Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Au Kamtchatka, l’activité strombolienne se poursuit sur le Klyuchevskoy et une coulée de lave avance toujours dans la ravine Apakhonchich sur le flanc SE. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée à l’Orange le 8 octobre 2020.

Un important épisode éruptif s’est produit sur le Bezymianny dans la soirée du 21 octobre 2020, avec un panache de cendres qui s’est élevé à une dizaine de kilomètres au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est d’abord passée au Rouge, avant d’être ramenée à l’Orange pendant la nuit après la fin de l’éruption. Les données satellitaires ont montré un volumineux nuage de cendres s’étirant sur environ 75 km à l’ouest du volcan.

Des explosions ont été observées sur le Karymsky, avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 4 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange.

La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour l’Ebeko et le Sheveluch.
Source: KVERT.

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Dans les Aléoutiennes (Alaska), aucun signal de tremor, aucune activité éruptive et aucune anomalie thermique de surface n’ont été enregistrés sur le Pavlof au cours des deux dernières semaines. Le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne ont été abaissés respectivement à Normal et Vert.

La sismicité a diminué régulièrement sur le Great Sitkin au cours des derniers mois et est maintenant à un niveau normal pour ce volcan. Aucune activité éruptive et aucune anomalie thermique n’ont été observées dans l’imagerie satellite. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été abaissés respectivement à Vert et à Normal.
Source: AVO.

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En Equateur, un niveau d’activité élevé continue à être observé sur le Reventador. Des émissions de gaz, de vapeur et de cendres sont observées jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. La nuit, on peut voir de l’incandescence au niveau du cratère et les blocs incandescents dévalent  les flancs du volcan. La coulée de lave de 400 m de long sur le flanc NE reste active mais ne progresse plus.

Un niveau d’activité élevé est signalé sur le Sangay. La sismicité se caractérise par des explosions, des épisodes de tremor harmonique, des séismes longue période et des signaux indiquant des émissions. Les panaches de cendres s’élèvent de 570 à 2100 m au-dessus du sommet.
Sourxe: Instituto Geofisico (IG).

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Des explosions sont enregistrées sur le Villarrica (Chili), associées à des séismes longue période. Les explosions éjectent des matériaux incandescents au-dessus du cratère et déposent des tephra sur le flanc E jusqu’à 3 km de distance. La bouche éruptive présente un diamètre de 5 à 6 m, à une profondeur de 150 m sous la lèvre du cratère. Le niveau d’alerte reste Jaune pour le volcan et pour les localités proches du volcan, avec une zone d’exclusion pour le public de 500 m autour du cratère.
Source: SERNAGEOMIN.

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Les répliques sont de plus en plus espacées et moins fortes après le séisme du 21 octobre 2020 qui a atteint une magnitude de M 5,6 dans la Péninsule de Reykjanes (Islande). À en juger par les sismogrammes, l’événement avait une origine tectonique, même si certaines personnes ont signalé une odeur de soufre. Comme je l’ai déjà indiqué, de tels témoignages sont parfois observés lors de puissants tremblements de terre dans le monde. Les scientifiques de l’IMO ne prévoient aucune activité volcanique à la suite de ce séisme.

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Dernière minute: Une intensification de l’activité strombolienne dans le Nouveau Cratère Sud-Est et la Bocca Nuova de l’Etna (Sicile) a généré de volumineux panaches de cendre atteignant 2 ,5 km d’altitude le 23 octobre 2020. La couleur de l’alerte aérienne a momentanément été élevée au Rouge avant d’être rabaissée à l’Orange.

En conséquence, l’aéroport de Catane a été fermé à 9h30 (heure locale). Le trafic aérien est redevenu normal en fin de matinée.

Source : La Sicilia.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In Kamchatka, strombolian activity continues at Klyuchevskoy and a lava flow is still advancing down the Apakhonchich drainage on the SE flank. The Aviation Colour Code was raised to Orange on October 8th, 2020.

A powerful eruptive episode occurred at Bezymianny in the evening of October 21st, 2020, with an ash plume that rose about 10 km above sea level. The Aviation Colour Code was first raised to Red and later lowered back to Orange during the night after the end of the eruption has finished. Satellite data showed a large ash cloud moving about 75 km west of the volcano.

Explosions have been observed at Karymsky, with ash plumes rising up to 4 km above sea level. The Aviation Colour Code has been raised to Orange.

The Aviation Colour Code is also Orange for Ebeko and Sheveluch.

Source: KVERT.

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n the Aleutians (Alaska), no seismic tremor was recorded at Pavlof during the past two weeks, with no eruptive activity or unusual surface temperatures. The Volcano Alert Level and the Aviation Colour Code have been lowered to Normal and Green, respectively.

Seismicity at Great Sitkin has been steadily decreasing for the past several months and is now at background levels. No eruptive activity or unusual surface temperatures have been observed in satellite imagery. The Aviation Colour Code and the Volcano Alert Level have been lowered to Green and Normal, respectively.

Source: AVO.

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In Ecuador, a high level of activity continues at Reventador. Multiple gas, steam, and ash emissions are observed as high as 1 km above the summit. Crater incandescence and incandescent blocks rolling down the flanks are observed at night. The 400-m-long lava flow on the NE flank remains active but no longer advances.

A high level of activity is reported at Sangay. Seismicity is characterized by explosions, harmonic tremor, long-period earthquakes, and signals indicating emissions. Ash plumes are rising 570-2,100 m above the summit.

Sourxe: Instituto Geofisico (IG).

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Explosions are recorded at Villarrica (Chile), associated with long-period seismicity. They eject incandescent material above the crater rim and deposit tephra on the E flank as far as 3 km. The eruptive vent is 5-6 m in diameter at a depth of 150 m below the crater rim. The Alert Level remains at Yellow for the volcano and for the municipalities close to the volcano, with an exclusion zone for the public of 500 m around the crater.

Source: SERNAGEOMIN.

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Aftershocks are getting more spaced and less powerful after the event of October 21st, 2020 whichh reached a magnitude of M 5.6 in the Reykjanes Peninsula (Iceland). Judging from the seismograms, the event had a tectonic origin, even though some people reported a smell of sulphur. As I put it before, similar evidence is sometimes observed during powerful quakes in the world. IMO scientists do not expect any volcanic activity to follow the earthquakes.

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Latest : An episode of increased activity at Mt Etna’s NSEC and Bocca Nuova (Sicily) generated voluminous ash emissions up to 2.5 km above sea level in the morning of October 23rd, 2020. The Aviation Colour Code was momentarily raised to Red, then lowered back to Orange.

As a consequence, Catania airport was closed at 09:30 (local,time). Flights returned to normal later in the morning. .

Source: La Sicilia.

Le Villarrica vu depuis l’espace (Source : NASA)

Restrictions d’accès à plusieurs grottes en Islande // Access restrictions to several caves in Iceland

Le 5 juillet 2019, la 43ème session du Comité du Patrimoine Mondial de l’UNESCO qui se tenait à Bakou, en Azerbaïdjan, a approuvé l’inscription du Parc National du Vatnajökull sur la Liste du Patrimoine Mondial. Cette Liste comprend des sites considérés comme ayant une valeur universelle exceptionnelle en termes de culture, de nature ou d’autres domaines. Le but est d’assurer la coopération internationale pour la préservation et la protection des trésors culturels et des espaces naturels du monde entier.
En ce qui concerne le Vatnajökull, l’accent a été mis sur la zone de rift, le point chaud sous l’Islande et les systèmes volcaniques, en plus de l’interaction entre le feu et la glace, considérée comme unique au monde.
Deux sites islandais figuraient déjà sur la Liste du patrimoine mondial : le Parc national de Thingvellir, dans la catégorie culturelle, et l’île de Surtsey pour sa géologie exceptionnelle.

Afin de protéger les trésors géologiques qui se cachent sous la glace du Vatnajökull, un nombre limité de personnes sera désormais autorisé à visiter des grottes et à faire de la randonnée glaciaire dans cinq zones de la partie sud du Parc national. Il s’agit de cinq zones dans les glaciers Breiðamerkurjökull – côté est et ouest, Falljökull / Virkisjökull, Skeiðarárjökull et Skálafellsjökull. Le nombre maximum de touristes autorisés chaque jour dans ces cinq zones est respectivement de 650, 650, 1 000, 500 et 500. C’est la première fois en Islande que l’accès à une ressource naturelle comme les glaciers est contrôlé de cette manière. Le but est de protéger la nature en réduisant l’afflux touristique.

Outre ces restrictions dans la région de Vatnajökull, l’Agence pour l’Environnement va fermer l’accès à deux grottes situées dans le champ de lave de Þeistareykjahraun dans le nord de l’Islande afin de protéger leurs formations minérales uniques. Les géologues ont mené des études approfondies et effectué une cartographie précise du système de grottes afin de s’assurer que tous les points d’accès à l’une ou l’autre des grottes seront condamnés, ce qui mettra à l’abri des regards une surface de quarante mètres carrés.
On a recensé 15 grottes dans le champ de lave de Þeistareykjahraun. L’une d’elles, actuellement fermée au public, est vieille de 2500 ans, et contient un grand nombre de stalagmites et stalactites exceptionnelles. La deuxième grotte n’a été découverte que l’hiver dernier mais a été pillée de plusieurs de ses trésors naturels peu de temps après avoir fait la une des journaux. Ces deux grottes seront donc fermées afin de garantir qu’aucun autre dommage ne sera causé à leurs formations minérales uniques et qu’aucune d’elles ne sera plus retirée du site.
Source: Iceland Monitor.

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On July 5th, 2019, the 43rd session of UNESCO’s World Heritage Committee in Baku, Azerbaijan, approved to inscribe Vatnajökull National Park on the World Heritage List. The UNESCO World Heritage List includes landmarks regarded to have outstanding universal value in terms of culture, nature, or other areas. The aim of the Heritage List is to ensure international cooperation in preserving and protecting cultural treasures and natural areas all over the world.

As far as Vatnajökull is concerned, emphasis was put on the rift zone, the hot spot under the country and the volcanic systems, in addition to the interplay between fire and ice, believed to be globally unique.

Already on the World Heritage List are two sites in Iceland: Thingvellir National Park, in the cultural category, and Surtsey island, unique for its geology.

To protect the geological treasures hidden within the Vatnajökull area, a limited number of people will from now on be allowed to visit ice caves and to go glacier hiking within five areas in the southern part of Vatnajökull National Park. These include five areas in the glaciers Breiðamerkurjökull – east and west side, Falljökull/Virkisjökull, Skeiðarárjökull and Skálafellsjökull. The maximum number of tourists allowed in these five areas a day is 650, 650, 1,000, 500 and 500, respectively. This is the first time in Iceland that access to a natural resource such as glaciers is being controlled in this way. The goal of the policy is to protect nature by reducing tourist traffic in these areas.

Beside these restrictions in the Vatanjökull area, the Environment Agency of Iceland is working to close off access to two caves in the Þeistareykjahraun lava field in North Iceland in order to protect their unique mineral formations. Geologists have conducted extensive surveys and mapping of the cave system in order to ensure that they do not miss any point of access to either cave and will be blocking off forty square metres in total.

There are 15 known caves in the Þeistareykjahraun lava field. One of those that is currently being closed off to public access is 2,500 years old and is filled with exceptional stalagmites and stalactites. The second cave was discovered only last winter but was plundered of many of its natural treasures shortly after making the news. These two caves are therefore being closed in order to ensure that no more damage is done to their unique mineral formations and that no more of these are removed from the site.

Source : Iceland Monitor.

Stalactites de glace dans une grotte sur l’Etna (Photo : C. Grandpey)

Réchauffement climatique et stratification des océans // Climate change and ocean stratification

Vous ne vous en rendez pas compte quand vous faites trempette dans l’Océan Atlantique ou la Mer Méditerranée, mais les océans et les mers de la planète sont devenus plus stratifiés et plus stables au cours des dernières décennies à cause du réchauffement climatique.

Il faut savoir que les océans présentent une stratification verticale selon trois couches principales : 1) eaux de surface, 2) thermocline, et 3) eaux profondes. La thermocline est la couche d’eau qui organise la transition entre les deux autres couches.

L’augmentation de la stratification des océans est importante. D’une part, elle a des conséquences majeures pour la vie dans l’océan en réduisant les échanges de nutriments et d’oxygène. D’autre part, la stratification est une rétroaction positive qui risque en retour d’aggraver le réchauffement climatique.

Une nouvelle étude publiée dans  Nature Climate Change  montre que l’océan mondial est devenu plus stratifié, ce qui implique des différences de densité, avec une eau plus chaude, plus légère et moins salée qui se superpose à une eau plus lourde, plus froide et plus salée. Le mélange entre ces couches se produit lorsque la chaleur s’infiltre lentement plus profondément dans l’océan, phénomène qui se combine à l’action des courants, des vents et des marées. Le problème, c’est que plus la différence de densité entre les couches est grande, plus le mélange est lent et difficile et plus l’océan devient stratifié et stable.

La densité de l’eau de mer ne dépend pas seulement de la température ; elle dépend aussi de la salinité. L’eau douce est plus légère que l’eau salée, et la fonte des glaces entraîne une accumulation d’eau douce et légère à la surface, en particulier aux latitudes plus élevées.

Cette configuration stratifiée stable agit comme une barrière. Elle tend à empêcher le mélange avec des eaux froides plus profondes. Cela a donc un impact sur l’efficacité des échanges verticaux de chaleur, de carbone, d’oxygène et d’autres constituants.

La dernière étude montre que la stratification de l’océan a augmenté de 5,3% depuis 1960 pour les 2000 m supérieurs. De 1960 à 2018, les données IAP (Institute of Atmospheric Physics) montrent un renforcement de la stratification de 5 à 18% dans les 150 premiers mètres.

La stratification, cependant, n’a pas augmenté uniformément dans tous les bassins océaniques. La plus forte augmentation a été observée dans l’océan Austral (9,6%), suivi de l’océan Pacifique (5,9%), de l’océan Atlantique (4,6%) et de l’océan Indien (4,2%).

La modification de la stratification va avoir des conséquences importantes. En effet, avec une stratification accrue, la chaleur du réchauffement climatique ne peut pas pénétrer aussi facilement dans l’océan profond, ce qui contribue à augmenter la température de surface. Le phénomène réduit également la capacité de stockage du carbone dans l’océan, exacerbant le réchauffement climatique dans une boucle de rétroaction. L’eau de surface chaude n’absorbe pas le dioxyde de carbone aussi efficacement que l’eau froide et ne l’enfouit pas en profondeur.

Enfin, la stratification contrarie les échanges verticaux de nutriments et d’oxygène et impacte l’approvisionnement alimentaire de l’ensemble des écosystèmes marins. Les régions avec l’augmentation maximale de la stratification correspondent aux régions où la désoxygénation a été observée. Une eau plus chaude peut absorber moins d’oxygène, et l’oxygène qui est absorbé ne peut pas se mélanger aussi facilement avec les eaux océaniques plus froides du dessous. Plus de 80% du déclin mondial observé en oxygène des océans est associé à une stratification accrue et à un affaiblissement consécutif de la ventilation en eau profonde.

Source : Nature Climate Change, global-climat.

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You don’t realize it when you take a dip in the Atlantic Ocean or the Mediterranean Sea, but the oceans and seas of the planet have become more stratified and more stable in recent decades due to global warming.
It should be noted that the oceans have a vertical stratification according to three main layers: 1) surface water, 2) thermocline, and 3) deep water. The thermocline is the layer of water that organizes the transition between the other two layers.
The increase in ocean stratification is significant. On the one hand, it has major consequences for life in the ocean by reducing the exchange of nutrients and oxygen. On the other hand, stratification is positive feedback that in turn mau make global warming worse.
A new study published in Nature Climate Change shows that the global ocean has become more stratified, implying differences in density, with warmer, lighter and less salty water superimposed on heavier, colder and more salty water. The mixing between these layers occurs as heat slowly seeps deeper into the ocean, a phenomenon that combines with the action of currents, winds and tides. The problem is, the greater the difference in density between the layers, the slower and more difficult the mixing and the more layered and stable the ocean becomes.
The density of seawater is not just a function of temperature; it also depends on the salinity. Fresh water is lighter than salt water, and melting ice results in a buildup of fresh, light water on the surface, especially at higher latitudes.
This stable layered configuration acts as a barrier. It tends to prevent mixing with colder deeper waters. This therefore has an impact on the efficiency of the vertical exchanges of heat, carbon, oxygen and other constituents.
The latest study shows that ocean stratification has increased by 5.3% since 1960 for the top 2000 m. From 1960 to 2018, IAP (Institute of Atmospheric Physics) data shows an increase in stratification of 5 to 18% in the first 150 meters.
Stratification, however, did not increase uniformly in all ocean basins. The largest increase was observed in the Southern Ocean (9.6%), followed by the Pacific Ocean (5.9%), the Atlantic Ocean (4.6%) and the Indian Ocean ( 4.2%).
The modification of the stratification will have important consequences. This is because with increased stratification, the heat from global warming cannot penetrate as easily into the deep ocean, which helps to increase the surface temperature. The phenomenon also reduces carbon storage capacity in the ocean, exacerbating global warming in a feedback loop. Hot surface water does not absorb carbon dioxide as effectively as cold water and does not bury it deeply.
Finally, stratification thwarts the vertical exchange of nutrients and oxygen and impacts the food supply of all marine ecosystems. The regions with the maximum increase in stratification correspond to the regions where deoxygenation was observed. Warmer water can absorb less oxygen, and the oxygen that is absorbed cannot mix as easily with the cooler ocean waters below. More than 80% of the observed global decline in ocean oxygen is associated with increased stratification and the consequent weakening of ventilation in deep water.
Source: Nature Climate Change, global-climat.

Evolution de la stratification entre 0 et 2000 mètres de 1960 à 2018 (Source : Nature Climate Change)

Le dernier séisme en Islande probablement d’origine tectonique // Last earthquake in Iceland likely tectonic

Un séisme de M 5,6 a été enregistré à 13h43 le 20 octobre 2020 à Núpshlíðarháls, à environ 5 km à l’ouest de la zone géothermale de Seltún sur la Péninsule de Reykjanes. La secousse a été largement ressenti dans une grande partie du pays, en particulier dans le sud de la Péninsule de Reykjanes et dans la région de Reykjavik, à environ 25 km de l’épicentre. Plus de 250 répliques ont été détectées, les plus importantes entre 15h27 et 15h32.
Selon le Met Office islandais (IMO) certaines personnes ont remarqué une plus forte odeur de gaz près du lac Grænavatn. A noter que ce phénomène est parfois signalé dans les zones où se produisent de puissants séismes. Si c’est le cas l’IMO pense qu’il pourrait s’agir de mouvements de magma dans la croûte, mais cet information doit être vérifiée avant d’être confirmée. Pour l’instant, il n’y a aucun signe d’activité volcanique dans la région. Il n’y a eu aucun changement dans le comportement du tremor harmonique sur les stations de mesure à proximité.
Le dernier séisme est le plus significatif dans la Péninsule de Reykjanes depuis 2003.
Une grande partie de l’activité sismique est observée dans la Péninsule en 2020. Des secousses de M 5,0 ont été enregistrés en juillet de cette année à proximité de Fagradalsfjall, juste à l’ouest de l’épicentre du dernier événement.
L’origine de l’activité actuelle est difficile à déterminer car l’activité sismique et l’activité volcanique a déjà animé cette partie du pays.
Source: OMI.

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An M 5.6 earthquake was recorded at 13:43 on October 20th, 2020in Núpshlíðarháls, about 5 km west of the geothermal area in Seltún on the Reykjanes peninsula. The earthquake was felt widely around the country, especially the southern part of the Reykjanes Peninsula and in the capital area, which is some 25 km from the epicentre. More than 250 aftershocks have been detected, the largest ones between 15:27 and 15:32.

It was reported by the Icelandic Met Office (IMO) that people had been noticing more gas smell close to Grænavatn. This phenomenon is sometimes reported in areas where large earthquakes are reported. IMO says this would suggest that magma might be on the move in the crust, but the news needs to be checked before being confirmed. For the time being, there are no signs of volcanic unrest in the area. There has not been any change in harmonic tremor on nearby measuring stations.

The last earthquake is the largest event measured in the Reykjanes Peninsula since 2003.

A great deal of earthquake activity has been ongoing in the peninsula in 2020. M 5.0 earthquakes were recorded in July this year, by Fagradalsfjall, just west of where the epicentre of the last event.

The origin of this activity is difficult to determine as both seismic and volcanic activity has already caused unrest in that part of the country.

 Source : IMO.

L’activité sismique sur la Péninsule de Reykjanes, avec l’événement du 20 octobre 2020 et ses nombreuses répliques (Source : IMO)