On peut lire sur le site web Discovery News un article intéressant qui essaye de faire le point sur l’activité volcanique à Santorin. L’auteur fait souffler le chaud et le froid sur l’avenir de l’île grecque, sans toutefois sombrer dans le catastrophisme comme le font bon nombre de journalistes de nos jours.
L’article – illustré par une photo fort à propos – fait tout d’abord remarquer que la plupart des maisons de l’île sont perchées en haut de falaises qui sont les rebords du volcan sous-marin dont l’éruption a anéanti la civilisation minoenne il y a quelque 3600 ans. Cette éruption a recouvert de dizaines de mètres de cendre les îles à l’entour tandis qu’un puissant tsunami frappait la Crète à 110 km au sud de Santorin.
Plusieurs éruptions de moindre importance ont été observées pendant les millénaires qui ont suivi pour prendre fin en 1950.
Après une soixantaine d’années de repos, la caldeira de Santorin a retrouvé de la vigueur l’an passé. Plusieurs essaims sismiques ont été enregistrés entre 2011 et le début 2012 et les scientifiques ont remarqué que le sol se soulevait, comme si le volcan était en train de respirer à nouveau. Malgré tout, cela ne signifie pas forcément qu’une éruption va se produire à court terme. Les dernières analyses ont révélé que le dernier gonflement observé à Santorin est provoqué par un volume de 14,1 millions de mètres cubes de magma qui s’est accumulé dans une chambre magmatique localisée à une profondeur de 4,5 km. Ce volume de magma accumulé peut paraître considérable, mais il est ridiculement petit (0,03% selon les scientifiques) à côté de celui qui a été expulsé par le volcan 1650 années avant notre ère. Si une éruption devait avoir lieu, son ampleur serait donc probablement limitée.
Il ne faudrait tout de même pas se réjouir trop vite car il est probable que certains effets de l’éruption ne seraient pas à négliger. Comme je l’ai écrit dans une note précédente, l’activité sismique et les retombées de cendre pourraient provoquer de gros dégâts. On imagine facilement les conséquences d’un fort tremblement de terre sur les maisons perchées au sommet des falaises, sans oublier qu’un tel événement risque fort de provoquer également des glissements de terrain. Il ne faudrait pas négliger non plus le risque de tsunami et le danger qu’il représente pour le trafic maritime.
Pour le moment, Santorin reste une destination touristique très populaire et il est fort à parier que la plupart des vacanciers ne se doutent pas qu’ils se détendent peut-être sur une bombe à retardement…

Un nouveau paroxysme serait-il en préparation? Le Nouveau Cratère SE s’est réveillé de bonne heure ce matin!
Is another paroxysm getting ready? The New SE Crater woke up quite early this morning!
Après la fin, en février 2012, de la dernière éruption fissurale qui avait commencé à l’est de l’édifice en novembre 2011, il semble qu’une nouvelle phase d’activité soit en train de se mettre en place dans la zone sommitale du Nyiamulagira. En effet, en mars 2012, des panaches de vapeur ont commencé à s’échapper du pit crater qui hébergeait l’ancien lac de lave. Voici une description de la situation au cours des semaines qui ont précédé :
After the end of the last fissure eruption (November 2011-February 2012) which took place on a flat area to the east of the mountain, it seems some new activity is taking place in the summit area of Nyiamulagira. Indeed, in March 2012, steam plumes started coming out from inside the pit crater that harboured the former lava lake. Here is what happened during the previous weeks:
Voici la réponse à la question que je posais dans ma note du 24 avril à propos de la situation à l’intérieur du cratère du Popocatepetl.
Here is the answer to the question I asked in my note of April 24th about the situation within the crater of Popocatepetl.