Les Islandais se posent plusieurs questions à propos de l’éruption actuelle :
•1) Combien de temps peut-elle durer ?
Il est bien sûr impossible de donner une réponse. Toutefois, en supposant que sa source dans les entrailles de la Terre est la même que celle qui a alimenté l’éruption de l’Eldfell dans les Iles Vestmann en 1973, on peut imaginer qu’elle durera au moins plusieurs semaines, voire plusieurs mois. En 1973, l’éruption avait duré 157 jours, entre le 23 janvier et le 28 juin. De la même façon, l’île Surtsey a craché sa lave pendant trois années et demie, entre novembre 1963 et juin 1967. Pourquoi la lave qui a jailli près de l’Eyjafjoll dérogerait-elle à la tradition ?
•2) Quelle distance les coulées peuvent-elles parcourir ? Sont-elles susceptibles de barrer le lit des rivières et provoquer des inondations ?
Comme on l’a vu sur la vidéo diffusée sur Youtube, la coulée qui avance comme un rouleau compresseur est composée de lave aa, donc d’une fluidité très relative, comparable à celle de l’Etna. Dans un tel cas, la distance parcourue par la lave dépend essentiellement de deux facteurs. D’une part de la vigueur de l’alimentation, d’autre part de la topographie du terrain. Une alimentation très soutenue combinée à une pente forte entraînera la lave loin de son point d’origine. Dans le cas contraire, la distance parcourue sera plus faible. Quoi qu’il en soit, les coulées issue de l’Eyjafjoll ne parcourront pas une dizaine de kilomètres comme à Hawaii où la fluidité de la lave lui permet de circuler en tunnels et donc de parcourir des distances beaucoup plus grandes.
•3) Quel nom donner au volcan qui est en train de naître par accumulation des matériaux éjectés ?
Certains Islandais pensent qu’on pourrait l’appeler Fimmvördufjall (« La montagne des cinq cairns »), par référence au col Fimmvörduháls où la lave a jailli. On pourrait aussi lui donner le nom de Hrunagil (littéralement « le canyon d’effondrement »), par référence au canyon dans lequel la lave s’est engouffrée. A l’époque de Surtsey et de l’Eldfell, c’était le rôle de l’Icelandic Toponymy Committee de baptiser un nouveau volcan. Aujourd’hui, les suggestions du public sont aussi les bienvenues. Elles sont examinées par le National Land Survey of Iceland qui s’assure de leur correction grammaticale des noms et qu’elles remplissent les conditions linguistiques.
A la veille d’un week-end où l’on s’attend à voir de nombreuses personnes affluer sur le site de l’éruption, les professionnels de l’Icelandic Search and Rescue mettent en garde sur la présence de gaz nocifs dans le secteur du volcan de Fimmvörduhals. Il y a en particulier un fort risque de concentrations de CO et de CO2 dans le canyon étroit de Hrunagil dans lequel s’est engouffrée la lave et il est fortement déconseillé aux randonneurs de s’y engager. Ces gaz sont lourds et il est demandé aux visiteurs de rester en position debout dans le secteur du volcan s’il n’y a pas de vent.
Just before the week-end when many people are expected to visit the eruption site, Icelandic Search and Rescue professionals today released a warning to leisure visitors to reiterate that the Fimmvorduhals volcano is producing poisonous gases. In particular, carbon dioxide and carbon monoxide are all coming from the volcano. People are being warned against going into Hrunagil where the lava is flowing, because the gorge there is narrow and is likely collecting the poisonous gases. The gases are naturally heavy so that people visiting the volcano are requested to remain standing up if the weather is still. 
Le KVERT indique qu’entre le 12 et le 19 mars l’activité sismique est restée supérieure à la normale. L’activité strombolienne éjecte des matériaux à 200 mètres au-dessus du cratère tandis que la lave continue à s’écouler sur les flancs du volcan. Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent jusqu’à 5 km d’altitude Les images satellites révèlent une importante anomalie thermique au niveau du volcan dont le niveau d’alerte est maintenu à l’
KVERT indicates that between March 12th and 19th seismic activity was above background levels. Strombolian activity ejected material 200 metres above the crater and lava continued to flow down the flanks. Gas-and-steam plumes rose to altitudes of up to 5 km a.s.l. Satellite imagery revealed a large thermal anomaly at the volcano whose alert level remains at