Fuego (Guatemala)

drapeau francais.jpgDans sa dernière mise à jour hebdomadaire, le Global Volcanism Network confirme que le Fuego est actuellement l’un des volcans les plus actifs de la planète. Début décembre, il générait des panaches montant jusqu’à plusieurs centaines de mètres au-dessus du sommet. Une coulée de lave d’environ 150 mètres de longueur descendait en direction de Ash Creek et des avalanches de blocs atteignaient les zones de végétation.

 

drapeau anglais.jpgIn its latest weekly update, GVN confirms that Fuego is currently one of the most active volcanoes of the world. Early in December, it produced ash plumes rising several hundred metres above the summit. A150-metre-long lava flow descended toward Ash Creek and avalanches reached vegetated areas.

 

Toujours plus loin…

Après avoir convaincu tout le monde qu’une éruption du Katla (Islande) était imminente, les Britanniques passent à l’étape suivante ! La compagnie bas coût EasyJet affirme avoir mis au point un détecteur de cendre dont l’installation sur ses avions devrait éviter de les voir cloués au sol comme ce fut le cas au printemps 2010 avec l’éruption de l’Eyjaflallajökull.

 

Le système, baptisé AVOID (Airborne Volcanic Object Imaging Detector), a été testé il y a quelques semaines en Sicile à bord d’un petit avion au-dessus de l’Etna et le Stromboli [voir ma note du 24 novembre]. Des tests avec un appareil plus gros devraient avoir lieu prochainement. Comme je le faisais remarquer à l’époque, il faudrait que les tests soient effectués au moment d’un paroxysme de l’Etna et non pendant des périodes d’activité faible comme cela a été le cas jusqu’à présent.

 

AVOID utilise des caméras infrarouges capables de détecter des particules de cendre jusqu’à une centaine de kilomètres devant les avions, ce qui devrait permettre aux pilotes de prendre des mesures afin d’éviter la zone à risques. De plus, les données fournies par AVOID pourraient être confrontées à celles envoyées par les satellites pour obtenir une image en 3D.

 

Les responsables d’EasyJet sont très optimistes et sont persuadés que si leur système de détection avait existé au moment de l’éruption de l’Eyjafjallajökull au printemps 2010, des centaines de milliers de passagers ne seraient pas restés bloqués dans les aéroports.

 

Un scientifique de l’Institute of Mechanical Engineers met toutefois un bémol à cet optimisme. Il fait remarquer que le système AVOID ne rend pas les avions imperméables à la cendre volcanique. Si le système est capable de détecter la cendre à distance, il ne constitue pas un bouclier contre cette dernière !

 

De plus, si cette solution semble séduisante, on imagine facilement l’accumulation de problèmes que cela va représenter pour les contrôleurs aériens qui vont se retrouver face à de nombreux aéronefs en train de dévier ensemble de la trajectoire qui leur a été attribuée !

 

Il ne nous reste plus qu’à attendre l’éruption du Katla – Attention ! Le volcan est en retard sur son tableau de marche éruptif ! – pour voir si le « renifleur » de cendre EasyJet est efficace. Comme on peut s’en rendre compte régulièrement en volcanologie, il y a un fossé entre la théorie et la pratique ! Si l’éruption du Katla prend l’ampleur annoncée par un grand nombre de scientifiques, il y a fort à craindre qu’AVOID ne soit pas d’une grande utilité.