Poás (Costa Rica)

drapeau francais.jpgDans son dernier rapport, l’observatoire volcanologique du Costa Rica indique que plusieurs éruptions phréatiques se sont produites dans la partie centrale de la Laguna Caliente, au sommet du Poás. Des panaches de gaz s’élevaient à quelques mètres ou quelques dizaines de mètres au-dessus du lac. Les matériaux éjectés durant les explosions retombaient dans le lac en créant parfois des vagues. La température du dôme était de 560°C dans les zones accessibles. Des fumeroles bleutées s’en échappaient, tandis qu’un panache de gaz s’élevait à un kilomètre au-dessus du volcan.

De plus, le 13 mai, un violent séisme de magnitude M 6 s’est produit à 10 km au sud du Poas, à une profondeur de 70 km. Il est fait état de coupures d’électricité dans plusieurs régions, mais pas de victimes ou de dégâts importants.

Source : Global Volcanism Network.                                            

 

drapeau anglais.jpgCosta Rica’s volcanological observatory reports that during April sporadic phreatic eruptions occurred from the central part of Laguna Caliente, the summit lake of Poás. Gas plumes rose a few metres to several tens of metres above the lake surface. The material that was ejected from the lake fell back into it, causing small surges. The temperature of the lava dome was 560°C at accessible areas. Bluish fumarolic plumes rose from the dome; a gas plume rose one kilometre above the volcano.

On May 13th, a large M 6.0 earthquake occurred 10 km south of Poas volcano. The focus was at a depth of 70 km. Reports indicate power failures in several areas but no injuries or major damage.

Source : Global Volcanism Network.

Un océan de magma à l’intérieur d’Io?

Un article récemment diffusé par plusieurs revues scientifiques indique qu’une nouvelle analyse des données recueillies par la sonde Galileo de la NASA renforce l’hypothèse qu’Io, la lune de Jupiter, recèle sous sa surface « un océan de magma ». Io est le corps le plus actif du point de vue volcanique de notre système solaire ; elle produit en une année 100 fois plus de lave que ne le fait la Terre.

Une équipe internationale de chercheurs menée par Krishan Khurana (UCLA) a repris les données enregistrées par la sonde Galileo lors de ses survols d’Io, au vu des dernières découvertes scientifiques relatives à la physique des minéraux.

Krishan Khurana et ses collègues ont étudié plus précisément les données du magnétomètre envoyées par Galileo et ils indiquent qu’elles sont en faveur d’une fusion étendue. Les chercheurs ont utilisé comme sonde le champ magnétique en rotation de Jupiter et ils ont découvert que la réponse induite dans Io suggère un grand réservoir de magma électriquement conducteur sous sa croûte. Cette couche globale de magma sous la surface doit avoir selon eux plus de 50 kilomètres d’épaisseur, soit 10% du volume de son manteau. La température de formation de ce magma dépasse probablement les 1 200° C.

Le schéma fourni par les chercheurs montre la structure interne de Io. La croûte de Io a une faible densité avec une épaisseur comprise entre 30 et 50 kilomètres. La fusion du sous-sol, l’asthénosphère, l’ « océan de magma » nouvellement découvert, est épais d’une cinquantaine de kilomètres et représente 10 % du volume du manteau. Le coeur d’Io, dont le diamètre est compris entre 1 200 et 1 800 kilomètres, est constitué de fer et de sulfate de fer.

En conclusion, un scientifique fait remarquer qu’ « il est possible que dans les premiers âges de la Terre et de la Lune, de tels océans de magma existaient sous leurs surfaces, mais ils ont depuis longtemps disparu ».

Les volcans pleurent…

Je suis très triste. François Le Guern vient de nous quitter et de rejoindre celui qu’il appelait son « patron », Haroun Tazieff, dans un autre monde. La maladie a eu raison de cet homme avec lequel la volcanologie perd une sacrée pointure. Scientifique de génie, il avait mis au point plusieurs systèmes de mesures sur les volcans de la planète, et les Américains ou les Japonais n’hésitaient pas à faire appel à ses compétences.

J’avais rencontré Fanfan à plusieurs reprises ces derniers temps et j’avais remarqué que la maladie avait tendance à gagner rapidement du terrain. Ma dernière rencontre a eu lieu le 7 mai dernier lors de l’assemblée générale de l’ADIS, association que le volcanologue avait créée dans le but de diffuser la culture scientifique en partageant l’émotion vécue sur le terrain.

Poussant la tyrolienne en jouant de cet accordéon dont il ne se séparait jamais, Fanfan m’a permis de connaître des moments très chaleureux. En particulier, je n’oublierai jamais cette soirée dans la banlieue de Bruxelles où nous nous sommes retrouvés entre amis au terme d’une journée à la mémoire d’Haroun Tazieff…

Adieu Fanfan.   

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(Photo: C. Grandpey)

 

Volcan de boue (suite)

Suite au commentaire qui a été écrit suite à ma note sur le volcan de boue en Azerbaidjan, voici une explication rapide. Un volcan de boue est une formation géologique provoquée par l’expulsion de gaz (le plus souvent du méthane) qui altère les couches géologiques traversées. Au contact d’une nappe d’eau souterraine, il se forme cette boue qui construit des « volcans » étranges. Les Maccalube di Aragona en Sicile comptent parmi les plus célèbres. Vous en verrez une image dans le Photoblog de la colonne de gauche de ce blog. Il faut faire attention quand on les visite car des explosions de gaz peuvent se produire.

Le volcan de boue indonésien (Lusi) ne s’est pas créé naturellement; il est la conséquence désastreuse d’une erreur de forage.

Je signale à la personne auteur du commentaire que son adresse électronique est invalide. Elle peut me contacter directement à mon adresse : grandpeyc@club-internet.fr