Petites Antilles, avec la Martinique, la Guadeloupe, St-Vincen-et-les-Grenadines, forment un arc. Il est façonné par la tectonique des plaques dans la région. La plaque Américaine se rapproche de la plaque Caraïbe à raison d’environ 2 cm/an. A l’aplomb de l’arc volcanique des Petites Antilles, la plaque nord-américaine, dans un processus de subduction, s’enfonce sous la plaque Caraïbe. Cette enfoncement de la plaque lithosphérique dans les profondeurs génère des séismes et participe à l’activité volcanique. Dans les zones de subduction, la répartition des séismes en profondeur permet d’imager la géométrie de la plaque plongeante qui suit le plan de Wadati-Benioff, souvent raccourci en plan de Benioff. Sous l’arc des Antilles, ce plan présente un pendage d’environ 60°.
A côté d’autres zones de subduction, comme au Japon ou au Chili, les Petites Antilles ont une activité sismique relativement réduite. Les derniers séismes importants datent de 1839 pour la Martinique et 1843 pour la Guadeloupe. Les sismologues pensent que cela s’explique par le fait que la subduction est lente dans cette région.

En revanche, l’activité volcanique est plus soutenue. On dénombre une vingtaine de volcans actifs dans les Petites Antilles dont 9 dans la seule île de Dominique. Soufrière Hills à Montserrat a connu une éruption dévastatrice en 1997. Le volcan sous marin Kick’Em Jenny à Grenade est sûrement le plus actif de la région avec près de onze éruption durant les 50 dernières années. La Soufrière de Guadeloupe est le volcan qui a connu le plus de manifestations éruptives depuis le 17ème siècle. Je ne reviendrai pas sur l’éruption phréatique de 1976 et la polémique qui l’a accompagnée.

L’éruption la plus meurtrière a été celle de la Montagne Pelée à la Martinique. Elle a causé le mort de 29 000 personnes. Au cours de cette même année, la Soufrière de St Vincent a tué 1565 personnes.

Le 4 décembre 2020, suite à une intensification de l’activité sismique et des remontées de gaz au cours des mois précédents, l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique (OVSM) a demandé à la Préfecture le placement de la Montagne Pelée en vigilance Jaune (niveau 3 sur une échelle de 5). Malgré tout, L’OVSM a précisé qu’une éruption n’est pas à l’ordre du jour dans le court terme.

Le 29 décembre 2020, c’était autour de la Soufrière de St Vincent de passer en vigilance Orange suite à l’apparition d’un dôme de lave à l’intérieur du cratère

Suite à ces des deux hausses des niveaux d’alerte, de nombreuses personnes se sont demandé s’il n’existait pas en lien entre le regain d’activité de ces deux volcans des Petites Antilles.

Jean-Christophe Komorowski, directeur scientifique des observatoires volcanologiques et sismologiques de l’Institut physique du globe de Paris est très clair à ce sujet. Il explique sur le site web Orange qu’il n’existe aucune relation entre l’activité de la Montagne Pelée et celle de la Soufrière : « Il n’y a aucun lien entre les différents volcans de l’arc des Petites Antilles. Il n’y a pas de connexion entre les réservoirs de stockage du magma de La Soufrière et celui de la Montagne Pelée. On ne peut pas craindre le déclenchement d’une éruption à la Montagne Pelée suite à l’activité en cours à Saint-Vincent, ou inversement. »

L’arc des Petite Antilles (Source : Google Maps)

L’archipel des Petites Antilles dans le contexte de la tectonique des plaques (Source : Centre de Données Sismologique des Antilles)

Modèle de la structure profonde de la zone de subduction au niveau des Petites Antilles, à partir des données sismiques (Source : IFREMER)

Le réveil du Steamboat Geyser (Yellowstone) n’annonce pas une éruption! // The awakening of Steamboat Geyser (Yellowstone) does not herald a volcanic eruption!

Lorsque des événements anormaux ou exceptionnels se produisent dans le Parc National de Yellowstone, ils s’accompagnent souvent de fausses informations, les fameuses fake news. Par exemple, certaines personnes qui ont vu des bisons courir dans le parc ont affirmé que les animaux avaient peur d’une éruption imminente. D’autres touristes ont eu peur lorsqu’ils ont vu que du goudron en train de fondre sur une route, phénomène uniquement causé par l’activité géothermale dans le sous-sol.

Aujourd’hui, les scientifiques expliquent que les éruptions à répétition du célèbre Steamboat Steamboat n’annoncent pas une éruption volcanique majeure. Le geyser, situé dans le Norris Geyser Basin, envoie de l’eau à plus de 90 mètres de hauteur quand il se manifeste.

Le Steamboat, qui est le plus haut geyser actif au monde, s’est réveillé avec des éruptions intenses en 2018 après 34 ans d’activité sporadique. En septembre 2019, l’USGS a indiqué que «le geyser actif le plus haut du monde était entré en éruption à 34 reprises, le plus grand nombre jamais enregistré en un an. Le record de 2018 était de 32 éruptions, et avant cela, le record était de 29 éruptions en 1964. Les plus grosses éruptions du Steamboat durent en général de trois à 40 minutes, et sont suivies de puissants jets de vapeur. Selon le National Park Service, « une fois que l’alimentation en eau est épuisée, le geyser continue tout de même à envoyer de puissants jets de vapeur pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Ses rugissements sont si forts qu’il est difficile d’engager une conversation à proximité. Des campeurs du camping de Norris, à plus d’un kilomètre au nord, ont été réveillés par le bruit. »

Le réveil du Steamboat a donné lieu à des spéculations selon lesquelles cela pourrait annoncer de prochaines éruptions volcaniques dans le secteur. [NDLR : Le Norris Geyser Basin es l’un des ponts les plus chauds du Parc].

Cependant, une nouvelle étude publiée dans les Proceedings of the  National Academy of Sciences, affirme que ce n’est pas le cas. Les scientifiques n’int pas détecté de mouvements du magma qui seraient nécessaire pour une éruption. L’étude, dirigée par un professeur de l’Université de Californie à Berkeley, a également impliqué des chercheurs de l’Université Columbia, de l’Université du Chili, de l’Université Rice, de l’Université de l’Utah, de l’Université de l’Alaska, de l’Université Brown, de l’Université du Texas à El Paso, le Parc National de Yellowstone et l’USGS.

Source: Fox News.

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When abnormal or exceptional events occur in Yellowstone Natinal Park, they are often accompanied by fake news. For instance, some people who saw buffaloes running in the park said they were afraid of an upcoming eruption. Other tourists were alarmed when they saw that tar was melting on a road, a phenomenon only caused by geothermal activity in the subsoil.

Today, scientists explain that the repeated eruptions of the famous Steamboat geyser do not herald a major volcanic eruption. The geyser in the Norris Geyser basin shoots water more than 90 metres into the air during its major eruptions.

Steamboat, which is the world’s tallest active geyser, reawakened with prolific eruptions in 2018 after 34 years of sporadic activity.

In September 2019, the U.S. Geologic Survey indicated that “the world’s tallest active geyser had erupted 34 times, the largest number ever recorded in a year. The 2018 record was 32 eruptions, and prior to that, the record was 29 eruptions in 1964. Steamboat’s larger eruptions tend to last from three to 40 minutes, and are followed by powerful jets of steam. According to the National Park Service, « once the water supply is exhausted, the geyser continues with a powerful steam phase lasting several hours to several days. Its roar is so great that conversation near the geyser is difficult, and visitors in the Norris Campground, a mile to the north, have been awakened by the noise. »

Steamboat’s return to activity sparked speculation that it could indicate future volcanic eruptions in the surrounding geyser basin. [Personal note: The Norris Geyser Basin is one of the hottest spots in the Park].

However, new research, published in the Proceedings of the National Academy of Sciences, suggests this is not the case. Scientists have found few indications of the movement of magma that would be necessary for an eruption.

The research, led by a professor from UC Berkeley, also involved experts from Columbia University, the University of Chile, Rice University, the University of Utah, the University of Alaska, Brown University, the University of Texas at El Paso, Yellowstone National Park and the U.S. Geological Survey.

Source: Fox News.

Photos : C. Grandpey