Un abri pour les visiteurs de White Island (Nouvelle Zélande) // A shelter for White Island visitors (New Zealand)

drapeau-francaisL’armée néo-zélandaise a héliporté sur White Island un conteneur d’expédition de 2,4 tonnes censé servir d’abri d’urgence aux visiteurs en cas d’éruption. La structure de six mètres de long a été déposée sur l’ancien site minier.
White Island est un volcan actif qui est visité par plus de 10 000 touristes chaque année. Il alterne les périodes de hausse et de baisse d’activité, avec la dernière éruption en avril 2016. Le conteneur servira également à stocker le matériel de sécurité, des vêtements de rechange, de la nourriture et des articles de secours.

Alors que je me trouvais sur la berge du lac d’acide lors d’une visite à White Island en 2009, je me suis dit que je serais vraiment au mauvais endroit si le lac venait à être secoué par une éruption phréatique. J’ai bien peur que le conteneur-refuge sur l’ancien site minier, à environ deux cents mètres du lac, ne soit pas d’une grande utilité si une explosion aussi soudaine que brutale se produit alors que des touristes se trouvent à proximité du lac. A la limite, ce peut être un argument des agences de voyage pour rassurer leurs clients!
Source: Presse néo-zélandaise.

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drapeau-anglaisThe New Zealand Defence Force has airlifted a 2.4-tonne shipping container to White Island to provide visitors an emergency shelter in case of an eruption. The six-metre container was placed on an old mining site.

White Island is an active volcano that is visited by over 10,000 tourists every year. It fluctuates through periods of increased and reduced activity, and last erupted in April 2016. The shipping container will also be used to store safety gear, spare clothing, food supplies and emergency and rescue items.

While standing on the shore of the acid lake during a visit to White Island in 2009, I said to myself I would really be in the wrong place if the lake happened to be shaken by a phreatic eruption. I’m afraid a refuge container on the old mining site, about two hundred metres from the lake, will note be of great help if an explosion occurs while visitors are standing close to the lake. It may just be an argument for the tourist agencies to reassure their clients!

Source: New Zealand news media.

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Lac d’acide dans le cratère de White Island (Photo: C. Grandpey)

Histoire d’ours et de matériel scientifique // A story of bears and scientific equipment

drapeau francaisComme les séismes sont fréquents en Alaska, les scientifiques ont installé des sismographes dans différentes parties de l’Etat. Ils se trouvent souvent dans des endroits reculés, loin de tout, où presque personne ne va. Ainsi, le risque de vandalisme est très faible. Cependant, les sismologues de l’Université de Fairbanks ont remarqué que leur équipement avait été visité. Par exemple, des boîtes en plastique et un conduit de ligne en aluminium alimentant une antenne montée sur un arbre ont été déterrés. Ailleurs, un coffre avec 100 kilos de batteries a été déplacé. Afin de déceler la cause du problème, les scientifiques ont installé des caméras à proximité de leur équipement. Une vidéo récente postée par un sismologue montre que les environs de la Tanana River, dans le centre de l’Alaska, ressemblent au parc du Serengeti en Afrique. Une caméra avec déclenchement par détection des mouvements et installée au-dessus des instruments montre les visites de plusieurs animaux au cours de l’hiver dernier.
https://youtu.be/6-6tBKLCCk4

Une fois la caméra installée, les animaux sont venus sur le site du matériel pendant l’hiver. Des lièvres, un lynx et des coyotes sont passés devant la caméra, mais ne semblaient pas être très intéressés par le matériel. Quand le printemps est arrivé, les ours ont montré un comportement très différent. La caméra a surpris un trio d’ours noirs en train de s’en prendre à l’équipement enterré et recouvert d’une bâche de protection. Deux jeunes ours se sont amusés à tirer la bâche par une chaude journée de mai. Une telle situation n’est pas rare. Les ours ont déjà endommagé plusieurs stations scientifiques dans des endroits reculés. Ils se sont attaqués à 6 des 10 stations d’un réseau sismique, inaccessible depuis la route, dans le centre de l’Alaska.
Les scientifiques ont essayé de comprendre le comportement des ours et leur intérêt pour l’équipement scientifique. Il semble que les animaux soient très attirés par les objets fabriqués avec du pétrole, comme des jerricanes de carburant en plastique et les gaines des fils électriques. Il se peut qu’ils soient attirés par l’odeur. On sait que les ours ont un odorat très développé. Les plantigrades sont omnivores et sont attirés par tout ce qui peut représenter une source de nourriture. Une autre raison pourrait être le bruit produit par l’équipement scientifique. Bien que les stations sismiques soient silencieuses, les instruments qui émettent le moindre son sont susceptibles de devenir des cibles potentielles pour les ours dont l’ouïe est très fine. On a vu des grizzlys et des ours polaires déambuler dans des villages et s’attaquer à des lampadaires qui émettent un léger ronflement.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisAs Alaska is prone to earthquakes, scientists have set up seismographs in different parts of the State. These regions are often remote places where hardly any human goes. Thus the risk of vandalism is very low. However, seismologists at the University of Alaska Fairbanks noticed that their equipment had been tampered with. For instance, buried plastic boxes and an aluminium conduit line running to an antenna mounted on a spruce tree had been dug up. On one occasion, a box with 100 kilos of batteries was yanked to a different spot.

In order to find the cause of the problem, the scientists installed cameras close to the equipment. A recent video posted by a seismologist makes the Tanana River flats look like the Serengeti. A motion-triggered game camera installed above buried instruments shows visits from several animals during the past winter.

https://youtu.be/6-6tBKLCCk4

After the game camera was in place, the animals came along during the winter. Hares, lynx and coyotes passed in front of the camera but did not seem to be much interested in the equipment. When spring arrived, bears showed a very different behaviour. The camera caught a trio of black bears pawing at the tarp-covered buried equipment. Two small bears played tug of war with the tarp on a warm day in May. This situation is not new. Bears have already damaged many scientific stations in the wilderness. On a similar project involving seismometers installed in Southcentral Alaska, bears messed with six out of 10 stations not reachable by road.

Scientists tried to understand the bears’ behaviour and their interest in the equipment. It seems the animals are extremely attracted to things made out of petroleum, like plastic fuel jugs and sheathing on wires. This might be because of the smell. Bears are omnivore and like to investigate every possible curiosity that could be or contain a food source. Another reason might be the noise produced by the equipment. Though the seismic stations are silent, the instruments that make noise also become bear targets. Grizzly and polar bears have been known to walk down runways in villages and knock down all the runway lights, which make a slight humming sound.

Source: Alaska Dispatch News.

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Capture d’écran de la caméra montrant 3 ours autour du matériel scientifique.