Etna (Sicile / Italie): Nouvelle bouche active à l’intérieur de la Voragine // New active vent within Voragine Crater

drapeau-francaisAprès l’épisode éruptif de mai 2016 qui a pris fin avec une belle activité strombolienne dans le Cratère NE le 23 de ce même mois, puis dans la Voragine les 24 et 25 mai, l’Etna est resté calme jusqu’à la mi-juillet. On a alors observé des émissions de cendre sur le versant du Nouveau Cratère SE, à partir de la bouche apparue le 25 novembre 2015. Ces émissions se sont poursuivies jusque début août. Par la suite, une petite activité strombolienne a débuté à l’intérieur de la Voragine. Une bouche de 20-30 mètres de diamètre est apparue le 7 août 2016 sur le flanc interne E de ce cratère. Elle est la source de la lueur rouge observée au-dessus du cratère ces derniers temps sur les images des webcams (voir ci-dessous). Le tremor éruptif ne montre pas de variations significatives.

Source : INGV.

En cliquant sur ce lien, vous verrez la bouche apparue le 7 août:

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10209966851157301&set=a.1754342787797.2100783.1515764014&type=3

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drapeau-anglaisAfter the eruptive episode in May 2016, which ended with a nice strombolian activity in the NE Crater on May 23rd, then in the Voragine on 24 and 25 May, Etna remained calm until mid- July. Ash emissions were then observed on the flank of the New SE Crater, from the vent that appeared on November 25th, 2015. These emissions continued into early August. Subsequently, small strombolian activity started within the Voragine.  A pit about 20-30 metres wide, located in the eastern inner wall of the Voragine, appeared on 7 August 2016 and is the cause of the red glow that could lately be seen above the crater on the webcam images (see below). The eruptive tremor does not show any significant changes.
Source: INGV.

By clicking on this link, you will see the new vent that appeared on August 7th:

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10209966851157301&set=a.1754342787797.2100783.1515764014&type=3

 

Etna 8 aout

Stages de formation à Hawaii pour volcanologues du monde entier // Training periods in Hawaii for worldwide volcano experts

drapeau-francaisChaque année depuis 1990, l’Université d’Hawaii à Hilo, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) et l’Agence pour le Développement International (USAID) – gérés par l’USGS – parrainent aux Etats Unis un programme de formation de 8 semaines qui s’adresse aux scientifiques du monde entier dont le travail est de surveiller les volcans actifs.
L’idée de ce stage de formation a germé en 1902 dans la tête de Thomas Jaggar – fondateur du HVO – quand il s’est rendu à la Martinique et a constaté les dégâts causés par l’éruption de la Montagne Pelée. Plus de 30 000 personnes avaient été tuées, et ses observations de la catastrophe ont contribué à ses efforts pour «protéger la vie et les biens sur la base de réalisations scientifiques solides ».
Aujourd’hui, plus de 800 millions de personnes vivent à moins de 100 km de volcans actifs particulièrement dangereux. Selon un rapport récent commandé par le bureau des Nations Unies pour la réduction des risques dus aux catastrophes naturelles, au cours des quatre derniers siècles, près de 280 000 personnes ont été tuées par l’activité volcanique.
Malgré cela, de nombreux pays à travers le monde manquent de ressources pour former correctement des équipes scientifiques en matière de surveillance volcanique, des mesures à prendre lors des éruptions et de l’ évaluation des risques, qui sont des compétences clés pour permettre aux populations de continuer à vivre dans les zones volcaniques actives.
En 2016, une douzaine de scientifiques en provenance de Chine, Corée du Sud, Indonésie, Philippines, Costa Rica, Nicaragua, Pérou et Chili ont participé à ces cours et à des travaux sur le terrain du Kilauea et ailleurs sur la Grande Ile d’Hawaii.
La formation va de la théorie à la pratique et comprend des méthodes spectroscopiques de mesure de gaz volcaniques, la télédétection par satellite, comment installer et maintenir des sismomètres et des panneaux solaires, et plus encore. Les étudiants et les enseignants ont passé leur temps en salle de classe pour les cours théoriques, dans le département informatique, dans les laboratoires et sur le terrain, en particulier sur et autour de la coulée de lave active qui s’échappe en ce moment du Kilauea.
Après avoir travaillé à Hawaii, les participants au stage de formation se dirigeront vers les volcans actifs du Pacifique Nord-Ouest, où ils seront hébergés par l’Observatoire Volcanologique des Cascades. Dans cette région, ils se rendront sur des stratovolcans explosifs comme le Mont St. Helens et le Mont Hood, dont l’activité ressemble à celle des volcans de leurs pays d’origine.
Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisEvery year since 1990, the University of Hawaii at Hilo, the USGS Hawaiian Volcano Observatory, and the USGS/U.S. Agency for International Development (USAID) have sponsored an annual 8-week-long International Training Program in the United States to help scientists monitoring volcanoes around the world.

Actually, the idea started in 1902, when Thomas Jaggar – founder of the Hawaiian Volcano Observatory – traveed to the Caribbean Island of Martinique where he witnessed the aftermath of the deadly Mount Pelee eruption. More than 30,000 people had been killed by the eruption, and the devastation he observed contributed to Jaggar’s lifelong work to “protect life and property on the basis of sound scientific achievement.”

Today, more than 800 million people live within 100 km of active, potentially deadly volcanoes. In the last four centuries, nearly 280,000 people have been killed by volcanic activity, according to a recent book commissioned by the United Nations Office for Disaster Risk Reduction.

Despite this, many nations around the world lack resources to properly train and grow teams of experts in volcano monitoring, eruption response, and hazard assessment, which are key skills required to help societies develop in volcanically active areas.

This year, a dozen scientists from China, South Korea, Indonesia, the Philippines, Costa Rica, Nicaragua, Peru, and Chile participated in classes and fieldwork at Kilauea and elsewhere on the island.

The training goes from theory to practice, and includes spectroscopic methods of measuring volcanic gas, satellite remote sensing, how to install and maintain seismometers and solar panels, and more. Students and instructors spend time in the classroom, at computers, in labs, and in the field, including experience working on/around Kilauea’s active lava flow.

After their time in Hawaii, class participants move on to the Pacific Northwest, where they are hosted by the Cascades Volcano Observatory. Their focus of learning there turns to explosive stratovolcanoes, like Mount St. Helens and Mount Hood, which are similar to the volcanoes of most concern in their home countries.

Source: USGS / HVO.

Halemau-fevrier

St-Helens-blog

Volcans effusifs (Kilauea) et explosifs (Mt St Helens) sont au programme des stages organisés par l’USGS aux Etats Unis. (Photos: C. Grandpey)