Pagan (Archipel des Mariannes)

drapeau francais.jpgCe n’est pas souvent que l’on peut voir l’Ile Pagan. Cette photo a été prise le 6 mars 2012 par l’un des astronautes à bord de l’ISS qui se trouvait alors à environ 480 km au SSO. On peut voir le volcan actif dans la partie nord de l’île qui présente deux volcans séparés par un isthme. L’activité confirme le dernier bulletin du GVN qui faisait état d’ »un panache de gaz et de vapeur qui s’étirait sur 204 km en direction du SSO ».

L’archipel des Mariannes marque la limite tectonique entre la vieille plaque Pacifique qui plonge sous la Mer des Philippines. C’est dans la fosse des Mariannes que se trouve la plus grande profondeur océanique de la planète (plus de 10 000 mètres).

Vous obtiendrez une photo avec une meilleure résolution en cliquant sur ce lien :

http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/77000/77503/ISS030_E_122047_lrg.jpg

 

drapeau anglais.jpgHere is a rare view of Pagan Island seen from the ISS on March 6th 2012. One can see the active volcano in the northernmost part of the island which includes two volcanoes separated by an isthmus. Activity corresponds with the GVN’s latest report indicating « a gas-and-steam plume, with possible ash content, drifting 204 km SSW. » The ISS was located over the Pacific Ocean approximately 480 kilometres to the southeast of Pagan Island when the image was taken

The Mariana Islands mark the tectonic boundary where the  Pacific plate is being subducted at the Marianas trench beneath the younger, less dense crust of the Philippine Sea. The Marianas Trench includes the deepest spot in the Earth’s oceans (more than 10,000 meters).

You will see a higher resolution image of Pagan by clicking on this link:

http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/77000/77503/ISS030_E_122047_lrg.jpg

Pagan-blog.jpg
(Avec l’aimable autorisation de la NASA)

 

 

El Hierro (Iles Canaries / Espagne)

drapeau francais.jpgAu retour d’une campagne en Antarctique, le navire de recherche océanographique « Las Palmas » a réalisé le jeudi 12 avril 2012 des relevés bathymétriques au large de la côte de la Restinga afin de mettre à jour les données concernant l’éruption sous-marine.
Les résultats préliminaires des stations installées en dehors de la zone volcanique révèlent qu’il n’y a pas de présence de composés soufrés. Les valeurs de pH dans ces mêmes eaux (superficielles et profondes) présentent des valeurs normales pour cette période de l’année.
En revanche, les stations juste au-dessus du volcan et dans un rayon de 500 mètres montrent des valeurs de pH bien au-dessous des paramètres normaux ainsi que des quantités de CO2 anormales provoquées par le dégazage de l’éruption en cours.

Même s’il n’y a plus de manifestations visibles à la surface de la mer (impossible à vérifier depuis la fermeture des webcams !), il semble que l’éruption ne soit pas complètement terminée.

Source : Canarias 7.

 

drapeau anglais.jpgBack from a mission in Antarctica, the research ship « La Palmas » performed on Thursaday April 12th 2012 bathymetric measurements off La Restinga in order to update the data about the current submarine eruption.

The preliminary results from the stations set up out of the volcanic area reveal that there are no sulphur components. PH values in that same area (both shallow and deep) are normal for that time of the year.

However, the stations above the volcano and within a radius of 500 metres show pH values far below normal parameters as well as abnormal CO2 quantities due to the degassing of the current eruption.

Even though there are no more signs of the eruption at the surface of the ocean (which can’t be checked as the webcams are out of order!) it seems the eruption has not definitely come to an end.

Source: Canarias 7.

 

Incorrigibles journalistes!

C’était inévitable ! Tout juste deux ans après l’éruption de l’Eyjafjallajökull, la presse – britannique en particulier – s’intéresse aux volcans islandais et est prête à faire sortir la lave comme sortent au printemps les boutons sur les visages des adolescents !

D’après The Telegraph, on observe une intensification de l’activité sur la chaîne volcanique qui s’étire entre les Iles Westman et le Lac Myvatn. Le journal britannique se lance dans une énumération des volcans susceptibles de se réveiller dans un proche avenir :

– le Katla qui, soi disant, entre en éruption tous les 60 ans. La dernière éruption ayant eu lieu en 1918, il serait grand temps qu’il se réveille !!

– l’Hekla qui se manifeste une fois tous les 10 ans. La dernière éruption ayant eu lieu en 2000, cela signifie que lui aussi joue les paresseux !!

– Il ne faudrait pas oublier, non plus, le Grimsvötn qui se cache sous la glace du Vatnajökull, ou l’Askja qui a suscité l’inquiétude des volcanologues islandais ces dernières semaines. De beaux articles en perspective si ces volcans décident de reprendre du service !

Afin d’attiser l’attention et la peur de ses lecteurs, le Telegraph rappelle que des mouvements de surface prouvent que le magma est proche de la surface sous le Katla. Pourtant, après avoir fait la une des journaux à l’automne dernier, le volcan ne s’est pas manifesté, au grand désespoir des journalistes ! Afin de se consoler, ces derniers font une liste des dégâts qu’une éruption du Katla pourrait causer, depuis la destruction des terres agricoles jusqu’à un refroidissement climatique, en passant par les perturbations du trafic aérien !

Comme il ne faut tout de même pas faire trop peur, le journal indique à ses lecteurs qu’une meilleure surveillance des volcans islandais et l’expérience des éruptions passées entraîneront moins de perturbations dans le trafic aérien lors de la prochaine éruption. A voir !!!

Imaginons un instant que le Katla ou un autre volcan islandais entre en éruption au moment des Jeux Olympiques de Londres avec de bons nuages de cendre au-dessus de l’Europe! Je me demande vraiment quelle sera alors la réaction des autorités! Je crains fort que les intérêts commerciaux et financiers passent avant la sécurité aérienne…!