Villarrica (Chili)

drapeau francais.jpgSuite à un léger accroissement d’activité depuis le mois d’avril, le niveau d’alerte est passé de la couleur « Vert niveau 1 » à « Vert niveau 2 » le 12 mai dernier. Ce regain d’activité s’est accompagné d’une hausse de la sismicité, d’une montée du niveau du lac de lave (sa surface se trouvait à une centaine de mètres sous la lèvre le 10 mai), d’une activité fumerollienne plus intense et d’une incandescence visible fréquemment pendant la nuit (voir capture d’image de la webcam ci-dessous).  

Source : Global Volcanism Network.

 

drapeau anglais.jpgOwing to a slight increase in activity since April, the Alert Level was raised from Green Level 1 to Green Level 2. This increase was characterized by higher seismicity, a rise in the lava lake level, more vigorous fumarolic activity, and more frequent incandescence at night (see webcam image here below).

Source: Global Volcanism Network.   

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Géothermie en Mer Tyrrhénienne ?

C’est à y perdre son latin ! Il y a quelques semaines, Enzo Boschi – Président de l’INGV – mettait en garde sur le risque d’une éruption majeure du volcan sous-marin Marsili qui, selon lui, pourrait déclencher un tsunami dévastateur pour l’Italie du sud.

Aujourd’hui, on apprend par le site Geologi.info que ce même secteur de la Mer Tyrrhénienne pourrait servir de cadre à la première centrale géothermique offshore au monde. L’idée d’une centrale géothermique sous-marine n’est pas récente. Un premier projet a déjà été présenté au Congrès Mondial de Géothermie à Bali, avec une puissance de 1 Gw.

La partie sud-est de la Mer Tyrrhénienne pourrait devenir « la première source importante d’approvisionnement en énergique géothermique de l’histoire, ouvrant ainsi la route à une nouvelle source d’énergie propre et inépuisable ». En effet, on rencontre dans la zone du volcan Marsili d’« énormes flux de chaleur qui ont permis la création de gisements énormes de fluides géothermiques à haute température ».

Un permis de recherche de fluides géothermiques en mer dans le secteur du Marsili a été octroyé à la société italienne Eurobuilding. Ce programme de recherche « prévoit en premier lieu la réalisation d’une étude complète d’une telle structure, en utilisant les méthodologies et les techniques les plus innovatrices ».    

Affaire à suivre donc, mais on se rend compte que le monde scientifique n’est pas à une contradiction près !

Eyjafjöll (Islande)

drapeaufrancais.jpgL’éruption continue à décliner. Le panache s’élève à 3-3,5 km de hauteur. Hier, on a observé de nombreux impacts sismiques, superficiels pour la plupart, ce qui semblerait prouver que l’alimentation en profondeur marque le pas.

drapeau anglais.jpgThe eruption is still declining. The plume is rising up to 3-3,5 km. Yesterday, a new seismic swarm was recorded, but the quakes were quite shallow, which might suggest that in-depth magma ascent has stopped.

Etna & Stromboli (Sicile / Italie)

drapeau francais.jpgLa situation est particulièrement calme en ce moment sur les volcans siciliens.

La sismicité et le tremor restent à un niveau bas sur l’Etna. La bouche au pied du Cratère SE s’est élargie ses derniers temps. On y observe actuellement des effondrements qui ont tendance à l’obstruer. Les photos mises en ligne par l’INGV montrent que la bouche a quelques dizaines de mètres de diamètre. Il ne semble pas, pour le moment, qu’elle soit en passe d’imiter la Bocca Nuova en 1968 et de se transformer en un immense gouffre. Comme je l’ai écrit précédemment, elle ressemble davantage à la bouche dans le Cratère NE à l’automne 1991.

Toujours est-il que l’on attend toujours l’éruption annoncée à court terme le mois dernier par Enzo Boschi (voir ma note du 23 avril). Des scientifiques italiens ont fait des simulations numériques – la grande mode en volcanologie ! – et proposé une nouvelle carte de la trajectoire que pourraient prendre les coulées lors d’une éruption. Sachant que nous sommes tout à fait incapables de prévoir les humeurs d’un volcan qui déjoue souvent les pronostics, l’intérêt d’un tel travail de recherche est très limité !

S’agissant du Stromboli, il est très calme lui aussi. On enregistre en moyenne une dizaine d’explosions de faible intensité par heure.

 

drapeau anglais.jpgThe situation is very quiet on Sicilian volcanoes.

Seismicity and the tremor are at low values on Mount Etna. The vent at the foot of the SE Crater is wider than before. One can observe frequent collapses that tend to block its bottom. INGV photos reveal that the vent is a few tens of metres wide. It does not look as if it is about to imitate Bocca Nuova in 1968 and become a huge gap. As I put it previously, it rather looks like the vent at the bottom of the NE Crater in Autumn 1991.

By the way, we are still waiting for the short-term eruption announced last month by Enzo Boschi! (See my note on April 23rd). Italian scientists have made digital simulations – a great fashion in volcanology! – and proposed a new map showing the route lava flows could take during an eruption. As we are quite unable to foresee a volcano’s temper, I do believe such research work is quite useless!

As far as Stromboli is concerned, the volcano is very quiet too. An average of ten low-intensity explosions is recorded every day.