Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Sur l’Ile de la Réunion, l’éruption du Piton de la Fournaise est terminée mais il n’est toujours pas possible d’accéder à la partie haute de l’Enclos. Le Préfet de La Réunion a décidé le passage en phase de sauvegarde.

Comme à son habitude après une éruption, l’OVPF n’écarte aucune hypothèse quant à l’évolution de la situation à venir : Arrêt définitif de l’éruption ? Reprise de l’activité sur le même site ou ailleurs, plus en aval par exemple ? L’Observatoire fait remarquer que l’éruption a été de faible durée et de faibles volumes de lave ont été émis.

Le 8 décembre, on enregistrait une sismicité volcano-tectonique – sans déformation de l’édifice volcanique – sous la bordure ouest du cratère Dolomieu, à 900 m  environ au dessus du niveau de la mer, soit 1700 m environ sous la surface. On peut raisonnablement penser qu’il s’agit de réajustements dans la chambre magmatique superficielle suite à la dernière éruption.

Comme je l’ai indiqué précédemment, cette dernière éruption est probablement le signe que la chambre magmatique superficielle qui s’était purgée lors de l’éruption d’avril 2020 au Piton Voulvoul s’est de nouveau remplie. La pression des gaz est malgré tout faible, comme l’a montré la faible intensité des fontaines de lave. En conséquence, je ne pense pas que l’éruption reprenne dans les prochains jours. Les « fous du volcan » vont devoir faire preuve d’un peu de patience… !

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Rien de très nouveau en Sicile où l’INGV indique qu’une activité strombolienne « normale » est observée sur le Stromboli, à raison de 5 à 10 explosions d’intensité moyenne par heure dans les zones cratèriques Nord et Centre-sud.  Une séquence explosive plus intense a été enregistrée le 6 décembre 2020

Sur l’Etna, on observe un dégazage des cratères sommitaux ainsi qu’une activité strombolienne essentiellement au niveau du Cratère SE. Toutefois, comme je l’ai indiqué précédemment, une activité strombolienne simultanée peut se produire à partir de deux bouches dans le Cratère SE.

Source : INGV.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange pour le Sheveluch, le Klyuchevskoy et l’Ebeko et Jaune pour le Bezymianny.

En revanche, l’activité explosive a repris sur le Karymsky le 9 décembre 2020 avec des panaches de cendre s’élevant jusqu’à 7000 mètres d’altitude. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée du Jaune à l’Orange car la cendre peut perturber le trafic aérien dans la région.

Source : KVERT.

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 En Indonésie, l’éruption du Lewotolo continue. On peut voir des panaches de cendres s’élever jusqu’à 1,5 km au-dessus du volcan. L’incandescence au sommet est visible tous les soirs et des matériaux sont parfois éjectés jusqu’à 20 m de hauteur. Suite à l’activité éruptive des dernières semaines, 9 028 personnes ont été évacuées vers 11 centres d’hébergement. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 4 km du cratère.

Aucun changement de morphologie n’a été observé dans la zone sommitale du Merapi dont le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).

L’éruption du Semeru se poursuit. Des matériaux incandescents sont parfois éjectés de 50 à 100 m au-dessus du sommet. Des avalanches de blocs parcourent de 200 à 1500 m dans la ravine Kobokan sur le flanc SE. Les événements éruptifs génèrent des coulées pyroclastiques qui parcourent jusqu’à 2,5 km sur la pente du volcan. Les dépôts de la coulée pyroclastique du 1er décembre ont parfois 15 m d’épaisseur. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 1 km et des extensions à 4 km dans le secteur SSE. Source: VSI.

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Dernière minute : Au cours des premiers jours de décembre, les sismomètres du HVO ont enregistré environ 165 séismes de faible magnitude (inférieure à M2,5) sur le Mauna Loa (Hawaï), principalement sous le sommet et les flancs supérieurs du volcan. La majorité de ces secousses se sont produites à moins de 8 kilomètres de profondeur.

L’activité sismique a augmenté sur le flanc nord-ouest du Mauna Loa le 4 décembre 2020,avec un événement de magnitude M 4.1 et des essaims de petits séismes peu profonds, et concentrés dans le temps et le lieu.

Depuis le 4 décembre, le HVO a enregistré plus de 150 séismes dans ce secteur, à des profondeurs de 1 à 9 km sous la surface, sur une zone de moins de 4 km et se prolongeantt sur 6 km vers le nord. La plupart des événements avaient une magnitude inférieure à M 2,0 et ont été localisés à plus de 4 km sous la surface.

Les essaims sismiques superficiels dans cette région ne sont pas exceptionnels. Ils ont déjà été observés en octobre 2018, avril 2017, juillet 2016, août 2015 et avant.

Les mesures GPS continuent de montrer une inflation lente au niveau du sommet du volcan. Elle traduit l’apport de magma dans le système d’alimentation peu profond.

Les concentrations de gaz et les températures des fumerolles restent stables.

Source: HVO.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

At Reunion Island, the eruption of Piton de la Fournaise is over but access to the upper part of the Enclos is still prohibited. The Prefect of La Réunion has decided to switch to the ‘Sauvegarde’ phase.

As usual after an eruption, OVPF does not rule out any hypothesis about the evolution of the situation : End of the eruption? Resumption of activity on the same site or elsewhere, further downslope for example? The Observatory notes that the eruption was of short duration and small volumes of lava were emitted.

On December 8th, volcano-tectonic seismicity – with no deformation of the volcanic edifice – was recorded beneath the western rim of the Dolomieu Crater, 900 m above sea level, or about 1,700 beneath the surface. This seismicity was probably caused by readjustments within the shallow magma chamber after the last eruption.

As I indicated previously, this latest eruption is probably a sign that the shallow magma chamber that drained during the April 2020 eruption at Piton Voulvoul has filled again. The gas pressure is still low, as shown by the low intensity of the lava fountains. As a result, I don’t think the eruption will resume in the next few days. The « volcano madmen » will have to be patient …!

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Nothing really new in Sicily where INGV indicates that a « normal » Strombolian activity is observed on Stromboli, at a rate of 5-10 explosions of average intensity per hour in the North and Center-South crater zones. A more intense explosive event was recorded on December 6th, 2020

On Mt Etna, degassing of the summit craters is observed as well as Strombolian activity mainly at the SE Crater. However, as I put it previously, simultaneous Strombolian activity can occur from two vents in the SE Crater.

Source: INGV.

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In Kamchatka, the aviation colour code is kept at Orange for Sheveluch, Klyuchevskoy and Ebeko, and Yellow for Bezymianny.

However, explosive activity resumed at Karymsky  on December 9th, 2020 with ash plumes up to 7 km above sea level  The Aviation Colour Code has been raised from Yellow to Orange as the ash may affect air traffic in the region. .

Source: KVERT.

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 In Indonesia, the eruption at Lewotolo continues. Ash plumes can be seen rising as high as 1.5 km above the volcano. Incandescence at the summit is visible nightly and material is sometimes ejected as high as 20 m above the summit. Due to the past eruptive activity, 9,028 people were evacuated to 11 housing centres. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 4 km away from the crater.

No morphology changes have been observed in the summit area of Merapi whose Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4).

The eruption at Semeru continues. Incandescent material is sometimes ejected 50-100 m above the summit. Rock avalanches travel 200-1,500 m down the Kobokan drainage on the SE flank. Eruptive events and rockfalls generate pyroclastic flows that travel as far as 2.5 km down the slope of the volcano. Deposits from the December 1st pyroclastic flow are as thick as 15 m. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 1 km and extensions to 4 km in the SSE sector.

Source: VSI.

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Last minute : During the first days of December, HVO seismometers recorded approximately 165 small-magnitude (below M2.5) earthquakes at Mauna Loa (Hawaii), mostly beneath the volcano’s summit and upper flanks. The majority of these earthquakes occurred at shallow depths of less than 8 kilometres below sea level.
Earthquake activity increased on Mauna Loa’s northwest flank on December 4th, 2020, including an M 4.1 event and clusters of small, shallow earthquakes occurring closely in time and location.

Since December 4th, HVO has recorded over 150 earthquakes in this region, at depths from 1–9 km below the surface, over an area of less than 4 km and extending 6 km north. Most earthquakes have been below M 2.0, and deeper than 4 km beneath the surface.

 Swarms of shallow earthquakes in this region are not unprecedented. They waere already observed in October 2018, April 2017, July 2016, August 2015, and earlier.
GPS measurements continue to show slow, long-term summit inflation, consistent with magma supply to the volcano’s shallow storage system.
Gas concentrations and fumarole temperatures remain stable.
Source: HVO.

Piton de la Fournaise (Photo : Christian Holveck)

Nouvelles inquiétantes de l’iceberg A68a // Worrying news of iceberg A68a

L’iceberg A68a, qui s’est détaché de la plateforme glaciaire Larsen C en 2017, .reste impressionnant avec une superficie d’environ 4200 km2. Comme je l’ai indiqué précédemment, il se dirige vers l’île britannique de Géorgie du Sud où il menace de s’échouer.

Si l’énorme bloc de glace devait se bloquer contre le côte de cette île, la situation serait très inquiétante pour la faune locale –  manchots, phoques, éléphants de mer, etc. – qui trouve sa nourriture dans les eaux riches de l’océan. L’écosystème serait forcément bouleversé.

C’est maintenant le commencement de l’été austral qui marque aussi le début de la période de nourrissage des poussins des manchots. Pendant cette période, la distance à parcourir pour trouver de la nourriture est essentielle. En particulier, si les manchots devaient faire un grand détour à cause de la présence de l’iceberg, ils ne reviendraient as à temps pour empêcher leurs poussins de mourir de faim.

Les images fournies par les satellites et par un  avion de la Royal Air Force qui a pu filmer l’A68a n’incitent guère à l’optimisme quant à la trajectoire suivie par l’iceberg. Les scientifiques du British Antarctic Survey espéraient que les courants lui feraient parcourir une boucle autour de l’extrémité sud de la Géorgie du Sud, avant de le faire remonter le long du plateau continental et le faire se diriger vers le nord-ouest.

Les scientifiques pensaient aussi que l’A68a se disloquerait avant d’atteindre la Géorgie du Sud. Les photos de la RAF montrent bien une fracture dans l’iceberg, mais le reste de la masse de glace reste impressionnant.

Croisons les doigts pour que le Père Noël emporte l’A68a dans sa hotte et l’empêche de provoquer une catastrophe en Géorgie du Sud !

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Iceberg A68a, which broke away from the Larsen C Ice Shelf in 2017, remains impressive with an area of ​​approximately 4,200 km2. As I mentioned earlier, it is heading for the British island of South Georgia where it threatens to run aground.

If the huge block of ice were to block against the coast of this island, the situation would be very worrying for the local fauna – penguins, seals, sea elephants, etc. – which finds its nourishment in the rich waters of the ocean. The ecosystem would inevitably be upset. Now is the onset of the southern summer which also marks the beginning of the feeding season for penguin chicks. During this period, the distance to be traveled to find food is essential. In particular, if the penguins were to take a big detour because of the iceberg, they wouldn’t come back in time to keep their chicks from starving.

Images from satellites and from a Royal Air Force aircraft that was able to film the A68a do little to encourage optimism about the iceberg’s path. Scientists at the British Antarctic Survey hoped the currents would cause it to loop around the southern tip of South Georgia, before pushing it up along the continental shelf and sending it northwest.

Scientists also believed that the A68a would break up before reaching South Georgia. RAF photos do show a fissure in the iceberg, but the rest of the ice mass remains impressive.

Let’s keep our fingers crossed that Santa Claus takes the A68a in his hood and prevents it from causing disaster in South Georgia!

Image satellite de l’A68a et de la Géorgie du Sud le 3 décembre 2020 (Source : NASA)

L’A68a le 8 décembre 2020 (Source: RAF)

Islande :Ce n’est qu’un début! // Iceland : It’s just the beginning!

Pour la plupart d’entre nous, l’Islande est le symbole de la Nature à l’état pur, une espèce de temple qui ne saurait être profané. Malheureusement, cela ne semble pas être l’opinion de tout le monde. En lisant la presse islandaise, on apprend que « les robots et l’énergie géothermique devraient permettre à une entreprise canadienne d’extraire de l’or «de façon écologique» dans ce pays. »

La société St-Georges Eco-Mining étudie la possibilité d’extraction de l’or sur plusieurs sites en Islande, notamment à Þormóðsdalur, à 20 km à l’est de Reykjavík. La société insiste sur le fait que l’accent sera mis sur la protection de l’environnement.

Des études sont encore nécessaires pour savoir si les gisements d’or islandais sont suffisamment rentables pour pouvoir être exploités. La société prévoit d’investir plus de 3 millions d’euros dans ces études au cours des prochaines années et ajoute que les travaux n’affecteront que très peu l’environnement. Par exemple, à Þormóðsdalur, les gens se rendront à peine compte que l’activité minière a commencé. St-Georges Eco-Mining prévoit de réutiliser tous les matériaux extraits du sol pendant l’exploitation minière. Ils seront utilisés dans la construction et pour la fabrication du béton. La société a annoncé dans un communiqué de presse le mois dernier qu’elle avait acquis tous les permis d’exploitation minière en Islande, ce qui lui donne l’exclusivité  dans le pays. Outre l’or, St-Georges Eco-Mining détient également des droits d’exploration pour l’argent et le cuivre. Les licences minières couvrent une superficie de plus de 4 600 kilomètres carrés à travers le pays, par exemple à Vopnafjörður dans le nord-est de l’Islande; à Öxnadalur dans le nord du pays, et à Þormóðsdalur.

Source: Iceland Review.

Je crains fort que ce qui est censé être une « exploration minière écologique » au début devienne rapidement une exploitation minière à grande échelle en Islande et dans l’Arctique dans son ensemble avec la fonte de la glace et le dégel du pergélisol. Plusieurs pays ont déjà exprimé leur intérêt pour les minéraux qui se cachent sous la calotte glaciaire du Groenland. Outre l’or, St-Georges Eco-Mining prévoit également l’extraction du cuivre et de l’argent. Des exemples ailleurs dans le monde montrent que ces mines sont loin d’être respectueuses de l’environnement!

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Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule. Le site Iceland Review nous apprend que la montagne de Hjörleifshöfði et la plage de sable noir qui l’entoure ont été vendues à deux sociétés, une islandaise et une allemande. Elles prévoient d’extraire et de vendre du sable destiné au décapage et à la fabrication de ciment. Le matériau sera principalement exporté à la vente. Les anciens propriétaires du terrain disent avoir tenté à plusieurs reprises et sans succès de vendre cette terre historique à l’État islandais qui n’a manifesté aucun intérêt.

Hjörleifshöfði est une montagne de 221 mètres de haut qui domine une plaine de sable noir, près de la pointe sud de l’Islande, à environ 15 kilomètres à l’est de la ville de Vík í Mýrdal. Son nom est celui de l’un des premiers colons islandais, Hjörleifr Hróðmarsson, qui s’y installa à la fin du 9ème siècle, et on dit qu’il y serait enterré.

La zone (d’une superficie de plus de 11 000 hectares) achetée par les deux sociétés comprend les montagnes de Hjörleifshöfði et Hafursey. Elle s’étend depuis le glacier Kötlujökull jusqu’à la mer et se compose principalement d’étendues de sable. La Route n°1, traverse le site. Les sociétés prévoient d’ouvrir deux mines de sable pour commencer, et peut-être plus par la suite. Elles ont déjà conclu des accords avec d’autres propriétaires fonciers de la région concernant le traitement de la matière première.

Les deux compagnies affirment qu’elles donneront la priorité à l’environnement. Elles disent avoir l’intention de développer le tourisme sur place afin d’attirer les Islandais et les étrangers. A voir!

Source: Iceland Review.

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To most of us, Iceland is the symbol of pure Nature, a sort of temple that should not be desecrated. Unfortunately, this does not seem to be everybody’s opinion. Reading the Icelandic newspapers, we learn that robots and geothermal energy are expected to help a Canadian company produce “eco-friendly” gold in this country.

St-Georges Eco-Mining is exploring the possibility of gold mining at several locations in Iceland, including at Þormóðsdalur, 20 km east of Reykjavík. The company insists that their emphasis will be put on the protection of the environment

Research is still needed to find out whether Iceland’s gold deposits are large or concentrated enough to be mined. The company expects to spend more than 3 million euros over the next few years on finding out and adds the operation would be “minimally invasive.” For instance, they say that in Þormóðsdalur, people will hardly see when mining activity starts. The company plans to make use of all materials extracted from the ground during mining. After the gold is extracted, the remaining material will be used in building material and concrete.

St-Georges Eco Mining announced in a press release last month that it had acquired all Icelandic mineral licences in Iceland, giving it total control over all the mineral rights in the country. Besides gold, the company also holds exploration rights for silver and copper in Iceland. The mining licences cover a total area of over 4,600 square kilometres in locations across the country, including Vopnafjörður, Northeast Iceland; Öxnadalur, North Iceland; and Þormóðsdalur.

Source: Iceland Review.

I do fear that what will be alled eco-friendly mining at the beginning will rapidly become large-scale mining in Iceland and the Arctic as a whole with the melting of the ice and the thawing of permafrost. Several countries have already expressed interest in the minerals hidden beneath Greenland’s ice cap. Beside gold, St-Georges Eco-Mining also expects to mine copper and silver. Examples elsewhere in the world show that these mines are far from being eco-friendly!

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Bad news never comes alone. The Iceland Review website informs us that Hjörleifshöfði Mountain and the black sand beach surrounding it have been sold to two companies, one Icelandic and one German. They plan to mine and sell sand from the location for use in sandblasting and cement making. The material will mostly be exported for sale. The land’s previous owners say they made several unsuccessful attempts to sell the historic property to the Icelandic state which did not show any interest.

Hjörleifshöfði is a 221-metre tall mountain located on a black sand plain, near the southernmost tip of Iceland, some 15 kilometres east of the town of Vík í Mýrdal. It was named by one of the first legendary settlers of Iceland, Hjörleifr Hróðmarsson, who settled there at the end of the ninth century, and he is said to be buried on it.

The land area (over 11,000 hectares) bought by the two companies includes both Hjörleifshöfði and Hafursey mountains. It stretches from Kötlujökull glacier down to the sea and consists mostly of sand plains. The Ring Road, or Route 1, passes through the land.

The companies plan to set up two sand mines on the land to begin with, though possibly more in the future. They have already made agreements with other landowners in the area regarding processing of the raw materials.

The companies assert that environmental considerations are paramount. They say they have plans to develop tourism at the location to attract local and foreign tourists. Wait and see!

Source: Iceland Review.

Après la géothermie, l’Islande sera-t-elle livrée à l’industrie minière? (Photo : C. Grandpey)

Un immense parc national en Islande // Huge national park in Iceland

Ceux qui aiment l’Islande – j’en fais partie – seront heureux d’apprendre qu’ils pourront bientôt visiter un nouveau parc national dans le pays.

La région des hautes terres du centre de l’île – Central Highland region – est appelée à devenir le plus grand parc national d’Europe. Il aura une superficie de 40 000 km² sur les 103 000 km² de l’Islande, soit environ 30% de la superficie du pays.

Le projet de loi présentant la création du parc a été introduit au Parlement par le ministre islandais de l’Environnement le 30 novembre 2020. Ne soyons pas dupes ; les autorités islandaises ont bien compris les avantages économiques et financiers du projet ! Il est clair que la création du parc national dans les Highlands stimulera le tourisme et, par voie de conséquence, l’économie nationale dans son ensemble.

La région des hautes terres du centre de l’Islande est l’une des plus grandes régions non habitées d’Europe et un important lieu de reproduction pour les oiseaux. Environ la moitié de la superficie envisagée pour le parc national est déjà protégée, avec notamment le parc national du Vatnajökull, le glacier Hofsjökull et le Landmannalaugar. Le parc renfermera les zones déjà protégées et les élargira pour créer un unique parc national.

Il est prévu que le parc soit divisé en six régions administratives qui seront gérées conjointement par les autorités municipales et étatiques. Une entité spéciale sera créée pour superviser la gestion du parc, avec des représentants locaux et étatiques ainsi que d’autres parties intéressées.

Contrairement à ce qui se passe aux États-Unis par exemple, l’accès aux parcs nationaux en Islande est actuellement gratuit. Cependant, des droits de stationnement sont exigés dans le parc national de Þingvellir et le parc national de Skaftafell, une partie du parc national de Vatnajökulsþjóðgarður. Dans ces deux parcs, il y a des panneaux avec les informations de paiement. La redevance pour chaque parc (750 ISK pour une voiture familiale jusqu’à 5 places, par exemple) dépend de la durée de stationnement d’un véhicule déterminée par la reconnaissance de la plaque d’immatriculation. Vous trouverez toutes les informations nécessaires en cliquant sur ce lien:

https://www.bluecarrental.is/useful-information/road-tolls/

 Il est fort probable que la même politique sera appliquée dans le nouveau parc national. Avec le très grand nombre de touristes prévu,  il sera une belle source de revenus pour l’économie islandaise!

Source: Revue d’Islande.

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Those who love Iceland – I am one of them – will be pleased to learn that they will soon visit a new National Park in the country.

The Central Highland region is set to become the largest national park in Europe, covering around 30% of Iceland. This would also make it the national park that represents the highest percentage of the total area of a country, with over 40,000 km² of the total 103,000 km² surface area of Iceland. A bill outlining the park’s establishment was introduced in Parliament by Iceland’s Minister for the Environment on November 30th, 2020.

Let’s not be mistaken; Icelandic authorities see advantages in the project. It is clear that the establishment of the Highland National Park would boost tourism and, as a result, the national economy as a whole.

Iceland’s Central Highland region is one of the largest unpopulated regions in Europe and an important breeding ground for birds. Around half of the proposed area of the park is already protected, including under Vatnajökull National Park, Hofsjökull glacier, and Landmannalaugar.

The proposed park would unite already protected areas and expand them to create a single, unified Highland National Park. The park is to be separated into six administrative regions to be jointly managed by municipal and state authorities. A special board will be established to oversee the park’s management, consisting of local and state representatives as well as other interested parties.

Contrary to what happens in the United States for instance, access to the national parks in Iceland is currently free. However, drivers need to pay Entrance Fee / Parking Fee in Þingvellir National Park and Skaftafell National Park, a part of Vatnajökulsþjóðgarður National Park. In both parks there are signs and payment information which nobody should miss. The charge at each park (750 ISK for a family car with up to 5 seats, for example) is based on length of stay of a vehicle determined by license plate recognition. You will find all the necessary information by clicking on this link :

https://www.bluecarrental.is/useful-information/road-tolls/

It is highly likely that the same policy will be used in the new national park, which will be geed news for Iceland’s national economy!

Source: Iceland Review.

La région de Skaftafell est déjà un parc national (Photo: C. Grandpey)