Nevados de Chillán (Chili / Chile)

drapeau-francaisSelon le SERNAGEOMIN, une hausse de la sismicité a été enregistrée sur le Nevados de Chillán, en relation avec des explosions et une augmentation des émissions au niveau de nouveaux cratères sur le flanc est du Volcán Nuevo et sur le complexe de dômes du Volcán Arrau. Onze explosions ont été enregistrées entre le 1er et le 9 août; l’événement le plus significatif a été observé le 8 août et s’est accompagné d’une émission de gaz et de cendre qui est montée jusqu’à 2 km au-dessus du volcan. Ce même jour, le VAAC de Buenos Aires a indiqué qu’un panache était observé à une altitude de 4,2 km. Le niveau d’alerte reste au Jaune, le niveau intermédiaire sur une échelle de trois couleurs. Il est rappelé au public de ne pas s’approcher des cratères dans un rayon de 3 km qui avait été étendu en raison de l’augmentation récente de l’activité.
Sources: Global Volcanism Network; SERNAGEOMIN.

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drapeau-anglaisAccording to SERNAGEOMIN, an increase in seismicity has been recorded at Nevados de Chillán, associated with explosions and increased emissions from new craters on the eastern side of Volcán Nuevo and the Volcán Arrau dome complex. Between August1st and 9th,  there were 11 explosions detected; the highest energy signal was recorded August 8th and was accompanied by an emission that rose up to 2 km. That same day the Buenos Aires VAAC reported that a gas and ash plume rose to an altitude of 4.2 km. The Alert Level remains at Yellow, the middle level on a three-color scale, and the public is reminded not to approach the craters within a 3-km radius which had been extended due to the recent activity increase.

Sources: Global Volcanism Network; SERNAGEOMIN.

[#Beginning of Shooting Data Section] Nikon D40 Focal Length: 240mm Optimize Image: Custom Color Mode: Mode IIIa (sRGB) Long Exposure NR: Off High ISO NR: Off 2008/10/21 18:34:08.2 Exposure Mode: Shutter Priority White Balance: Auto Tone Comp.: Auto Compressed RAW (12-bit) Metering Mode: Center-Weighted AF Mode: AF-S Hue Adjustment: 0° 1/1600 sec - F/14 Flash Sync Mode: Not Attached Saturation: Auto Color Exposure Comp.: -0.7 EV Sharpening: Medium high Lens: 100-300mm F/4 D Sensitivity: ISO 400 Image Comment: (c) gerardprins.com (562) 7587209    [#End of Shooting Data Section]

Crédit photo: Wikipedia.

drapeau-francaisLes Nevados de Chillán sont un ensemble de trois stratovolcans de la Cordillère des Andes, situé dans la Región del Bío-Bío: le Cerro Blanco (ou Volcán Nevado) au NO, le Volcán Viejo ou (Volcán Chillán) au SE, et le Volcán Nuevo entre les deux. Le Volcán Viejo a été le plus actif entre le 17ème et le 19ème siècle tandis que le complexe de dômes du Volcán Nuevo s’est formé entre 1906 et 1945.

drapeau-anglaisNevados de Chillán is a group of stratovolcanoes located in the Andes of the Bío Bío Region. It consists of three peaks: Cerro Blanco (Volcán Nevado) at the northwest and Volcán Viejo (Volcán Chillán) at the southeast, with Volcán Nuevo in the middle. Volcán Viejo was the main active vent during the 17th-19th centuries, and the new Volcán Nuevo lava dome complex formed between 1906 and 1945.

On ne touche pas aux vieilles coulées de lave ! // Don’t meddle with ancient lava flows !

drapeau-francaisIl y a eu récemment beaucoup d’effervescence et d’émotion en Australie quand un agriculteur de la Harman’s Valley, dans le sud-ouest de l’Etat de Victoria, a labouré et enfoui dans le sol toute une partie d’une ancienne coulée de lave pour y créer des pâturages. La coulée de lave en question, d’une longueur de 27 kilomètres, a été émise lors d’une éruption du Mont Napier il y a 36000 ans.
Au cours des dernières semaines, les visiteurs qui se sont arrêtés à la plate-forme d’observation sur la route qui relie Port Fairy à Hamilton, au nord du village de Byaduk,  pour admirer ce que les scientifiques considèrent comme une merveille géologique, se sont retrouvés face à une étendue de terre fraîchement retournée !
La modification apportée au paysage a soulevé des cris d’indignation de la part des géologues, tandis que Aboriginal Victoria, une agence conseil auprès du gouvernement de l’Etat de Victoria, a décrété l’arrêt du travail sur la coulée. L’événement a également déclenché les protestions du propriétaire du terrain qui a affirmé n’avoir rien fait de mal. Selon lui, l’ancien propriétaire de la parcelle avait déjà écrasé la plus grande partie de la roche volcanique il y a 10 ans et il ne se sent donc pas responsable des dégâts causés à la coulée de lave.
Selon un professeur honoraire de l’Université Deakin – qui a plusieurs campus dans l’Etat de Victoria – le concassage de la coulée prive l’Etat d’« une partie importante de son patrimoine qui avait un intérêt touristique, pédagogique et scientifique irremplaçable ».
La coulée de lave de la Harman’s Valley descend du Mount Napier State Park, au sud d’Hamilton, mais la partie qui a été labourée n’est pas protégée. Elle se trouve à plusieurs kilomètres des grottes de Byaduk, de réputation internationale. Elle fait toutefois partie de cette coulée qui présente des phénomènes rares tels que des tunnels de lave et les affleurements connus sous le nom de « tumuli ». La coulée est, en théorie, soumise à la législation du patrimoine autochtone.

D’anciens chercheurs de l’Université Deakin ont rejoint des scientifiques de Melbourne et de la Société Géologique d’Australie pour qu’une législation soit mise en place afin de protéger les sites géologiquement importants dans l’Etat de Victoria dont le pouvoir législatif pour protéger les formations géologiques sur des terres privées est moins important que dans les autres États australiens.

Source. Herald Sun.

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drapeau-anglaisThere was recently a lot of emotion in the Australian Harman’s Valley, in south-west Victoria, when a local farmer used heavy equipment to roll a section of an ancient lava flow back into the earth to create pasture land. The 27-kilometre-long lava flow was emitted when nearby Mount Napier erupted 36,000 years ago.

In recent weeks, visitors who stopped at a viewing platform on the Port Fairy-Hamilton road just north of Byaduk village to marvel at what scientists considered a geological wonder have been confronted by freshly bared earth extending up the valley.

The alteration to the landscape has produced cries of outrage from geologists, drawn a « stop work » order from Aboriginal Victoria – a key agency that provides advice to the Victorian Government – and brought a protestation from the landowner that he did nothing wrong. In his opinion, the previous owner crushed most of the volcanic rock 10 years ago and did not feel responsible for the damage caused to the lava flow. .

According to an honorary professor from Deakin University which has several campuses in Victoria, the rock crushing has deprived this State of « an important part of its heritage that had irreplaceable tourism, educational and research significance ».

The Harman’s Valley lava stream « flows » out of the Mount Napier State Park, south of Hamilton, but the section that has been crushed is not protected. It is several kilometres from the internationally recognised Byaduk Caves but part of the same flow, which features rare phenomena such as lava tubes and outcrops known as tumuli. However, it is subject to Indigenous heritage legislation.

Senior researchers from Deakin University have joined scientists from Melbourne and the Geological Society of Australia to call for legislation to protect geologically important sites in Victoria which has less legislative power to protect geological formations on private land than other Australian states.

Source. Herald Sun.

Harman

La Harman’s Valley avec le Mont Napier à l’arrière plan.

Harman 02

« Tumulus » dans la Harman’s Valley.

(Crédit photo: Wikipedia)

Etna (Sicile / Italie): Nouvelle bouche active à l’intérieur de la Voragine // New active vent within Voragine Crater

drapeau-francaisAprès l’épisode éruptif de mai 2016 qui a pris fin avec une belle activité strombolienne dans le Cratère NE le 23 de ce même mois, puis dans la Voragine les 24 et 25 mai, l’Etna est resté calme jusqu’à la mi-juillet. On a alors observé des émissions de cendre sur le versant du Nouveau Cratère SE, à partir de la bouche apparue le 25 novembre 2015. Ces émissions se sont poursuivies jusque début août. Par la suite, une petite activité strombolienne a débuté à l’intérieur de la Voragine. Une bouche de 20-30 mètres de diamètre est apparue le 7 août 2016 sur le flanc interne E de ce cratère. Elle est la source de la lueur rouge observée au-dessus du cratère ces derniers temps sur les images des webcams (voir ci-dessous). Le tremor éruptif ne montre pas de variations significatives.

Source : INGV.

En cliquant sur ce lien, vous verrez la bouche apparue le 7 août:

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10209966851157301&set=a.1754342787797.2100783.1515764014&type=3

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drapeau-anglaisAfter the eruptive episode in May 2016, which ended with a nice strombolian activity in the NE Crater on May 23rd, then in the Voragine on 24 and 25 May, Etna remained calm until mid- July. Ash emissions were then observed on the flank of the New SE Crater, from the vent that appeared on November 25th, 2015. These emissions continued into early August. Subsequently, small strombolian activity started within the Voragine.  A pit about 20-30 metres wide, located in the eastern inner wall of the Voragine, appeared on 7 August 2016 and is the cause of the red glow that could lately be seen above the crater on the webcam images (see below). The eruptive tremor does not show any significant changes.
Source: INGV.

By clicking on this link, you will see the new vent that appeared on August 7th:

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10209966851157301&set=a.1754342787797.2100783.1515764014&type=3

 

Etna 8 aout

Stages de formation à Hawaii pour volcanologues du monde entier // Training periods in Hawaii for worldwide volcano experts

drapeau-francaisChaque année depuis 1990, l’Université d’Hawaii à Hilo, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) et l’Agence pour le Développement International (USAID) – gérés par l’USGS – parrainent aux Etats Unis un programme de formation de 8 semaines qui s’adresse aux scientifiques du monde entier dont le travail est de surveiller les volcans actifs.
L’idée de ce stage de formation a germé en 1902 dans la tête de Thomas Jaggar – fondateur du HVO – quand il s’est rendu à la Martinique et a constaté les dégâts causés par l’éruption de la Montagne Pelée. Plus de 30 000 personnes avaient été tuées, et ses observations de la catastrophe ont contribué à ses efforts pour «protéger la vie et les biens sur la base de réalisations scientifiques solides ».
Aujourd’hui, plus de 800 millions de personnes vivent à moins de 100 km de volcans actifs particulièrement dangereux. Selon un rapport récent commandé par le bureau des Nations Unies pour la réduction des risques dus aux catastrophes naturelles, au cours des quatre derniers siècles, près de 280 000 personnes ont été tuées par l’activité volcanique.
Malgré cela, de nombreux pays à travers le monde manquent de ressources pour former correctement des équipes scientifiques en matière de surveillance volcanique, des mesures à prendre lors des éruptions et de l’ évaluation des risques, qui sont des compétences clés pour permettre aux populations de continuer à vivre dans les zones volcaniques actives.
En 2016, une douzaine de scientifiques en provenance de Chine, Corée du Sud, Indonésie, Philippines, Costa Rica, Nicaragua, Pérou et Chili ont participé à ces cours et à des travaux sur le terrain du Kilauea et ailleurs sur la Grande Ile d’Hawaii.
La formation va de la théorie à la pratique et comprend des méthodes spectroscopiques de mesure de gaz volcaniques, la télédétection par satellite, comment installer et maintenir des sismomètres et des panneaux solaires, et plus encore. Les étudiants et les enseignants ont passé leur temps en salle de classe pour les cours théoriques, dans le département informatique, dans les laboratoires et sur le terrain, en particulier sur et autour de la coulée de lave active qui s’échappe en ce moment du Kilauea.
Après avoir travaillé à Hawaii, les participants au stage de formation se dirigeront vers les volcans actifs du Pacifique Nord-Ouest, où ils seront hébergés par l’Observatoire Volcanologique des Cascades. Dans cette région, ils se rendront sur des stratovolcans explosifs comme le Mont St. Helens et le Mont Hood, dont l’activité ressemble à celle des volcans de leurs pays d’origine.
Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisEvery year since 1990, the University of Hawaii at Hilo, the USGS Hawaiian Volcano Observatory, and the USGS/U.S. Agency for International Development (USAID) have sponsored an annual 8-week-long International Training Program in the United States to help scientists monitoring volcanoes around the world.

Actually, the idea started in 1902, when Thomas Jaggar – founder of the Hawaiian Volcano Observatory – traveed to the Caribbean Island of Martinique where he witnessed the aftermath of the deadly Mount Pelee eruption. More than 30,000 people had been killed by the eruption, and the devastation he observed contributed to Jaggar’s lifelong work to “protect life and property on the basis of sound scientific achievement.”

Today, more than 800 million people live within 100 km of active, potentially deadly volcanoes. In the last four centuries, nearly 280,000 people have been killed by volcanic activity, according to a recent book commissioned by the United Nations Office for Disaster Risk Reduction.

Despite this, many nations around the world lack resources to properly train and grow teams of experts in volcano monitoring, eruption response, and hazard assessment, which are key skills required to help societies develop in volcanically active areas.

This year, a dozen scientists from China, South Korea, Indonesia, the Philippines, Costa Rica, Nicaragua, Peru, and Chile participated in classes and fieldwork at Kilauea and elsewhere on the island.

The training goes from theory to practice, and includes spectroscopic methods of measuring volcanic gas, satellite remote sensing, how to install and maintain seismometers and solar panels, and more. Students and instructors spend time in the classroom, at computers, in labs, and in the field, including experience working on/around Kilauea’s active lava flow.

After their time in Hawaii, class participants move on to the Pacific Northwest, where they are hosted by the Cascades Volcano Observatory. Their focus of learning there turns to explosive stratovolcanoes, like Mount St. Helens and Mount Hood, which are similar to the volcanoes of most concern in their home countries.

Source: USGS / HVO.

Halemau-fevrier

St-Helens-blog

Volcans effusifs (Kilauea) et explosifs (Mt St Helens) sont au programme des stages organisés par l’USGS aux Etats Unis. (Photos: C. Grandpey)