2017 : année la plus chaude sans El Niño ! // 2017 : The hottest year without El Niño !

L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) vient de confirmer ce que j’écrivais officieusement le 14 janvier 2018 : Les années 2015, 2016 et 2017 ont été les plus chaudes jamais enregistrées. L’année 2016 a été la plus chaude des trois, avec une température moyenne de surface du globe qui a dépassé de 1,2°C celle de l’époque préindustrielle. 2017 arrive en deuxième position et devance légèrement 2015. La température moyenne a excédé de 1,1°C celle de l’époque préindustrielle (1880-1900).

Toutefois, l’année 2017 est l’année la plus chaude jamais observée sans le phénomène naturel El Niño dans l’Océan Pacifique qui se traduit par une hausse de la température à la surface de l’eau (sur une dizaine de mètres d’épaisseur) dans l’est de l’océan Pacifique, autour de l’équateur. El Niño contribue ainsi la hausse la moyenne mondiale des températures.

Il faut noter que 17 des 18 années les plus chaudes appartiennent au 21ème siècle, avec un rythme du réchauffement exceptionnel ces trois dernières années. Comme je l’ai fait remarquer à plusieurs reprises, c’est dans l’Arctique que la hausse de températures a été particulièrement marquée. Selon l’OMM, cela aura « des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau de la mer.

Source : France Info.

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The World Meteorological Organization (WMO) has just confirmed what I wrote informally on January 14th 2018 : The years 2015, 2016 and 2017 were the hottest ever recorded. The year 2016 was the warmest of the three, with an average surface temperature of the globe that exceeded by 1.2°C that of the pre-industrial era. 2017 arrives second, slightly before 2015. The average temperature exceeded by 1.1°C that of the pre-industrial era (1880-1900).
However, the year 2017 is the hottest year ever observed without the El Niño natural phenomenon in the Pacific Ocean which results in a rise in the temperature at the surface of the water (about ten metres deep) in the eastern Pacific Ocean, around the equator. El Niño contributes to pushing up the global average temperatures.
It should be noted that 17 out of the 18 hottest years belong to the 21st century, with an exceptional rate of warming over the past three years. As I have pointed out on a number of occasions, the rise in temperatures in the Arctic has been particularly dramatic. According to WMO, this will have « long-lasting and far-reaching impacts on the sea level. »
Source: France Info.

Source: NCEP-NCAR

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3 réflexions au sujet de « 2017 : année la plus chaude sans El Niño ! // 2017 : The hottest year without El Niño ! »

  1. Bonjour Claude,

    Il est à noter aussi que 2017 est l’année la plus haute en ce qui concerne la chaleur contenu dans la couche 0 à 2000m des océans.
    J’imagine que cela aura un impact prochain sur la formation des mers de glace ainsi que sur les plateformes de glace.

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    1. Bonjour Ghtuz,
      Nous sommes sur une telle pente ascendante que tout notre univers va être affecté. Le problème avec les plates-formes glaciaires en Antarctique, c’est qu’elles retiennent les glaciers. Si elles fondent, les glaciers vont accélérer leur course et leur vêlage. Ce sont eux qui feront grimper le niveau des océans.
      Amitiés.
      Claude Grandpey

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    2. Bonjour GHTUZ,
      Prenons de l’altitude tout en restant terre à terre.
      J’imagine qu’en faisant référence à une portion d’atmosphère comprise entre 0 et 2000m, vous considérez que l’ascendance thermique de l’air chauffé par le sol ou l’océan est quelque peu freinée par l’apport de CO2 et de poussières l’alourdissant en basse altitude et forte pression, altérant la poussée d’Archimède responsable de son élévation et allongeant la période pendant laquelle il séjourne près du sol. Ainsi, nos espèces de « bulles de convection thermique» ont tendance à parcourir verticalement la troposphère à « vitesse ralentie », mais il existe toutefois effectivement une grande différence géographique liée à leur lieu de naissance, terrestre ou océanique. En effet la production de vapeur d’eau est de nature à ralentir considérablement ce mouvement ascendant et donc plus encore en milieu océanique. Ainsi si l’on peut entrevoir un « défaut » général d’élimination de la chaleur de basse atmosphère, la vapeur d’eau lui fait effectivement subir des paliers, liés à la formation des nuages, mais qui ne se limitent pas à celui des 2000m, il en existe un deuxième entre deux et 5000 et un autre au-delà des 5000m. Si ces perturbations troposphériques verticales viennent modifier d’une manière globale le climat, elles ont une conséquence beaucoup plus impactante sur la troposphère et sa température de basse altitude qui est en hausse perpétuelle, ce qui modifie les courants du jet-stream et oblige les couches sous jacentes, c’est-à-dire troposphérique à acquérir des mouvements horizontaux amplifiés au point de diluer l’air froid par de l’air chaud équatorial directement responsables de la fonte des glaces.
      En passant de 2000 à 14 000m, pensez-vous qu’ici, « je ne manque pas d’air » ?
      Amicalement
      Pierre Chabat

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